Aujourd'hui, on va parler d'un livre. On m'a offert ce livre et j'avoue que quand j'ai vu le titre, je me suis dit "On est en train de me passer un message. Le titre du livre, c'est L'ego et l'ennemi de Ryan Olid." Et honnêtement, quand j'ai vu ce livre là, je l'ai vraiment mal pris parce que quand on me l'a offert, je me suis dit j'ai beau tourner ça dans tous les sens, j'ai quand même du mal à voir le message autre que tu as peut-être un peu trop d'ego. Et donc je me suis dit que je vais faire ce que ce livre recommande, c'est-à-dire mettre un peu son ego de côté et le lire. Pourquoi ? Parce que quand quelqu'un te dit que tu as beaucoup d'ego et ben ça te fait pas plaisir. Personne n'aime l'entendre mais j'ai décidé de lire ce livre et c'était sûrement la meilleure décision de ma vie. Ce que j'ai trouvé dans ce livre, c'est que ça m'a pas juste appris quelque chose sur moi. Ça m'a surtout appris quelque chose en plus sur l'humain. Et surtout, ça m'a donné un miroir sur pourquoi la majorité des commerciaux, peu importe le niveau. C'était souvent une objection que j'avais en rendez-vous. J'avais des commerciaux qui étaient bons en soi mais qui plafonnaient. Et je me disais mais je comprends pas, tu plafonnes, tu performes, pourquoi tu as pas envie de de te challenger, de monter en compétence, pourquoi tu as pas envie d'investir sur toi ? Parce que il y a des commerciaux qui plafonent mais pas juste à cause d'un manque de technique, pas à cause d'un marché difficile, à cause de leur ego. Leur ego est l'ennemi. Et si tu es sur cette vidéo [musique] et que tu as envie de t'assurer que ton ego ne soit pas un ennemi, reste bien jusqu'au bout. Dans cette vidéo, je vais te déconstruire quatre manifestations de l'ego que je vois tous les jours dans la vente, dans l'école, dans les coachings et pour certaines même parfois en moi-même. Parce que oui, Ryan Olidet l'explique dans son livre, mais l'ego n'est pas quelque chose à totalement supprimer. Il est utile parfois. Cependant, c'est important de comprendre dans quel contexte utiliser son ego. Voilà le paradoxe qui m'a frappé le plus en lisant ce livre. L'ego, il t'empêche d'écouter ce qui compte vraiment. Imaginons que tu es en col avec un prospect et que sans t'en rendre compte, une partie de ton énergie ne travaille pas pour lui mais travaille pour toi. Souvent en col, tu es concentré sur toi. Tu veux qu'il pense que tu es un expert, tu veux qu'il pense que tu es le meilleur, que ton offre est incroyable. Et en fait, ça c'est de l'ego parce que tu veux que l'autre ait une certaine bonne image de toi. Le problème de ça c'est que cette énergie là, elle est en concurrence directe avec l'écoute réelle de ton prospect. Parce que écouter vraiment ton prospect, pas écouter pour répondre, pas écouter pour placer ta prochaine phrase, c'est un acte d'abandon de soi. C'est être dans le moment, dans la réalité de l'autre sans filtrer ce qu'il a dit à travers ce que toi tu as envie d'entendre. Et l'ego, lui, il résiste à ça parce que comme c'est inconfortable, il [musique] a envie de te protéger. l'ego, il veut être dans la scène, il a pas envie d'être dans les coulisses. Et ce que ça produit concrètement, c'est que toi du coup, tu laisses passer les phrases caché, ce que ton prospect sous-entend mais que tu ne vois pas. Chaque prospect dit des choses en surface et il y a d'autres choses en profondeur. Je te donne un exemple. La phrase de surface, ça pourrait être "Je veux augmenter mon chiffre d'affaires." C'est bien, mais qu'est-ce que ça veut dire fondamentalement ? Ce qu'il a dit en passant, c'est je vais augmenter mon chiffre d'affair mais potentiellement bah je peux pas le faire parce qu'en fait j'ai une équipe qui est en train de se restructurer ou en fait je vais augmenter mon chif d'affair mais j'ai eu une mauvaise expérience donc je veux juste m'assurer que là je vais pas avoir une mauvaise expérience et ces phrases là il va pas te les donner tout de suite il va te les amener plus tard après comme des objections. Pourquoi ? Parce que toi, comme tu es dans la performance de toi-même, tu te dis "OK, ben je vais lui montrer