Nouvelles découvertes ! La vérité sur le gluten et
2026-07-12 70 min
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Nouvelles découvertes ! La vérité sur le gluten et les produits laitiers (Pr HUMBERT)

URL : https://youtu.be/WFT42BUC_hs

On sait très bien que quand on arrête le gluten chez quelqu'un qui a mal au ligament et aux articulations, au bout de 4 semaines, il n'a plus de douleur. Il y a plein qui boivent du lait tous les jours, qui mangent des pâtes, des pizzas, et qui n'ont pas nécessairement de problématiques. Comment savoir si on est concerné ? Je suis très heureux de vous entendre là parce que vous avez compris la situation. C'est par vocation que je suis devenu médecin, dermatologue et spécialité de médecine interne. Est-ce qu'il y a quand même des signes qui, si on a ce type de signes cutanés, on est forcément sous parasite ? L'enfant peut attraper le parasite, le parasite va aller dans son œil et un jour l'enfant va dire « Maman, je ne vois plus clair ». Est-ce qu'il est possible, si on arrête le gluten pendant une année, deux années, et qu'à un moment donné, on se remet à consommer pain au chocolat, pizza, à base de blé, qu'on se mette à avoir des problèmes digestifs qu'on n'avait pas auparavant ? Alors là, vraiment, vous mettez le doigt sur un problème qui, moi, m'a beaucoup posé de questions. Qu'est-ce qui, pour vous, aujourd'hui, pose le plus problème en termes de peau ? J'ai pu trouver sur la peau les signes caractéristiques que vous êtes intolérant au gluten. Si vous êtes comme moi, vous êtes sûrement étonnés de découvrir chaque semaine des nouvelles marques de compléments qui débarquent sur le marché. La question aujourd'hui n'est pas de savoir comment faire pour acheter des compléments, puisqu'il y en a partout. La vraie question c'est, vers qui faut-il se tourner ? Et si vous n'avez pas de marque attitrée avec laquelle vous êtes déjà 100% satisfait, alors laissez-moi vous parler de Nutripure. Car Nutripure fait clairement partie du top des marques en France. Très peu ont un niveau de transparence et une charte qualité aussi poussée. Et ça tombe bien, parce qu'avant de vouloir optimiser sa santé, on n'a pas envie de s'empoisonner. Ensuite, il y a la question du prix. Car on nous le répète suffisamment, la qualité ça a un prix. Mais chez Nutripure, ils réussissent à vous proposer une gamme de produits hyper complète à des prix raisonnables. Et ça c'est quand même un super avantage. Vous avez bien évidemment tous les indispensables, magnésium, oméga 3, multivitamines, tous bien dosés, sous des formes bioactives et assimilables. Mais ils vous proposent également des produits plus ciblés, comme le Nootropure pour la mémoire et la concentration, ou leur barre de collagène que j'apprécie particulièrement en collation. On est déjà des milliers à être passés chez Nutripure et c'est pas pour rien. Alors si c'est pas encore votre cas, c'est le moment de tester. Vous avez 10% de réduction lors de votre première commande avec le code BIOMECANIQUE en majuscule et sans accent. Alors rendez-vous tout de suite sur nutripure.fr pour passer votre première commande. Merci à Nutripure pour leur confiance et maintenant bon épisode à tous. Votre spécialité originelle, c'est la dermatologie. Tout est parti plus ou moins de la peau, jusqu'à ce que vous découvriez des raisons pour lesquelles il peut y avoir des affections au niveau cutané. J'ai l'impression, vous avez apporté justement cette nouvelle dimension avec la porte d'entrée des parasites, qui elle-même serait favorisée par, un intestin irrité, irritable et poreux probablement. Il y a tout un tas d'agresseurs pour la peau. On pense souvent à la pollution, au tabac, aux UV aussi. De plus en plus à l'alimentation et aussi aux infections parasitaires maintenant, dans toutes ces causes quelle est pour vous aujourd'hui la cause la plus fréquente, qui déclare des problèmes de peau visibles ? Alors aujourd'hui je pense que l'alimentation les troubles d'origine alimentaire et de ce coût infectieux au sein de l'intestin jouent un rôle très important dans les maladies de peau. D'ailleurs Hippocrate le disait, 80% des maladies viendraient de l'intestin ou de l'alimentation. Et en dermatologie, il est clair que lorsqu'on vous consulte pour de l'urticaire, pour des démangeaisons, pour des placards inflammatoires, pour de l'eczéma, il est clair que les parasites, le rôle des aliments dans l'intestin, sont les principaux acteurs de ces maladies. D'accord. Et alors, quand vous avez un patient qui manifeste des problématiques de peau, qu'est-ce qui vous fait pencher davantage vers un problème intestinal que vers un problème parasitaire ou que vers un problème auto-immun ou qu'une autre source de cause ? Alors, tout cela résulte en fait d'un questionnement extrêmement précis, fait de 50 à 80 questions, où on va interroger le malade sur tous ses organes. Parce que la personne qui vient pour une démangeaison ne va pas penser à vous parler de ces glaires qu'il a dans les selles, ne va pas vous parler des douleurs en type de coup de poignard qu'il ressent. Il n'en parlera pas. Donc, c'est au médecin qui est consulté pour des démangeaisons d'aller chercher tous ces symptômes. Et donc, on va interroger tous les organes. Avez-vous mal aux articulations ? Avez-vous mal au ventre ? Et on fait préciser les choses. Et puis, on va revenir au passé. Qu'en était-il quand vous étiez nourrisson ? Est-ce que vous avez eu des régurgitations ? Est-ce qu'il y a eu des coliques du nourrisson ? Est-ce que vous avez fait des angines, des otites ? Et tout ça nous amène à repenser aux travaux du docteur Rancet de Toulouse, un pédiatre qui avait mis en lumière. Tous ces symptômes-là de la petite enfance en relation avec une intolérance aux protéines du lait de vache beaucoup plus tard dans la vie. Et donc ceci amenant cela, le rhume des foins étant favorisé ou associé par exemple à une intolérance au gluten, nous arrivons petit à petit à mettre le doigt sur une entéropathie, maladie inflammatoire de l'intestin. La biologie va nous montrer une augmentation de certains globules blancs et osinophiles et donc nous aurons la preuve qu'il y a bien des parasites. La. Pogamma globulinémie, c'est-à-dire des anticorps qui sont plus bas dans le sang que normalement, parce qu'ils se perdent dans l'intestin, et cet intestin est donc suintant. Et donc c'est comme cela que nous allons constituer le diagnostic d'un intestin malade avec des parasites qui serait la cause des démangeaisons. Et quand on traite le malade sur ses points intestinaux et parasitaires, on constate qu'un jour après qu'il est guéri et que les 15 années de démangeaisons qu'il avait, disparaissent en 15 jours après le traitement. Donc très souvent, le point d'origine de beaucoup de problèmes de peau, mais pas que, ce sont des intolérances ou des sensibilités ou des allergies alimentaires, et vous incriminez très souvent le gluten et le lait de vache, qui participeraient à une inflammation chronique de l'intestin que vous appelez entérite microscopique, si je ne me trompe pas, c'est dans cet ordre-là et c'est, c'est sous l'ingestion régulière de gluten et de lait de vache qu'on aurait ce terrain au niveau intestinal qui favoriserait petit à petit des problèmes, plus généraux de type dermatologique, de type démangeaison, de type, mal-être, enfin ballonnement et tout ce qui s'ensuit. Vous avez parfaitement compris. Et ça, c'est vraiment... Je suis très heureux de vous entendre là parce que vous avez compris la situation. Il y a un élément supplémentaire que vous avez certainement observé, c'est qu'il y a un terrain. Tout le monde ne va pas faire ces maladies du haut lait de vache et au glutène. Il faut le terrain en particulier du tissu conjonctif hyper lâche. Il faut avoir des tendinopathies, des douleurs au point d'insertion des ligaments, des problèmes avec la coiffe des rotateurs, des problèmes avec les ligaments croisés du genou. Bref, des problèmes du tissu conjonctif qui vont se caractériser par une hyperlaxité. C'est-à-dire que si on fait fléchir le pouce et qu'on le ramène vers l'avant-bras, on va pouvoir plier le poignet beaucoup plus facilement. Quand on allonge l'avant-bras, on va voir qu'il va être plus étendu que 180 degrés. Ce phénotype-là, c'est-à-dire cette particularité du tissu conjonctif du sujet, hyper lâche, est le point de départ du leaky gut. C'est associé au leaky gut, nous l'avons démontré d'ailleurs avec mon équipe en 2016, associé au leaky gut, et c'est ce leaky gut qui va ensuite être extrêmement sensible aux grosses protéines du lait de vache, caséine, lactoglobine, lactalbumine, ce n'est pas le lactose, ce sont les vraies protéines du lait de vache, et puis ensuite être sensible, à ce gluten nouvellement constitué, je dois le dire, puisque depuis 2010, on a, un gluten qui est différent de celui que nous avons par le passé. Et donc, tout ceci va conduire au développement d'une maladie qui pourra s'exprimer tantôt par une sclérose en plaques, par exemple, le point de départ pouvant être intestinal, pouvant. Se présenter sous la forme d'un rhumatisme, de petite polyarthrite rhumatoïde, etc. Mais il faut savoir revenir au point principal de départ qui est l'intestin. Alors ça c'est ce qui est assez étonnant de ce que j'ai lu quand je l'ai lu dans votre dernier livre, c'est le lien que vous faites entre souplesse slash hyperlaxité et propension à avoir une intolérance ou une hypersensibilité, à ces produits-là et donc à développer un liquigut. Est-ce que ça veut dire aujourd'hui que si on est souple, qu'on considère qu'on a une laxité ligamentaire, ça veut dire qu'on est sujet, et qu'il y a de très fortes chances, qu'on réagisse mal et qu'on soit en train de se créer un intestin poreux, pour utiliser des gros mots, plus que la normale ? C'est ça ? C'est en effet ce que j'ai vu en observant les patients, mais c'est également ce que j'ai, lu en lisant beaucoup de travaux sur la maladie de Crohn, par exemple. Eh bien, au cours de la maladie de Crohn, les gastro-entérologues ont repéré que les patients avaient souvent des problèmes tendineux, des problèmes de fascia, donc des douleurs profondes, musculaires, tendineuses, ligamentaires, etc. Et donc, il y a un lien véritablement entre ce tissu et la maladie inflammatoire de l'intestin. Et bien, comme vous l'avez rappelé, ce tissu conjonctif qui va être le support de l'intestin, bien entendu, va être peu. Réactif pour combattre les effets mécaniques, pour moi c'est mécanique et caustique, du lait de vache et du gluten. Je vous coupe une petite minute pour vous faire passer un message important. Depuis les débuts du podcast, j'ai enregistré plus de 300 épisodes avec les meilleurs experts, médecins, scientifiques de leur domaine, ce qui m'a donné, au fil des années, accès à une quantité énorme d'informations et de recommandations. Des informations que je ne partage nulle part publiquement. Enfin, presque nulle part. Car depuis plusieurs années, il y a un endroit où je partage tout ce que je ne dis nulle part ailleurs. Ça s'appelle la lettre biomécanique. Et pour faire simple, c'est un petit peu la version cachée du podcast. Chaque début de mois, j'y partage les découvertes les plus intéressantes que je fais en termes de santé et de longévité, mais également