← Tous les transcripts

Antoine BM — Low ticket vs High ticket : le verdict après 10 ans

URL : https://youtu.be/lLPlQvRVrtM

Chaîne : Antoine BM

Format : Retour d'expérience, ton direct et transparent


Low Ticket vs High Ticket — Antoine BM (chunk 1/2)

Contexte et expérience

Antoine BM, 10 ans à vendre des petits produits à moins de 200 €. Plus de 5 millions d'euros générés. Il y a 4 mois, il a tout arrêté pour lancer sa première offre high ticket — sans expérience, en partant de zéro. Résultat : plus de 100 000 € de ventes en 4 mois.

Avertissement d'entrée : il n'est là ni pour vendre du rêve sur le high ticket, ni pour dire que les petits produits sont morts. Aucun produit à vendre sur le sujet, donc aucun intérêt à enjoliver.

Principe central : il n'y a pas d'argent facile. Tout a un prix. La question n'est pas "qu'est-ce qui rapporte le plus ?" mais "quel prix es-tu prêt à payer ?"


Pourquoi le marché de la formation s'est resserré (2023-2025)

Trois facteurs :

1. Rééquilibrage post-Covid

Afflux massif de nouveaux formateurs après le Covid, souvent par opportunisme. Saturation du marché + pouvoir d'achat en baisse = rééquilibrage mécanique.

2. Concurrence de l'IA

L'IA conseille, guide, personnalise — gratuitement. Elle concurrence directement les formateurs sur les produits génériques et les petits tickets. Oblige les formateurs à trouver des formats plus résistants.

3. Privatisation de l'email

Gmail et Apple Mail dominent le marché de l'email et ont introduit des fonctionnalités qui compliquent fortement la vente par email. Impact majeur pour ceux qui vendaient leurs produits principalement par ce canal.

Résultat : pas un effondrement, mais des lancements identiques qui font moins de ventes. Les résultats exceptionnels d'avant ne se répètent plus à l'identique.


Les deux réponses possibles à la crise du marché

Option 1 : Multiplier les lancements — faire encore plus de ce qui marchait avant.

Option 2 : Augmenter ses prix — vendre moins mais vendre plus cher.

Problème : le high ticket aussi est touché. Plusieurs gros players du marché ont confirmé à Antoine que depuis 1-2 ans, c'est plus laborieux d'obtenir les mêmes volumes de vente. Ce qu'il observe en appel : un manque de confiance généralisé. Les prospects ont déjà investi 5 000 ou 10 000 € dans un programme concurrent et ont été déçus. Ils doutent de la capacité du produit à les changer, et doutent aussi de leur propre capacité à changer.


Face à la perte de confiance des prospects : deux attitudes

Mauvaise option : surenchérir — promesses encore plus grosses, techniques de vente encore plus agressives. Peut fonctionner court terme, mais génère des clients déçus qui abandonnent complètement le formateur.

Bonne option : mieux délivrer.


La réalité du high ticket : c'est difficile

Contrairement à ce que certains vendent, le high ticket n'est pas de l'argent facile. Ce qui est difficile, surtout au début :

Vécu d'Antoine : premier mois avec envie d'abandonner "100 fois". Un soir sur deux, anxiété et frustration. Montagnes russes émotionnelles liées aux fermetures de deals avortées (prospect enthousiaste qui disparaît puis revient pour dire non).

Ce qui change après structuration :


Les pièges à éviter en high ticket

Piège 1 — Mal positionner son produit

Le repositionnement est quasi impossible en cours d'accompagnement : des clients ont payé, ils sont là pour plusieurs mois, on ne peut pas changer de sujet à mi-chemin. Il faut choisir juste dès le départ.

Antoine a choisi YouTube parce que :

Piège 2 — Ne pas prendre de closer

Même si on est bon en closing, le faire soi-même consomme énormément de temps et d'énergie. Le closer prend 10 % du CA, mais le temps récupéré permet de travailler sur la stratégie et de générer plus in fine.