comment on va augmenter son chiffre d'affaire." Au lieu de creuser, au lieu d'être dans la compréhension, ça veut dire quoi augmenter ton chiffre d'affair ? Et qu'est-ce qui fait peut-être que tu y arrives toujours pas tout seul ? Et tu vois ça, c'est l'ego à travailler. Et ces phrases là, c'est exactement celles qui aurait pu avoir un impact. Pourquoi ? Parce que c'est celle qu' allait vraiment influencer la décision. C'est celle où tu aurais pu avoir des vraies réponses sur lesquelles tu aurais pu faire rebondir ton prospect et tu les as laissé filer parce que ton ego, lui, voulait le placer comme un argument. Et en étudiant les neurosciences, j'ai vu que elles en parlaient également et qu'elles ont montré quelque chose d'important. Quand quelqu'un parle de lui-même, de ses problèmes, de ses enjeux, son cerveau libère de la dopamine. C'est pour ça que les gens adorent parler d'eux. Ils se sentent reconnu, il se sent compris, il se sent entendu et cette sensation crée de la confiance. Plus ton prospect libère de la dopamine avec toi, plus tu as confiance en lui. Pas dans ta présentation, pas dans ton peitch, juste dans le fait qu'il se soit senti vraiment écouté. Et Ryan Oliday, il en parle dans le livre. À un moment, il dit "Talk less, do more". Mais dans une conversation de vente, c'est différent parce que c'est facile de se dire "OK, je suis quelqu'un qui est super à l'écoute, j'écoute mes amis, j'écoute ma famille." Mais dans un rendez-vous de vente, il y a un enjeu. Donc c'est beaucoup plus compliqué. Ça se traduit souvent par bah est-ce que tu écoutes plus que ce que tu ne parles ? Mais c'est pas juste ça écouter. Ça demande surtout de mettre vraiment son ego de côté, de mettre son ego en dehors de la pièce. Et c'est pas juste entendre, c'est pas juste "Oui, j'ai entendu ce qu'il a dit". c'est je vais vraiment sortir de moi-même et éviter de faire en sorte de me concentrer juste sur ma propre personne. Il y a un autre exemple qui donne notamment vis-à-vis de Steve Jobs cite des exemples de leaders qui ont un énorme ego, tout Steve Jobs par exemple et même parfois des leaders qui ont laissé leur ego prendre le dessus même en public alors que le vrai travail se faisait dans l'ombre. Steve Jobs, si on reprend cet exemple, dans sa première période à Apple, il était brillant mais son ego écrasait ses collaborations. Il monopolisait les réunions, il imposait ses visions, il coupait cours aux idées qui venaient pas de lui. Et résultat, bah il s'est fait éjecter de sa propre entreprise en 1985. Et on en parle aussi dans la biographie de Steve Jobs, mais c'est que après avoir fondé Next et après avoir travaillé chez Pixar dans un rôle qui puisait, n'était pas le sien qu'il a appris à écouter autrement. Et quand il est revenu chez Apple en 1997, il a créé les produits les plus iconiques de la marque et les plus iconiques de l'histoire de la tech. L'humilité forcée lui a appris ce que l'ego avait caché. en col, on n pas forcément ce raccourci là parce que on n pas vraiment d'échec spectaculaires pour se remettre sur les rails. On perd des deals tout le temps. Donc on n pas ce truc qui va vraiment créer une grosse prise de conscience contrairement à dans de vie perso ou pour Steve Jobs qui pour le coup s'est fait virer de sa boîte. Donc je pense que ça l'a poussé à travailler sur lui. Et du coup on se retrouve avec des deals en vente qui sont parfois perdus en silence. Moi, je sais que quand j'ai commencé à travailler sur moi et vraiment mon état d'esprit, ma posture en me faisant accompagner justement ça a vraiment tout changé dans mes rendez-vous quand j'étais chez HPOT et même après un col où tu n'essayes pas de convaincre ou t'imposes pas entre guillemets d'agenda, [musique] tu cadres mais sans pour autant imposer ce que toi tu veux et que ton objectif c'est vraiment de comprendre ce qui est vrai pour le prospect, ses vrais blocages, ces vraies craintes, ces vraies attentes, et ben tu vas voir que ce prospect là, il va te parler différemment parce qu'il va sentir que tu es pas là pour lui vendre quelque chose, que tu es là pour comprendre s'il y a un réel besoin