les coulisses du podcast, des sujets, des prises de position que je ne développe jamais dans les épisodes. Sans oublier mes meilleures recommandations de livres, de films, de documentaires qui m'ont personnellement marqué et qui méritent vraiment votre attention. Et c'est d'ailleurs sur ce canal que je fais certaines annonces en avant-première. C'est gratuit, ça se lit facilement, c'est moi qui la rédige personnellement, c'est pas une intelligence artificielle. Et si ça ne vous plaît pas, vous pouvez vous désinscrire en un seul clic. J'envoie chaque lettre qu'une seule fois, par email, en début de mois généralement. Et si vous n'êtes pas déjà inscrit, vous avez déjà loupé toutes les précédentes. Alors pour ne pas louper la prochaine, cliquez sur le dernier lien dans la description pour vous inscrire à la lettre biomécanique et rejoindre les coulisses du podcast. De ce que j'ai compris au niveau du mécanisme, sans rentrer trop dans les textes, vous allez me dire si je me trompe, si j'ai bien compris, comme ça on va éclairer tout le monde. Le fait finalement d'être hyperlaxe traduit que, globalement nos tissus conjonctifs sont plus élastiques. Ce qui veut dire donc qu'au niveau des intestins, on va avoir plus d'espace entre les entérocytes, on va avoir une élasticité plus grande, à la manière d'un ligament comme ça qui s'étire plus. Et ça, c'est ce qui permet à de nombreuses molécules de passer plus facilement, la barrière intestinale et de rentrer, de créer de l'inflammation de bas grade, avec les toxines, les métaux lourds et toutes les choses qui peuvent rentrer. Oui, alors vous l'expliquez bien, il y a deux phénomènes autour du liquigut, intestin poreux, c'est à la fois le fait que les cellules vont s'écarter pour laisser passer des molécules, des poisons, que ce soit des métaux lourds, que ce soit des bactéries, des microbes, que ce soit des parasites, puisque vous savez que les parasites qui sont dans l'intestin vont chercher à sortir et qu'on va les retrouver par exemple dans le poumon ou dans la gorge et qu'ils vont redescendre ensuite dans l'ésophage. Donc oui, cet intestin poreux crée cela. Et puis à côté de ça, il y a cette fragilité. Ces cellules qui ne sont plus adhérentes, vous savez qu'elles sont liées par des molécules d'adhésion comme la zonuline, eh bien ce rempart de cellules n'est plus là pour faire face à des grosses molécules comme celles du lait de vache et du gluten. Et donc l'intestin va se faire attaquer en gros par ces molécules, et il va devenir malade, et de là, par des mécanismes de cytokine, d'interleukine, peu importe, des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des troubles neurologiques vont apparaître, si bien par exemple, que l'intolérance au gluten aujourd'hui est une cause reconnue d'épilepsie. Et on ne peut plus passer à côté quelqu'un qui a une épilepsie aujourd'hui, on doit aller chercher une intolérance au gluten qui n'est pas la maladie celiaque. Puisqu'il y a eu la maladie celiaque qu'on connaît, qui touche une personne sur 200, mais là c'est quelque chose de beaucoup plus fréquent. Ce dont je parle, ça toucherait une personne sur 10. 10% de la population serait donc intolérant au gluten. Il n'y aurait pas de réaction démesurée après ingestion du gluten, mais il y aurait réaction chronique sur une hypersensibilité qui pourrait se manifester par des développements de maladies dans les années qui suivent. Ou justement des démangeaisons, des problèmes de peau. C'est-à-dire qu'on n'est pas sur une allergie style oedème de coinque, mais on est sur un terrain favorisant de pathologies futures. Et au bout du compte, ce n'est plus tellement le gluten et l'aide-vache qui sont les problèmes, c'est la réaction de l'intestin. Et cet intestin qui est abîmé ne va plus absorber correctement. Et selon les molécules qu'il n'absorbe pas, il y aura telle ou telle maladie si l'intestin a décidé de ne plus absorber la vitamine B12 correctement. Pourquoi ? Parce que la zone où la vitamine B12 est absorbée, qui s'appelle l'iléon, est atteinte préférentiellement. Eh bien, on va avoir des patients qui vont avoir des symptômes de déficit en vitamine B12. Ça sera peut-être les seuls symptômes. Et à partir de ces symptômes, par exemple neuropathie, je ne peux plus monter les escaliers, je bute dans les escaliers, j'ai des fourmis dans les mains, dans les bras. Ça, ce sont des signes de déficit en vitamine B12. Ça va être confirmé biologiquement. Et à partir de là, on va se dire, mais pourquoi il a un manque de B12 ? Est-ce qu'il n'aurait pas une maladie de l'intestin qui explique cela ? Donc, voilà la malabsorption. Autre mode de pathologie de l'intestin, il va s'infecter plus facilement, il va donc attraper. Hélicobactères au niveau de l'estomac, par exemple, plus facilement. Et donc, on va avoir des patients qui vont peut-être se présenter, je ne le souhaite pas, par un cancer de l'estomac, ou par des brûlures, ou par des signes cutanés. Par exemple, pensez que la pelade ou la rosacée sont deux maladies qui sont étroitement liées à la présence d'hélicobactères. Donc, en tant que dermatologue, vous voyez quelqu'un qui a une rosacée, vous cherchez l'hélicobactère, vous le trouvez. Le gastroenterologue va regarder dans l'intestin, dans l'estomac, et trouve l'hélicobactère. Eh bien, cet hélicobactère-là est peut-être le signe qu'il y a bien une maladie inflammatoire de l'intestin, celle que je décris dans mon livre, l'entérite microscopique secondaire au lait de vache et au gluten. Vous voyez que la mode d'arrivée à ce diagnostic, c'est énormément de maladies. Pour bien comprendre, on est sur deux choses qui sont gluten et protéines de lait de vache. Est-ce que ces molécules on va dire, vont abîmer la paroi intestinale, mais également, une fois qu'elle rentre à l'intérieur de l'organisme, dans le sang, elles vont également abîmer les autres organes. Ou elles abîment uniquement la paroi intestinale, ou alors au niveau des protéines, de lait de vache, en fait, elles n'abîment pas la paroi intestinale, mais c'est le fait qu'elles passent qu'elles vont provoquer des problèmes derrière. C'est pour comprendre un petit peu l'ordre de problématique que ça peut générer. Vous me poussez vraiment dans mes retranchements et je vous en remercie parce que vous allez plus loin que moi dans l'analyse. C'est fantastique. Et vous avez raison. Prenons le lait de vache et le gluten. Donc, ces molécules vont profiter d'un intestin fragilisé par son tissu conjonctif et le liquid gut pour attaquer. Donc ils vont attaquer, aggraver la maladie inflammatoire et donc ils vont conduire au développement de cette maladie inflammatoire du petit intestin, l'entérite microscopique. Mais également, et là vous avez raison, ils créent les conditions de leur pénétration dans l'organisme. Et lorsque la caséine, lorsque les protéines de gluten pénètrent dans l'organisme au travers de petits trous qu'ils font dans l'intestin, Ils vont aller dans les tendons, dans les articulations. Et on sait très bien que quand on arrête le gluten chez quelqu'un qui a mal au ligament et aux articulations, au bout de quatre semaines, il n'a plus de douleur. Et puis ces molécules vont aller dans tout l'organisme, et notamment le cerveau, pour donner parfois des addictions, pour donner, pourquoi pas, des schizophrénies, puisqu'on a su que le gluten était une cause de schizophrénie. Pourquoi pas favoriser l'épilepsie ? Donc, effectivement, un effet local, mécanique peut-être, en tout cas, moi, c'est comme ça que je le vois, peut-être immunologique également, au sein d'Athessa, et puis une atteinte d'autres organes du fait de la pénétration des molécules dans l'organisme. Bon, alors, là, on se dit gluten, lait de vache, danger absolu, nouvelle source de problématiques, nouvelle cause de problématiques d'un petit peu tout ? Comment savoir si on est concerné et surtout, vous avez dit 10% à peu près de la population aurait une sensibilité au gluten. Est-ce que c'est la même chose pour le lait de vache ? Parce qu'on peut très bien se dire, mais il y a plein qui boivent du lait tous les jours ou qui mangent des pâtes, des pizzas et qui n'ont pas nécessairement de problématiques. Comment on s'y retrouve ? Oui, alors on a deux façons en médecine quand on est devant un problème comme ça. Soit on attend tout de la biologie, et on se dit on va attendre longtemps, et on attendra encore probablement 10-20 ans avant de pouvoir dire les choses, parce que la biologie ne répond pas à toutes les questions. Soit on écoute la clinique, on écoute les adages, les déclarations des uns et des autres. L'empirisme, l'expérience a permis de montrer un certain nombre de choses, et à ce moment-là on va savoir. Et puis, la troisième chose dont il faut faire abstraction, c'est d'arrêter de croire qu'on ne parle de phénomène de mode. Quand on parle du gluten, pendant des années, on a fermé la porte à la discussion parce qu'on a dit que c'est un problème de mode, c'est pour jouer les bobos, intellectuels et on va supprimer le gluten. Non, pas du tout, le gluten donne d'authentiques maladies. Donc, reprenons cela. Comment sait-on que l'on est intolérant ? Je ne dis pas allergique, mais intolérant aux protéines de lait de vache. Et là, beaucoup d'auteurs, pédiatres, allergologues, gastro-entérologues ont publié dans des revues, autres que françaises d'ailleurs, parce que les Français ne sont pas trop chauds à écouter ce message sur le lait de vache. D'ailleurs, on le voit encore, quand on conseille du lait de vache chez quelqu'un qui a une ostéoporose, c'est qu'on n'a pas compris que le lait de vache n'était pas la solution à l'ostéoporose et qu'il pourrait même l'aggraver. Donc les Français ne sont pas trop... Enclin à parler de lait de bâche. Mais quand on écoute les symptômes, c'est quoi ? Ce sont des petits nourrissons qui ont eu des régurgitations. La façon d'interpréter la régurgitation, elle est multiple. Certains vont dire c'est le clapet, d'autres vont dire il faut épaissir le lait, etc. Non, la vraie cause des régurgitations, c'est une réaction immuno-allergique contre le lait de bâche et l'enfant refuse le lait de bâche, son estomac le renvoie. Ensuite, il y a la colique du nourrisson, ces enfants qui pleurent après les biberons, Et puis surtout, un phénomène qui n'est pas très connu, c'est la constipation. Tout enfant qui est constipé est a priori intolérant aux protéines de lait de vache. Et j'ai pu le confirmer, mais à chaque fois, si bien même que des jeunes patients avaient des quasi-occlusions intestinales, n'allaient pas à celles pendant 15 jours, on leur proposait même des opérations pour mettre l'intestin à la peau, et bien il a suffi d'arrêter, lait de vache pour que la constipation disparaisse. Très très rapidement, en quelques jours. Donc voilà, il faut comprendre ces phénomènes régurgitation, colique, constipation. Et puis, ces phénomènes vont conduire à des infections. Infections ORL, angine, otite, rhinopharyngite, bronchite, bronchiolite. Et donc. Et ces patients vont faire ce genre de phénomène. Quand on fait des otites, quand on a donc été opérer souvent des végétations et des amygdales, eh bien c'est un critère pour dire je suis intolérant aux protéines de lait de vache. Et ce qui est fabuleux, c'est quand j'ai relevé ces caractéristiques, et