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Biomécanique — Nicolas : clairvoyance, vision à distance et télépathie

URL : https://youtu.be/VgJ5mTkY3sY

Podcast : Biomécanique (Jérôme)

Invité : Nicolas — voyant/clairvoyant, étudié scientifiquement (EEG, IRM)

Format : Interview longue (~2h)


Biomécanique — Épisode Nicolas Fraisse (Chunk 1)

Introduction et présentation de l'épisode

Jérôme : Aujourd'hui, un épisode spécial, puisque je reçois Nicolas Fraisse, qui aurait des capacités de type sortie hors du corps, vision à distance, télépathie, communication avec les défunts.

J'ai utilisé le conditionnel au départ, car je vais attendre d'être convaincu. Je suis particulièrement déterminé à trouver la vérité autour de ces capacités paranormales. J'ai préparé cet épisode en quatre parties.

Pour être honnête et transparent, je ne t'ai pas transféré la préparation avant. Je n'ai rien partagé pour rester le plus authentique possible.

Le programme :

Nicolas : Je suis infirmier dans un EHPAD. Depuis tout petit, j'ai cette capacité qu'on appelle « sortir du corps » — la capacité de voir des choses là où mon corps ne se trouve pas. Quand j'étais sur les bancs de l'école, je pouvais voir ce que faisaient mes parents, ma grand-mère. Cette capacité est très liée à l'émotionnel.

En 2006, j'ai rencontré Sylvie Détiolas et Claude-Charles Fourier, deux scientifiques qui lançaient une étude sur les phénomènes de sortie hors du corps (OBE — Out of Body Experience). Ils cherchaient des candidats qui spontanément avaient la capacité de vivre ces états modifiés de conscience. Comme j'ai un esprit assez cartésien à la base, je me suis lancé dans cette aventure scientifique.


La rencontre avec les scientifiques

Jérôme : Tu as été l'un des seuls à être étudié par des scientifiques pendant plus de 10 ans. Comment les scientifiques en sont-ils venus à s'intéresser à ton cas ?

Nicolas : Tout a commencé en 2006, lors d'un colloque sur les rencontres internationales à Martigues sur les expériences de mort imminente. J'y suis allé avec une amie — ce n'était pas vraiment mon sujet de prédilection. J'ai rencontré Sylvie Détiolaz, biologiste moléculaire, et Claude-Charles Fourier, psychothérapeute, qui lançait une étude sur les capacités de la conscience et la sortie du corps, ou « expansion de conscience ».

Le protocole s'est mis en place progressivement, avec l'idée de créer un protocole en double aveugle pour éviter les biais scientifiques.

Jérôme : Qu'est-ce qui avait amené ces deux scientifiques à s'y intéresser ?

Nicolas : Ce que je sais, c'est qu'ils s'intéressaient aux expériences de mort imminente (EMI). Dans les EMI, les personnes décrivent une décorporation — leur conscience quitte le corps, s'élève au-dessus, voit des choses que le corps ne peut pas voir. Leur idée était d'étudier spécifiquement cette partie de l'EMI.

Leur postulat : soit la conscience est à l'intérieur du corps et peut s'en extirper, soit la conscience serait partout, et le cerveau ne serait qu'un récepteur d'une conscience globale externalisée.

Ils voulaient aussi faire le distinguo entre la sortie hors du corps et le voyage astral. Le voyage astral implique des mondes différents — potentiellement inventés, parallèles ou d'autres plans. Ce qui les intéressait, c'était des personnes qui ne voyageaient que sur notre plan matériel, pour permettre des vérifications scientifiques. Ils voulaient ramener un cadre scientifique sur des expériences majoritairement communiquées par des personnes spirituelles.


Le protocole scientifique — expérience de vision à distance

Jérôme : Qu'est-ce qui a été fait de plus marquant comme suivi sur 10 ans ?

Nicolas : Je vais résumer le protocole principal. J'étais dans une pièce, et dans une pièce adjacente — fermée, verrouillée, sous contrôle IC — un ordinateur sélectionnait une image aléatoirement dans une banque d'images. Mon but : sans me déplacer, sortir de mon corps, aller voir l'image, revenir. Un autre ordinateur me proposait ensuite 20 images parmi lesquelles se trouvait l'image cible, et je devais l'identifier.

Mes capacités de vision à distance sont très liées à l'émotionnel. Je vois facilement ce que font mes proches. En revanche, aller voir dans la pièce d'à côté une image banale projetée par un ordinateur — une tasse de café, par exemple — c'est émotionnellement peu stimulant. Il a fallu travailler avec Claude-Charles, le psychothérapeute, pour trouver un moyen d'induire une réponse émotionnelle dans le cadre scientifique.