Et s'il y a vraiment quelque chose à lui vendre, s'il a vraiment besoin qu'on lui vende quelque chose, une fois que tu sais qu'il a vraiment besoin qu'on lui vende quelque chose et que ta solution est la meilleure pour ça, bien évidemment qu'après là, c'est ton rôle que de lui montrer comment et de l'accompagner vers cette prise de décision. Mais c'est là que les meilleurs deals se ferment. C'est vraiment à ce moment-là la leçon numéro 2 de ce livre, et c'est une leçon que j'ai appris récemment en entrepreneuriat, surtout en voyant ce type de prospect. La veille, ce n'est pas de l'apprentissage. Sachez-le, la veille ce n'est pas de l'apprentissage. Et ça, c'est le point qui dérange le plus les seniors. Je le vois quand je vais en entreprise coaché ou quand j'ai des seniors qui viennent dans mon académie et je le vois tous les jours dans mes coachings. Quand je parle à un commercial qui est expérimenté, d'accord, que je lui parle de formation, de se former en vente, de remise en question, de coaching, la réponse que j'entends le plus souvent c'est non mais moi, j'apprends tout le temps. Bien évidemment, j'apprends tout le temps. C'est une espèce de fausse humilité là de bah on apprend tous les jours, moi j'essaie d'apprendre tout le temps, je regarde des contenus, je suis les tendances, je regarde ce qui marche, je m'informe et honnêtement, je vais être un peu cache, je le suis toujours dans mes podcasts mais là un peu plus. Tu n'es pas en train d'apprendre, tu es en train de faire de la veille. Et la veille, c'est pas du tout la même chose. La veille c'est consommer de l'information pour confirmer que ce que tu penses est aligné avec [musique] ce que dit le marché. Mais ça c'est de la veille. tu lis un article, tu regardes une vidéo. En fait là, si tu consommes cette vidéo et qu'ensuite tu fais rien, tu as fait de la veille. Tu n'as pas appris. C'est pas parce que c'est dans ta tête que tu as appris. C'est pas parce que tu as entendu une fois que tu l'as appris. Tu regardes une vidéo et tu dis tiens ça, moi je le fais. Tu valides juste ce que tu sais déjà. Tu te rassures et tu continues exactement comme avant. L'apprentissage réel et Ryan Olidet en parle dans son livre et moi je l'ai vu sur d'autres aspects de mon business. en vente, je l'ai eu au début et je me suis pris une petite claque quand je suis arrivée chez Spot et que j'ai compris qu'en fait je faisais de la veille et pas de l'apprentissage. Donc maintenant, ça m'a bien calmé et je le fais plus. Mais je retombe dedans dans d'autres phases de mon business où je pense que j'apprends mais en fait je fais de la veille et c'est pas du tout la même chose. L'apprentissage réel, lui il te dérange, il te remet en question, il te montre que quelque chose que tu fais depuis des années n'est peut-être pas optimal et donc il te force à changer un comportement, pas juste à absorber une information. Et la différence, elle est là. Et la différence, elle est importante parce que c'est brutal. La différence la plus brutale entre la veille et l'apprentissage, c'est que dans la veille, tu es consommateur. Quand les gens me disent "Mais challeng, je regarde tes vidéos, pourquoi je prendrai ta formation ?" Parce que tu fais de la veille, mon gars, quand tu viens dans la formation, tu fais de l'apprentissage. C'est deux choses qui sont totalement différentes. Dans l'apprentissage, tu es acteur, tu essayes des choses, tu mesures, tu ajustes, il se passe quelque chose, tu tentes, tu te plantes, tu progresses. Quand j'en ai plein qui me disent "Mais j'ai testé ce que tu as dit dans ta vidéo." Non, tu as juste confirmé. Tu as pas appris. Tu as même pas compris pourquoi tu posais cette question. Il est là le problème. Il y a une citation de Bismarck que j'adore qui dit "Seul l'idiot apprend de ses propres erreurs, le sage apprend des erreurs des autres." Et c'est exactement là que la veille échoue. Je t'explique pourquoi. Parce que là, tu apprends peut-être tu vas apprendre de tes propres erreurs, tu vas mettre du temps, tu vas essayer de mettre en application, ça va prendre du temps, tu vas chercher du contenu, tu vas essayer de