Plus je consomme de l'alimentation ultratansformée, plus j'altère mon microbiote, plus je dénutris mon cerveau et plus j'ai des risques de troubles de santé mentale. Ce qu'on ce qu'on a démontré en plus, c'est que il y a un effet dose. Plus j'augmente la proportion d'aliments ultra transformés dans mon alimentation et plus j'augmente mon niveau d'anxiété, de dépression. C'est incroyable. En fait, dans l'étude alimentale que j'ai conduite entre 2021 2023, 15000 participants et encore 5000 de plus qu'on n pas encore analyser. Les résultats, c'est que les personnes le premier facteur dans l'alimentation qui est associé à plus d'eau dépression, c'est l'alimentation ultra transformée plus 21 % de dépression chez les 18 34 ans et ça augmente chez les femmes à 35 45 ans et après 55 ans. Le pourquoi ? parce qu'il y a un effet cumulatif, c'est-à-dire c'est un effet sur la vie entière. Donc on comprend bien en fait que proposer des antidépresseurs par exemple ne va pas régler le problème si le problème se trouve dans mon assiette. Attention, je dis pas qu'il faut pas prescrire de médicaments. C'est très important les médicaments, mais il faut essayer de trouver la cause. En fait, moi ce que je dis, c'est mettre un antidépresseur dans un problème d'alimentation ultra transformée. C'est comme mettre du paracétamol sur une fièvre. On fait baisser un symptôme mais on ne traite pas la cause du problème. Donc il faut tout le temps aller regarder l'alimentation pour s'assurer qu'elle nourrit correctement le microbiote et le cerveau. [musique] [musique] Bonjour, bienvenue dans Dialogue. Je suis Fabrice Midal, philosophe plein d'enthousiaste. enthousiasme que j'ai envie de partager avec [musique] vous. Aujourd'hui, je reçois quelqu'un qui me scotche complètement, le docteur Guillaume Fond. Bonjour Guillaume. Bonjour Fabrice. Est-ce que tu veux bien te présenter ? Alors, je suis Guillaume Fond. Je suis médecin psychiatre, chercheur en psychonutrition. C'est l'influence de l'alimentation de la nutrition sur le cerveau et le microbiote et docteur en biologie cellulaire et moléculaire et cfondateur de Psaum. Qu'est-ce que c'est Psaume ? Psaume, c'est une solution. J'ai décidé de passer à l'action avec des compléments alimentaires qui répondaient aux exigences pour nourrir le cerveau et équilibrer le microbiote parce que je trouvais pas les solutions dont avaient besoin les personnes que je rencontrais tous les jours. Comment un psychiatre qui travaille donc sur la souffrance euh la souffrance mentale s'occupe du microbiote ? Oui, ça c'est une histoire assez incroyable. En fait, c'est venu de ma thèse en biologie cellulaire et moléculaire entre 2013 et 2016. Un PhD que j'ai conduit sur l'influence du système immunitaire et de l'inflammation sur le cerveau et les maladies mentales. Et en fait vite, je me suis rendu compte qu'une des grandes sources de l'inflammation, donc en fait c'est une réaction de défense du corps face à des agressions. Contre quoi notre corps se défend tous les jours ? bah contre l'alimentation en fait parce que l'alimentation moderne est ultra transformée, inflammatoire. Elle va attaquer d'abord le mucus. En fait, c'est le tapis qui qui recouvre l'intestin et puis les bactéries qui sont dans notre intestin qu'on appelle le microbiote intestinal. Ça va augmenter ensuite la perméabilité de l'intestin. C'est la dernière barrière en fait qui nous protège de ce qu'il y a dans notre alimentation parce qu'il y a beaucoup de choses qui nous agressent et notamment les produits ultratansformés, les additifs et cetera. Et ensuite ça va créer donc de l'inflammation dans le sang et dans le cerveau et en fait ça va augmenter le risque de troubles mentaux. Et en fait, c'est en comprenant cette boucle là que j'ai été guidé naturellement vers la psychonutrition et l'axe intestin cerveau. La compréhension en fait de des voies qui relient l'alimentation, l'intestin et le cerveau. C'est dingue. Pour toi, tu es dedans mais mais pour quelqu'un qui connaît pas tout ça, il y a un truc c'est juste dingue. Donc je mange des produits très transformés. Bon d'accord, on me dit c'est pas très bon pour ma santé tout mais en fait donc ça crée une inflammation. Donc j'essaie de me défendre. L'inflammation au début c'est pas si grave mais au bout d'un moment c'est un problème quand l'inflammation devient trop importante. C'est un problème. C'est c'est ça. 70 % du système immunitaire est consacré à nous protéger contre ce qui arrive dans notre assiette. Ça, il faut en avoir conscience en fait. C'est énorme. Et donc plus mon alimentation m'attaque, plus elle contient des choses pour lesquelles je suis pas fait pour les digérer, donc les aliments ultra transformé et plus cette énergie et ce système immunitaire vont manquer au reste du corps et notamment au cerveau. Donc là c'est première premier étonnement. Donc voilà, ça crée de l'inflammation. C'est c'est assez surprenant. Et 2è surprise de ce que tu dis, ça a un impact sur mon cerveau. À la rigur, je peux comprendre si je prends des produits ultra transformés, je vais être un peu plus fatigué, je vais manquer un peu de tonus et puis c'est pas très bon sur l'avenir. Euh je pense même je pense même que pour la plupart des gens la rigueur, ils vont comprendre bon si je mange des produits ultra transformés plus tard, je risque que c'est mauvais pour mon diabète, pour mon estomac. Bon, à la rigueur peut-être je vais voir que ça me rend un peu plus fatigué, que j'ai moins de tonus, que je suis moins dynamique. Mais peu de gens savent ah mais ça a un impact sur mon esprit, sur ma manière de voir les choses. Pas seulement dans la évidemment pour pour des maladies graves, mais tu montres aussi pour juste je suis plus stressé, je supporte moins des remarques qu'on qu'on me fait pour l'ensemble de ma manière d'être. cette inflammation change ma manière de de penser. C'est exactement ça. Il y a des études récentes qui ont montrer qu'en un weekend seulement