Sur la dizaine d'années, on a pu réaliser une vingtaine de tests concluants sur environ une centaine de tests au total. À chaque fois que j'ai vu l'image, j'ai donné la bonne réponse. Quand je ne voyais pas l'image, je ne faisais pas de choix — l'expérience était nulle. Autrement dit, 100% de réussite sur les tentatives validées.

Jérôme : Pourquoi ça n'a pas été publié ?

Nicolas : Pour être publiable scientifiquement, il aurait fallu reproduire le phénomène beaucoup plus de fois, avec plusieurs personnes et plusieurs laboratoires. Un seul cas reste une aberration scientifique, difficile à exploiter. Le problème, c'est que la recherche nécessite de l'argent, et les mécènes pour ce type de travaux sont rares.


L'expérience de clairvoyance

Nicolas : On a aussi mené une recherche sur la clairvoyance. Le protocole : des enveloppes avec une photo à l'intérieur. Mon but était de voir ce qu'il y avait dans l'enveloppe. On me proposait ensuite quatre images, dont l'image cible. Statistiquement, une chance sur quatre = 25% de réussite attendue. Avec notre protocole, on a obtenu plus de 75% de réussite.

La seule conclusion que l'on peut tirer : j'ai la capacité d'obtenir des informations au-delà de mes sens — des informations sur un endroit où mon corps ne se trouve pas, ou sur le contenu d'une enveloppe cachetée. C'est la seule certitude, entre guillemets.

Jérôme : Est-ce que cette certitude est scientifiquement établie, publiée, revue par des pairs ?

Nicolas : Non, absolument pas, malheureusement. Il faudrait reproduire avec d'autres chercheurs et d'autres groupes de recherche. Sylvie et Claude-Charles sont prêts à ouvrir ces recherches à d'autres, mais pour le moment, ce n'est pas publiable. Ce serait intéressant que tu en discutes directement avec eux — ils te diront à quel point c'est très compliqué.


La posture des scientifiques — scepticisme ou conviction ?

Jérôme : Étaient-ils convaincus dès le départ, ou restés sceptiques tout du long ?

Nicolas : Pas tout du long. Au départ, ils avaient bien sûr une position sceptique — heureusement. Lors de l'appel à candidature, ils ont reçu de nombreuses personnes qui disaient avoir ce type de capacité, mais soit elles ne maîtrisaient pas suffisamment le phénomène pour un protocole scientifique, soit elles partaient dans des plans non vérifiables — le bas astral, le haut astral, des choses en dehors de notre matérialité.

Ils n'étaient cependant pas purement sceptiques, car ils étaient déjà convaincus que la conscience avait des capacités étendues...


La question du loto et des limites des capacités

Jérôme : Vu que tu as ces capacités, est-ce que ce n'est pas facile de trouver le bon numéro du loto pour débloquer du budget pour la recherche ?

Nicolas : On m'a souvent posé cette question. Personnellement, je n'ai jamais voulu utiliser ces capacités à des fins personnelles, par peur de les perdre.

Mais pour le loto — ça serait mentir que de dire que je n'ai jamais essayé. J'ai essayé. Ça ne marche pas. Tout simplement parce que je ne suis pas voyant, je ne vois pas dans l'avenir. Et je pense que l'avenir n'est pas forcément écrit — c'est une question de probabilité, et je n'ai pas trouvé le moyen de lire la plus forte probabilité d'un tirage.

Je ne suis pas un magicien qui peut manipuler le temps et l'espace. Je reste humain. J'ai des capacités qui peuvent paraître extraordinaires, mais je ne les maîtrise pas à 100% — c'est totalement faux de le croire. Je ne suis pas le professeur Xavier. J'ai beaucoup de limitations, je suis vite stressé, et il y a tout un tas de biais et de blocages mentaux.


Fréquence et organisation des recherches sur 10 ans

Jérôme : 10 ans, ça paraît énorme. À quelle fréquence, comment ça s'est organisé ?

Nicolas : C'était environ une journée par mois, parce que je travaillais. Au final, sur 10 ans, ça ne fait pas tant de jours. Une journée par mois pendant 10 ans.

Transcript Biomécanique — Jérôme & Jérôme (chunk 2/5)


Comment l'information arrive : clairvoyance et voix intérieures

Les scientifiques ont été convaincus par ses capacités avec le temps. Lui, son but n'était pas de les convaincre mais d'explorer scientifiquement ce qui se passe. Résultat : aujourd'hui, il a beaucoup plus de questions qu'à l'époque, et aucune certitude.

Sur le test des enveloppes (75% de réussite, 4 propositions) :

Il y a deux capacités mobilisées. La première, c'est la clairvoyance ou vision à distance : les images qui se trouvent dans l'enveloppe se dessinent devant ses yeux, accompagnées d'informations olfactives ou auditives. Pour un cheval, par exemple : odeur de crottin, bruit de galop, image floue d'un cheval.