regarder si tu as des angles morts, s'il y a des choses que tu fais bien, tu as peut-être tester des techniques. Et tu penses que ça fait vraiment partie du de l'apprentissage ? Oui, mais c'est super long. Donc la veille c'est tu observes, tu regardes une information. L'apprentissage c'est tu mets en pratique qu'on soit bien d'accord. Mais il y a une différence entre diversement éducatif et progression. Parce que la vraie question c'est que quand tu consommes du contenu par exemple sur la vente, c'est [musique] pas est-ce que je savais ça ? C'est est-ce que j'applique réellement ça ? Et moi je le vois dans mes coachings, j'en ai plein souvent qui me disent "Mais Shalen, ça je l'ai dit, je l'ai vu dans ton module et du coup je l'ai dit." C'est pour ça qu'on a des coachings réguliers. Je l'ai dit ça au prospect. OK, fais voir comment tu l'as dit. Bah du coup je lui ai dit ça. Bah tu vois c'est pas du tout ce que je dis dans le module. Tu l'as pas du tout correctement appliqué. tu as pas mis le bon ton, tu as pas la bonne posture. La phrase tu l'as formulé en question fermée au lieu de dire qu'est-ce que tu as dit est-ce que et c'est tout bête mais tu auras pas la même réponse. Et ensuite qu'est-ce que tu fais de la réponse qui t'a donné le prospect ? C'est bien, tu as posé la question, tu as l'impression que tu as appris, tu as compris pourquoi tu posais la question, tu as compris du coup ce que tu allais faire de la réponse ? Et ces choses-là, tu les vois que parce que bah tu as appris avec quelqu'un qui lui a fait ces erreurs là et du coup te permet d'identifier tes patterns et d'apprendre. Je vous dis ça parce que la personne qui m'a offert ce livre, c'est quelqu'un de proche et il m'a dit "Je t'offre ça parce que je sais que toi tu es toujours un peu dans le développement personnel, tu aimes bien ces choses-là." et je lui ai répondu que je me faisais coacher, que j'avais une coach qui me challengeait et qui mettait en revue mes angles morts et que je comptais pas juste sur mon propre développement personnel, mais surtout que je demandais la vie à d'autres personnes pour voir justement s'il y a pas des angles que je ne vois pas. Et il m'a dit "Ah mais c'est trop bien, c'est vraiment cool que tu te fasses coacher." Et je me suis dit "C'est fou, comment quelqu'un peut penser que quelqu'un qui a envie de se développer personnellement ne se fait pas coacher ?" Et ça m'a surprise qu'il soit surpris que je me fasse coacher alors que la première chose qu'il a dit c'est toi qui est dans le développement personnel. Et moi, je ne voyais pas cette chose là pas corrélée. En fait, je ne voyais [musique] pas le fait de travailler sur moi, mes angles morts et cetera sans me faire accompagner par quelqu'un. Parce que ce qu'il faut se rendre compte, c'est que il y a nos angles morts, il y a les choses qu'on voit de nous, il y a donc notre connaissance de nous-même, il y a la connaissance qu'on pense que les autres ont de nous, il y a la connaissance qu'ont les autres de nous et il y a ce que les gens connaissent de nous mais que nous on ne connaît pas de nous-même. Et ce dernier point, il est important parce que c'est vraiment là où on va chercher nos angles morts, les choses sur lesquelles on doit s'améliorer. Il y a une phrase que j'adore qui est dite dans ce livre, c'est que l'ego, c'est comme balayer à sa porte et un peu comme dans la vente, c'est pas parce que tu as balayé une fois qu'il y a plus de poussière, faut balayer [musique] tout le temps. Et j'adore cette phrase parce que je me dis ce livre, je l'ai peut-être lu une fois, mais je pense que je le relirai d'ici la fin de l'année pour voir ce que j'ai compris de différent et peut-être si j'ai encore des choses à travailler parce que j'ai beaucoup beaucoup trop de seigors qui viennent me voir et qui me disent "Oui mais ça Chanen ça marche pas dans mon cas." et il passe du coup à autre chose et il abandonne une technique qui aurait pu transformer ses résultats parce que son ego a refusé d'admettre que le problème c'était la manière dont il l'avait appliqué et c'était pas la technique en elle-même. Ryan Olida, il parle