d'alimentation ultra transformée, le microbiote, donc les bactéries qui nous protègent, qui sont bonnes pour nous dans l'intestin altéré. Ça va très très vite en fait. Et donc en fait, il y a une banalisation alors qu'on en a tous fait l'expérience. Si on mange de la junk food, dans les 2 heures qui suivent, on est fatigué en fait. On n'est pas bien, on digère mal, on a des problèmes à se concentrer, on est effectivement plus irritable et on a faim en plus. C'est pas une alimentation qui nous rassasit. Les aliments ultratansformés, il faut comprendre qu'ils ont été construits par l'agroindustrie pour nous rendre accros en fait, pour qu'on en consomme plus. Et les études montrent qu'à calories égale la même alimentation en transformé versus non transformé, l'alimentation non transformée fait prendre moins de poids. Il y a 1 kg de différence en fait en quelques jours d'alimentation parce que on remange de l'alimentation ultratansformée. Elle a été construite pour nous rendre accro. C'est ce qu'on appelle la palatabilité. C'est le fait que ça nous fait plaisir. Donc on rajoute du sucre, de la graisse, des additifs, du sel. de desulifant, plein de choses et tout ça en fait c'est pour un intérêt économique. Et en fait moi ce que je défends c'est le point que l'agroindustrie s'occupe de de notre alimentation et n'en a rien à faire de notre santé alors que l'industrie médicale s'occupe de notre santé et n'en a rien à faire de l'alimentation et au milieu, il y a des millions de personnes en fait qui ont à la fois des problèmes intestinaux et des problèmes de santé mentale et on fait pas le lien entre les deux. C'est fou. Euh est-ce qu'on peut vraiment pour on va prendre ceux qui savent vraiment rien c'est quoi un aliment ultra transformé parce que tous les aliments qu'on peut trouver au supermarché sont pas toujours ultra transformés. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on est-ce est-ce qu'il y a un accord sur qu'est-ce que c'est un aliment ultra transformé ? Un aliment ultra transformé, c'est un aliment où un je ne reconnais pas l'aliment de base, c'est-à-dire que je je le trouve pas dans la nature. Je sais pas si je lis pas sur l'étiquette, je sais pas en fait à partir de quoi a été euh fabriqué cet aliment de je le retourne, je regarde l'étiquette, il y a plus de cinq ingrédients et parmi ces ingrédients, il y a plein de choses que je trouve pas dans ma cuisine et où je comprends pas ce que c'est. Donc des beaux très techniques, des 400 quelque chose. Voilà, c'est ça l'aliment ultra transformé. Il se conserve sur mes étagères souvent pendant plusieurs semaines, donc ça c'est pas normal. Dans la nature, tout se dégrade assez rapidement à température ambiante. Donc les biscuits, les viennoiseries, les gâteaux et cetera, enfin voilà tout ça c'est des aliments ultra transformés. La bonne nouvelle c'est qu'en fait ils sont souvent tous regroupés dans les mêmes rayons dans les supermarchés. Donc en fait on peut se dire carrément ce rayon là j'y vais pas parce qu'en fait c'est des aliments ultra transformés en rayon. Et donc la logique en fait he c'est vraiment là pour le coup du bon sens. Je fais assez peu appel au bon sens en général parce que j'aime c'est un peu facile mais c'est simplement euh de ramener dans notre microbiote, dans notre intestin des aliments qu'on trouve dans la nature parce que nos bactéries sont calibrées pour digérer ces aliments-là et que on a déconnecté, dissocié notre nourriture de notre environnement et c'est ça qui génère énormément de pathologie. Qu'est-ce qui est le plus mauvais dans l'aliment ultra transformé ? Est-ce que c'est le fait que c'est transformé ou est-ce que c'est les produits qu'on rajoute, les les additifs et cetera ? Est-ce qu'on a des études qui permettent de comprendre où est le problème ? C'est une excellente question, il y a plusieurs facteurs. Déjà, les aliments de base quand ils sont transformés, ils sont dénutr, ils perdent de la valeur nutritive. Le raffinage des farines, par exemple, donc le fait de consommer du pain blanc, des pâtes blanches, du riz blanc et cetera, ça fait diminuer la valeur nutritive. On perd des nutriments parce que la partie de la céréale qui contient les nutriments est enlevée pour des histoires de goût, de texture, de plaisir en bouche, de goût sucré et cetera. On raffine donc les les aliments et là on perd déjà 20 % des nutriments. Donc déjà moins de nutriments, moins de valeur nutritive. On voit comment on est piégé par le vocabulaire parce qu'on dit raffiner, ça fait tellement élégant. Ah ouais, la farine raffinée. Mais en fait raffiné, ça veut dire dénutri. Si on disait la farine dénutri de raffinée, ça changerait beaucoup. rapport qu'on aurait qu'on aurait à elle. Exactement. Et en fait après donc ces aliments donc raffinés, il y a d'autres processus qui peuvent altérer la qualité nutritive des aliments. Ensuite ça va être mixé et c'est là où on va rajouter des sucres cachés et des graisses. Et ça c'est ce qu'on appelle des calories vides parce qu'il y a pas de nutriment dans ces calories. Donc on va se retrouver avec un aliment de calories par rapport à sa valeur nutritive. Et donc en fait, on va amener tout ça dans notre intestin. En plus, on aura rajouté des additifs pour améliorer le goût, la conservation et cetera. Certains de ces additifs sont en train d'être explorés, les édulescorants notamment qui ont été associés à des augmentations de cancer dans des grandes études observationnelles où il y a un débat du coup pour savoir à partir de quel niveau de preuve, on va dire euh on arrête, c'est dangereux. C'est pas tous les édulescourants. Il y a des niveaux différents selon les types d'ulcourant. Donc tout le monde est pas d'accord parmi les scientifiques. Il y a des scientifiques qui vont dire il faut éviter tous les édulescourant parce qu'en fait ça va donner un mauvais signal à notre cerveau. Il pense qu'on a du sucre alors qu'en fait il en a pas et donc ça va modifier