La deuxième capacité s'est débloquée pendant les tests : il entend des voix, quelque chose qui lui parle et lui donne des informations sur l'image. Pour un cheval, il aurait entendu quelque chose comme "il trotte au galop dans la plaine".

Il note toujours les informations reçues, puis sélectionne parmi les quatre images celle qui s'en rapproche le plus.

L'exemple Rocky Balboa :

Il y a eu un cas où il a entendu la musique de Rocky. Ne connaissant pas le film, il n'a pas fait le lien avec la bonne image — le test a donc été raté. Mais quand il a fredonné l'air à l'équipe présente, eux auraient su choisir la bonne image immédiatement. L'information était juste, l'interprétation a manqué de référence culturelle.


Fiabilité et rôle de l'émotionnel

Ce n'est pas systématique, ni 100% volontaire.

Pour tout ce qui n'est pas lié à l'émotionnel — lieux ou personnes inconnus — ce n'est pas du 100%. En revanche, pour ce qui touche à l'émotionnel, c'est beaucoup plus fluide. Exemple concret : alors qu'il ne travaillait pas ce jour-là, il a spontanément cherché des informations sur un résident en mauvaise forme, a perçu qu'il allait vraiment moins bien, a appelé une collègue pour vérifier — et effectivement, le résident allait très mal.

L'émotionnel rend les phénomènes plus accessibles, mais dans un cadre scientifique, c'est précisément ce qui est difficile à gérer.

Stratégie utilisée par les chercheurs pour titiller l'émotionnel :

Claude Charles avait placé dans la pièce où l'image était projetée quelque chose destiné à attirer l'attention — un calendrier de rugbymen dénudés. L'idée : que l'émotionnel soit stimulé pour faciliter la captation.


Ce que les scanners ont montré

Électroencéphalogrammes (3 ou 4 au total) et une IRM réalisée pendant les phénomènes.

Ce qui ressort : pendant la décorporation — ce qu'il vit comme une sortie hors du corps — le cortex visuel est totalement inactif. Et ce, alors que ses yeux sont ouverts et qu'un stimuli lumineux vient frapper sa rétine. C'est comme s'il était aveugle de naissance à ce moment-là.

Les schémas d'ondes observés se superposent : certains évoquent un sommeil profond, d'autres une méditation profonde, et d'autres encore ressemblent, à minima, à des schémas associés à des pathologies de type schizophrénie.

Ces données restent insuffisantes pour tirer des conclusions définitives. Un chercheur, Rodrigo Montenegro, devrait reprendre des tests avec des électroencéphalogrammes pour approfondir.

La question centrale reste entière : est-ce le cerveau qui génère tout ça, ou est-ce quelque chose d'autre qui influence le cerveau à ce moment-là ?


Tests refusés, chercheurs écartés

Il n'a refusé aucun test dans le cadre d'une équipe sérieuse. Mais il a pris ses distances avec certains chercheurs.

Exemple : Steven Rowe, neurologue belge, dont le postulat de départ était que ces phénomènes sont liés à l'activité cérébrale et que la sensation de sortie hors du corps n'est que de l'hallucination. Il préfère travailler avec des chercheurs ouverts — ceux qui disent "peut-être que c'est des hallucinations, peut-être que c'est autre chose" — plutôt qu'avec ceux qui ont déjà la conclusion avant de commencer.


Si la science prouvait que tout ça vient du cerveau

Réponse directe : il essaierait de comprendre en quoi c'est impossible, et surtout, pourquoi il arrive à vérifier des choses concrètes malgré tout. Ça ne l'empêcherait pas de continuer à vivre ces expériences. Et comme ce n'est ni son métier ni son gagne-pain — il est infirmier — il continuerait sa vie telle qu'elle est.

Il trouverait ça dommage, parce qu'il a le sentiment que la science reste trop ancrée dans le matériel. Les recherches en physique quantique et en cosmologie montrent que la matière noire et l'énergie noire existent sans qu'on puisse les mesurer, et que la matière telle qu'on la connaît représente seulement 1% de ce qui compose l'univers. À ses yeux, ce serait dommage de s'enfermer dans l'idée que tout se passe uniquement au niveau cérébral et matériel.

La vraie question sous-jacente : est-ce qu'avec tout ce qu'il a vécu et vérifié, il pourrait encore douter de ses propres capacités ? Il répond honnêtement : il ne sait pas. Il y aurait probablement un effondrement de certains schémas mentaux. Mais il se dirait aussi que les savoirs scientifiques d'une époque ne sont pas irrémédiables — on pensait autrefois que la particule était la plus petite composante de l'univers, et on découvre qu'il y a infiniment plus petit.