je dis au patient, monsieur vous êtes intolérant aux protéines de lait de vache, il me dit oui, oui, je le sais, je ne peux pas le supporter. C'est-à-dire qu'il le savait avant et il ne me l'a pas dit. Pour le gluten, c'est une autre façon de l'approcher. Et là, j'ai apporté une contribution essentielle, je pense. Sachant qu'on a des anticorps anti-gliadine ou anti-transglutaminase dans la maladie celiaque, que dans cette maladie qui a été décrite par Volta en 2012, puis reprise par, Lebvol en 2015, cette maladie non celiaque, il y a des anticorps, certes, mais à des taux très faibles, parfois même nuls, anticorps, antitransglutaminase à 0,5 par exemple. Donc ça ne suffit pas pour dire qu'il y a une intolérance au gluten, mais moi ça me suffit. Et puis il va y avoir des signes indirects, comme la notion du rhume des foins. Une personne qui a mal au ventre et qui a le rhume des foins est très certainement intolérant au gluten. Il y a un lien entre l'allergie au graminé et l'intolérance au gluten. Et puis c'était ce qui me prenait le plus de temps quand j'avais quelqu'un qui avait des douleurs partout, qui avait des maladies neurologiques, établir l'intolérance au gluten. Eh bien, petit à petit, la peau est venue à mon secours, puisque j'ai pu trouver sur la peau les signes caractéristiques que vous êtes intolérant au gluten. Et ces signes sont tellement marquants que j'en ai mis des photographies au milieu du livre, comme vous avez dû voir, avec les photographies des coudes, des genoux, des cuisses et d'autres choses qui permettent de dire, ah oui, avec ça, je suis bien intolérant au gluten. Je reviens quelques secondes sur l'hyperlaxité. Est-il possible d'être hyperlaxe, donc, à propension d'être hypersensible au gluten et au lait de vache, mais finalement de n'avoir aucune problématique pour les digérer ou de n'avoir absolument aucun symptôme ? Bien sûr, bien sûr, ça ne suffit pas de dire je suis hyperlaxe, donc j'ai une intolérance. Non, ça serait vraiment ne pas faire de la bonne médecine. La bonne médecine, elle est basée sur l'existence des symptômes et l'état, l'état phénotypique qu'on va relever d'hyperlaxité, on va s'en servir que si le malade a des problèmes digestifs. Vous savez, les cardiologues ont établi des phénotypes il y a quelques années pour dire les petits gros sont à risque d'infarctus alors que les grands maigres vont plus avoir des problèmes de valve. Bon, pour autant, la personne qui est petit gros n'a pas forcément vocation à faire forcément des infarctus. Bon, donc si cette personne fait un infarctus, on pourra dire oui, il avait le phénotype qui favorise, mais on ne peut pas dire vous êtes hyperlaxe, donc vous avez une maladie de l'intestin. Mais si vous êtes hyperlaxe et que vous avez des douleurs ou que vous avez des symptômes en relation avec le gluten ou lait de vache, alors oui, on s'appuiera sur cette donnée. Ok. Et si on est hyperlaxe, est-ce qu'on déconseille de la même manière ? Même si ce n'est pas un facteur déclenchant, mais c'est juste une décorrélation. Est-ce qu'on va déconseiller de manger ces produits-là parce qu'il y aurait un risque plus accru de développer des problématiques ? Je pense que c'est quelque chose qui s'interroge en tout cas. Et que dans ces cas-là, quelqu'un qui vient pour toute autre chose, un petit bricole sur la peau et je découvre qu'il est hyperlaxe. Je vais juste essayer de savoir s'il a eu un petit peu des problèmes dans l'enfance, quelques angines. Comment ça se passe aujourd'hui quand il prend du lait de vache ? Je vais lui demander s'il a le rume des foins. Je vais essayer de chercher des petits signes et je vais lui dire, monsieur, quand vous mangez une madeleine, est-ce que vous avez mal au ventre ? Quand vous prenez un petit pain au chocolat, est-ce que vous avez mal au ventre ? Et s'il dit oui, je vais lui dire attention, là c'est peut-être un premier signe d'une souffrance liée au gluten. On fera la même chose avec le lait de vache, est-ce que vous faites de l'asthme par exemple ? Il y a beaucoup de personnes qui font de l'asthme à cause du lait de vache, etc. Et donc on pourra conseiller, monsieur je vous conseille pendant deux mois d'arrêter. Alors pas seulement le lait de vache et pas seulement le gluten, il faut les arrêter les deux en même temps. Pourquoi ? Ça, c'est la petite théorie du tuyau que vous avez vu dans le livre. S'il y a trois trous sur un tuyau, si on n'en bouge qu'un, il y aura toujours de l'eau. Donc, si on n'arrête que le lait et qu'on est intolérant au gluten, on aura toujours les symptômes. Donc, il faut arrêter le lait et le gluten en même temps et, si possible, traiter, par exemple, les parasites parce qu'ils sont là quasiment constamment. Et donc, dès lors qu'on a bouché un, deux, trois, les trois trous, la personne va pouvoir voir qu'elle va mieux. Elle va se dire, cette procédure arrêt du lait, arrêt du gluten et traitement des parasites est bénéfique pour moi. Et alors, c'est quoi la métaphore ? C'est quand on a un marteau, quand on voit que des clous, on n'utilise que le marteau ? Je ne sais plus bien le truc, mais est-ce que par exemple, par rapport à ça, on dit à la population entière générale d'arrêter ou de diminuer largement gluten et protéines de vache ou alors ça concerne vraiment 10 à 15% de la population en tout ? Et dans ce cas-là. Concerner les personnes qui sont en errance diagnostique. Je ne m'intéresse qu'aux personnes qui viennent me voir et qui me disent « Docteur, ça fait 15 ans que je suis malade, 15 ans que j'ai mal au ventre, 15 ans que je suis constipé ou 15 ans que j'ai la diarrhée. » Ces gens-là, ils n'ont pas de réponse et ils souffrent. Ils souffrent et donc je vais essayer de constituer le diagnostic. Alors, parfois, il y a d'autres diagnostics. Quelqu'un qui a de la diarrhée chronique, depuis quelques mois, pourrait avoir une tumeur cancéreuse de la thyroïde qu'on appelle cancer médulaire. Donc, on va chercher cela. On pourrait avoir une autre maladie qui est autre chose que cela. Mais le diagnostic différentiel, on élimine certaines maladies, on va chercher d'autres dans ces situations-là et on va trouver. Et donc, ces personnes qui, pendant 15 ans, 20 ans de leur vie, sont couchées sur leur canapé, ne peuvent même plus se lever, ont un brouillard cérébral, vous leur donnez la piste, et bien ces personnes-là vous répondent, vous écrivent en disant, mais c'est miraculeux, vous m'avez sorti de problème. Donc, surtout pas du systématique. Continuons, et ça serait vraiment dommage, le lait, c'est important en France, l'agriculture, les fromages, il y a beaucoup de choses dont on bénéficie grâce au lait, mais si vous êtes malade du lait, attention, il ne faut pas continuer. C'est un peu vrai pour tout. Et donc, pareil pour les pâtisseries. Si vous êtes malade des pâtisseries, il faut arrêter, effectivement. Donc, pour tous ceux qui présentent des symptômes dont ils ne trouvent pas la cause, qui sont en errance médicale, pour le coup, ça peut être une piste à creuser, tester et se dire « Ah, ben tiens, j'étais peut-être dans ce cas-là et j'ai trouvé la réponse. » Mais certains disent que, par exemple, le gluten, finalement, abîmerait... Enfin, que ça ne serait pas uniquement pour ceux qui sont en errance médicale, mais qu'il faudrait, dans l'absolu, que l'entièreté de la population arrête de manger du gluten, notamment du gluten moderne, parce que dans tous les cas, ça va favoriser de la porosité intestinale. Donc on est toujours dans ce truc à se dire, ça a l'air pas bon pour ceux qui souffrent, mais pour ceux qui n'en souffrent pas, c'est peut-être pas bon, mais on n'en est pas sûr. Finalement, c'est comme si on n'avait pas un réel consensus sur les véritables impacts du gluten sur la biologie générale de l'être humain. Alors oui, vous posez un vrai problème, Mais je me dois d'être prudent parce que déjà d'annoncer que la grande majorité des gens qui ont mal au ventre, ça vient du lait de vache et du gluten, je peux déjà recevoir des volets de bois vert en me disant « Mais où va-t-il ? Pourquoi est-il si précis là-dessus ? » Mais ce que vous dites est tout à fait pertinent, si nous avions des aliments, qui n'étaient pas transformés, nous pourrions continuer à manger sans craindre du gluten. Sauf qu'aujourd'hui, et pourquoi 2012, en 2010, semble-t-il, d'après ce que j'ai lu dans la littérature. On a ouvert largement les cultures du blé à des entreprises qui ont mis en culture des blés un peu résistants et pas forcément les plus digestibles. Et surtout pour faire du rendement, parce que le prétexte étant qu'il faut nourrir la population, on a mis des pesticides. Et aujourd'hui, le grand problème de ces aliments, notamment le gluten, ce n'est pas tellement le gluten, ce sont les pesticides. Qui, joint au gluten, crée cette irritabilité du gluten. Vous savez, en immunologie-allergologie, c'est vrai pour beaucoup de choses. On a beaucoup parlé de l'allergie au graminé qui était due au fait qu'il y avait associé des particules de diesel. Donc, il semblerait que s'il n'y a pas de voiture, on serait moins sensible au graminé. Eh bien là, si le gluten n'avait pas de pesticides, et tout se discute, vous savez, ça se discute en Assemblée nationale, etc.. Le bénéfice, le risque, eh bien là, on pense que s'il n'y avait pas de pesticides sur ce gluten, nous n'aurions pas ces problèmes. Alors, il y a des livres sur le glyphosate qui font peur, effectivement, quand on lit beaucoup de maladies, par exemple, on le sait. Les viticulteurs qui font aujourd'hui des maladies de Parkinson à 40 ans seraient victimes de la toxicité des pesticides qu'ils répandent sur les vignes. Eh bien ces personnes-là vont peut-être être sensibles au gluten, puisqu'il y a des liens établis entre maladie de Parkinson et gluten, par exemple. Donc vous voyez, c'est toutes des choses qu'il faut, mais on ne peut pas en faire une politique générale, parce qu'il va y avoir le problème de complotiste, pas complotiste, et ce n'est pas ça. En médecine, on doit soulager des malades et ne pas faire des grandes théories. Question intéressante, qui m'intéresse particulièrement peut-on, consommer du gluten et des produits laitiers pendant des années, même pendant des décennies, et à un moment, avoir une intolérance, ou je dirais même encore différemment, développer une sensibilité ou une intolérance 30, 40, 50 ans, sorti un petit peu de nulle part, est-ce que ça c'est possible ? Et deuxième chose, est-ce qu'il est possible en fait de se désensibiliser ? Non, je vous laisse là-dessus et puis j'irai sur la deuxième question après, ça sera plus simple. Oui. Alors, bien entendu, je n'ai pas 3000 ans de vie et je ne peux me baser que sur ce que j'ai lu ou entendu. On sait, par exemple, que le lait de vache n'était pas pris par les hommes préhistoriques. Il y a même des peuplades primitives dans des pays, comme le Brésil, où ils ne prennent pas du lait animal, et notamment du lait de vache, parce qu'on avait reconnu que c'était plus ou moins délétère. Beaucoup disent qu'au-delà de l'âge de 3 ans, le lait n'est pas bon pour l'individu, l'être humain. On sait aujourd'hui, par rapport à ce qui se passe en Suède par exemple, où ils boivent beaucoup de lait, qu'il y a davantage d'ostéoporose. Donc, petit à petit, on en vient à se convaincre que le lait de par ce qu'il est n'est pas bon. Mais surtout, le lait a été transformé tout de même. On ne peut pas nier que les vaches reçoivent des antibiotiques. On ne peut pas nier que les vaches, on prélève le lait même chez une vache qui est en train de porter un petit veau, ce qui n'est pas le cas dans beaucoup de pays. Et donc, il y a des facteurs de croissance hormonaux qui s'y trouvent. On ne nie pas qu'on donne des facteurs de croissance aux vaches pour qu'elles fabriquent 40 litres de lait au lieu de 20 litres, qui est leur capacité. Et puis, elles mangent du foin, de l'herbe qui a été aussi traitée souvent par des pesticides du glyphosate. Donc, on ne peut pas nier que le lait n'est pas le lait d'origine, Et c'est pourquoi il y a beaucoup, et de plus en plus nombreuses, on n'a pas donné le chiffre tout à l'heure, d'allergies ou d'intolérances au lait. Savez-vous que dans les eczémas atopiques du nourrisson, il y a 25% d'intolérances au lait, voire même d'allergies. 