dans son livre de l'incapacité à être un étudiant permanent et c'est vraiment ce que je vois du coup avec les seiors et pour ça il cite Catherine Gram. C'est une excellente CEO, chef d'entreprise qui a hérité du Washington Post après la mort de son mari et qui pendant des années a géré l'un des journaux les plus influents du monde en se disant qu'elle était pas qualifiée. Comme elle se disait qu'elle était pas qualifiée, elle allait toujours chercher des réponses et donc elle était dans un état d'apprentissage permanent. Elle posait des questions que bah certaines personnes auraient potentiellement eu honte de poser. Elle cherchait à comprendre plutôt que paraître compétente. Et c'est précisément ce qui a fait d'elle une des dirigeantes les plus respectées de son époque. Le respect, elle l'a pas imposé. En fait, on lui a donné naturellement parce que son humilité active et pas son ego lui a permis d'apprendre. Et donc la vraie question, moi je te la demande, c'est "Est-ce que tu réécoutes tes appels ?" Et quand je dis réécouter, je dis pas juste entendre et te dire "Ah, ça, je l'ai bien fait. C'est vraiment qu'est-ce que j'aurais pu faire de mieux ? Qu'est-ce que j'ai pas fait suffisamment bien ? C'est vraiment être dans cette optique d'apprentissage permanent et vraiment vous serez surpris du nombre de seigneors que j'ai en col parfois et je leur dis "OK, c'est quand la dernière fois que tu as réécouté ton appel ?" Bah, je réécoute parfois vraiment mes appels mais je sais ce que je fais. Non, tu es pas dans une démarche d'être un étudiant permanent et [musique] j'essaie de l'appliquer beaucoup dans le business. Je l'ai déjà dit dans plusieurs podcasts. Je dis je pars du principe que je ne sais rien en entrepreneuriat et plein de fois j'ai des gens qui me disent "Sha, tu peux m'aider à créer mon offre, à me coacher d'un point de vue business ?" Je dis "Mais en fait je je ne sais pas faire, je ne vais pas te coacher, je suis moi-même en train d'apprendre. J'apprends des autres tout le temps. Je passe ma vie à essayer de comprendre pourquoi quelqu'un a fait ce choix et pas un autre. Parce que je me sens pas du tout compétente dans le business encore aujourd'hui. Je pense qu'il y a plein de choses que je fais bien, mais je pense qu'il y a plein de choses que je pourrais faire mieux. Et même en tant que coach, je me remets tout le temps en question. Mes élèves, ils ont pour chacun des coachings une note à [musique] m'attribuer. Mes élèves me notent sur le coaching parce que c'est super important pour moi de m'assurer que OK, est-ce que j'ai bien fait le taf ? Si je l'ai pas bien fait, comment je peux faire pour me rattraper ? Pourquoi ? Parce qu'en fait comme je me dis que je suis toujours en apprentissage permanent et que je veux que mes élèves aient des vrais résultats, je fais en sorte de m'informer. Je m'informe sur qu'est-ce que je pourrais mieux faire en coaching, je teste des choses en en col, je fais des calls. Je dis à mes élèves de mettre une technique en place. Je vais réécouter la manière dont ils ont mis en pratique cette technique. Je réécoute leurs appels pour identifier les patterns. Je suis en permanence dans l'expérimentation, pas juste dans l'application de ce que je crois savoir. Je me dis jamais toutes mes techniques de vente, elles sont géniales, elles fonctionnent. Je les remets tout le temps en question. Parce que ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c'est que trouver une technique qui marche aujourd'hui, ça ne veut pas dire qu'elle marchera dans un an, dans 2 ans, dans 3 ans. Vous avez vu avec Li la vitesse à laquelle le monde va. Si on pense que parce qu'on a 15 ans d'expérience, on est bon, il y a un problème. Moi ça me fascinera toujours. Des fois, j'ai des coachs qui disent "Bah moi, je suis coach en col. Ça fait combien de temps que tu as pas fait de col mon gars ?" Bah ça fait au moins 3 ans. Du coup, tu vas coacher qui en fait ? Enfin, moi je comprends si ça fait 6 mois, allez, un an grand maximum parce que tu as pas eu le temps. Mais moi, je prospecte avec mes équipes. Samedi dernier, avec mes équipes sales, on [musique] a