L'objectif n'est pas de faire une séance de respiration pure. L'idée c'est de relâcher le plus possible les épaules, d'utiliser le moins possible les muscles du haut du corps. Faire son corps comme une attraction, comme le bateau pirate : ça monte mais ça redescend tout seul. Il n'y a aucun effort quand on est en haut, on laisse redescendre tout seul. Un mouvement de balancier, et ainsi de suite.
Cet exercice sert principalement à la respiration, pour avoir une respiration fonctionnelle sur le mouvement. Mais il peut aussi servir au relâchement : faire en sorte d'utiliser le moins possible les muscles. Qui dit relâchement dit aussi efficience, parce que si tu utilises moins de muscles, tu dépenses moins d'énergie. Ça participe à l'économie d'énergie.
Si on devait faire du golf, c'est plus ou moins le mouvement du swing. Il y a besoin d'un relâchement énorme au niveau du tronc, et pour tout ce qui est mouvement des membres supérieurs c'est intéressant. Au fur et à mesure, il faut aller chercher le grip au plus proche des extrémités.
On travaille le gainage de la colonne vertébrale avec des rotations. En position debout, il n'y a pas de rotation, c'est juste pour voir si ça fatigue de se mouvoir. L'attention se porte sur les vertèbres thoraciques. Le bassin est en position neutre, avec une très légère expansion de la cage thoracique latérale.
Au départ c'était impossible : la boule touchait tout le temps le dos. Maintenant, ça paraît simple mais c'est le résultat d'un vrai travail. C'est vraiment un truc étonnant, ça masse les côtes et ça remet en place tout de suite.
C'est fou : c'est un effort que de se relâcher. C'est vraiment paradoxal. Se relâcher, c'est un exercice en soi. Au golf par exemple, tous les mecs vont contracter au maximum. Ils n'ont pas compris le travail de relâchement. Pas de relâchement, pas d'efficience.
Dans tous les sports, il y a des rotations. L'efficience et le momentum, c'est sérieux. Le relâchement dans le mouvement, ça parle énormément.
On va swinguer aujourd'hui. Je suis inscrit depuis quelque temps mais je n'y allais pas par manque de temps. Là on arrive à combiner travail et plaisir. Il y a un vrai parallèle entre ce qu'on fait avec Ryan sur l'efficience du relâchement dans le mouvement et le golf.
Quand j'ai fait du golf, je lui ai dit : il faut que tu viennes, tu vas comprendre. Au début c'est un débutant, mais il est en train de progresser vite. Au golf, il faut chercher le tracé, pas la puissance.
C'est drôle, les gens se disent que j'habite aux États-Unis. Souvent par écrit, ils pensent ça. Quand j'habitais à Fontenay, puis quand j'ai déménagé à Nogent, sur mon boulevard, en une minute trois voitures se sont arrêtées. Je sortais avec ma fille et les gens s'arrêtent comme ça.
Du coup ils sont contents parce qu'ils créent un lien. Dans ma résidence, les gens se sont liés à moi parce que c'étaient mes voisins, et après le bruit a couru. Quand je partais, après un an, j'ai été tellement ému. Avec le gardien, on parlait comme des potes. J'aime bien cette relation-là, la simplicité, c'est authentique.
Est-ce que ça pourrait devenir problématique si ça continue ? Si tu es arrêté trois fois dans la rue, tous les jours, tous les trois mètres ? Je ferais en sorte de camoufler : masque, lunettes. Mais ça me gênerait. Les gens ne sont pas méchants. Avant d'arriver au stade du mec de NBA ou du footballeur, dans les autres sports ce n'est pas aussi mainstream.
Les vidéos de Messi harcelé dans sa voiture à Barcelone, c'est du poison autour de toi tout le temps. Ça devient du harcèlement en fait.
Mon conseil de débutant : taper que des balles courtes au début pour essayer de comprendre le truc. C'est un travail de relâchement. J'ai fait deux séances à Ibiza et j'ai vraiment capté un truc. Au début tu fais des vieilles balles, cinquante fois le travail de relâchement.
C'est quand le coach a dit de fermer les yeux que j'ai compris. Tu te tapes avec le club, tu te fais mal. Il m'a dit : laisse ton corps faire. Il ne faut vraiment pas taper du sac, surtout au début. Taper des balles courtes, parce que c'est un travail de relâchement. Si on te dit de taper fort, on risque de se faire mal.