25% chez les nourrissons. Et que ça passerait à un nourrisson sur dix dès lors qu'on arrête le contact avec le lait. Donc oui, c'est quand même quelque chose de fréquent. Donc bon, le lait n'étant peut-être pas un aliment de première qualité, comment fait-on pour subvenir à ces besoins de calcium qui aujourd'hui sont assez élevés ? Les recommandations de la santé en France donnent des chiffres assez élevés en termes de besoins de calcium. Sans passer par des produits laitiers, il semblerait difficile de les atteindre. On retrouve du calcium dans d'autres aliments, dans les épinards, dans d'autres aliments, des végétaux, mais on aurait du mal à atteindre ce quota-là. Alors, est-ce qu'il faut faire confiance aux recommandations ou comment on s'y retrouve ? Alors, tout d'abord, je dois vous féliciter pour le niveau de compétence que vous avez, parce qu'entendre quelqu'un qui n'est pas médecin qui sait que la, L'apport de calcium vient des légumes en particulier, épinards, haricots verts, etc. C'est vraiment rare et bravo pour cela. Et ce qu'il faut savoir, c'est que certes le lait apporte du calcium, mais si ce lait abîme l'intestin, l'intestin ne sera plus capable d'absorber le bon calcium. Donc, si on ne se rend pas compte que l'aliment. Qui nourrit notre corps en calcium peut dégrader l'intestin et faire en sorte que ce calcium ne soit pas absorbé, on n'a pas posé la bonne question. C'est pourquoi je dis toujours ces régimes sans gluten et sans lait de vache, qu'on ne fait pas à vie, attention, qu'on va faire le temps de réparer l'intestin, parce que l'intestin est tout abîmé, il faut peut-être 6, 8, 12 mois pour le réparer et après on peut reprendre petit à petit. Mais ce sont des régimes qui ne carencent pas Ces malades n'ont pas de carence, bien au contraire. Quand ce sont des enfants à qui on arrête le lait et le gluten, ils vont reprendre de la croissance, ils vont grandir, ils vont prendre du poids, ils vont récupérer la malabsorption qu'ils avaient. Parce qu'en général, ces enfants qui sont intolérants au lait de vache ou au gluten, ils sont petits, ils n'ont pas et ils sont carencés. Donc ce sont des régimes d'éviction, de suppression du lait de vache et du gluten, mais qui font du bien à l'organisme. Même si on enlève les propres propriétés diététiques, caloriques et nutritives du lait et du gluten. Mais quand on est intolérant, il y a un avantage à le soustraire. Donc on le soustrait, ce qui va permettre d'avoir une meilleure absorption et finalement d'aller puiser son calcium plus facilement ailleurs. Eh bien plus facilement ailleurs et effectivement dans les légumes ou alors dans le lait de chèvre. On peut bien sûr le lait de chèvre, le lait de brebis, qui est moins impactant. Pourquoi ? Parce que la caséine de chèvre et de brebis est beaucoup plus petite. C'est une histoire de taille et je suis très heureux d'avoir entendu des diététiciens, des nutritionnistes parler de ça. Ils ont aussi, comme moi, une vision mécanistique de l'aliment. C'est parfait parce que justement, c'était la question qui allait suivre sur cette compréhension, de comprendre pourquoi le lait de chèvre ou le fromage de chèvre et de brebis poseraient beaucoup moins de problèmes que le lait de vache. C'est quelque chose qu'on entend, lait de vache non, lait de brebis. On se dit que c'est du lait animal, quelle différence ? Vous dites que finalement, c'est la taille de la caséine, donc des molécules, des protéines qui se trouvent dans le lait. C'est ça la seule différence qui fait que l'un est digestible et ne va pas poser de problème au niveau de l'intestin, et l'autre, oui. C'est en tout cas ce qu'on dit, ce qu'on lit, effectivement, et c'est en pratique, toutes les personnes qui ont des intolérances au lait de vache vont pouvoir tolérer le lait de chèvre. Sauf ceux qui seraient, de surcroît, intolérants par déficit en une enzyme qu'on appelle la lactase, auquel cas il leur manquerait une enzyme pour digérer le lactose, Mais sinon, si c'est juste un problème de caséine, lactoglobuline, lactalbumine, oui, le lait de chèvre, le lait de brebis est bien toléré. Et on peut imaginer peut-être d'autres animaux plus petits, mais pas la bufflone, par exemple, pas le mammouth, pas des gros animaux comme ça. Donc, les protéines dans le lait ou dans les produits laitiers qui posent problème, ce sont les grosses protéines de type caséine. En ce qui concerne, tous les sportifs la connaissent, la whey, la fameuse protéine whey. Celle-ci, est-ce qu'elle poserait problème pour vous ? Alors, je n'ai pas la réponse, mais je voulais vous dire une chose. Puisqu'on transforme les aliments, on sait le faire. Par exemple, un enfant qui est intolérant au lait de vache et qui va faire un eczéma très sévère, eczéma atopique, rouge des pieds à la tête, cet enfant va régurgiter de biberon, etc. On sait lui donner un lait non allergénique, c'est-à-dire un lait où on a découpé les protéines. Et donc, est-ce qu'on ne pourrait pas, pour permettre, là encore, la filière de lait bovin, on ne pourrait pas dégrader en petits polypeptides ce lait de façon à ce qu'il soit mieux toléré par la personne. Et ça, je pense, c'est peut-être une solution. Alors, le oui dont vous parlez, je ne suis pas suffisamment pointu dans ce domaine de nutrition. Mais si vous avez une information, je serais bien heureux que vous me disiez. Qu'est-ce que c'est que ce fameux oui que prennent les sportifs ? Non, mais la protéine de lactosérum, c'est la protéine de petit lait, quoi, qui sert à... Ah oui, c'est cela. Donc, a priori, oui, vous avez raison, mais a priori, je pense qu'il n'y aura pas de problème, Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il y a de la caséine dedans ? Alors, normalement, dans la protéine de whey, non, il ne me semble pas. Il y a tellement de déclinaisons entre les natives et les non-natives. Maintenant, il y a même des protéines, ils, appellent ça des... Bref, on a carrément encore plus découpé les acides aminés de la protéine de petit lait, donc ça passe très vite dans l'intestin. Je vais vous dire, je suis assez pragmatique, parce que je n'ai pas encore toute la finesse qu'il faudrait, par exemple pour ce genre de problème, mais dès lors que vous m'en parlez, je vais creuser la question. Mais je dis à la personne arrêtez tout produit laitier de vache. Et puis au bout d'un certain temps, la personne me demande est-ce que je peux prendre ça ? Je vais dire, tentez-le. Parce que chacun est un peu différent. Tentez-le et voyez ce qui se passe. Si c'est bon pour vous, il n'y a pas de problème. Ok. Alors je reviens sur la question avec laquelle je voulais enchaîner tout à l'heure. Et finalement, c'était très bien que je ne l'ai pas posé parce que comme ça, on est allé voir d'autres endroits. Concernant le gluten, Donc, pour par exemple le lait, il y a quelque chose qui est bien établi pour le lactose, c'est que lorsqu'on arrête de consommer du lait, et donc du lactose, on va arrêter de fabriquer une enzyme qui va nous permettre de la digérer, qui est la lactase, si je ne me trompe pas. J'ai déjà réalisé plusieurs épisodes, on en a déjà parlé. Je pense que les gens sont plus ou moins au courant. Quand on arrête de consommer du lait, on perd cette enzyme et plusieurs années après, on reconsomme du lait, on se rend compte qu'on n'arrive pas à le digérer ou qu'il y a un problème. Est-ce qu'il est possible ? Qu'il se passe la même chose avec le gluten, si on arrête le gluten pendant, une année, deux années, et qu'à un moment donné, je ne sais pas, parce qu'on avait envie de faire un test, on avait envie de voir comment ça se passe, et qu'à un moment donné, on se remet à consommer, de temps en temps, pain au chocolat, pizza, pain, base de blé, qu'on se mette à avoir des problèmes digestifs ou des signes, des conséquences physiques qu'on n'avait pas auparavant. Comme si on s'était déshabitué. Exactement. Alors là, vraiment, vous mettez le doigt sur un problème qui, moi, m'a beaucoup posé de questions, parce que c'est un peu le reproche qu'on pourrait faire. Vous arrêtez le gluten et donc, plus jamais, cette personne ne pourra reprendre du gluten. Ça, je l'ai entendu souvent de la part de mes collègues, par exemple, gastro-entérologues qui hésitaient à arrêter le gluten. Donc, je suis assez d'accord avec vous pour penser qu'effectivement, ça sera beaucoup plus difficile de réintroduire le gluten plus tard. Quoique j'ai tout de même, lorsqu'on l'arrête pendant 6 mois, 8 mois, on a des personnes qui arrivent à le reprendre. Et par exemple, parmi mes collaboratrices, j'ai une personne qui n'a pas pu, elle, le reprendre. D'autres, un petit enfant qui m'a dit, mais monsieur, vous m'aviez dit d'arrêter un an, mais maintenant, ça fait trois ans qu'on ne s'est pas vu, mais moi, j'ai repris le gluten et ça se passe bien. Donc, ça peut fonctionner. Mais il doit y avoir effectivement un phénomène comme cela. Sauf que, si on a une autre solution, et je l'espérerais, quand quelqu'un a mal au ventre, sa vie est perturbée, mais de façon incroyable. Par le gluten, est-ce qu'on peut faire autre chose que de le supprimer ? Si je le supprime avec le lait de vache, la personne va aller bien. Il faut parfois aussi mettre un médicament pour l'inflammation de la muqueuse, cette fameuse Mickey qui est associée. Mais bon, si le malade va bien, on est ravi, il revit une nouvelle vie. Si on a quelque chose qui pourrait remplacer l'éviction, la suppression du gluten et du lait de vache, bien évidemment, je serais le premier ravi. Et pour le moment, autant avec le lait de vache, on aurait pu penser qu'il y a le lactase, mais ça ne concerne que les gens intolérants au lactose. Et puis pour le gluten, on a certes des enzymes qui existent, on peut les trouver dans le commerce. Si un produit, je ne sais pas si je peux donner le nom, mais il y a stop dedans, eh bien, vous avez fait une erreur, vous avez pris un petit pain au gluten, vous avez mal au ventre, vous prenez ce petit comprimé, la douleur disparaît. Mais je ne pense pas qu'on puisse le prendre tous les jours. Et puis ça coûterait beaucoup trop cher. Donc voilà, aussi, il y a peut-être des solutions pour rendre ce blé et ce lait de vache plus digestibles. Bon, puisqu'on en est là, je vais vous partager ma petite expérience personnelle, de