Mathieu Combe — Interview complète (Les Pongis Pic
2026-06-12 16 min
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Mathieu Combe — Interview complète (Les Pongis Picoteux)

URL : https://youtu.be/84UR8Z-goB8
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Mathieu Combe — Interview complète (Les Pongis Picoteux) Présentation et contexte Parcours et classement Lien avec Mathieu de Saint-Ilan Déclic et progression Pourquoi le picot plutôt qu'une backside classique ? L'expérience soft — bilan contrasté Style de jeu et rapport à l'attaque Matériel actuel L'épisode Josué Yuk (bois légendaire en défense) La plus grande difficulté avec le picot Difficultés principales avec le picot Ce que les adversaires comprennent le moins Relations avec les adversaires et remarques sur le matériel Préférences adversaires : attaquant ou défenseur ?

URL : https://youtu.be/84UR8Z-goB8

Chaîne : Les Pongis Picoteux

Invité : Mathieu Combe — joueur à picots, défenseur, classement national français

Format : Interview longue (~45min)


Présentation et contexte

L'interview a été organisée suite à la vidéo précédente avec Mathieu de Saint-Ilan, qui avait cité Mathieu Combe comme un joueur qu'il aimerait voir interviewer. Mathieu Combe a contacté la chaîne sur Messenger pour proposer un face-à-face. L'enregistrement a eu lieu au club de Torigny-Fouillard, lors d'un passage à Rennes.


Parcours et classement

Comment tu as commencé le ping ?

J'ai commencé en Benjamin 1, vers 9-10 ans. Je suis actuellement autour de la 300e place française.

Je joue à Avion, dans le Nord, à côté de Lens. On est en National 1B. La saison a été compliquée — j'ai essayé le soft pendant 6 mois en première phase, j'ai perdu pas mal de matchs. J'ai repris le picot et là j'ai retrouvé du plaisir, plus de rallyes. Ça va mieux.

Comment tu as découvert le ping ?

On était en vacances avec mon père vers Fréhel, en Bretagne. Il y avait des initiations, tir à l'arc, ping-pong... La première année j'ai refusé de jouer. La deuxième année j'ai accroché et j'ai demandé à mon père si je pouvais en faire en compétition à la rentrée. Il a dit oui, et c'est parti — directement en compète dès Benjamin 2.


Lien avec Mathieu de Saint-Ilan

J'ai commencé le ping pendant deux ans à Fréhel, puis je suis vite parti à Antony. C'est là où Mathieu a joué et a été formé. Je l'ai d'abord connu parce qu'il était joueur de l'équipe une — mon père m'emmenait voir les matchs, je le regardais jouer. Ensuite, quand il a passé son DEJEPS, j'étais au club d'Antony. Pendant un an il m'a entraîné et coaché aux Indivs. C'était vraiment génial. Depuis, on a gardé le lien, on joue ensemble une fois par mois ou tous les deux mois.


Déclic et progression

Le premier déclic : le picot

Il y en a eu plusieurs. Le premier, c'est quand j'ai mis le picot. J'ai progressé très rapidement — j'ai fait 7/9, puis 9/16 l'année d'après, puis 16/19. À l'époque en D1 je me disais que les mecs qui montaient en régional avaient un niveau de dingue. Avec le picot, c'est moi qui progressais.

Le deuxième déclic : la défense backside

Je stagnais à 19 avec mon picot contre des mecs qui portaient la balle — je savais pas quoi faire, j'attaquais très peu. J'étais complètement bloqué. J'ai commencé à défendre avec la backside et ça a tout changé : tous les mecs qui portaient la balle, je me retourne, je la sabre avec la backside. À ce niveau-là entre 19 petit numéro, en général ils font la faute ou ils la poussent, et c'est reparti.

Ce geste de défense backside, je le garde encore maintenant. Je varie ensuite avec une latérale coupée, une latérale liftée. Par exemple, quand tu fais une remise d'effet ou un contrôle-poussette, le mec bloque, tu es sous la table — il voit pas ce que tu fais. J'aime bien faire un latéral qui kick au rebond. Ça fait vraiment passer un cap.