Piège 3 — Pas de structure fixe

Un accompagnement qui repose uniquement sur des visios ou des réponses aux questions est fragile : si tu tombes malade une semaine, les clients n'ont rien. Et tu répètes constamment les mêmes réponses.

Il faut une base de formation avec des outils accessibles en autonomie :

Le 4e piège du high ticket : systématiser la relation client

Quand tu vends au prix du luxe, les gens doivent se sentir importants, respectés, accompagnés. C'est la principale différence avec les petits produits. Avec les formations, il y avait 1000 clients. Aujourd'hui, 30 clients — on peut moins aider de monde, mais on les aide beaucoup mieux.

L'humain est obligatoire. C'est ce qui faisait le plus peur au départ : ne pas vouloir vendre son temps, avoir un système scalable. Les petits produits, oui, c'est scalable en théorie — tu peux en vendre 1 million sans coût supplémentaire. Mais pour en vendre autant, il faut une audience massive. En pratique, tu rencontres un plafond de verre difficile à passer.


Faiblesses structurelles des petits produits


Avantages structurels du high ticket

Contreparties : il faut embaucher (closing, accompagnement), gérer de l'humain, s'investir personnellement. Pas confortable au début.


Le rôle déterminant de l'audience

L'élément fondamental : ton audience.


Pourquoi YouTube est le levier le plus puissant

Le format long crée un lien fort. Sur Instagram, TikTok, Facebook, les contenus génèrent de la visibilité mais très peu de persuasion — le temps passé avec l'audience est trop court.

YouTube maximise le temps passé ensemble. Tu as le temps de prouver ton expertise, de créer de la confiance, de vendre.

Exemple concret : une vidéo intitulée "YouTube a changé, ce qui va marcher en 2026" a généré plus de 30 rendez-vous dans les jours suivant sa publication. 3 ventes conclues pour plus de 10 000 € dans la foulée.

Les vidéos dividendes se référencent dans l'algorithme et la recherche, et continuent à générer des vues, abonnés et clients pendant plusieurs années — sans dépendre du bouche-à-oreille, de la pub (coûteuse et limitée) ou des réseaux sociaux où tout est périmé en une semaine.


Les chiffres réels après 4 mois en high ticket

Nuance importante : les taux de conversion ne veulent rien dire en absolu. Ils dépendent de la qualité des leads, du niveau de connaissance de l'offre en amont, du setting. Comparer son taux à celui d'autres comme un concours n'a pas de sens. Ça n'est utile que pour suivre sa propre évolution mois par mois.


Verdict personnel : est-ce que le high ticket gagne ?

Pas encore plus que les petits produits — mais c'est 4 mois vs 10 ans. La comparaison n'est pas juste.

Ce qui a changé :

Les leviers connus mais délibérément non activés :

Ces leviers ne sont pas utilisés volontairement. Les lancements génèrent du stress et de l'incertitude. Le choix : travailler en evergreen, 100 % organique YouTube, sans setting en amont, sans urgence artificielle. D'abord construire un système solide en mode tranquille, puis activer de nouvelles stratégies.


Stratégie et objectifs actuels

Objectif court terme : stabiliser à 30 000 € / mois.

Pas un objectif exceptionnellement ambitieux — des chiffres supérieurs ont déjà été atteints avec les petits produits — mais à ce niveau : rentabilité large, recrutement d'équipe possible, libération de temps pour la stratégie et les vidéos YouTube.

Construction en cours :


Modèle hybride : une option à ne pas exclure

Les petits produits restent une bonne méthode pour beaucoup de monde. Amusants à créer, rapides à lancer, scalables sans équipe. Il existe une partie de l'audience qui veut se former mais n'a pas les moyens d'un accompagnement high ticket — ne pas pouvoir les aider, c'est dommage.

L'idée d'un modèle hybride — petits produits pour élargir le segment, high ticket pour l'accompagnement en profondeur — n'est pas exclue.


Objectif final

Avoir une offre qui représente vraiment ce qu'on fait, dont on peut être fier, qui a transformé les résultats de personnes réelles, et qui peut prendre de la valeur pendant des années.