notre alimentation. On va rechercher encore de des calories alors que en fait simplement on a trompé notre cerveau et ça c'est pas bon. Il faut pas le tromper. Ça c'est le discours majoritaire actuel mais on n pas encore toutes les études pour trancher. [grognement] Et puis dans les autres additifs, il y a des émulsifiants qui peuvent attaquer le mucus de l'intestin. En fait, un émulsifiant, c'est ce qu'on trouve par exemple dans les crèmes dessert qui vont les rendre gélatineuses dans beaucoup de vieillignoiseries, de pâtisserie. Ça a pour but de rendre l'aliment stable en fait et donc ça a un goût plutôt agréable, gélatineux en bouche. Le problème de ça c'est que ça va détruire le tapis de l'intestin qu'on appelle le mucus qui est une barrière qui nous protège de du contenu de l'intestin et donc les bactéries de l'intestin vont pénétrer plus facilement jusqu'à la paroi de l'intestin et là notre système immunitaire va s'activer et ça crée de l'inflammation locale. Ça nous fatigue, ça consomme des ressources du système immunitaire, des nutriments. Le zinc par exemple, c'est un nutriment qui sert au système immunitaire. Donc ce zinc là, il va pas être utilisé dans mon cerveau pour les neurones qui ont besoin de zinc pour fonctionner. Et donc c'est comme ça que des cercles vicieux vont se mettre en place. Ouais, je trouve c'est vraiment important parce qu'on dit toujours, voilà, les aliments ultra transformés, c'est mauvais. Alors, c'est bien d'avoir un spécialiste qui explique, on a encore moins envie de les de les de les manger et en t'écoutant, on se dit pas "Oh là là, je vais me priver d'un truc que j'aimerais manger". Ouh là là, j'ai plus là, tu m'as convaincu, j'ai plus, j'en mange pas beaucoup mais là, j'ai plus envie de les manger quand je vois ce que ça fait pour de bon. Ce qu'on ce qu'on a démontré en plus, c'est que il y a un effet dose. Plus j'augmente la proportion d'aliments ultra transformé dans mon alimentation et plus j'augmente mon niveau d'anxiété, de dépression. C'est incroyable. En fait, dans l'étude alimentale que j'ai conduite entre 2021 2023, 15000 participants et encore 5000 de plus qu'on n pas encore analyser. Les résultats, c'est que les personnes le premier facteur dans l'alimentation qui est associé à plus d'eau dépression, c'est l'alimentation ultra transformée plus 21 % de dépression chez les 18 34 ans et ça augmente chez les femmes à 35 45 ans et après 55 ans. Le pourquoi ? parce qu'il y a un effet cumulatif, c'est-à-dire c'est un effet sur la vie entière. Plus je consomme de l'alimentation ultra transformée, plus j'altère mon microbiote, plus je dénutri mon cerveau et plus j'ai des risques de troubles de santé mentale. Donc on comprend bien en fait que proposer des antidépresseurs par exemple ne va pas régler le problème si le problème se trouve dans mon assiette. Attention, je dis pas qu'il faut pas prescrire de médicaments. C'est très important les médicaments, mais il faut essayer de trouver la cause. En fait, moi ce que je dis, c'est mettre un antidépresseur dans un problème d'alimentation ultratformée. C'est comme mettre du paracétamol sur une fièvre. on fait baisser un symptôme mais on ne traite pas la cause du problème. Donc il faut tout le temps aller regarder l'alimentation pour s'assurer qu'elle nourrit correctement le microbiote et le cerveau. Mais c'est pas si facile parce que moi par exemple, j'aime bien la moutarde et je me suis rendu compte que plein de moutardees que j'achetais façit plus de la moutarde. Ils ont rajouté, j'avais pas fait attention, je le sentais pas et j'ai découvert qu'il rajoutait de l'huile, du sucre et je dis mais alors mais mince mais comment je peux c'est un truc que j'avais l'impression pendant longtemps, c'était banal. Maintenant, je suis obligé de faire vraiment attention que j'achète bien de la moutarde et pas un truc qu'elle où je me rends pas compte, il y a plein d'autres choses et ça devient un peu transformé. C'est exactement ça. En fait, moi je me suis rendu compte qu'il y a des guacamoles avec du sucre. Normalement, le guacamool, c'est de l'avocat, il y a pas de sucre dans dans le guacamool. Et en fait, vous prenez deux marques de guacamool et vous regardez les étiquettes, vous retournez et vous vous rendez compte qu'il y en a un qui contient du sucre rajouté et pas l'autre alors que les deux sont présentés de la même façon en rayon. Et donc, il y a des aliments comme ça qui sont complètement trompeurs. Il y a des le miel est un bon exemple aussi. Il y a des miels qui en fait sont dans du pur sirop de glucose fructose extrêmement inflammatoire, extrêmement nocif présenté comme du miel qui peut avoir des vertus en fait intéressante hein. Le vrai miel peut avoir des vertus intéressantes et donc il faut maintenant aller c'est un jeu d'enquête, il faut vraiment le prendre comme un jeu d'investigation. Moi je passe toujours 2 heures à faire m course. Alors moi je me régale à ça parce que j'adore enfin c'est mon sujet de même. Exactement. Donc c'est pas juste que tu passes 2 heures et que c'est qu'il faut qu'on fasse comme toi. C'est juste que toi tu en profites pour essayer de comprendre comment on est. manipuler sans nous en rendre compte et et comment et la subtilité des manipulations, c'est ça et le fait que il y a des incohérences. Alors parfois, j'ai des bonnes surprises aussi hein. C'est-à-dire que quand je me rends compte par exemple qu'un fabricant a choisi l'huile de colza plutôt que l'huile de tournesol, ça va augmenter donc les oméga3 et diminuer les oméga 6. Je trouve que c'est un bon choix, que c'est intéressant. Par contre, ce qui me navre c'est que c'est toujours corrélé au prix. C'est-à-dire ça, c'est la première violence faite aux pauvres, c'est l'alimentation. C'est-à-dire que vous pouvez être quasiment sûr, j'ai j'ai jamais trouvé de contreeexemple, que moins un aliment est cher et plus il est nocif pour la santé. Et ça c'est Ouais, c'est quelque chose qui pour moi est