Pourquoi le picot plutôt qu'une backside classique ?

De base, quand j'avais une backside, je reculais instinctivement. Mon père me le disait quand j'étais petit — "tu recules, attaque". C'était naturel. C'est mon entraîneur de l'époque qui m'a dit "essaie le picot." J'ai pris le Curl P1 vers 2005. C'était mon premier picot.


L'expérience soft — bilan contrasté

À la fin de la saison dernière, je me suis dit que pour passer au niveau suivant, il faudrait peut-être essayer le soft. Je voyais la progression de beaucoup de joueurs japonais, des jeunes Chinois comme Sun Wang avec un très bon classement jeune en soft. Toute la nouvelle école semblait jouer soft.

Ce qui était bien : La première balle en jeu c'est extraordinaire. L'impression d'avoir une backside avec plus de contrôle. Une quantité d'effet énorme. La latérale a une vraie virgule, tu fais des molles incroyables.

Ce qui a coincé : Dans le rallye, tu varies entre une molle et une molle coupée, c'est difficile d'aller plus fort. Mes balles montaient un peu trop et je me faisais fracasser.

J'ai essayé le Spectol S1 — celui de Ying Chao et de Kan. Puis le Spin Pips, conseillé par Rémy, que joue aussi Wang Yang. Ce sont les deux picots soft classiques des défenseurs. Au final, comme les balles étaient trop hautes, j'arrivais pas à m'installer. Le soft, c'est fait pour créer de l'incertitude sur l'effet et faire démarrer le mec un peu plus haut pour attaquer — et c'est pas bon pour moi.


Style de jeu et rapport à l'attaque

Je déteste attaquer. En service-attaque, c'est l'horreur. Ce que j'aime c'est le contre-top — là je prends du plaisir, donc je le fais. Mais sinon j'attaque pas.

Matériel à faible vitesse utilisé par le passé :

Tout était orienté contrôle en défense. Maintenant si j'attaque pas, je me fais charcuter — donc j'attaque par nécessité, pas par plaisir.

En coup droit, j'essaie de défendre mais c'est techniquement très dur. J'ai vu au championnat du monde la défenseuse Hashimoto défendre en coup droit — magnifique. Moi j'y arrive pas. Je défends plutôt avec le picot quand j'ai le temps, un peu comme une maté. J'avais parlé avec Blöm, un défenseur allemand autour de 70-80 mondial : il me disait qu'il n'arrivait pas à mettre de l'effet en coup droit donc il défendait mou en coup droit, et mettait l'effet avec le picot. C'est un peu ce que je fais.


Matériel actuel

Bois : Diao Pro (Butterfly)

Backside : Dignics 09C — pour mettre beaucoup d'effets, raccrocher facilement de loin sur une poussette, recréer l'effet en contre-top. Beaucoup de facilité.

Picot : Curl P4 en 1,5 mm

Le P4 est beaucoup plus agressif que le P1 que j'avais avant. Le rejet est plus bas, tu mets beaucoup plus d'effet en poussette, il est plus souple avec une mousse très molle. Dans les rallyes tu mets un petit peu moins d'effet, mais avec les plaques hybrides maintenant la quantité d'effet a perdu de son importance — on crée l'effet tellement facilement.

J'ai vu une vidéo de Joss Hook qui disait que plus il y a d'épaisseur, plus tu mets de fautes. C'est vrai. Et avec une mousse molle comme le P4 c'est plus lent — à la table le contact est sec et assez rapide, tu diriges bien ; sur une grosse frappe ça amortit beaucoup. Plus de contrôle en défense, plus d'agressivité en poussette. Je suis content.


L'épisode Josué Yuk (bois légendaire en défense)

J'avais joué contre Zaeko, un joueur exceptionnel, ex-pro argentin, avec la raquette classique du défenseur : bois Joo Se Hyuk, Curl P1, Tenergy 64 ou 05. Je voulais essayer ce bois dont tout le monde parle. J'en ai glané trois, notamment via le propriétaire de TT11.