manière très courte, peut-être que ça ajoutera, je vais ajouter des données à la science. Il se trouve que j'ai arrêté, non pas de manière volontaire, mais parce que mon mode de vie ayant changé, j'ai de moins en moins consommé de gluten. De moins en moins, et aujourd'hui, j'en consomme quasiment plus. Les seules fois où, parce que de temps en temps, il peut m'arriver de manger une pizza, de manger quelque chose qui contient du blé. Systématiquement, j'ai fait des tests. Et ce qui fait... Systématiquement, j'ai des symptômes qui apparaissent, qui n'apparaissaient jamais auparavant. C'est pour ça que je vous ai posé cette question. Sauf que les symptômes que j'ai sont assez particuliers et ils ne me semblent pas les avoir vus ailleurs. Après l'ingestion de gluten, rare, je n'ai pas de démangeaisons, je n'ai pas d'éruptions cutanées, je n'ai pas, alors peut-être à la limite un peu de troubles de la digestion, je sens que je suis lourd, comme si j'avais mangé un truc, un peu lourd, un peu gras, alors que ce n'est pas nécessairement gras d'ailleurs. De ballonnement, je n'ai pas de signes intestinaux catastrophiques. Par contre, Je développe une tachycardie pendant plusieurs heures et j'aime bien les appareils connectés. Lorsque je mesure le sommeil, je peux le voir. Après ingestion de gluten, j'ai une augmentation du rythme cardiaque et donc du coup une diminution drastique de la variabilité de la fréquence cardiaque. Les sportifs savent de quoi je parle, pas que les sportifs d'ailleurs. Et j'ai fait plusieurs tests et c'est radical. Je me dis, c'est quand même fou. Vous avez raison. Alors, vous nous amenez dans un terrain qui est fort passionnant, qui est celui du terrain neurovégétatif. C'est-à-dire qu'il semblerait que les personnes qui sont intolérantes au gluten et au lait de vache ont un système nerveux neurovégétatif plus excitable. C'est-à-dire que ce sont des personnes qui peuvent faire des malaises plus facilement, vous savez, des malaises vagos, qui vont avoir des troubles d'urite, qui vont avoir de la pâleur ou de la rougeur, etc. Et on a rapporté des crises aiguës de tachycardie en relation avec cette intolérance au gluten, en effet. Alors, comme vous me dites que vous l'avez arrêté depuis longtemps et que ça rendrait possiblement plus sensible votre organisme au gluten, au moment où vous le prenez, il est vraisemblable que votre système nerveux végétatif va réagir plus fortement et que vous allez faire cette tachycardie. Moi je l'expliquerai comme cela et on doit tous réfléchir à une solution pour, ne pas arrêter le gluten quand on peut le faire pour éviter ce genre de phénomène. Bon ça c'est très curieux et en ayant parlé, j'en ai parlé avec le docteur Mouton peut-être que vous connaissez aussi sur ça qui m'a donné peut-être une piste de réflexion à savoir que ça se trouve j'ai toujours été plus ou moins, sensible au gluten sauf que peut-être que j'en avais pas conscience ou que dans le passé cette espèce de montée de fréquence cardiaque après avoir, mangé du gluten peut-être que je ne m'en rendais pas compte et c'est peut-être, aujourd'hui depuis que je mesure, que je regarde que je l'ai vu que j'en ai pris conscience bon, difficile de faire le point là-dessus, Quelle différence avec les FODMAP ? Parce que j'ai déjà entendu aussi pas mal de personnes dire non mais il faut arrêter d'incriminer le gluten. Effectivement, le gluten peut poser problème pour 10% de la population. Mais en réalité, le vrai problème, c'est sans doute pas le gluten, ce sont les FODMAP. Oui, alors les FODMAP, ça fait partie, on va dire, des trois grandes catégories, le lait de vache, le gluten et les FODMAP. Les FODMAP, c'est un ensemble d'aliments qui vont entraîner des perturbations d'ordre intestinal. Et lorsqu'on arrête, parfois il y a des médecins qui recommandent l'arrêt des FODMAP, ça couvre en fait effectivement l'arrêt du lait de vache et du gluten, donc c'est le régime le plus extrémiste qui soit. Il fut un temps où lorsque les personnes n'allaient pas bien en supprimant le lait de vache et le gluten, il fut un temps où je leur recommandais d'arrêter les FODMAP. Mais en fait c'était trop compliqué, personne n'y arrivait pas, Et donc, j'ai arrêté de proposer ça parce que ce n'était pas vivable. Et en fait, ce que j'ai compris, c'est que quand vous avez une maladie inflammatoire de l'intestin, ça ne suffit pas d'enlever les aliments qui sont pathogènes, délétères. Il faut aussi s'occuper de la paroi elle-même qui est enflammée, c'est-à-dire de la vraie maladie. C'est-à-dire qu'il ne suffit pas d'arrêter la course à pied quand on a mal au genou. S'il y a une arthrite, une inflammation de l'articulation, il faut traiter aussi l'articulation l'inflammation. Donc là, je me suis dit, il faut traiter notre entérite. Et c'est petit à petit que j'en suis venu à proposer ce terme d'entérite pour bien montrer qu'il y a une maladie inflammatoire. Et quels sont les médicaments à notre disposition pour cette entérite ? Ce sont les médicaments de la maladie de Crohn, c'est-à-dire, les médicaments comme le budésonide, un corticoïde local dans l'intestin, comme la mésalazine que l'on donne dans la rectocolite et que par le passé on avait largement démontré que c'était très efficace dans la maladie de Crohn. On va donner ces médicaments. Eh bien, du coup, c'est ce que je fais. Plutôt que d'arrêter les FODMAP, les deux principaux étant le lait de vache et le gluten, on les arrête et on va traiter par ces médicaments. Parfois même, on est obligé de passer par des injections. Ce qui compte, c'est le résultat thérapeutique. C'est ça qui est vraiment notre visée en ligne de mûre quand on est médecin, c'est faire quelque chose qui va soulager, guérir si possible le malade. Et donc, en faisant cela, sans supprimer les FODMAPS, on a des bons résultats. Cet entérite microscopique dont vous parlez, combien de pourcentage de la population en serait atteinte, même sans symptômes, même sans problématiques physiques ? Alors, si vous voulez, j'ai imaginé, parce que je n'ai pas fait de biopsie systématique de l'intestin grêle, etc. J'ai imaginé peu à peu que c'était dans l'intestin grêle que ça se passait. Pourquoi ? Parce que nos confrères gastroenterologues font des explorations du tube digestif, le plus souvent des coloscopies. Et vont, dans ces situations-là, ne rien voir. Soit on voit quelque chose, d'emblée, le diagnostic va être porté, maladie de Crohn ou les maladies associées, colites, lafocytaire, etc. Soit on ne voit rien. Et malheureusement, certains malades ont retenu que si on ne voyait rien en coloscopie, ils n'avaient rien. Non, ce n'est pas le cas. Si la coloscopie est normale, il y a déjà 50% de chances qu'ils aient tout de même une maladie inflammatoire de l'intestin, une myquie. Donc, j'en suis venu à me dire, si le colon est normal, c'est que c'est dans l'intestin grêle que ça se passe. Et puis, l'expérience venant, j'ai trouvé deux dosages extrêmement utiles qui sont certes peu exploités médicalement dans la grande pratique, c'est le lysozyme. Lorsque vous dosez le lysozyme, il va être augmenté. Et le lysozyme, c'est quelque chose, une protéine inflammatoire justement, qui va monter en cas d'inflammation du tube digestif. Et vous avez une autre protéine qui est l'alpha-2-macroglobuline qui va être basse. Mes diagnostics vont s'appuyer sur l'isosime élevée alpha 2 basse, mais aussi vitamine B12 basse, ce qui veut dire partie de l'intestin grêle iléon pathologique, même si on sait qu'il y a d'autres causes de déficit en vitamine B12, bien sûr. Et donc, on a tous les arguments pour dire que c'est bien quelque chose qui se passe dans l'intestin grêle. Et voilà, d'où le terme d'entérite lymphocytaire, non pas lymphocytaire, mais microscopique, et qui peut-être correspond à des entités anatomopathologiques différentes les unes les autres. Alors, en termes de fréquence, je dirais que si une personne sur dix dans la population souffre de l'intestin en relation avec les aliments, Eh bien, parmi ceux-ci, je dirais qu'il y a à peu près un tiers de personnes, qui ont besoin d'un médicament, de l'amitié pour les soulager. Donc, ce terrain d'entérite favoriserait le passage des parasites, parasites qui sont peut-être plus nombreux et plus présents dans l'environnement climatique. Qu'on ne le pense. Je vais vous proposer un petit trajet, nous expliquer un petit trajet pour qu'on comprenne sur un organisme qui aurait une entérite microscopique, donc qui aurait ce terrain à venir se faire infester par un parasite. Quel est le trajet du parasite ? De manière générique, après il y a plusieurs types de parasites, peut-être qu'ils se comportent tous différemment, mais par quel port d'entrée ils vont arriver et comment ça va se passer jusqu'au moment où ils, le parasite va arriver au niveau de l'intestin, va passer donc la barrière et va venir se loger quelque part ailleurs dans l'organisme juste pour qu'on comprenne, ce terrain d'entérite microscopique. Oui. Alors prenons un ver rond, c'est-à-dire un nématode ou un ailemate et, l'exemple le plus caractéristique, c'est Ascaris, qui est un ver qui est assez long, qui fait à peu près 20 cm, même si dans la même famille de parasites, on a les oxyures qui sont tout petits, qui font 3-4 mm, on a les trichocéphales, etc. Prenons cet ascaris. Donc, nous allons avaler des œufs ou des larves de ce parasite. Donc, dans l'alimentation, sur des légumes, sur de la salade, sur des fruits, etc. Donc, c'est d'où la nécessité de bien nettoyer tout cela. Nous l'avalons. Alors, ce parasite va passer par la salive qui contient des enzymes destructrices, mais pas très puissantes. Va descendre dans l'ésophage, va arriver au niveau de l'estomac, il va passer au travers de l'acidité de l'estomac. Sauf que si ce n'est pas un parasite, mais si c'est une bactérie, eh bien celle-ci, hélicobactère, va rester dans l'estomac, et ça sera peut-être le signe qu'il y a justement une fameuse micie. Bon, continuons avec notre parasite, il descend dans l'intestin grêle. Et une fois dans l'intestin grêle, il va devenir adulte, Puisque c'est un ascarisse, mais d'autres vers ne pourront pas devenir adultes. Ça sera le cas, par exemple, de la toxocarose, qui est un ascarisse du chien. Peu importe, il est soit au stade larvaire, soit au stade adulte dans l'intestin. Et ces parasites-là n'attendent qu'une chose, c'est sortir de l'intestin. Ils veulent sortir. Et donc, prenons notre Ascaris qui sort. Alors, il sort à la faveur du liquid gut, à mon sens, c'est cela. Il va profiter d'espacements ou d'inflammations. Et par exemple, la toxocarose et d'autres maladies parasitaires comme l'échidococose qui est due à un plat tellement, un verre plat, sont souvent observés chez des gens qui ont une maladie de Crohn. C'est-à-dire que le parasite a profité d'un foyer, d'une ulcération inflammatoire pour sortir. Ça, c'est très intéressant parce que combien de fois, à chaque fois qu'il y a une toxocarose, maladie parasitaire de ce parasite du chien, je trouve en même temps une maladie de Crohn. Bon, donc le parasite sort, notre Ascaris, toujours. Il se trouve donc, a priori, à l'extérieur du tube digestif. Et là, il a plusieurs voies. Soit, et c'est arrivé, c'est anecdotique, mais je vous le raconte quand même, il voit la trompe avec le pavillon qui se trouve au-dessus de l'ovaire. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il veut rentrer par là et il va le long de la trompe à l'autre bout. Il arrive dans l'utérus. Et là, il descend dans l'utérus et il se retrouve dans le vagin. On a eu des personnes qui ont déclaré avoir sorti des vers adultes de leurs organes génitaux. Donc, ce n'est pas exclu. Vous voyez que ça fait un petit peu peur. Mais l'autre façon, c'est qu'il va remonter, probablement peut-être par les vaines sushépatiques, par le foie, puis, et donc il y a parfois des mouvements enzymatiques au niveau du foie qu'on peut repérer, c'est le cas avec la toxocarose. Puis ensuite, il va remonter par les poumons et il va sortir par la trachée. Et arrivé ici, il va redescendre dans l'ésophage. Et ça, c'est un circuit qui est incroyable, impensable, sauf que des malades ont sorti le parasite de leur bouche. Et parce que ce parasite, il remonte par là. Et quand il remonte par le poumon, il y a de la toux. Il y a une pneumopathie interstitielle, ce qu'on appelle un syndrome de Leffler. Il y a des zéosinophiles, des globules blancs qui montent. Donc, il y a tout un tableau de toux quinteuse lié au passage du parasite. Et celui-ci va redescendre. Parfois, il ne redescend pas. J'ai un malade qui l'a capté dans ses fosses nasales. Le parasite était monté et il est sorti en se mouchant. Imaginez. C'est des choses qui sont inconcevables. cette dame qui l'a sortie par la bouche on a cru qu'elle était folle les médecins qui l'ont vue ont cru qu'elle était folle et il y a eu des conséquences pour elle malheureusement, Donc voilà le circuit, et puis il reprend son cycle en essayant de ressortir, et puis pendant ce temps-là, vous avez avalé des œufs et des larmes. Donc en fait, le parasite cherche toujours à sortir du corps, et n'y arrivant pas, il va passer par plusieurs endroits, il va se balader en fonction de... C'est ça. Il cherche, quoi. Et donc c'est pour ça qu'on a trouvé des parasites, par exemple, dans les cavités cardiaques, ça donne des endocardites parasitaires, On trouve même des parasites. Prenez le platelminte du porc, le teignat du porc qu'on va retrouver dans le cerveau, qui va donner la cysticercose. On a des choses incroyables qui se font. La larve de Toxocaracanis, qui est assez fréquente, 30% des chiens sont parasités. Un petit enfant de 4 ans qui reçoit un petit chiot à Noël va jouer avec. Si ce chiot n'est pas traité, n'est pas déparasité, l'enfant peut attraper le parasite. Le parasite va aller dans son œil et un jour, l'enfant va dire « Maman, je ne vois plus clair ». Et c'était dans les années 50, on voyait cet enfant et on disait « Mince, il y a une tumeur de l'œil qui ressemble au rétinoblastome, une tumeur maligne de l'œil ». Et on se précipite pour opérer cet enfant, lui enlever l'œil. Et en fait, on s'aperçoit que c'était un kyste de toxocaracanis, un granulome autour de ce parasite du chien. Et donc, aujourd'hui, on fait attention, bien entendu, à tout cela, et donc c'est pour montrer la place des parasites dans l'organisme. Même si, la plupart du temps, ils vont donner des démangeaisons, ils vont donner des cystites, et ça c'est très important, chez les femmes qui font plusieurs cystites, soi-disant cystites d'ailleurs, Des mycoses vaginales, des soi-disant mycoses vaginales, sont des femmes qui ont des parasites. Mais dans des rares cas, on a ces situations-là que je viens de vous citer. Sur ces cas, par exemple, où on aurait des symptômes récidivistes, récidivants, qui ne partiraient pas, qui seraient peut-être dus à un parasite, quelle est la marche à tenir selon vous ? Consultez mes traitements antiparasitaires directs. Est-ce que ça peut partir tout seul ? On peut guérir spontanément ? Vous savez, quand vous êtes gêné par des symptômes, la médecine, c'est là où elle est forte, c'est-à-dire qu'elle propose des médicaments qui vont soulager le symptôme et en même temps, si possible, traiter la cause. Donc, quand vous avez des parasites, ça peut se manifester par de l'urticaire. Avec des urticaires, pendant des années et des années, si on ne vous a pas traité les parasites, ça veut dire qu'on n'a pas fait son travail, parce que, c'est le cas d'une patiente dont je raconte l'histoire, 15 ans de parasitose, simplement, elle avait attrapé un parasite en Thaïlande qui n'était pas du tout les parasites français, et donc personne n'avait pensé à traiter cette petite opistorquia, cette petite douve de Chine. Bref. Donc oui, quand il y a des symptômes, il faut traiter le parasite et on tue le parasite avec des médicaments antiparasitaires. Et donc le symptôme disparaît. Dans la grande majorité des cas, il n'y a plus d'urticaire. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que si la muqueuse est malade, on a une entérite microscopique, à ce moment-là, les parasites vont revenir coloniser peu à peu, petit à petit. Et l'expérience a démontré que c'est au bout de six mois, dans la grande majorité des cas, ça peut être un peu moins, un peu plus long, au bout de six mois, ça y est, on est à nouveau contaminé et on doit se retraiter. Si bien qu'aujourd'hui, tous mes patients sont retraités automatiquement tous les six mois. Tant qu'on n'a pas corrigé la porte d'entrée principale, qu'on ne l'a pas fermée, effectivement, c'est mené à revenir. Je passe d'ailleurs un coucou au docteur Marc Bonheur, je ne sais pas si vous connaissez, qui parle aussi des... Marc Bonheur au Québec, qui parle des parasites justement sur des gencives, sur des parodontites, en fait, que c'est une porte d'entrée pour les parasites qui peuvent provoquer plusieurs choses, notamment neurologiques. Ça, c'est intéressant. Il développe toute cette partie-là. Peut-on vivre des années avec un parasite, comme la dame dont vous parliez, sans jamais avoir de symptômes ou sans jamais le savoir ? Oui, je pense que oui. Et sans jamais avoir de problèmes intestinaux non plus. Donc, apparemment, pas de terrain, pas de symptômes et pourtant, il y a un truc qui vit. Oui, je pense que c'est même la grande, grande, grande majorité des cas. Les personnes ont des parasites, ne le savent pas et n'ont pas de symptômes. D'ailleurs, un grand parasitologue, docteur Lapierre, disait qu'il faut que les médecins se mettent dans la tête que 80% de la population a des parasites dans l'intestin. Mais quand ce parasite devient pathogène, et on sait pourquoi ou on ne sait pas pourquoi, et dès lors qu'il donne des symptômes désagréables, qui fait que la vie n'est pas vivable, il faut traiter. Mais sinon, ne jamais faire de traitement systématique, des parasites. Parce qu'ils appartiennent aussi aux microbiotes, comme les bactéries. On ne va pas désinfecter notre tube digestif des bactéries. Parce que si on le faisait, on va détruire 2 kg de bactéries. Certes, on va perdre du poids, mais vous imaginez la catastrophe immunologique. Donc non, en l'absence de symptômes, on ne traite pas les parasites. On a beaucoup parlé de gluten. Je pense qu'on a compris un peu tout le système, comment il fonctionne. Les parasites, par rapport à toutes ces causes-là, en termes cutanés, les signes les plus courants ? Vous avez parlé des mangeaisons. effectivement on va vous donner plusieurs signes cliniques au niveau du cou de la langue, c'est quand même intéressant on peut tous plus ou moins s'y retrouver je pense que c'est peut-être ça le truc, c'est se dire finalement moi ça j'ai l'impression de l'avoir la peau un peu sèche ici, est-ce que je suis nécessairement concerné par ce truc là ? Est-ce qu'il y a quand même des signes qui pour le coup sont évidents que si on a ce type de signe cutané on est forcément sous parasite ou sous une entérite microscopique Est-ce que, comment on appelle ça, des signes pathognomoniques ? Oui, vous avez raison, et ça c'est très important d'avoir ces signes pathognomoniques, parce qu'ils disent, alors, si vous vous grattez, par exemple, vous vous grattez sur le corps, ça peut être effectivement des parasites qui a 8 chances sur 10 que ça soit une cause parasitaire, mais vous avez aussi la possibilité que ça soit un lymphome malin, ou que ça soit un trouble métabolique, un trouble thyroïdien, ou une hypercalcémie. Ça, c'est au médecin de faire ce qu'on appelle le diagnostic positif, il va conclure à la cause, et le diagnostic différentiel. Par ordre de fréquence, ça sera les parasites. Si bien d'ailleurs que des auteurs ont dit, prenez quelqu'un qui arrive soit avec des démangeaisons, soit avec de l'urticaire, vous le traitez les yeux fermés par un antiparasitaire, vous allez en guérir 80%. Donc ça veut bien dire que c'est un signe fréquent. Donc oui, les démangeaisons, l'urticaire, chronique, également l'eczéma. Et beaucoup d'enfants ont des eczémas atopiques en relation avec le lait de vache, en relation avec le gluten et également en relation avec les parasites et les fameuses immunoglobulines E que l'on va retrouver chez lui ne sont pas forcément des anticorps d'allergie alimentaire mais des anticorps de, réponse contre les parasites puisque l'organisme fabrique des IGE pour attaquer les parasites. Les démangeaisons, on l'avoue, tout ce qui gratte. On a vu les cystites, les mycoses, c'est la femme. Qu'est-ce qu'on a d'autre comme manifestation ? Alors, oui, il y a des territoires. Quand vous grattez les organes génitaux ou l'anus, là, c'est un argument très fort pour penser aux parasites. Et donc, on va chercher les douleurs abdominales, parce que là, c'est parfois les parasites qui font mal au ventre, mais c'est surtout l'entérite microscopique qui est associée, entérite secondaire au lait de vache et au gluten. Donc, les douleurs abdominales, les troubles du transit, constipation. On a des personnes qui ont une constipation de trois semaines. Imaginez quelqu'un qui ne m'a pas aux toilettes avant trois semaines. Lorsque vous arrêtez le lait de vache et le gluten, c'est arrivé chez quelques patients qui ignoraient qu'elles avaient cette intolérance, mais ça leur a redonné une vie sociale. C'est-à-dire que 15 jours après, elles allaient aux toilettes tous les deux jours. C'était incroyable. Elles n'avaient jamais pensé qu'en arrêtant le lait de vache et le gluten, on pouvait arriver à cela. Vous avez parfois des diarrhées. Des gens qui viennent me voir, docteur, ça fait 15 ans que j'ai la diarrhée. Chaque fois que je prends ma voiture, je vais chez des amis ou je vais à la banque. Je suis obligé de prendre du papier toilette dans ma voiture, des rechanges, parce que le long de la route, je vais devoir m'arrêter. Ces personnes-là n'ont plus de vie sociale. Vous avez les arguments pour l'intolérance au gluten, vous avez les signes cutanés qui sont en photographie dans le livre, et ça, c'est vraiment une aide exceptionnelle. La personne a su qu'elle était à l'intolérance au gluten, elle a arrêté, elle n'a plus besoin de se changer. Donc, des signes simples, des signes caractéristiques pathognomoniques, comme vous dites, et puis parfois des manifestations. Comment savoir quelqu'un qui a une épilepsie, qu'il est intolérant au gluten ? Eh bien, il y a différentes approches, notamment les signes cutanés, et puis surtout l'efficacité de l'arrêt du gluten. Et alors, surprenant, vous parlez aussi d'apparition de cheveux blancs de manière précoce et que ça pourrait