L'expérience de Monroe et les zones de conscience

Jérôme introduit le travail de Robert Monroe, chercheur qui aurait mis au point l'hémisync — un procédé sonore permettant de stimuler certaines fréquences cérébrales et de faciliter les sorties hors du corps. Monroe a classé les expériences en zones :

Sa réaction : la zone 1 lui plaît, parce qu'on peut faire des vérifications. C'est là qu'il évolue la plupart du temps. Les zones 2, 3, 4 et au-delà, ce n'est pas son registre. Il n'a jamais suivi le protocole Monroe, ni les protocoles hypnotiques de Jean-Jacques Charbonnier pour aller voir des défunts.

Son principe : ces capacités sont des capacités humaines, voire des capacités de la conscience en général. Mais elles ne doivent pas servir d'échappatoire à la vie matérielle. Quand quelqu'un explore des "mondes différents" pour fuir la réalité, la vraie question est : est-ce une captation d'informations réelle, ou une création mentale ? Comme on ne peut pas faire de vérification sensorielle ou physique, il garde la question en suspens.


Le projet Stargate (CIA/NSA) et le remote viewing militaire

L'expérience de Monroe a inspiré un projet gouvernemental américain — le projet Stargate — qui aurait tenté d'utiliser le remote viewing à des fins stratégiques : localiser des missiles, identifier des camps ennemis, prendre le dessus sur l'adversaire. Les Russes auraient fait de même.

Sa position : il ne nie pas que des recherches aient existé, que ce soit côté américain ou russe. Mais les documents disponibles sont très fragmentaires, y compris ceux prétendument déclassifiés. Les témoignages de personnes qui se présentent comme d'anciens participants au projet lui inspirent du doute.

Il doute que ces projets aient été aussi conséquents et aussi poussés qu'on le dit. Et surtout, il pense qu'aujourd'hui, pour des fins d'espionnage, la technologie est bien plus fiable que ces capacités — trop liées à l'émotionnel, trop soumises aux biais, trop aléatoires.


A-t-il été approché par des services d'État ?

Jérôme pose la question directement : quelqu'un en costard-cravate est-il venu le voir ?

(La réponse est coupée à la fin du chunk.)

Biomécanique avec Jérôme — Transcript structuré (Chunk 3/5)

Sur la question des agences de renseignement

Jérôme demande si des organisations secrètes sont venues le solliciter. L'invité répond qu'il n'a jamais été approché frontalement par qui que ce soit — aucune agence, aucun service de renseignement. Il ajoute avec humour : si c'était le cas, il ne pourrait évidemment pas en parler. Jérôme relève la contradiction : "Tu dirais exactement ce que tu dis maintenant." L'invité concède que la question est biaisée.


Sortie hors du corps : comment ça se passe

Pour la sortie hors du corps, l'invité décrit une sensation de quelque chose de fluide qui se décale légèrement du corps — vers l'avant, le haut ou le bas. Suit un effet tourbillon, un flash lumineux, et il se retrouve dans la scène qu'il va percevoir.

Dans cet état, il n'est plus un point de vue localisé et n'a aucune capacité réflexive. Il devient l'ensemble des informations présentes dans le lieu : le micro, les personnes, toutes les particules, tout ce qui s'y trouve.

Au retour, il reprend conscience de son corps avec une sensation de re-rentrer — comme tomber dans un trou, rater une marche, ce que certaines personnes vivent au moment de s'endormir. Il se sent très resserré, ce qui n'est pas agréable. Ensuite, son cerveau commence à trier et à interpréter les informations captées : il classe ce qui relève du visuel, de l'auditif, de l'olfactif. C'est une réinterprétation a posteriori, pas une perception en temps réel.


Vision à distance : différences avec la sortie hors du corps

La vision à distance fonctionne différemment. L'invité reste conscient d'être dans son corps, il sait où il se trouve physiquement. Les images, sons et odeurs lui parviennent de l'endroit qu'il explore. Visuellement, c'est comme un écran flou qui se pose devant sa vision et sur lequel s'affichent les images captées. Il peut faire une analyse en temps direct, ajuster ses perceptions au fur et à mesure.


Télépathie : capter les pensées des autres

La télépathie est plus complexe à analyser. Le problème central : les pensées captées lui semblent être ses propres pensées. Il ne les entend pas avec la voix de l'autre — elles lui apparaissent comme s'il les pensait lui-même. C'est après coup, en vérifiant, qu'il réalise que ces pensées étaient celles de la personne en face.

Exemple donné : avoir l'impression d'être énervé ou d'avoir besoin d'un tampon alors que physiquement, ça ne correspond à rien. Il faut ensuite faire le travail de distinguo entre ce qui est à lui et ce qui vient de l'autre.

Jérôme lui demande si ça lui est déjà arrivé de se tromper — d'attribuer à l'autre une pensée qui ne lui appartenait pas. Réponse : jamais. 100% de précision dans les cas où il identifie une pensée comme n'étant pas la sienne.

Contrainte importante : la télépathie ne fonctionne qu'en présence physique, à courte distance. Pas à distance. L'invité avance une hypothèse : peut-être que c'est une captation d'ondes cérébrales électriques, ce qui expliquerait la contrainte de proximité.