un scandale sanitaire et que dont on parle pas assez. En fait, c'est vraiment rayon, vous pouvez être sûr, vous prenez le premier prix et en les autres marques, c'est quasiment systématique que la valeur nutritive augmente avec le prix et ça c'est un vrai problème de santé publique. Donc quand on va au supermarché, acheter à manger, enfin si on va au supermarché, on peut ne pas y aller aussi. Faut vraiment faire attention à ce qu'on achète. Voilà. Et puis si on craque pour un truc, on le sait. et mais avoir un peu cette intelligence là, c'est la base pour ce lien entre notre microbote, notre santé et notre cerveau. Est-ce qu'il y a d'autres choses qu'il faut faire et c'est un peu le sujet de ton engagement et de ton livre qu'il y a des choses qu'on peut prendre là ? Donc là, on a dit ce qu'il ne faut pas faire, donc prendre les aliments très v mais il y a des choses qu'on peut faire et qui sont importantes à faire pour nourrir notre microbiote. Mon point c'est de pas se rajouter de la charge mentale et des contraintes de trop. On en a déjà beaucoup dans la vie quotidienne. Par contre, c'est des choix et c'est sûr qu'à un moment donné, il faut réorienter des priorités. Alors, tout le monde ne peut pas le faire en fonction de son mode de vie, en fonction de l'endroit où il habite, du fait qu'il mange chez lui ou pas chez lui et cetera. Enfin, il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte du fait qu'on cuisine pour soi-même ou pour une famille qui a des enfants ou pas à la maison. Enfin, il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte. Donc, je vais avoir du mal à donner des recommandations pour tout le monde. Mais par contre, il y a des grands axes, des grands le cap en fait, le grand principe, c'est de diversifier au maximum les végétaux. En fait, ça vient des études de recherche fondamentales qui sont conduites en France qui montrent que les bactéries de l'intestin se nourrissent de fibres. Donc les fibres, c'est des substances dans les végétaux qui ne sont pas digérées par l'être humain, mais digéré par les bactéries. Donc ça va nourrir les bactéries. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a pas de calories. Ça va nous rassasier plus longtemps, ça ralentit la digestion, ça favorise le transit. Donc il y a beaucoup de vertus. Attention, ce que je dis, c'est pas pour les personnes qui ont un syndrome de l'intestinable ou un cibo, c'est un syndrome de pulation de bactéries. Il y a trop de bactéries dans l'intestin. Donc attention, dans ces cas-là, parlez avec votre professionnel de santé. Je parle au reste de la population, les gens qui ont pas de problème de digestion, pas de pathologie intestinale précise. Là, on a tout intérêt à augmenter les fibres et à les diversifier parce que plus je vais apporter des végétaux différents et plus je vais nourrir des bactéries différentes dans mon intestin et plus mes bactéries sont différentes, donc j'augmente la biodiversité de mon intestin et plus je suis solide. En fait, le microbiote renforce le système immunitaire. Ça, il faut vraiment en avoir conscience. Plus je mange des végétaux différents, plus j'ai des bactéries différentes dans l'intestin et plus je suis solide sur le plan de l'immunité. Donc c'est déjà intéressant pour tous les rhumes qui passent en hiver et cetera, le Covid, mais c'est aussi intéressant pour mon cerveau et ma santé mentale parce que du coup ce système immunitaire protège mon cerveau. Je vais être moins vulnérable aux événements stressants de la vie. Et ça c'est hyper important en fait de prendre conscience que ce système immunitaire nous protège des événements mentaux et renforce nos émotions positives en fait. Et c'est même démontré chez l'animal. C'est ça qui est incroyable ce qu'on peut se dire. Bon, les souris, a priori, elles sont pas sensibles à l'actualité. Enfin, elles se posent pas des questions sur les enjeux actuels planétaires. Et pourtant, on se rend compte qu'une souris qui n'est sans bactéries, donc on appelle ça axénique en fait en conditions stériles, elle développe des troubles du comportement. Elle arrête sa toilette, elle arrête d'interagir avec les autres souris, elle est anxieuse, elle est peureuse, elle va pas explorer son environnement. On lui remet des bactéries dans l'intestin, tout disparaît. Sauf si on attend l'adolescence de la souris, là ça devient irréversible. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les bactéries chez la souris contribuent au développement du système nerveux. Et c'est la même chose chez l'être humain. Maintenant, des données physiologiques. On sait comment se développe le microbiote chez l'être humain. Il se construit pendant on dit classiquement les 1000 premiers jours. Donc la petite enfance. Ensuite, il reste un peu prestable pendant l'enfance. Il y a des grands bouleversements à la puberté influencé par les hormones et ensuite des différence entre les hommes et les femmes. Et puis ensuite, il décline à partir de 50 60 ans en quantité et en qualité. Donc ça c'est très important de prendre conscience de ça, c'est que ça participe au phénomène du vieillissement et qu'on peut agir là-dessus en fait. donc dans la médecine anti-âge et donc notamment dans la prévention au niveau du cerveau du déclin cognitif. Renforcer le microbiote est une des actions qu'on peut mettre en place et je dirais même une des actions prioritaires qu'on devrait mettre en place. Donc ça euh c'est d'abord par l'alimentation qu'on prend soin de son microbiote, mais on peut aussi prendre des suppléments. Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui sur et quels sont les types de suppléments qu'on peut prendre ? Forcément, quand on pense supplément et microbiotes, ce qui arrive en premier, c'est les probiotiques. Un probotique, c'est une bactérie qui a démontré un intérêt pour la santé et qui est encapsulée à forte dose et qui va se libérer dans l'intestin pour passer la barrière de de l'estomac. On pourrait penser que les probiotiques n'ont pas démontré d'efficacité parce qu'en fait la seule allégation de santé autorisée pour les probiotiques aujourd'hui en France, c'est qu'il contribue à l'équilibre du microbiote intestinal, ce qu'on appelait la flore intestinale auparavant. Donc sur les boîtes, normalement on lit que ça. Si vous lisez autre chose, c'est parfois qu'on a rajouté des vitamines ou autre chose pour pouvoir dire que ça contribue à l'amélioration d'autres choses. Pourquoi en fait il y a eu cette réglementation ? c'est parce que dans les années 2000, on a dit beaucoup de choses sur les probiotiques et il y avait de tout à boire et à manger. Donc c'est bien d'avoir réglementé. Le problème c'est qu'actuellement il y a une déconnexion entre la réglementation et les données scientifiques. Et je le je l'entends en fait encore chez des collègues qui connaissent pas la littérature scientifique sur le sujet. En 2018, il y a eu la première métaanalyse qui a été publiée par Richard Liou en fait qui est un psychologue chercheur à Harvard. et qui a démontré l'efficacité des probiotiques dans le traitement de l'anxiété et de la dépression. Non, c'est dingue. À l'époque en fait effectivement quand on lit ça, enfin moi j'ai été mais c'était une révolution. Personne en a parlé à l'époque. J'ai commencé à en parler. Moi j'ai créé ma chaîne YouTube en 2017 donc j'en parlais à l'époque mais bon j'avais pas beaucoup d'audience. Mais même parmi les collègues en fait je ça percutait pas en fait. Mais c'est incroyable en fait, des bactéries de l'intestin peuvent améliorer notre santé mentale. Alors après, il y a eu des critiques scientifique en disant les essais sont de petite taille, c'est il y a des risques de biais, il faut attendre et cetera. Maintenant, on est en 2025 2026 le on sait que dans des métaanalyses qu'on appelle en nombrell en fait une métanalyse en nombrelle ou en parapluie, on prend toutes les métanalyses existantes. Il y a plein de méthanyses sur les probiotiques et maintenant on sait qu'il n'y a pas d'effet études. Donc ça, je le dis pour les collections scientifiques, c'est très important. C'est pas des petites études qui tirent cet effet. Même dans les études de grande taille, on confirme cet effet. Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui ? Parce qu'après les gens vont me dire "Des probiotiques, il y en a plein. Comment on s'y retrouve ?" C'est compliqué. Les probiotiques, faut avoir vraiment conscience que c'est des bactéries vivantes. Le mot vivante est important. On est dans le vivant. Et du coup, le vivant, c'est très hétérogène. En fait, c'est une rencontre entre des bactéries vivantes et un microbiote vivant qui est singulier. Il y a autant de microbiotes que de personnes. Il y a pas deux personnes qui ont le même microbiote. Donc ça veut dire que le même probiotique, il va arriver sur plein de microbiotes différents de le microbiot, c'est l'ensemble de toutes les bactéries que j'ai dans mon ventre. C'est ça. Donc ça ça s'appelle, on appelle ça microbiote, toutes les bactéries que j'ai dans mon ventre. Et on a chacun un microbiote unique, complètement unique. Il y a 10 fois plus de diversité parmi les microbiotes que parmi les gènes des êtres humain. C'est-à-dire en fait si je prends deux êtres humains, il y a 10 fois plus de ressemblance dans nos gènes que dans les microbiotes en fait. Donc une part de notre singularité viendrait, ce qu'on est en train de découvrir du microbiote. Oui, on parle de la de la signature individuelle en fait. Donc ça c'est un c'est c'est vraiment un changement de paradigme tellement profond. Bah c'est après moi je suis philosophe évidemment là il y a un truc c'est une révolution pour l'être humain complet parce que voilà pour on pensait à la rigueur mon cerveau c'est mon identité il y a le corps et et puis le ventre bon c'est c'est juste la digestion et puis c'est un peu inférieur il y a toute une hiérarchie du corps et puis là la science dit ah non non non votre ventre qu'on a longtemps été considéré voilà comme inférieur participe de votre personnalité C'est c'est c'est complètement dingue. La révolution épistémologique, ça a été de sortir de la conception d'un organisme eucariote en fait. Donc il y a les bactéries, c'est les procariotes et les cellules de notre organisme, elles sont eucariotes en fait. Donc il y a une bifurcation à un moment donné et de prendre conscience aujourd'hui que notre corps, ce qu'on se représente comme notre corps, ce qu'on appelait le moi peau en psychanalyse aussi, donc la barrière de la peau entre moi et le reste du monde. En fait, notre corps ne peut pas fonctionner sans des microbes qui participent à toutes à toutes les étapes dans l'intestin, sur la peau, pour les femmes dans le vagin, enfin il y en a partout. Et avant, on avait des théories hygiénistes qui ont été importantes à un moment donné pour se protéger des maladies infectieuses. Mais on s'est posé la question aussi, est-ce qu'on va pas trop loin en fait ? Parce que il y a un sujet autour du fait que par exemple les antibiotiques à répétition chez l'enfant donc attention les antibiotiques sauf des vies, ils sont importants dans plein d'indications. Le sujet c'est attention aussi à ne pas décapiter le microbiote en fait parce que les antibiotiques peuvent être prescrits pour des problèmes d'utite à répétition pour plein de sujets et il y a des risques de ménagite, il faut faire attention. Enfin, ils sont pas prescrits pour rien non plus, mais ils sont aussi prescrits aux bétails, aux animaux d'élevage. C'est 40 % des antibiotique. Et en fait, ça va se retrouver dans une part de l'alimentation à faible dose et il y a pas mieux pour développer des résistances bactériennes et aussi pour modifier le microbiote. Donc, il faut faire très attention parce qu'il y a plein de sujets qu'on maîtrise pas du tout sur le plan alimentaire dans l'agroindustrie. La bonne nouvelle, c'est que la quantité d'antibiotique a quand même diminué en