appelé des clients ensemble, des prospects potentiels. Parce que pour moi, c'est super important de leur montrer, de m'assurer que je suis toujours en selle. Et ça, les gens se rendent pas compte à quel point ça demande de mettre son ego de côté parce que ça veut dire que oui, parfois tu vas te tromper, ça veut dire que parfois bah tu vas pas faire les choses comme tu pensais pouvoir les faire. Il y a une autre leçon que Ryan Olidet partage dans son livre. La leçon numéro 3 que je voulais vous partager, c'est admettre de ne pas savoir. Et j'ai des commerciaux seigneurs qui parfois ne veulent pas se faire former parce que pour eux se faire former, ça voudrait dire admettre qu'ils ne savent pas. Ça c'est de l'ego à l'état pur. Réfléchissez une seconde. Il y en a certains vous associez le fait d'apprendre à être mauvais. Comme je suis en train d'apprendre quelque chose, ça veut dire que je suis mauvais à cette chose. Et le fait de ne pas apprendre à être bon. Pourtant, ces deux choses n'ont rien à voir. Cristiano Ronaldo a 39 ans, ballon d'or plusieurs fois, il a encore un préparateur physique. Serenia Williams, elle avait des coachs jusqu'à la fin de sa carrière. Tiger Woods a reconstruit intégralement sa technique de swing alors qu'il était numéro 1 mondial. Il aurait très bien pu se dire "Bah attends mon gars, moi je suis au sommet, pourquoi je vais changer ce que je fais ? Ce que je fais c'est déjà génial, personne n'a réussi à le faire." Il l'a pas fait. Il a identifié quelque chose dans sa mécanique qu'il voulait optimiser. Il savait qu'il pouvait aller encore plus loin. Bah, il a accepté de régresser temporairement pour progresser ensuite. Il a pas laissé son ego le condamner à un niveau alors qu'il pouvait aller chercher encore plus haut. Il a regagné des majors que personne ne lui prédisait et pourtant personne ne l'a jugé comme faible. Parce que c'est pas la faiblesse qu'il a amené chez un coach, c'est l'ambition. Et le problème du fond que Holidayet identifie dans le livre, c'est que beaucoup de personnes construisent leur identité sur une compétence. Je suis quelqu'un qui sait faire ça. Je suis quelqu'un qui sait faire ça. Moi, je l'ai fait et honnêtement, je vous recommande pas de faire ça. Et quand il y a quelque chose, une formation, un coach, un feedback, "Je suis un excellent footballeur, je suis un excellent expert", et cetera, remet en question cette compétence, c'est perçu comme une attaque contre l'identité, pas contre le comportement, contre qui ils sont. Et ce mécanisme de l'identité dont Ryan Olidet part dans le livre, mécanisme de l'identité défensive, c'est exactement pour ça que certaines personnes se privent d'ambition juste pour protéger leur ego. Alors que l'ambition, c'est pas quelque chose de négatif. Ça nous pousse à travailler sur nous tout le temps. Ce que je veux que tu comprennes quand je te partage tout ça, c'est que si tu es quelqu'un de très ambitieux mais que tu n'as pas envie de te remettre en question régulièrement et que tu penses que si tu es encore en train d'apprendre un truc, ça veut dire que tu ne le maîtrises pas, tu te trompes. Tu te trompes vraiment. Savoir et savoir faire sont deux choses différentes et faire correctement et penser que tu fais correctement, ça c'est encore autre chose. Tu as toujours besoin d'un regard extérieur de quelqu'un qui te dit si effectivement tu fais correctement ou pas parce que ça t'aide. Ça t'aide à être plus sûr de toi. Ça t'aide à te détacher de toi-même dans le rendez-vous et à être plus concentré sur la personne en face. Est-ce que tu appliques vraiment ce que tu devrais appliquer ou est-ce que tu penses qu'il te manque encore quelques couches de compréhension que tu as pas encore ? Si c'est la deuxième, je t'invite à réserver un appel avec mes équipes et on verra ce qu'on peut faire pour toi. La réponse [musique] honnête à cette question, c'est ce qui différencie quelqu'un qui regarde des vidéos de quelqu'un qui progresse vraiment. Et je te donne l'exemple de Kobe Bryan. Ryan Olidet dans son livre, il parle de beaucoup de leaders sportifs, personnalités politiques et autres