À chaque fois, c'est le pli extérieur qui se décollait — en 3 mois sur les trois bois. Je sais pas pourquoi. C'est une galère à trouver, ça coûte cher, et ça se décolle. Pas viable à long terme. Dommage parce que les sensations étaient intéressantes.

Bois Matsushita testés :

Je trouvais pas le juste milieu. J'avais le Diao 5 (plus sec, rejet énorme sur la table) puis je suis passé au Diao Pro pour privilégier la défense sur l'attaque. C'est Abusef à Tournier qui m'avait montré son matos avec le Diao Pro — Maté aussi m'avait dit après un match en N1 que mon bois était trop sec et que toutes mes attaques et mes défenses sortaient un peu.

Anecdote : Mon père a pris un picot et colle une mousse dessus, en s'inspirant d'Éric Adam, "le boucher de La Garde" — défenseur extraordinaire, la raquette entre les dents, incroyable. Mon père l'avait croisé à Palaiso. Il joue sur un Primorac avec un Ztech et colle la mousse sur le picot.


La plus grande difficulté avec le picot

(Suite dans le chunk 2)

Difficultés principales avec le picot

Les deux situations les plus compliquées à gérer avec le picot :

Pour compenser, apprentissage du flip avec le picot : si la balle arrive dans le revers ou au coude, on peut flipper et enchaîner sur un pivot/sabre ou une attaque en revers. Cette solution tactique a été travaillée notamment avec un défenseur du club, Lionel (classé 17e de France), qui arrive même à faire sortir la balle du tamis des adversaires tant l'effet est fort.

Ce que les adversaires comprennent le moins

Deux situations récurrentes où les adversaires font systématiquement des erreurs :

Relations avec les adversaires et remarques sur le matériel

Les plaintes sur le picot sont fréquentes chez les jeunes joueurs et les vétérans du vendredi soir. Des conflits réels ont eu lieu, notamment sur la règle de l'expédite utilisée pour déstabiliser à l'embrouille, ou des groupes de jeunes en tournoi.

Avec le recul, les remarques sont désormais vécues comme une source d'énergie : quand un adversaire se plaint, c'est souvent le signe qu'il va faire des erreurs prévisibles (molle dehors, coupée dans le filet). "J'adore quand quelqu'un dit 'picot de merde' — ce match va être bon pour moi."

Il y a aussi des adversaires qui, face à un défenseur, arrêtent mentalement de se battre dès le début du match, en le sous-estimant, et qui se font battre sur des poussettes simples (exemple vécu à 16-17 ans contre un joueur 600-700e).

Préférences adversaires : attaquant ou défenseur ?

Préférence nuancée. En principe, il n'aime pas trop affronter des attaquants car il faut attaquer. Pourtant, ses meilleures performances sont souvent contre des profils variés, y compris des défenseurs. Cette saison, deux défaites contre des piquoteux (Kian Dimino, Kramaric — défenseur AGNO avec soft, "le gars qui m'a le mieux joué de toute ma vie"). Récemment, victoire contre Lou Stall.

Effondrement mental des adversaires en cours de match

Un phénomène récurrent : des adversaires qui commencent très fort (premier ou deuxième set maîtrisés) puis se dérèglent progressivement sans changement majeur dans le jeu adverse.

Hypothèse : au début, l'adversaire joue libéré ("j'envoie quoi qu'il arrive"). Ensuite, il commence à penser au picot, l'hésitation s'installe, la main se crispe. La fatigue accentue le phénomène.

Exemple récent contre Philippi : 3 et 5 perdus dans les deux premiers sets, adversaire impressionnant, sans faute. Puis déréglement complet, défaite à la belle au neuvième point du dernier set.

Conséquence tactique importante : un match n'est jamais terminé en tant que défenseur. Même mené 5-0 dans un set, quelques fautes adverses peuvent tout inverser.