être un signe. Oui. Alors ça, ça m'a beaucoup amusé au cours de ma vie, ces petits signes dont personne ne prête attention. Les cheveux blancs précoces, la langue qui prend un aspect de langue géographique. Énormément de petits signes comme ça où le professeur, à l'époque, quand j'étais étudiant, disait « Oh là, c'est pour l'anecdote, ne prenez pas de notes. Ce n'est pas la peine. Ça ne tombera pas à l'examen, ne prenez pas de notes. » Moi, je me précipitais pour écrire cette phrase parce qu'elle me disait « ça peut être utile ». Et en effet, les cheveux blancs, c'est quoi ? Ça s'appelle la canicie. C-A-N-I-T-I-E. Les anciens, n'ayant pas de test biologique, se servaient beaucoup de signes cliniques comme ça. Et donc, ils avaient écrit des chapitres inquiets sur la canicie. Cheveux blancs précoces. Quelqu'un qui a des cheveux blancs à 40 ans, c'est quand même assez exceptionnel. Eh bien, ça peut venir d'une maladie par déficit en vitamine B12. On appelle la maladie de Birmer, qu'elle vienne par exemple d'anticorps contre l'estomac. Mais cette carrosse en B12 peut venir de l'intestin grêle. On a vu l'iléon, peut venir d'un manque de sucre pancréatique, par exemple. Donc oui, canicée précoce, déficit en vitamine B12. On a vu des canicées précoces chez des gens qui ont une maladie de Parkinson. Oui, et d'ailleurs, la plupart des personnes qui ont une maladie de Parkinson, Je ne veux pas dire toutes, mais beaucoup d'entre elles ont les cheveux blancs. Et j'expliquais à mes internes, quand vous voyez une personne âgée qui a des troubles de la marche, des troubles de l'équilibre, s'il a les cheveux blancs, vous allez faire un examen particulier pour chercher la maladie de Parkinson. Il y a des maladies auto-immunes. Comme le lupus erythémateux. Il y a aussi ce qu'on appelle le syndrome des antiphospholipides. Une femme, par exemple, de 25 ans, qui fait des fausses couches à répétition. Si elle a les cheveux blancs, vous pouvez pratiquement en déduire la nature des fameux anticorps responsables des fausses couches, qui s'appellent les anticorps antiphospholipides, parce qu'il y a une association qui a été reconnue, cheveux blancs précoces, antiphospholipides, fausses couches. Voilà, donc ces petites choses, d'ailleurs je remets dans le livre les causes de ces cheveux blancs précoces, comme les causes des langues géographiques ou des petits signes qui aident le clinicien. Le clinicien, il a sa clinique entre les mains tant qu'il n'a pas la biologie pour faire le diagnostic. Et puis, en plus, on peut s'en servir comme argument. Comme ça, si on a des cheveux blancs un petit peu taux, on pourra dire « Ah, c'est sûrement un déficit en vitamine B12 ». Exactement, exactement. Ce n'est pas parce qu'on se fait des cheveux. D'ailleurs, quand l'expression « on se fait des cheveux », ça veut dire qu'en fait, les cheveux tombent et on se fait des cheveux sur l'oreiller. Les cheveux sont sur l'oreiller parce qu'ils tombent et on ne s'en fait pas sur la tête. Quel est le rapport entre l'alimentation, le type d'alimentation et l'acné ? Est-ce qu'on a aujourd'hui réellement prouvé que l'acné était exacerbé sur de l'alimentation trop grasse, trop sucrée ? Oui, c'est vrai. Les patients le disaient moi-même, ayant été un adolescent avec de l'acné, j'avais remarqué que si je prenais du saucisson, des charcuteries, si je prenais du chocolat ou des produits laitiers, j'allais faire une poussée d'acné. Pendant longtemps, les dermatologues ont nié cela. Ils n'ont pas voulu. Parce que, vous savez, il y a une façon en médecine de dire que si ce n'est pas démontré, ça n'existe pas. Moi, ma vision, c'est, si ce n'est pas démontré, je vais écouter les personnes et me faire mon idée. Peut-être que ça existe. On ne le démontre pas. Il y a des choses qu'on ne démontrera jamais, et pourtant elles existent. Donc, il a fallu attendre qu'un explorateur aille dans une tribu d'une peuplade, qui vivait comme à l'ère préhistorique, dans des forêts amazoniennes, pour découvrir là des gens qui n'avaient aucun bouton, aucune lésion de type acné. Pas de points noirs, pas de micro-quisses, pas de boutons purulents, rien. Et il s'est dit, mais c'est curieux, ces gens-là n'ont même pas un follicule sébacé exacerbé. Eh bien, il s'est aperçu que c'est parce qu'il ne buvait jamais de lait de vache. Et donc, il est revenu en disant, je pense que le lait de vache est une cause d'acné. Et effectivement, aujourd'hui, on a la preuve. Prenez quelqu'un qui est acnéique, s'il boit du lait de vache, il va faire une poussée d'acné. Et on a des études qui ont montré que d'arrêter le lait de vache réduisait l'acné. Et je me suis d'ailleurs amusé, entre guillemets, avec la complicité d'un patient qui n'était pas très pressé, mais qui buvait beaucoup de lait de vache. Je lui ai dit, dans trois semaines, est-ce que vous êtes d'accord de repasser ? Vous ne buvez pas de lait de vache. Qu'est-ce qu'il se passe ? Il était guéri de son acné. Guéri, on n'avait même pas eu besoin de médicaments. Donc oui, il faut écouter l'alimentation et on pense à d'autres types d'alimentation. Je pense aux alimentations grasses, les sauces, des choses comme ça. Le sucre, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça plusieurs fois, que les aliments sucrés faisaient des poussées d'acné, des poussées de boutons. Il y en a qui disaient « j'ai mangé n'importe comment, demain ça va se voir sur ma gueule ». Exactement, et là on a les biochimistes qui le démontrent avec des séries de stimulation de médiateurs inflammatoires. Donc, si on limite grandement le sucre, qu'on limite également le lait de vache, surtout pour ceux qui sont intolérants, le gluten également, et qu'on n'a pas d'entérite microscopique, qu'on fait tout pour ne pas avoir d'entérite microscopique et donc de parasitose également, on est censé avoir une peau absolument impeccable. Oui, c'est le mieux qu'on puisse faire, effectivement. Tant qu'on est sur la peau, parce que comme vous êtes dermatologue, il faut que j'en profite pour poser la question. Les UV, grand débat, gros débat, les UV, sur le potentiel risque de vieillissement de la peau, de destruction de la peau. Certains disent, le contraire, qu'il faut justement s'exposer, mais aux bons UV, alors les A et pas les B, ou inversement, pour justement avoir, un bon renouvellement de l'épiderme. Qu'en est-il ? Est-ce que vous voyez souvent des problématiques directement liées entre les UV et la peau ? Ce que vous dites là, c'est du bon sens. Il ne faut pas être extrémiste jamais. Jamais en médecine, on ne peut pas dire « tu fais ça, tu iras très bien » ou « tu arrêtes de faire ça et tu iras très bien ». Non, il faut le soleil, l'exposition. On le sait, le mode d'exposition est un facteur de mélanome. Par exemple, on sait depuis la mode des jupes courtes, et des vacances payées que l'exposition brutale, un mois de vacances avec des coups de soleil, comme tous les enfants de mon âge par exemple avaient, avec la peau qui se décolle dans le dos, etc., on a tous connu ça, ça c'est un facteur qui prédispose au mélanome. Donc, on va éviter ce type d'exposition, c'est-à-dire surtout pas avoir de coups de soleil. On a appris peu à peu que c'était un certain type d'ultraviolets qui vont favoriser tout ça. Donc, par contre, en revanche, le paysan qui, lui, est tous les jours avec sa casquette, mais il va éviter de s'exposer entre 11h et 16h, lui, il va avoir une exposition chronique et il va faire plutôt d'autres problèmes de peau, un vieillissement, et il va faire des petits carcinomes qui ne sont pas bien méchants, qui s'opèrent, quand on n'en parle plus. Donc, on fait attention, mais on ne va pas supprimer l'exposition au soleil. Le soleil, on en a besoin, ne serait-ce que pour fabriquer notre vitamine D. Nous avons besoin d'un minimum de 15 à 20 minutes d'exposition par jour, du visage, des mains, des avant-bras, en quelques saisons que ce soit, pour fabriquer notre vitamine D. Et probablement qu'on découvrirait d'autres propriétés du soleil si on nous interdisait de s'y exposer. Ne serait-ce qu'également pour le moral, pour la dépression. Vous savez très bien que dans des régions dans le nord ou aux extrêmes, au pôle, là où il y a des nuits qui durent très longtemps, les gens sont déprimés, c'est terrible, et donc on leur donne de la lumière pour éviter cela. Donc, l'exposition vraiment chronique est tout autant problématique que l'exposition aiguë en une seule fois. D'un côté, ça va venir plus vite, alors qu'en aiguë, on ne va pas forcément avoir les UV tout le temps qui vont taper sur la peau. Mais par contre, les coups de soleil violents, même rares, participent à la création, de cellules cancérigènes. Oui, c'est ça. C'est ce mode de réception d'ultraviolet, extrêmement des doses importantes sur un temps court, qui est le facteur de risque du mélanome. Mais bien entendu, ce n'est pas le seul, probablement que la nourriture joue un rôle dans le mélanome. On en parle de plus en plus. Et notre alimentation transformée. Vous savez, je crois que les plus gros efforts sont à faire au niveau de l'alimentation. Pour beaucoup de cancers. Comme tout d'ailleurs, ce qu'on ingère, tout ce qui rentre à l'intérieur se voit à l'extérieur, comme disait la pub ou je ne sais plus quoi. Parmi les dernières questions, si on avait envie de hiérarchiser, qu'est-ce qui pour vous aujourd'hui pose le plus problème en termes de peau entre la pollution environnementale, atmosphérique, ce qu'on va recevoir directement sur le visage ou sur la peau, et l'alimentation ? Lequel serait le plus urgent entre les deux ? Pour moi, c'est évident, c'est l'alimentation, parce que l'alimentation va avoir des répercussions sur la peau au travers d'énormément de mécanismes, par exemple des carences. Vous allez voir une maladie parodontale, on en a parlé tout à l'heure, qui est souvent associée à l'intestin inflammatoire, la parodontique. Vous allez avoir par des carences, par exemple en vitamine C, vous allez avoir des troubles de la cicatrisation, vous allez avoir une peau atrophique, vous allez avoir des ongles très fragiles. La vitamine C qui est un gros problème aujourd'hui puisque les fruits ne contiennent plus suffisamment de vitamine C. Et donc, il faudrait en apporter. Donc, au travers des carences, et vous savez qu'on passe à côté de beaucoup de carences. Pourquoi ? Parce qu'on avait des normes qui étaient fausses. Vous dosez la vitamine B12, vous voyez un chiffre et vous vous apercevez qu'il est dans les valeurs normales. Et en fait, ce chiffre-là, il est trop trop bas parce que la valeur normale, elle n'est pas celle-là. Elle est différente, elle est beaucoup plus haute. Donc, on a beaucoup de carences. Et il y a des vitamines qu'on ne dose pas, mais qui jouent des rôles très importants, la vitamine B2, la vitamine B3. Donc les personnes qui ont des pellicules, par exemple, qui ont des plaques rouges sur le visage, qu'on appelle dermites séboréiques, eh bien parfois ce sont des gens qui ont tout simplement une maladie intestinale inflammatoire liée à ce dont on vient de parler, avec des carences en ces vitamines-là. Donc oui, l'alimentation au travers des carences, mais également l'alimentation comme porte d'entrée de microbes. Il y a énormément de microbes, etc. Par exemple, la fieftifoïde, la salmonellose. Et