Expériences sur la télépathie avec Sylvie Détiolaz et Claude Charles

Pour distinguer la télépathie du mentalisme (qui repose sur l'analyse fine de la communication non-verbale), ils ont mené des expériences avec Sylvie Détiolaz et Claude Charles. Protocole : dos à dos, séparés par un écran, avec des phosphènes — des formes colorées générées mentalement. La personne émettrice formait un phosphène avec une couleur et une forme, l'invité devait le capter.

Le résultat : ça fonctionnait.


Maîtriser la fermeture plutôt que l'ouverture

L'invité précise une nuance importante : ce qu'il maîtrise à 100%, c'est de ne pas capter — pas de capter. Sans ce contrôle, la réception est constante et le distinguo avec ses propres pensées est anxiogène. Dans des environnements avec beaucoup de personnes, comme un concert ou le festival de la BD d'Angoulême, la saturation devient très difficile à gérer. Il doit maintenir en permanence un blocage actif.


Le poker et les enjeux

Quand il y a un enjeu — comme jouer au poker — l'invité dit se sentir beaucoup plus alerte et capter davantage. Jérôme soulève l'idée de s'inscrire à un tournoi professionnel pour faire une démonstration publique. L'invité admet que l'idée est intéressante mais que ce n'est pas son ambition. Il reste ouvert — "peut-être une prochaine vie".

Il soulève lui-même la question : est-ce de la véritable captation de pensée, ou une analyse non-verbale extrêmement fine dont il ne serait pas conscient ? Cette distinction reste ouverte.


Limites de la télépathie : ce qu'il ne peut pas faire

Il ne peut pas aller "fouiller" dans la mémoire des gens, accéder aux souvenirs, retrouver un numéro de carte bleue. Ce qu'il capte, ce sont uniquement les pensées spontanées et immédiates. Et souvent, ces pensées spontanées sont de l'ordre de l'agacement, de la frustration, des réactions émotionnelles vives. Il n'est pas le Professeur Xavier. Les capacités sont réelles mais limitées.


Explication possible : ondes cérébrales et intrication quantique

Pour expliquer le phénomène, deux pistes sont évoquées :

Une métaphore est proposée : comme les cellules d'un corps qui communiquent entre elles tout en ayant l'impression d'être individuelles, peut-être que les humains font partie d'un tout et communiquent à un niveau non mental. L'invité ne défend aucune de ces hypothèses — il les explore. Il n'a pas de réponse toute faite.


Univers parallèles et multivers

Jérôme pose la question des dimensions parallèles. L'invité répond que l'idée d'un multivers lui semble plausible, mais que ses excursions hors du corps ne lui ont jamais été "notifiées" comme des univers parallèles. Quand il explore, l'environnement ressemble au nôtre et il peut y vérifier des choses concrètes. Rien ne lui indique qu'il se trouve ailleurs que dans notre réalité.


Vérifications concrètes à distance

Exemples donnés de vérifications réussies :

Ces vérifications constituent pour lui la preuve empirique, personnelle, que ce qu'il perçoit à distance correspond à la réalité.


Explorer des lieux inconnus par la conscience avant de s'y rendre physiquement

Avant chaque déplacement dans un endroit qu'il ne connaît pas, quelques jours avant, il "fait le trajet" spontanément — sans le provoquer, souvent par légère anxiété logistique. Il arrive ensuite physiquement en sachant où aller.

Exemple récent : un hôtel dans un quartier de Paris qu'il ne connaissait pas. Deux jours avant, il a fait le trajet depuis la bouche de métro jusqu'à l'hôtel par la conscience. Sur place, il savait exactement par où passer.

Il soulève lui-même une explication alternative, celle de Philippe Guillemin : peut-être que dans ces moments-là, il se connecte à son futur soi qui est en train de faire réellement ce trajet — une forme de rétrocognition inversée ou de connexion temporelle. Il ne rejette pas cette hypothèse.

Ce qu'il affirme avec certitude : il a accès à des informations que ses cinq sens n'ont pas captées. Le mécanisme exact, il ne le connaît pas.


Précision : visiter des lieux déjà visités physiquement vs inconnus

Jérôme lui signale avoir lu dans sa BD que la conscience se déplace plus facilement dans des lieux déjà visités physiquement. L'invité confirme : c'est beaucoup plus facile. Les lieux inconnus sont possibles mais plus difficiles d'accès.

Transcript Biomécanique — Chunk 4 : Perception extrasensorielle, tests en direct, religion et omniscience

Vision à distance : connaître le lieu au préalable

Jérôme : Tu peux quand même faire de la vision à distance sans avoir vu le lieu auparavant ?

Invité : Si je veux aller voir un lieu volontairement, c'est beaucoup plus facile si je le connais déjà. Ou si je connais un lieu proche qui me permet de me déplacer vers lui.


