Toi, tu te lèves, tu manges, tu dors, J. Tu ne penses qu'à ça pendant 4 5 ans, tu vois. Et emmener quand ça s'arrête, quel que soit le résultat, il y a un vide à emmener. Tu te lèves et tu te dis "Pourquoi je tu vois qu'est-ce que tu vas faire aujourd'hui ? Pourquoi tu te lèves ?" C'est tu vois, ça vibre pas pareil. C'est pas du tout la cette flamme que tu av en toi, bah elle est plus là, tu vois. Mais c'est quoi du coup qui te garde motivé aujourd'hui ? Tu étais du gen à faire beaucoup d'heures supplémentaires, de beaucoup travailler, jamais relâcher, même une seconde. Tu penses c'est ça vraiment le secret de ta réussite ? J'étais perfectionniste. Tu sais, quand tu arrives dans les derniers pourcentages là, c'est trop. Il y a énormément de positif, mais quand tu le poses à bout, il y a du il y a du négatif, tu vois. Et aujourd'hui, je suis peu dans une quête d'excellence parce que je préfère le mot excellence que perfection parce que déjà perfection ça n'existe pas. C'est au final c'est ennuyant parfait. Tu es excellent le jourgi J mais tu vois, ça veut pas dire que tu es parfait, c'est juste que tu es excellent avec les moyens du bord, tu vois. Et donc ça enlève, je trouve une certaine charge mentale. Disons que là, tu as face à toi la petite Sarah qui qui vient de commencer l'escri, qui vient de voir la médaille olympique et qui rêve de de la toucher un jour. Tu voudrais lui dire quoi ? Ça va. Je t'ai fait peur. Je t'ai fait peur. Non, ça va. Ça va et toi ? Ça va. Merci d'être là. Ça me fait trop plaisir de de parler avec toi aujourd'hui. Pour toi, qu'est-ce qui fait de quelqu'un la numéro 1 mondiale ? Je dirais le travail avant tout. Hm hm. Euh je dirais que c'est un cocktail de travail avec persévérance. résilience parce que parce qu'on y arrive pas facilement et qu'il y a souvent des épreuves qu'il faut traverser. Euh je dirais beaucoup de remes en question euh pour toujours essayer de s'améliorer, trouver le positif dans les défaites pour toujours avancer et euh et un bon ego. Justement, j'ai vu que dans une interview que tu avais dit que tu étais du gen à faire beaucoup d'heures supplémentaires, de beaucoup travailler, jamais relâcher, même une seconde. Tu penses c'est ça vraiment le secret de ta réussite ? Je pense que c'est une des choses qui m'a permis d'arriver euh à ce niveau-là. H euh je pense pas qu'il y a qu'une seule recette de pour réussir. Euh tu sais aujourd'hui j'essaie d'en trouver d'autres mais je c'est certain que tout ce travail à payer, ça c'est sûr. OK. Et tu tu aurais fait quelque chose autrement dans ton parcours ? Euh non, je je changerai pas euh ce qui s'est passé avant, mais tu vois, j'essaie de encore une fois d'améliorer le la suite, tu vois, et euh et le présent. Et aujourd'hui, j'essaie de faire les choses un peu différemment dans le sens où euh d'être un peu plus d'être moins dur, tu vois, d'être plus bienveillant, d'être de lâcher prise, de moins de stress, tu vois, parce que parce que c'était trop avant, c'était beaucoup. Tu étais est-ce que tu te décrirais comme obsédé ? J'étais perfectionniste. Tu étais perfectionniste ? Mais tu vois le perfectionniste c'est bien mais tu sais quand tu arrives dans les derniers pourcentages là c'est trop. OK. Et donc aujourd'hui je suis peu dans une quête d'excellence parce que je préfère le mot excellence que perfection parce que déjà perfection ça n'existe pas. C'est au final c'est c'est ennuyant d'être parfait. Alors que l'excellence, tu vois, c'est plus je trouve qu'il y a quelque chose de plus sain dans le modo où tu euh tu fais de ton mieux, tu vois, tu fais ton mieux à chaque fois et donc et donc tu tu es excellent le jour J mais tu vois, ça veut pas dire que tu es parfait, c'est juste que tu es excellent avec les moyens du bord, tu vois. Et donc ça enlève, je trouve une certaine charge mentale. H tu penses qu'il faut être perfectionniste quand même pour atteindre les sommets ? Je pense enfin comme dit, il y a pas je pense pas qu' il y a pas un chemin, tu vois, qui existe. Je pense qu'il y en a plein. Euh moi, c'est ceux que j'avais trouvé. Euh et tu vois, je je crache pas du tout dessus. C'est vraiment c'est ce qui m'a permis d'en arriver là, clairement. Euh donc il y a énormément de positif mais quand tu le poses à bout, il y a du il y a du négatif, tu vois. Et aujourd'hui, j'essaie de juste de faire mieux et de faire en corrélation avec qui je suis aujourd'hui, tu vois. Je suis plus la même qu'il y a 10 ans. Il y a 10 ans, tu fonces baissé. Euh euh aujourd'hui euh