France en 10 ans, mais elle est pas à zéro non plus. Donc donc il y a plein de facteurs qu'on maîtrise pas et c'est vrai qu'à côté de ça, on observe aussi des problèmes de neurodéveloppement chez les enfants et qu'on peut pas s'empêcher de se poser la question est-ce qu'il y a pas un lien entre le fait que nos enfants, par exemple, il y a des études aussi fascinantes qui ont montré qu' des enfants qui sont en contact avec les fermes ont des microbiotes plus diversifiés et plus sains que ceux qui sont élevés en milieu urbain. Voilà, en fait, on déconnecte nos enfants, on se déconnecte tous de notre environnement et ça a des conséquences directes sur les bactéries de notre intestin. Donc en fait, il y a beaucoup de facteurs où on se rend compte que le microbiote c'est le chénon manquant en fait qui explique aussi pourquoi deux personnes vont répondre complètement différemment à un médicament. Et on se rend compte même en oncologie, il y a des chimiothérapies qui fonctionnent différemment en fonction des bactéries de notre intestin. C'est incroyable comme résultat. Enfin, il y a des bouleversements de conception scientifiques absolument majeurs. Et euh donc les probiotiques aujourd'hui ont prouvé une efficacité en santé mentale dans la dépression notamment et dans d'autres pathologies comme le stress, l'anxiété mais avec des niveaux de preuves plus faibles. Et ils sont recommandés depuis 2022 en adjonction à des antidépressants dans la dépression par exemple par la Fédération internationale des sociétés de psychiatrie biologique. une autre instance scientifique reconnue par tous les psychiatres et qui confirme cette efficacité. Ensuite, la question c'est comment je choisis mon probiotique ? Et c'est là où ça devient super compliqué. Donc c'est ça que j'essaie [grognement] d'expliquer dans le livre, c'est que il y a des grands principes aussi pour s'y retrouver dans la jungle des probiotiques. Un, c'est la dose. Les méthanalyses ont confirmé que la dose est super importante. En fait, il y a des une unité qui s'appelle UFC, une unité forme en colonie qu'on peut voir sur toutes les boîtes. Il faut vérifier qu'on prend au moins 10 milliards de bactéries par jour. La les études montrent que si je suis au-dessus de 10 milliards, je suis plus efficace que si je suis auous au-dessous de 10 milliards. Ensuite, il y a la durée. En fait, les gens vont se dire "OK, le microbiote, ça va aller très vite, c'est comme pour tout, patience et régularité. Souvent, c'est entre 8 et 12 semaines selon les pathologies qui ont été étudiées. Dans la cognition, on est plutôt proche de 12 semaines, donc 3 mois. Et dans la dépression, plutôt proche de 8 semaines. Donc ça veut dire qu'il faut être patient et régulier. Ensuite, les souches et c'est là où ça devient compliqué, c'est quelle souche il faut prendre. Et c'est là en fait où moi je trouvais pas le probiotique que je voulais. Donc moi, j'ai choisi en fait h souches parce que ce qui est intéressant, c'est de regarder la fonction plus que la souche en fait c'est OK, il y a des bactéries, ça va diversifier mon microbiote mais ce qui m'intéresse, c'est les fonctions de ces bactéries. En fait, on découvre que le microbiote a beaucoup de fonctions. On a parlé du système immunitaire, il va synthétiser du triptope. C'est un précurseur de sérotonine. 95 % de la sérotonine, elle est dans l'intestin, pas dans le cerveau. Il va synthétiser du GABA qui est très intéressant. pour la régulation de de l'anxiété. Les folates aussi qui vont être synthétisés par les bactéries, très important dans le métabolisme cérébral pour la synthèse de sérotonine de dopamine. Des acides gras à chaînes courtes. Alors, c'est un mot un peu technique en fait qui les bactéries vont nourrir les parois de l'intestin et il y a le butirate donc ça vient du beurre butirate et donc c'est un acide grchène courte très important pour nourrir le microbiote et qui a un intérêt pour le développement du cerveau et on continue à découvrir des fonctions. La stimulation du nerf vague, on en parle beaucoup du nervague, ce nerf de relaxation qu'on peut moduler par la respiration. Ben le nervague, il est connecté. c'est la voie anatomique directe entre l'intestin et le cerveau et les bactéries vont stimuler ce nerf vague. Donc en fait c'est plus la fonction que la souche qui est intéressante. Et en fait maintenant les chercheurs sont en train de sortir justement de de la souche pour aller vraiment à la fonction et de de dire quelle fonction aurait le meilleur impact parce que maintenant on essaie d'améliorer la cible, de réduire ce qu'on appelle l'hétérogénéité parce que il y a des grosses variations d'une personne à l'autre. Il y a des gens qui vont être super répondeurs, ils vont avoir un bénéfice très net, très perceptible et d'autres beaucoup euh plus euh modeste et en fait ça vient complètement des différences de microbiotes d'une personne à l'autre. Donc comment choisit ? Alors, si on part déjà sur les critères de la dose, de la durée, de choisir ce qu'on appelle des multisouches, c'est-à-dire en fait, il y a pas qu'une seule souche, il y a plusieurs souches de probiotique et qu'on mélange des lactobaciles, des bipidobactères, donc ces deux grandes euh catégories de probiotiques, on est déjà sur des bons critères. Ensuite, ça vaut la peine d'aller regarder donc moi j'ai synthétisé ça sur le site psychonutrition.com et dans le livre les études scientifiques parce qu'en fait on peut regarder dans les méthanalyses les essais contrôlés randomisés donc en fait on répartit les gens au hasard il y en a qui reçoivent le probiotique il y en a qui reçoivent le placeébo et on compare les résultats à la fin et on peut regarder dans les essais qui ont marché où il y a des résultats positifs quelles sont les souches qui ont été testées ça permet d'avoir des orientations pour choisir. Donc ça c'est la meilleure chose à faire. Je vais pas bombarder les noms des souches parce que en fait on va perdre