Communication avec les morts : informations sans certitude

Jérôme : Est-ce qu'il t'est arrivé d'avoir une pseudo-communication avec quelqu'un de décédé ? Est-ce que tu vois des fantômes ?

Invité : Non, je ne vois pas de fantômes au sens où certains médiums disent les voir. En revanche, j'arrive à avoir des informations sur des personnes décédées — des informations d'ordre auditif, comme si j'entendais leur voix, ou des informations de type souvenir.

Ça ne veut pas dire que je communique avec le mort ou avec son âme. Je reste très prudent là-dessus. Tout ce que j'ai, c'est des informations sur une personne qui physiquement n'est plus vivante. C'est tout.

Par exemple, j'ai l'impression d'entendre ma grand-mère, de la sentir. Pas de la voir — je ne vois pas d'esprit, pas de halo, rien de translucide. C'est plutôt des ressentis. Des fois j'ai l'impression d'entendre sa voix qui m'engueule, ou de sentir une tape derrière la tête quand je dis des bêtises, ou d'entendre des conseils qu'elle pourrait me donner.

Est-ce que je suis en communication avec son esprit, sa conscience ? J'en sais rien. Ou est-ce que je suis en lien avec un champ d'information global — l'idée que tout ce qui passe laisse une trace ? Des personnes qui ont vécu et sont défuntes ont peut-être laissé une trace dans une sorte d'inconscient collectif, et je suis capable d'aller chercher ces informations. C'est possible aussi. La question de la survivance après la mort, j'en suis pas certain. J'ai un gros doute là-dessus.


Les médiums médiatiques : certitude vs doute

Jérôme : Tu es quelqu'un de mesuré dans tes propos, qui laisse beaucoup de suspension sur tes certitudes. Ça contraste avec certains médiums qu'on voit sur les plateaux télé — Anne Tufigo, Patricia Darré — qui s'expriment avec une certitude déconcertante. Qu'est-ce que ça t'inspire ?

Invité : Moi, je n'ai pas ces certitudes. Je suis toujours dans le doute. Anne Tufigo, je l'ai rencontrée personnellement, hors cadre médiumnique. Elle est très drôle, assez sympathique. Mais que ce soit elle ou Patricia Darré, c'est leur business, leur profession, ce pour quoi ils existent médiatiquement. Très probablement aussi ils sont convaincus de vivre ce qu'ils vivent — et émettre un doute est peut-être inconfortable pour eux. Pour moi, c'est l'inverse : c'est plus confortable d'avoir des doutes que des certitudes. Je ne les juge pas. Ce qui me gênerait, c'est qu'on m'impose un regard.

Jérôme : Tu les crois ?

Invité : Anne Tufigo a des perceptions qui m'ont vraiment bluffé. Je suis intimement persuadé qu'elle a cette capacité à capter des informations. Ce qui ne correspond pas avec moi, c'est la façon dont c'est fait — les certitudes données avec autant de précision.


Pourquoi ne pas en faire une activité lucrative

Jérôme : Pourquoi tu n'as jamais pensé à en faire une activité lucrative ? La demande est énorme.

Invité : C'est vrai, je reçois tout un tas de messages — des gens qui demandent des stages, des ateliers pour développer ces capacités. Des conférences bien rémunérées, j'en reçois aussi. Mais je n'ai pas fait la BD pour ça — je l'ai faite pour partager un vécu.

J'adoremon métier d'infirmier, j'adore m'occuper de mes petits vieux et de mes petites vieilles. Et surtout, j'ai du mal avec ce que les gens pourraient attendre de moi sur ce genre de choses. Je n'ai pas envie d'être un gourou, de tenir une place de mentor. Je veux juste être quelqu'un comme tout le monde qui parle de ça, essaie d'éveiller un peu les consciences, de faire avancer les questions — sans apporter de certitude, parce que pour moi les certitudes, c'est enfermant.


Tests en direct : vision à distance de l'environnement de Jérôme

Jérôme : Est-ce que tu pourrais me donner des informations sur ce que j'ai devant moi, de l'autre côté de l'écran ?

Invité : Je peux essayer.

[Temps de concentration]

Alors, comme ça, j'ai l'image d'une espèce de petit meuble en bois peint rouge... avec quelque chose dessus, une espèce de petite statue avec un masque ? Je sais pas. Des motifs un peu floraux. Et peut-être au-dessus, une petite statue ou un visage. Il y a une histoire de bateau aussi. Et une odeur d'encens.

Jérôme : Non, je n'ai pas de meubles rouges, pas de motifs floraux, pas de masque ni de statue. Ce n'est pas le cas ici. Ça ne correspond pas.


Test de télépathie : structure anatomique écrite

Jérôme : J'écris une structure anatomique du corps humain. Il y a tellement d'éléments que si tu trouves, ce serait bluffant.