qui ont eu beaucoup de succès. Et il parle des gens qui traitent leur succès passés comme une garantie d'expertise future. Kobe Bryan, lui, c'était l'antithesse de ça. 20 ans dans la NBA, cinq titres et jusqu'à sa dernière saison, il était connu pour arriver le premier à l'entraînement et partir le dernier. Il étudiait ses adversaires de manière obsessionnelle. Il regardait ses propres matchs pour trouver ce qu'il pouvait améliorer, pas pour confirmer ce qu'il était bon, juste pour vraiment identifier toutes les choses sur lesquelles il pouvait travailler. Je peux toujours être meilleur ? C'était pas une phrase, c'était un mode de fonctionnement. C'est vraiment la philosophie du top 1 ou rien. D'ailleurs, si tu as pas vu les épisodes de podcast, t'invite à aller les regarder. Et c'est pour ça qu'il a pu performer jusqu'à la fin de sa carrière. Parce que Kobe Bryan, il a pas laissé son ego. Il a dit "Tu vas pas m'empêcher d'atteindre l'ambition que j'ai envie d'atteindre." Si tu t'es reconnu jusque-là et que tu as reconnu des patterns que parfois tu peux avoir, et on en a tous à des moments, l'ego réécrit l'histoire pour te protéger. Et c'est la leçon numéro 4. C'est la leçon la plus subtile du livre et la plus difficile à voir parce que c'est vraiment celle qui m'a mis le plus une claque où je me suis vraiment remise en question sur certaines choses de ma vie perso et parfois pro. Dedans, Ryan Olidet explique que l'ego c'est un narrateur. Il prend les événements de ta vie, tes succès, tes échets et il les réinterprète pour te protéger. Tu as perdu un deal. C'est pas grave. Le prospect il était pas qualifié. La technique elle a pas fonctionné. Non mais ça marche pas. Chez nous dans notre domaine, dans notre secteur, dans notre marché. Il y a quelqu'un qui ne fait pas correctement le taf. Bon bah c'est lui qui est nul, c'est pas toi qui l'a mal cadré. Ça c'est typiquement la manière dont mon ego m'a beaucoup protégé récemment avec mes prestataires. Mais j'ai appris à travailler là-dessus. Le contexte économique est difficile en ce moment. Tu as des résultats qui stagnent. Bon ben, c'est parce que le contexte économique est difficile en ce moment. Chaque explication externe est peut-être vraie mais c'est pour ça que c'est aussi difficile à démonter parce que l'ego, il te ment pas franchement. Il te propose des solutions qui en vrai sont acceptables. Il te propose des choses qui sont en vrai plausibles, des explications qui te tiennent la route mais qui t'évitent de te regarder en face et qui t'évite de regarder en face ce que tu aurais pu faire différemment, ce que tu aurais pu améliorer. Et je sais pas mais peut-être dans votre vie perso, vous pensez souvent à ça. Il y a toujours cette personne qu'on connaît qui a toujours des bonnes excuses. Non mais là c'est pas pareil parce qu'en fait et c'est une personne qui se remet pas en question et on le sait cette personne elle s'autoabote et on a beau essayé de l'aider parfois on n arrive pas. En psychologie a un nom ça s'appelle le billet d'attribution. On attribue ses succès à ses compétences et ses échecs aux circonstances. C'est humain, universel, faut pas en vouloir bien évidemment, ça se travaille. Mais chez les top performers, on combat ce biais activement. C'est pour ça que je me fais coacher et que j'ai aussi une psy parce que je veux combattre ce biais. Je veux être sûr que je n'attribue pas mes succès uniquement à mes compétences, mais que je prends aussi en compte le reste des facteurs, mais surtout que je travaille sur mes échecs et je fais en sorte de les améliorer et de faire en sorte qu'il y en ait le moins possible. Je vais ajouter une dernière chose parce que j'entends souvent un argument que je veux démolir, c'est "Non mais je peux apprendre tout seul, je peux me débrouiller tout seul, j'ai pas besoin d'un accompagnement". Peut-être. Et c'est vrai, tu peux, tu as pas forcément peut-être besoin de l'académie. Moi je le dis, des fois, je disqualifie des gens, je dis "Oh là, tu as pas besoin de moi, c'est pas de moi dont tu as besoin, tu as besoin de ça, mais ça moi je le fais pas. Donc va chez telle