Préparation mentale avant un match important

Pas de grosse préparation physique (coureur régulier, souvent fatigué en fin de compétition par équipe et rôle de coach/soutien d'équipe). La préparation est principalement mentale :

Adaptation en cours de match vs plan de jeu

Les deux coexistent :

Plan de base fixe :

Adaptation au profil adverse :

Théorie de l'effet en défense — la règle de l'échelle

Concept transmis par Mathieu (formateur de référence, appelé "mon sensei") :

Imaginer une échelle de 1 à 10 représentant la puissance et l'effet d'une balle :

En pratique : face à une grosse attaque, le défenseur recule, installe sa "chaise de camping" et se concentre uniquement sur la longueur et le placement. C'est ce que permettaient les défenseurs comme Joo Se Hyuk ou Chen Weixing à leur époque.

Ce concept n'est pas enseigné en France. La science des effets en défense (jouer dans le sens de l'effet ou contre l'effet, créer son effet ou utiliser celui de l'adversaire) a été apprise via un entraîneur malaisien passé à Fontaine il y a environ deux ans.

Manque de théorie codifiée en défense

Constat partagé : il n'existe pas de livre, de drive ou de série de vidéos explicatives sur la théorie du ping de défense. Les connaissances s'acquièrent par itération avec les entraîneurs, par les échanges entre défenseurs (Bloom, Zego, Mathieu), et en voyageant en compétition.

Exemple de technique peu connue : la défense coup droit guidée par le coude (technique vue dans une vidéo de J, demi-heure de tutoriel). Testé personnellement — ne fonctionne pas pour lui, mais intéressant à connaître.

Souhait de contribuer à combler ce manque en partageant des connaissances, éventuellement via une chaîne YouTube (évoqué dans l'interview, projet non encore lancé).

Idées de contenu et projet collaboratif

Mathieu aimerait voir naître un drive collaboratif dédié à la défense : un dossier par coup (défense revers, etc.) où des joueurs comme Mathieu de Saintan ou Réy Betelu partageraient leurs sensations et leur tactique en vidéo. Un espace collaboratif où chaque défenseur déposerait ses tips. Il cite aussi l'exemple d'Evenko qui a lancé une chaîne YouTube avec des tutos attaque, qu'il trouve remarquable.

Profils de joueurs difficiles à jouer

Deux types de joueurs posent problème à Mathieu :

Type 1 — Le gros serveur avec une première balle puissante. Exemple cité : un joueur de Denain d'origine chinoise (Wangzi, prénom incertain), prise chinoise, service court côté coup droit. Difficile de remettre proprement derrière, il attaque directement. Peu de temps pour trouver sa ligne de sol.

Type 2 — Le joueur au contrôle de balle exceptionnel. Exemple cité : Shen Diogo, joueur portugais, environ 80e français. Il envoie fort sur les côtés puis sort une courte molle côté coup droit ou pousse d'ourbon. Le croisé-décroisé permanent rend l'anticipation quasi impossible. Mathieu dit ne pas s'y sentir capable de gêner, et se retrouve obligé d'attaquer — ce qu'il n'aime pas.

Il mentionne aussi une technique rare : ziper la balle comme avec sa Dignics, ce qui produit une poussette d'ourbon légèrement liftée. Arthur Méti maîtrise ce geste à merveille, ce qui le rend très dur à gérer, comme un shop block lifté.

Si les picots étaient interdits demain

Il jouerait défenseur avec deux backsides. Il cite une vidéo de Josukou qui défend cette idée — "l'avenir de la défense, c'est deux backsides" — et mentionne un défenseur japonais (nom oublié, présenté par Nathan Lam) qui pratique déjà ce style. Sinon, il envisage un jeu à base de side par plaisir.