[Jérôme écrit et entoure sa réponse]

Invité : Spontanément, je pense au pancréas.

Jérôme : C'est la vésicule biliaire. C'était pas si loin, mais c'était pas ça.

[Deuxième essai]

Invité : C'est dans le cerveau ? L'hypothalamus ?

Jérôme : C'était le talon d'Achille. Complètement à l'opposé.


Test avec un objet physique

Jérôme : J'ai quatre objets devant moi. Je prends un dans la main, tu essaies de sentir ce que c'est.

Invité : J'essaie de sentir au niveau des sensations de la main ce que tu ressens. Spontanément, j'ai l'impression que c'est quelque chose d'un peu mou, d'un peu arrondi. Mais vous dire ce que c'est...

Jérôme : C'est un petit canard en pâte à modéler séchée. Ça donne une sensation de polystyrène — c'est pour ça que je disais que ce n'était pas facile.

Invité : Chou blanc.


Expériences spirituelles et traditions religieuses

Jérôme : Lors de tes voyages hors du corps, à quel type de religion ça peut s'apparenter ?

Invité : Dans les religions mono théistes, les religions du livre, il y a des exemples de personnes qui vivent des extases ou qui voient d'autres mondes — surtout dans l'Ancien Testament. Dans l'animisme, le chamanisme aussi, on parle de voyages vers d'autres lieux, d'autres dimensions.

Dans toutes les traditions spirituelles, il y a toujours cette idée que quelque chose existe au-delà du corps — le corps est un réceptacle. Je ne peux pas l'apparenter à une religion ou un schéma spirituel précis, mais j'ai l'impression que ça fait partie du schéma spirituel humain en général.

Jérôme : Tu ne vois pas d'anges, de démons, de vierges ?

Invité : Ça m'est arrivé de rencontrer des vierges — mais pas la Vierge.


L'expérience d'omniscience et ses limites

Jérôme : Certains disent que lors des voyages astraux, ils accèdent à tout l'univers, une sorte d'omniscience.

Invité : Oui, c'est une idée présente. Moi, j'ai l'impression que ma conscience fait partie du tout — je suis le lieu dans lequel je me projette. Ensuite, le cerveau essaie de reconnecter les informations, et parce que j'ai l'impression de faire partie du tout, il y a cette idée de tout savoir, tout connaître. Mais quand tu reviens, beaucoup de choses partent à la poubelle. Tu as cette impression d'avoir vécu un moment où tu étais tout, tu savais tout.

Sauf que le cerveau n'est pas programmé pour comprendre tout. Par exemple, le spectre électromagnétique — notre cerveau ne perçoit que la lumière visible. Tout ce qui est infrarouge, ça ne rentre dans aucune case sensorielle. Donc il y a tout un tas d'informations qui passent à la trappe. C'est ce pourquoi des personnes — moi le premier — ont l'impression d'avoir eu accès à tout, et ne se souviennent que d'une fraction.


Informations vérifiables vs non vérifiables

Invité : Je catégorise les informations que j'obtiens sur deux plans.

Les informations sur-vérifiables : par exemple, quand je dis que mon compagnon a déménagé toute la baraque ou que mon père a fait son bricolage dans la maison — je peux aller le vérifier directement avec mes sens.

Et il y a toutes les informations non vérifiables avec mon corps — par exemple, tous les soirs avant de m'endormir, je fais une sortie hors du corps où je me retrouve dans le cosmos, je vois des planètes...

Biomécanique — Nicolas Fraisse (chunk 5/5)

Perceptions non vérifiables : la face cachée de la Lune et les zones "noires"

Jérôme : Est-il arrivé que tu aies eu une perception sur quelque chose d'invérifiable, et que quelques mois ou années plus tard, cette information ait été confirmée ?

Nicolas : Non, ça ne m'est jamais arrivé dans ce sens-là. Ce que je peux dire, c'est que certaines zones me reviennent sans information. La face cachée de la Lune, par exemple : quand j'ai essayé, c'est noir. Soit je n'ai pas accès, soit je me bride moi-même et j'efface les informations.


Vie extraterrestre : perceptions et niveau de conviction

Nicolas : Je suis intimement persuadé qu'on n'est pas seuls. J'ai perçu des formes de vie lors de voyages cosmiques — pas des petits gris avec de grands yeux, mais des grosses chenilles, et sur une planète, des sphères d'eau en suspension avec des espèces de méduses à l'intérieur. Je le mets dans la BD parce que l'éditeur me l'avait demandé, mais je n'étais pas à l'aise avec ça, parce que c'est difficilement vérifiable.

À Lyon, je voyais des lumières passer — des ovnis. Claude Charles m'avait dit : "La prochaine fois, essaie de faire une projection à l'intérieur." J'ai essayé, j'ai réussi, et j'ai vu trois êtres dans l'engin. Ça m'a fait peur. Quelques jours après, il y en a un qui est apparu dans mon salon. Pas de matière, pas de preuve.