personne, je te recommande." La question c'est toujours à quel prix ? Tu peux tout t'apprendre tout seul, tester des choses, analyser, ajuster, mais ça prend des années. Et pendant ces années, chaque semaine où tu as pas encore identifié ce petit pattern, ce petit truc qui te fait perdre des deals, c'est deal que tu perds et tu sais pas pourquoi. Les choses sur lesquelles effectivement tu es bon et il faut que tu continues des mois de progression lente au lieu d'une progression accélérée. Mais ce que les gens ne calculent pas, et moi je le fais en col et je le dis souvent, c'est que ce temps, qu'est-ce qui te coûte vraiment ? Parce que c'est pas juste des deals perdus et ça fait déjà mal. C'est du temps que tu as pas à louer à ton business si tu es entrepreneur, à ta performance sur d'autres aspects, à ta famille, à toi-même. Prendre quelqu'un dont c'est le métier, quelqu'un qui a analyser des centaines de coles, qui a identifié les patterns, des dizaines de profils, qui a résolu le problème, que tu es en train de toi te tâtonner à résoudre, c'est pas une dépense, c'est un raccourci. Et je vous assure, je vous dis ça pas juste pour vous dire candidater à l'académie, prenez ma formation et cetera. Même si en vrai, je sais ce que j'apporte aux élèves. Allez juste voir les avis et vous le verrez. Mais c'est juste quand je me suis fait coacher les gars, mais qu'est-ce que ça a changé ma vie ? Vous vous rendez pas compte. Ça a changé ma vie. Ça m'a obligé à voir en face des choses que je voyais pas. Me faire coacher, ça a changé ma vie. Et je sais qu'en France, on a du mal avec le coaching, mais c'était vraiment la meilleure décision de ma vie. Et je me suis fait coacher deux fois. J'ai eu deux coachs différents parce que il y a des coachs qui peuvent vous accompagner à un certain stade, à un certain niveau et d'autres à certain niveau. Mais qu'est-ce que c'est important ? Et je vous assure que tous les plus gros entrepreneurs que je connais se font tous coacher. Ils se font tous coacher et ils laissent tous leur ego de côté parce que l'ego, c'est celui qui confond la veille avec de l'apprentissage. C'est celui qui assimile le fait d'apprendre avec le fait d'être mauvais. C'est celui qui va réécrire tes échecs pour te protéger plutôt que pour te faire progresser. Ce que je veux que tu retiennes, c'est que l'humilité n'est pas opposée à la confiance. Tu peux très bien avoir confiance en toi et être humble. L'humilité, c'est justement la condition de la vraie confiance, celle qui est ancrée dans tes compétences réelles, pas dans une image à défendre. et je vous le dis et là c'est vraiment le moment où à mon avis si tu es là encore dans cette vidéo, tu mérites du coup de savoir ça. Il y a beaucoup de choses qui m'affectaient au début quand j'ai commencé à me lancer dans le business, ce que pouvaient dire certaines personnes, même avec qui je parle plus ou quoi que ce soit, mais parce qu'en fait, j'étais concentrée sur l'image que j'avais envie de refléter et pas sur qui j'étais vraiment et sur moi et sur mon business et je laissais vraiment cet ego prendre part et je m'en voulais parce qu'en plus ça me rendait pas forcément heureuse et je l'ai cassé, ça a été douloureux, ça fait mal vraiment honnêtement les gars, progresser ça fait très mal. Je le dis souvent, je dis en fait si vous avez du mal à investir en vous, vous êtes pas prêt pour ce qui vous attend après parce que le plus dur c'est surtout la progression parce que vraiment c'est c'est super douloureux de progresser. Ça fait super mal parce qu'on doit se remettre en question. Casser les go c'est ça fait vraiment mal. Ça touche à la sensibilité à notre petit cœur. C'est dur mais une fois qu'on l'a fait mais c'est incroyable ce qui se passe et vraiment ça vaut mais tous les efforts du monde. Je te recommande de lire ce livre si tu l'as pas lu. J'ai pas voulu trop te spoil mais te faire ressortir un petit peu les leçons que j'en retiens. Si cette vidéo t'a plu, je t'invite à mettre un like, à me partager peut-être en commentaire si tu as des questions vis-à-vis de ça et surtout n'oublie pas, abonne-toi pour plus de tips.