si on attrape une salmonellose, ça veut dire qu'on a déjà l'intestin qui était abîmé par une petite entérite microscopique. C'est tout ça également qui est très important. S'interroger, si on fait des gastroenterites, si on fait des problèmes infectieux, c'est qu'il y avait déjà une maladie abîmée qui abîme déjà notre intestin. Et hormis supprimer toutes les causes qui pourraient entretenir cet entérite microscopique, que pensez-vous par exemple de la berbérine pour venir corriger, traiter, soigner ? Est-ce qu'en dehors d'enlever toutes les causes, il y a aujourd'hui des suppléments, des éléments naturels, proclamés naturels, qui permettraient d'améliorer ou de rendre l'intestin moins poreux, moins perméable ? Oui, vous avez tout à fait raison. Et là, c'est très important. Et il y a beaucoup de laboratoires qui se développent aujourd'hui dans le domaine des compléments alimentaires. Il ne faut pas faire n'importe quoi, il faut vraiment que les personnes ne jettent pas leur dévolu sur « je prends des compléments alimentaires ». Non, il faut savoir ce que l'on fait. Lorsqu'on a un « leaky gut », un intestin poreux, et donc on a des articulations plus souples, on est plus sensible aux douleurs tendineuses, etc. Donc on a un intestin poreux. Dans ces cas-là, on va prendre par exemple de la glutamine. C'est un acide aminé. Curieusement, on ne nous l'enseigne pas en faculté de médecine. Quand j'ai appris il y a quelques années l'intérêt de la glutamine, j'en ai parlé à mes enfants qui étaient en médecine, eux, ils avaient entendu parler, mais moi, jamais. Donc, la glutamine, la berbérine, vous avez tout à fait raison, qui a énormément de propriétés, à la fois sur le microbiote, elle stimule le microbiote, on n'a pas beaucoup parlé de microbiote, mais là, il y aura tout un univers à développer, peut-être en parlera-t-on prochainement. Et puis, la berbérine a aussi d'autres effets bénéfiques dans des conséquences de cette maladie antérythme microscopique qui peut entraîner des risques vitaux au travers d'une insulino-résistance. C'est-à-dire que le pancréas va succomber à l'inflammation chronique en fabriquant trop d'insuline et vous faire prendre du poids déjà, vous faire courir des risques d'AVC, d'infarctus et de cancer. Et cette berbérine peut jouer un rôle préventif, protecteur de cette insulinorésistance, un mot-clé que les personnes doivent vraiment noter et regarder. Dernière question, après avoir investigué longuement pendant plusieurs années les parasites, et vous avez beaucoup communiqué dessus, l'intestin et le lien entre les deux, est-ce qu'en ce moment, ou dernièrement, ou dans un futur proche, il y a une thématique, enfin pas une thématique, un sujet qui vous intéresse particulièrement, sur lequel vous êtes en train de travailler, qui pourrait peut-être faire avancer encore plus la compréhension, de problèmes de ceux qui sont dans une errance médicale ? Oui, alors, merci beaucoup. Et il y a deux problématiques qui m'intéressent. Premièrement, le microbiote. Mais il y a tellement de gens qui ont pris de l'avance, qui travaillent déjà dessus, et qui ont des connaissances. Je ne pense pas que moi-même, je serais capable d'apporter des choses supplémentaires, sauf peut-être dans la mise en œuvre des apports de bactéries comme cela. Mais ça, c'est un sujet qui va nous conduire à des hypothèses intéressantes pour l'avenir, pour beaucoup de maladies. Mais attention, ne prenez pas des probiotiques. Comme ça, ça ne sert à rien. Il faut que ça soit vraiment prescrit en sachant ce qu'on fait. Deuxième chose qui va m'intéresser, je pense, c'est les fascias. Les fascias qui sont ces zones de transition entre les muscles, entre les ligaments et les muscles, etc., les tendons et les muscles. Ces fascias, on a des fascias thérapeutes aujourd'hui, qui travaillent cela, et je pense que ces fascias expriment des douleurs, qu'est-ce qui gêne la vie des gens ? C'est souvent des douleurs, ostéo-articulaire, mal dans le dos, etc. C'est ça qui perturbe la vie, leur abdominal. Eh bien, si on pouvait, en comprenant ce qui se passe au niveau des fascias, améliorer, ça serait intéressant. Je vais regarder ce qui se passe dans ce domaine-là. Très bien. J'ai une toute dernière question. C'est con que je ne la pose pas parce que c'est vrai qu'en ce moment, on se développe beaucoup l'intérêt des analyses biologiques, pas que dans un cercle médical conventionnel, mais de plus en plus de gens ont envie d'aller tester des marqueurs biologiques, des marqueurs même génétiques. Pour ceux qui n'ont pas nécessairement de symptômes, ou alors qui en ont un petit peu mais ils ne sont pas certains d'être consénés par l'entérite microscopique, peut-être qu'ils ont une sensibilité mais ils ne le savent pas trop est-ce qu'il y aurait un moyen de vérifier biologiquement par une analyse particulière de dire tiens là, je viens de voir que, on a parlé par exemple des anticorantiques gliadines, s'ils sont élevés bon là on a une sensibilité au gluten c'est avéré, et pour l'entérite microscopique de manière générale ? Est-ce qu'il y a un ou deux marqueurs comme ça qui permettent de le savoir ? Vous avez raison. Alors, effectivement, on voit beaucoup de gens qui sont intéressés par la biologie aujourd'hui et qui vont demander au travers de leurs naturopathes, par exemple, des prises de sang. Alors, tout d'abord, il faut savoir que les prises de sang les plus intéressantes, c'est celles du passé. C'est celles qui étaient là au moment où vous avez commencé votre maladie. Si elle a commencé il y a 20 ans, c'est la prise de sang d'il y a 20 ans et les 20 dernières années qui sont intéressantes. Donc, reprenez toutes ces prises de sang et regardez-les bien parce qu'il y a beaucoup d'anomalies qui sont passées à l'as, comme on dit. C'est-à-dire qu'on n'a pas vu l'augmentation des éosinophiles, les globules blancs et éosinophiles. On n'a pas vu les monocytes qui, de temps en temps, vont monter vers 800 puis redescendre et qui sont déjà l'indication d'une maladie de Crohn, du petit intestin, par exemple, etc. Les lymphocytes qui peuvent être bas et qui témoignent d'une perte de globules blancs dans l'intestin, donc d'une entéropathie exudative. Donc, les prises de sang, c'est déjà celle-là. Ensuite, les prises de sang à faire. Certainement pas celles du quotidien, certainement pas le cholestérol, les triglycérides qui sont refaits sans arrêt, l'urée, l'acidurie. Non, il faut sortir de ces prises de sang bateau qui n'apportent rien. C'est-à-dire que chaque fois que vous faites le bilan de votre maison, vous n'allez pas compter les ampoules, les poignées de porte et les anneaux de rideau. Parce que ça, ça n'apporte rien. Il faut de temps en temps aller regarder au sous-sol la chaudière, la pression dans les tuyaux de chauffage, etc. Des choses particulières. Donc, dans ce qui nous concerne, qu'est-ce qui sera intéressant ? C'est bien sûr les déficits, les carences en vitamine B12, B9, D et le fer. Le fer, on va doser le coefficient de saturation de la transférine, par exemple. Parce que ça, avec ces 3-4 prélèvements, on a des informations. Savez-vous que les Iraniens et les... Les Iraniens et je ne sais plus, les Grecs ont démontré que si vous aviez un déficit en B12, B9, vitamine D, vous aviez presque à coup sûr une myquie et peut-être probablement l'entérite microscopique. Donc voilà, ces choses-là sont importantes. Puisqu'on est dans la biologie. L'électrophorese des protéines, ça c'est un examen qui est formidable parce qu'il va vous dire, dans les alpha-1, si vous n'avez pas un manque d'alpha-1 qui pourrait être un facteur congénital, qui prédispose à des maladies auto-immunes. Dans les alpha-2, puisqu'on a la fameuse alpha-2 macro-globuline, ceci peut être bas, vous avez les bêtas qui représentent les immunoglobulines A. Vous savez que dans le corps, il y a les IgG, IgM, IgA. Les immunoglobulines A sont celles qui parlent dans l'intestin. Elles sont soit élevées, soit basses. Quand elles sont dans un sens ou dans l'autre, ça veut dire qu'il y a une maladie de l'intestin. Donc ça, c'est intéressant. et les gamma-globulines, dans lesquelles on a les immunoglobulines G et M. Et quand elles sont augmentées, ça veut dire qu'on a des parasites, plus souvent. Quand elles sont basses, qu'on a une entéropathie exudative. Donc, si je devais retenir deux examens, parce qu'on ne peut pas les dire tous, électrophoresse des protéines, la vitamine B12, B9, D, et le fer. Voilà. Voilà, qui sont en déficit à cause d'une malabsorption. Qu'est-ce qui ne va pas dans mes intestins ? Face à l'errance médicale comprendre pour traiter, je recommande évidemment, en plus vous avez des super photos à l'intérieur que je vous laisse découvrir, non au-delà de ça surtout si pour ceux qui ont des troubles des intestins troubles digestifs, des douleurs palonnements, des choses qui n'arrivent pas, à comprendre. Il y a des pistes de réflexion, il y a des choses à tester, il y a en plus, vous parlez un petit peu aussi d'une petite anecdote sur un, problème au niveau des verticales que vous avez eu, vous expliquez un peu vos premières années d'internat, ce qui vous a amené à voir la médecine comme finalement quelque chose de transversal et de venir aller piocher un petit peu partout, pour faire des vrais diagnostics. On laissera le lien dans la description, de toute façon, pour ceux qui veulent aller regarder se le procurer donc c'est chez Guitré Daniel merci beaucoup professeur Philippe Imbert c'était un plaisir de vous poser mes questions, de creuser tous ces sujets là on avance vous vous faites avancer la médecine et la recherche et et le et la santé donc vous étiez le bienvenu sur ce podcast c'est moi Jérôme qui vous remercie. Parce que je veux vous dire chapeau parce que vous avez vraiment lu le livre de A à Z vous avez tout vu même les anecdotes sur mes propres problèmes médicaux où j'explique qu'au travers d'un problème sur une artère on a pu éventuellement, dire que j'avais le liquid gut, etc. Vous avez relevé tout cela, les histoires que j'étais interne avec les petits-enfants qui aient de l'eczéma qui m'ont permis de comprendre le rôle du lait de vache, etc. Et je crois que de toutes les personnes qui m'ont interviewé, vous êtes celui qui a vraiment apporté la preuve que vous l'aviez élu de Fondonco. Félicitations. Et puis, vous avez ouvert des pistes de discussion incroyables. Je crois qu'il faudra que je... J'essaie d'y répondre encore davantage, parce qu'effectivement, vous avez posé les questions comme il le fallait. Merci, en tout cas. Pour moi, c'est fabuleux. Parfait, on va rester sur cette conclusion qui me va parfaitement si vous avez trouvé que c'était intéressant, évidemment vous vous abonnez au podcast, vous le partagez vous mettez des notes sur Apple Podcast, sur Spotify si vous allez écouter sur les plateformes d'écoute ou sur Youtube, vous êtes très nombreux à regarder écouter les podcasts sur Youtube, partagez-les, c'est comme ça qu'on fait grandir la communauté, qu'on fait passer le message et puis quant à moi, je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée portez-vous bien, faites pas trop les cons et puis merci à tous pour votre fidélité, à très bientôt pour un prochain épisode Ciao.

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