Jérôme : Si tu devais mettre un pourcentage ?

Nicolas : 90 % que j'ai vécu quelque chose de très particulier, d'avoir été en contact avec quelque chose que je qualifie d'extraterrestre. 10 % de doute. Je préfère garder ce pourcentage de doute.

Jérôme : Ce qui voudrait dire que les extraterrestres nous auraient peut-être déjà visités ?

Nicolas : Si demain il y a des révélations faites, ça ne m'étonnerait absolument pas.


Gouvernements et dissimulation : OVNIs et secrets d'État

Nicolas : Je pense qu'on ne sait pas tout. D'une part, l'humain dans sa globalité n'est peut-être pas forcément prêt à un contact. D'autre part, les gouvernements et grandes entreprises ont peut-être des avantages à garder ça pour eux. Cela dit, je n'ai pas eu accès à des secrets d'État.

Jérôme : La Zone 51 ?

Nicolas : J'ai essayé. Noir. Je ne peux pas avoir d'informations, ou les informations n'impriment pas. Les pyramides, l'Antarctique — pareil. Toutes ces zones où j'ai essayé, je ne peux rien en tirer. Je ne sais pas si c'est un brouilleur, ou si mon cerveau n'a pas imprimé. Je n'ai aucune révélation à faire sur ces sujets-là.


Voyages dans le passé et lieux chargés

Nicolas : Quand je suis dans un lieu, j'arrive à avoir des images du passé. Je n'ai pas essayé Tchernobyl, ni Fukushima, ni Hiroshima. Un endroit que j'aimerais visiter physiquement, c'est Auschwitz — pour voir ce que je peux capter du lieu, essayer de me rapprocher de cette horreur.

Une fois, j'ai été à Bugarach, cette montagne particulière dans le sud de la France. C'est la seule fois où j'ai ressenti un passage vers autre chose. Je ne sais pas comment l'expliquer autrement.


La communauté des voyageurs de conscience

Nicolas : J'ai rencontré plusieurs personnes avec des capacités similaires. Pendant un temps, on faisait des groupes de paroles une fois par mois — des personnes qui vivaient des états modifiés de conscience, pas toujours bien vécus. On se réunissait un peu comme les alcooliques anonymes : "les voyageurs de conscience anonymes."

Ce que je remarque, c'est que les gens qui vivent des sorties hors du corps vont très vite vers le voyage astral, vers d'autres plans — la zone 2, 3, 4 de Monroe. Il y en a peu qui restent comme moi sur le plancher des vaches, dans la pure matière.

Jérôme : Est-ce que tu sens qu'il y a beaucoup de gens persuadés d'être honnêtes, mais peut-être en train de vivre une fausse réalité ?

Nicolas : Je ne peux pas juger. Des gens comme Marc Aubrun ou Borvo font des voyages astraux et visitent des mondes totalement différents de notre réalité — pour moi ça évoque plutôt le rêve. Mais ce n'est pas parce que moi je ne le vis pas que c'est faux. On a juste des visions différentes. J'ai discuté avec eux, ils sont de bonne foi.

Ce qui existe aussi, c'est que ce type de capacités attire du monde, ça permet d'en vivre, et l'ego peut prendre. Du coup, on en rajoute toujours plus pour nourrir les auditeurs — au départ de petits voyages, et ça va toujours plus loin.


Question finale : Dieu existe-t-il ?

Nicolas : C'est quoi Dieu ? Il y a autant de façons de penser Dieu qu'il y a de gens sur Terre.

Le mot "Dieu" me fait sourire, parce que c'est hyper enfermant — enfermer quelque chose en quatre lettres. Mais j'ai l'intime conviction que nous ne sommes pas que ce corps, que quelque chose d'autre nous dépasse.

Ma vision, c'est que tout est interconnecté, qu'on fait tous partie d'un tout. C'est ce tout que je nommerais Dieu. Nous sommes une part de Dieu. La globalité, c'est comme une énorme boule à facettes — on serait tous une petite facette. S'il manquait une seule de ces facettes, le tout ne serait pas le tout, et Dieu ne serait pas Dieu.


Mot de fin : le doute comme posture

Nicolas : Gardez des doutes. Ne croyez jamais ce qu'on vous dit comme acquis. C'est fondamental.

Jérôme : Un témoignage mesuré, nuancé. Certains seront convaincus, certains vont douter. Ce qui tranche quand même avec beaucoup de témoignages où les gens expriment une conviction absolue. Est-ce que ce que tu vis est réel ou construit ? On reste entre les deux — et c'est à chacun de se faire son avis.

Pour aller plus loin : la BD Je sors de mon corps, co-écrite par Nicolas Fraisse, ainsi que les livres Voyages aux confins de la conscience et Voyages aux confins de l'esprit.