voilà, j'essaie de faire les choses. Mais du coup, c'est quoi le négatif ? C'est quoi le prix à payer ? Bah le prix à payer, c'est euh tu vois, je pouvais me mettre vraiment down s'il y avait des les résultats qui étaient pas espérés, s'il y avait Ouais. des déceptions ou des blessures. Genre moi mon mental, il pouvit il pouvait me mettre très haut comme très bas. Et euh et tu sais, il y avait un peu cette mentalité de il faut souffrir pour réussir. Euh tu vois, c'est en pensant par là que tu vas réussir. Et euh et je pense pendant longtemps, je l'ai cru. Aujourd'hui, je pense et en tout cas, j'essaie de penser comme ça que tu es pas obligé, tu vois, de passer par là pour réussir et que il y a il y a d'autres chemins possibles. Mais euh après ce qui est sûr, c'est que ça rend les victoires encore plus belles, tu vois. Ça c'est certain. Mais du coup, tu tu penses que tu aurais pu trouver un chemin avec moins de souffrance qui t'aurait emmené au même au même résultat ou pas ? Ça m'a ça m'a amené des choses mais je pense quand même que des fois il aurait pu avoir tu vois plus de plus de lâcher prise plus de bienveillance tu vois et de et passe auto flagelé tu vois. OK. Ouais. Donc c plus de la souffrance envers toi-même que dans le travail. Dans le travail par contre tu peux pas dans le travail ouais dans le travail j'étais j'ai toujours été à fond toujours été très sérieuse tu vois. Très sérieuse, très exigeante. Euh après dans tu vois des fois ça marche pas et c'est OK tu vois. Et en fait faut je je peux pas ruminer ça pendant des semaines. Enfin, tu vois, faut avancer, tu vois. Et des fois, j'étais euh un peu borné sur certaines choses comme ça quoi. OK. OK. Et j'aimerais juste revenir un peu à à tes débuts quand même, à ton histoire pour les gens qui te connaissent pas, qui comprennent d'où tu viens. Je voulais savoir donc tu fais de l'escrim, comment tu as découvert l'escrim ? Alors, un peu par hasard euh ma grande sœur en faisait. On a été on était inscrit dans un centre aéré tu sais de sport l'été. Elle s'est fait repérer par le maître d'arme parce qu'elle était douée. Il l' donc il a dit il faut l'inscrire. Donc ma mère inscrit de ma sœur et moi euh ma sœur voulait pas voulait que je elle voulait faire ce sport toute seule. Donc moi j'allais là-bas mais j'étais assise sur le banc parce que ma mère pouvait pas me faire garder et donc tu vois plusieurs cours, je suis assise sur le banc, j'assiste au cours mais je ne le je ne le fais pas. Et un jour le maître de me dit "Bah non, enfin voilà, il supportait pas qu'il y a un enfant dans la salle qui fasse rien." Donc il m'a dit "Bah tu prends une tenue, tu prends un masque et tu fais le cours et voilà." Donc vraiment, tu vois par hasard. OK. Et direct, tu as kiffé ? Direct j'ai kiffé. Ouais. Direct kiffé. J'ai Ouais. J'ai rapidement quand même tombé sous le sous le charme de ce sport. Euh on a été très forte aussi rapidement avec ma sœur, tu vois. Donc tout de suite faire des podium, des résultats. Donc je pense que ça ça aide et euh et non en fait c'est un sport où tu peux euh c'est tu vois ça peut être technique, tactique, physique, c'est un comme un jeu d'échec et en fait tu peux toujours trouver un moyen de t'amuser. Tu vois, il faut piéger l'autre, il faut essayer de deviner ce qu'il va faire. Si ce jour-là tu es en pleine forme, bah tu vas tu vois tu vas mettre l'accent sur le physique. Si ce jour-là tu es, je sais pas, tu te sens bien techniquement. Donc en fait, tu as il y a plein d'aspects qui font que tu tires retrouv en fonction de ton mou du jour, quoi. Ouais, c'est vraiment un sport de fou. J'ai eu l'occasion de l'essayer pour au jeu streamers. C un événement où on faisait plein de sport entre streamers ou et j'avais j'avais éliminé trois mecs d'affilé en escam. C'était incroyable grand. Ouais, c'était un peu de la triche mais mais et même ça me fume. C'est c'est pas un coach que vous avez, c'est un maître d'armes. C'est juste stylé quoi. Enfin bref, mais d'arm c'est vrai que le nom est stylé. C'est ça. Mais du coup avec ta sœur, vous avez vite eu des bons résultats. Mais à quel moment tu as senti que tu pouvais en faire vraiment ton objectif et viser le haut niveau ? Euh alors les JIIOS, ça m'est venu en regardant les JIIOS à la télé. J'ai regardé les JIO en 2004, je me suis en 2008 et euh vraiment à fond, tu vois, dans tous les sports mais bon et notamment l'escrim et il y avait l'équipe Sabre Homme, euh donc mon arme qui était est devenu championne d'Olympique. OK. Un des un des gars de l'équipe