tout le monde mais on peut trouver tout ça sur le site psychonutrition.com. Si j'ai bien compris, on en est quand même au début. C'està dire qu'on narrive pas encore à bien repérer l'ensemble de toutes ces bactéries. C'est encore un continent qui est pas parfaitement exploré. Il est possible que dans quelques années, on arrive à savoir quelle souche correspondent mieux à telle chose. C'est certain que le microbiote va être le domaine de la science où on va découvrir le plus de choses révolutionnaires dans beaucoup de pathologies, pas consentant mentale. Parce qu'en fait, il y a une telle diversité du vivant dans notre intestin que on en est vraiment qu'au début de la compréhension du potentiel. En fait, il y a énormément de sujets. Le neurodéveloppement de l'enfant, le déclin du sujet âgé, il y a énormément de sujets en plus la modification de notre alimentation, de la vie moderne et cetera. Enfin, on en est vraiment qu'au balbuiment des données scientifiques sur l'influence de ces bactéries, sur notre santé. J'ai parlé des probiotiques. Il faut préciser aussi qu'il y a les prébiotiques qui vont nourrir avant de parler des prébiotiques, ce n'est pas je pense que ça c'est important, ce n'est pas parce qu'on est au début de la recherche que ça ne valide pas le fait de prendre des probiotiques parce que il y a certains qui j'entends certains chercheurs, certains médecins qui disent bah pour l'instant on sait pas vraiment. Donc donc il y a quand même une preuve que de prendre ces ensembles même si on sait pas encore exactement laquelle, comment dans ce dans combien tu as dit qu'il fallait qu'on en prenne à 10 milliards. Dans les 10 milliards, on peut pas savoir exactement qu'est-ce c'est pas parce qu'on sait pas tout qu'on ne sait pas que ça a un effet. C'est juste ou pas ? Maintenant maintenant on peut plus dire que ça marche pas. Enfin ça enfin les les j'explique les dernières données scientifiques, on est au niveau faut prendre conscience, on est au niveau de la métanalyse en parapluie en c'est le plus haut niveau de preuve scientifique qui regroupe toutes les métanalyses qui ont été publiées depuis 2018 en fait. Donc on a plusieurs années de méthanalyse qui regroupe des essais contre les randomisés contreébo. Il y en a plusieurs dizaines. On est sur des plusieurs milliers de personnes et on a confirmation qu'il y a un effet supérieur au placebbau. Donc on peut pas dire que ça marche pas. Maintenant il faut optimiser. Ouais. Donc merci. Voilà comme ça là je pense qu'on est on est clair. On reconnaît ce qu'on ne sait pas encore et on reconnaît ce qu'on sait. Et bien sûr, je t'inviterai dès qu'on a dès qu'on au fur et à mesure pour découvrir parce que c'est quand même absolument passionnant qu'on qu'on va découvrir des choses qui vont énormément aider en comprenant un peu mieux notre microbote, notre microbiote. Mais tu l'as dit, il y a aussi les prébiotiques. Alors qu'est-ce quelle est la différence ? Les prébiotiques en fait, ce sont des euh des substances qui vont nourrir les bactéries. On a parlé des fibres, ça c'est des prébiotiques de l'alimentation. Et euh donc les méthanes ont regardé aussi des prébiotiques améliorent la santé mentale. Et en fait la conclusion, c'est que c'est vraiment les probiotiques pour l'instant qui améliorent la santé. Donc c'est vraiment les bactéries vivantes et il y a pas de recommandation pour les prébiotiques. Donc on peut voir sur les boîtes voilà prébiotique, probiotique, un symbiotique aussi c'est l'ensemble des deux. Donc voilà, c'est des mots un peu techniques symbiotique, c'est prébiotique prébiotique plus probiotique. Mais actuellement dans les études, à chaque fois qu'un probiotique est est étudié, il est quasiment administré seul en fait sans prébiotique. Et dans les études où il y a des prébiotiques, on voit pas de supériorité d'efficacité pour l'instant. Ça veut pas dire qu'à l'avenir, on va pas trouver des sous-populations où les prébiotiques pourraient être plus intéressants et je pense notamment à des personnes qui ont des possbioses, c'est la réduction en quantité du nombre de bactéries. Peut-être que dans ces cas-là, c'est intéressant de rajouter un prébiotique, mais pour l'instant, les données scientifiques peuvent peuvent pas répondre à cette question. Est-ce qu'il y a d'autres choses qu'il faut qu'on qu'on sache sur ce lien entre euh notre notre ventre et notre esprit ? Parmi les choses que j'ai trouvé absolument fascinantes, c'est de prendre conscience que les bactéries de l'intestin synthétise des molécules qu'on a dans le cerveau. Enfin, c'est incroyable quand on y pense en fait. Comment on explique ça d'un point de vue de l'évolution ? Ça veut dire qu'à un moment donné, notre organisme s'est servi des gènes de nos bactéries pour son propre bénéfice. Et c'est pour ça qu'on trouve de la sérotonine dans l'intestin et dans le cerveau. On trouve aussi de la dopamine, de l'acétoline, de la neuradrén, enfin on trouve plein de neurotransmetteurs. Et ça en fait c'est ce qu'on appelle le transfert horizontal de gène parce qu'on en trouve pas en fait dans les premiers champignons, chez les premiers végétaux. C'est apparu en fait à partir euh de plus tardivement en fait dans l'évolution et ça c'est quand même ça qui nous a permis d'acquérir notre système nerveux et notre cerveau. Et ça pour moi ça a été une révolution conceptuelle absolument majeure aussi. C'est je trouve ça vraiment fascinant et ça explique pourquoi les bactéries de l'intestin aussi importantes. Il faut vraiment toujours penser maintenant en santé mentale, aux bactéries de l'intestin. C'est on rate vraiment un sujet très important si on se préoccupe pas de l'alimentation et des bactéries de l'intestin quand on prend en charge un problème de santé mentale. Un autre un autre élément que tu montres dans le livre que je trouve vraiment, c'est qu'il faut faire une révolution de pensée pour comprendre les probiotique. Et c'est pour ça que l'autorité européenne