Sur l'antitop en défense : il ne l'a jamais essayé mais s'y intéresse. Il voit l'antitop plutôt associé à un gros coup droit (exemples : Ladenovic, Sabine), avec un déplacement important. Il mentionne un joueur français (nom oublié) qui a commencé bloqueur avec soft, puis est passé à l'antitop en défense après 20 ans. Il cite également un défenseur de l'Est sur YouTube qui joue avec un picot sans mousse — ce qu'il n'a jamais vu ailleurs.

Objectifs et gestion entre thèse et ping

Mathieu a arrêté le ping pendant 4 ans pour ses études (prépa scientifique puis école d'ingénieurs). Il est en dernière année de thèse. Il s'entraîne deux à trois fois par semaine depuis toujours, jamais en centre. Il reconnaît un plafond de verre lié au volume d'entraînement.

Son objectif de rêve : atteindre le top 200 français. Il lui manque encore 100 points, qu'il juge très difficiles à aller chercher. Il stagne au classement depuis 2 ans malgré une progression technique. Il estime avoir encore une marge de progression énorme, mais manque simplement de temps d'entraînement.

Match de rêve et joueur préféré

Pour échanger et apprendre : Josukou, le maître de référence.

Son défenseur de référence et d'identification : Maté. Il l'apprécie parce qu'il peut s'identifier à son jeu revers, alors que le coup droit de Josukou lui semble hors d'atteinte mentalement. Il cite un tuto de Maté sur YouTube où il explique comment démarrer une attaque au picot sur une poussette en revenant à table.

Pour le pur plaisir de jeu : Timo Boll, en référence au match de 2011 à Bercy (quart) contre Josukou — 11 sets, changements de maillot multiples, une des plus belles parties qu'il ait vues. Il estime que Boll n'est pas tombé sur la bonne génération.

En attaque, il aime aussi Chuyin et Ying Chao.

Plus beau souvenir

Une période, pas un match unique : quand il était junior 2, il a fait deux grands tours au niveau national (demi-finale et finale aux Individuels), en battant plusieurs joueurs du top 200 (Zeng d'Orient, Cavaï, David Johnson parmi eux). Suite à cela, David Johnson, entraîneur de l'INSEP, l'a contacté et invité à des journées d'entraînement à Dinard — aux côtés de Jul Roland, Ry Menant, Rambert. Il a même participé à un stage avec l'équipe de France jeune (juniors-cadets) pendant une semaine. Il décrit ça comme son aperçu du vrai sport de haut niveau : prépa physique, échauffements structurés, meilleurs de sa génération.

Conseil pour passer au picot et à la défense

Le picot près de la table : moins conseillé selon lui. La défense est avant tout un état d'esprit. Si l'on a une appétence pour le rallye long, les effets, le jeu loin de la table — alors le picot est très accessible techniquement. Il suggère d'essayer en fin de saison, entre les phases, quand les matchs ne comptent plus.

Déclin des défenseurs et transmission

Il analyse une boucle de renforcement négative : les entraîneurs forment pour la performance, or le classement mondial ne compte quasi plus de défenseurs (Fidus, Junis vieillissants). Ils ne maîtrisent pas la théorie défensive et ne la transmettent pas. Résultat : de moins en moins de défenseurs formés.

Autre facteur : avec les nouvelles balles plastique (moins d'effet) et les plaques hybrides qui accrochent facilement, une bonne poussette peut se tirer même par un joueur amateur. Moins de récompense à bien défendre, donc moins d'incitation à adopter ce style.

Il nuance cependant : dans les tournois amateurs, il voit de plus en plus de jeunes avec des picots. La communauté des défenseurs-picots est selon lui particulièrement bienveillante et active dans les échanges de matériel et d'expérience.

Projet stage défense

Mathieu et Mathieu de Saintan envisagent d'organiser une journée (ou plusieurs) de stage pour les défenseurs, pour pallier le manque de théorie accessible. Il invite les intéressés à se manifester. Il apprend également en fin d'interview que Michel Harmonie monte un projet similaire via le groupe des épongicoteux — il souhaite prendre contact.

Invités suggérés pour la prochaine interview

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