euh est aussi frileuse parce que euh c'est facile de comprendre le fonctionnement des vitamines. Voilà, la vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire, ça c'est reconnu. Le magnésium contribue à un métabolisme énergétique normal. Alors, quel est le problème ici ? C'est presque un problème d'épistémologie qui empêche de reconnaître le rôle des probiotiqu si j'ai bien compris. En fait, il y a toujours un décalage d'au moins 15 ans entre une découverte scientifique, son application et l'enregistrement dans les réglementations, ce qui devient en fait le consensus. J'essaie de raccourcir ce temps-là. modestement avec mes moyens par la vulgarisation, par le la communication autour des données scientifiques, ce qu'on appelle la littératie, l'augmentation de la connaissance de la population sur les données scientifiques. C'est pas évident parce que en fait ce sont des données qui sont donc publiées scientifiques récentes et après il faut des organiser des comités internationaux de relecture et aboutir au consensus. Et il faut aussi dire que par définition, les réglementations sont conservatrices. Après, il faut pas non plus intégrer n'importe quoi dans les dans les réglementation, mais j'insiste sur le fait que nous avons des guides pour la pratique clinique depuis 2022 de la Fédération internationale des sociétés de psychiatrie biologique. Donc, c'est pas moi tout seul avec mon opinion dans mon coin qui dit ça. C'est un consortium avec 31 experts de 15 pays différents cosignataires qui ont regardé la littérature scientifique et c'était en 2022 depuis on a un niveau de preuve qui a augmenté avec des nouvelles métaanalyses en parapluie qui ont été publiées. Donc d'un point de vue scientifique les signaux sont tellement forts qu'on peut pas dire qu'il faut qu'il faut pas y aller de mon point de vue actuellement. Après le problème c'est qu'on est sur du vivant et effectivement la variation de la réponse est très importante en fonction du probiotique des souches des doses et du microbiote en place de la personne qui va le prendre. Et donc par contre en moyenne ça fonctionne. Donc on peut pas dire que c'est du placebo, que ça marche pas, que c'est du bullshit. Enfin, ça c'est pas plus possible de le dire scientifiquement aujourd'hui, mais on n'est plus dans la même logique. Euh dans la logique d'une vitamine, on est ça revient à décrire une fonction de l'organisme. C'est ça en fait la révolution de pensée, c'est que les il y a tellement de fonctions qu'assure notre microbiote intestinale qu'on peut pas dire on ça change, ça nous fait du bien, on voit l'impact mais on ne peut pas décrire de manière aussi précise qu'avec la vitamine C la fonction que cela fait parce que c'est multi mul multi factoriel. C'est exactement l'objet de la recherche actuelle. En fait, on n'arrive pas encore aujourd'hui à définir ce qu'est un microbiote sain par rapport à un microbiote pathologique. Euh, il y a des tests hein, qui sont disponible privé qui coûtent plusieurs centaines d'euros. Donc, c'est souvent à l'étranger. Les gens me demandent très régulièrement est-ce que je dois tester mon microbiote. Il y a une enquête qui a été publiée par le monde là-dessus qui conclut en fait que sur le même microbiot envoyé à six boîtes différentes, il y a six rapports différents dont certains qui disent "Vous allez développer une démence, d'autres qui disent tout va bien et cetera." Donc euh il y a trop de variabilité. Ça vient d'où ? Ça vient du fait qu'il faut étalonner. En fait, étalonner ça veut dire il faut définir une norme et à partir de d'une variation de la norme, on dit là on est pathologique et là il y a pas de consensus, il y a trop de variations. Donc ça c'est très important. Voilà, parce que je trouve que on essaie d'être rigoureux et scientifique et là pour l'instant c'est une limite de ce qu'on sait mais c'est pas au nom de cette limite que ça invalide le rôle des probiotiques. C'est ça. Parce queand j'ai eu des retours d'expérience de personnes qui ont fait tester leur microbiotes et qui en appliquant des modifications ont eu des changements spectaculaires. Et par contre, on peut pas scientifiquement dire voilà le protocole qu'on va mettre en place pour tout le monde en fait pour déterminer qui a un microbiote 5 qui un microbiote pathologique et surtout ensuite quel probiotique donner en fonction de quel microbiote. On en est pas encore là. Je pense qu'il faudra encore plusieurs années avant d'arriver. En fait, il y a le projet French Gut en France qui est déployé pour ça, pour décrire les microbiotes des Français et les liens avec les pathologies lié aux perturbations de ce microbiote. Et donc, on va avancer de plus en plus. Par contre, on a déjà les données d'efficacité donc en fait on sait que ça vaut vraiment la peine de se poser la question d'un probiotique quand on a un trouble de santé mentale. Et donc après la question c'est lequel pendant combien de temps le fait que c'est pas remboursé ? Donc c'est une vraie question le budget aussi. Donc ça c'est des sujets effectivement qui doivent être adressés. Ben merci beaucoup. Je crois que c'est vraiment important de de pouvoir explorer cela avec un peu de rigueur. Merci beaucoup. À bientôt. Merci d'avoir suivi cet épisode de dialogue. C'est vraiment un vrai merci parce que c'est vraiment précieux que vous ayez vu cet épisode jusqu'au bout, que ça vous parle que je fais ça pour vous. Donc c'est vraiment un échange et je suis vraiment conscient aujourd'hui qu'autour de dialogue, il y a véritablement une communauté de gens pour qui prendre soin du monde, prendre soin de soi, prendre soin des autres compte beaucoup et c'est vraiment merveilleux de voir qu'on est ainsi une communauté. Alors n'hésitez pas à partager, à liker, ça a l'air de rien mais c'est vraiment très important. Ça participe d'une sorte de contagion heureuse dont notre monde a bien besoin. Ben je vous embrasse et je vous dis encore une fois merci. [musique]