était de mon club à Strasbourg. Hm hm. Donc il est rentré avec la médaille, il nous a montré la médaille, il nous a parlé des GIO. Moi, tu vois là, c'est c'était fait vraiment ça à ce moment-là où je me suis dit "OK, moi aussi je vais faire les Jo, moi aussi je vais être médaille olympique". Il y a vraiment cette graine qui a été semeé à ce moment-là. Et après, tu sais, ça se fait, tu vois, après tu commences à faire sport, étude, tu veux progresser encore plus, tu t'entraînes encore plus et cetera. Après tu premières les premières sélections en équipe de France cadier junior et puis un jour je me suis fait repérer par l'entraîneur national pendant une compétition euh qui m'a dit "OK bah l'année prochaine tu rentres à l'INSEP." Donc l'INEP là où il y a l'équipe de France senior, là où il y a les meilleures françaises qui s'entraînent ensemble et et tu vois et après ça c'est il y a pas eu vraiment un monnaie où je me suis dit ça ça ça a toujours été un peu là. Comment la vie insp ? Parce que tu sais c'est un peu un endroit mystérieux, mythique, un peu réservé à l'élite des athlètes français. Tu aimes bien là-bas ? Moi j'adore. Moi c'est comme ma maison. Moi l'incep c'est comme ma maison. Ça fait euh là c'est ma 12e année. Euh j'ai fait 4 ans d'internet. Il y a un internedans, il y a un lycée, tu as une cantine, tu as enfin enfin c'est vraiment tout est mis en place pour la performance des athlètes. Et et non commencer bah il y a une bonne ambiance. Quand tu es en internat, tu vois, tu fais un peu la fête bien sûr quand tu es quand tu es jeune, quand tu arrives et puis euh non, c'est une belle une belle entraite, tu vois, pendant les JIO, on le fait de s'entraîner ensemble, bah on se connaissait donc c'est facile, tu vois, de suivre les autres athlètes. Tu es c'est cool. Et tu penses que être entouré comme ça, bah de tous les meilleurs athlètes français, c'est vraiment un plus ? Euh je pense ça donne une bonne énergie. Euh je pense tu te rends compte aussi tu vois quand tu vas au médical quand tu vas au kiné tu croises la tête qui sont mais gens tu es blessé bah tu croises judoka qui s'est fait comme toi une blessure et tout donc je trouve ça te permet de reviviser. Il y a un bon soutien tu vois quand on se croise alors tu en est où machin et en fait vu qu'on se comprend vu qu'on vit les mêmes vies euh je trouve que ça le soutien est bien. Alors que c'est vrai que quand tu vas en dehors euh nous on appelle ça les les personnes en dehors, on dit les moldu tu vois. Je sais il était comme ça. Et du coup tu vois quand tu parles à des moldu bah ils sont pas ils comprennent pas toujours. Ouais. Non c'est marrant mais je ce que tu veux dire. Et bah j'imagine que du coup tu as croisé plein d'athlètes de dingue. Il y en a qui ont dû beaucoup t'inspirer. Mais c'est qui l'athlète qui t'a le plus inspiré de toi dans ta carrière tout sport confondu ? Moi moi j'ai j'ai beaucoup de respect pour pour tête bien sûr mais pour ceux qui arrivent tu vois à gagner et à continuer à gagner et à revenir. On est chez nous au sabre. On a un Hrois qui est tripe champion olympique. OK. Euh honnêtement, j'aimerais bien un jour lui lui parler et lui poser la question "Comment tu fais pour avoir toujours une motivation extrême ?" Enfin, c'est là, il a fait il a gagné 3 Jo, à Paris, il a perdu au premier tour, donc ça a été vraiment un choc pour tout le monde. Et là, il continue, il repart pour une autre olympiade. Donc h euh c'est sa 6e olympiade et tu as envie de dire "Mais euh pourquoi tu vois ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui qu'est-ce que tu as pas encore euh tu vois accompli pour être là ? Et tu vois en France, bah je pense à Ted Riner qui qui a gagné regagné, qui a subi des échecs et qui est revenu, qui a regagné à Paris. Incroyable parce que tout le monde l'attend, il est pas drapeau et le judo c'est ça me fait penser à l'escrim parce que c'est hyper rapide qu'à tout moment il tombe, il chute, c'est fini. Nous en 2 minutes, tu prends 5 6 7 0 enfin même pas en 2 minutes, tu vois en une minute, enfin ça va ça peut aller si vite et donc ça me fait penser aux deux où tout peut arriver à n'importe quel moment. Nous à l'escrime, on n pas les repêcha, tu vois quand tu perds, tu perds quoi. Donc donc je trouve ça extrêmement fort ce qu'il a fait. Euh pareil Claris donc plus c'est des gens que je côtoie donc c'est quand tu vois aussi un peu les dessous et euh ouais ça je trouve ça très inspirant. J'aais bien qu'on parle un peu de l'escrim parce que forcément il y a des gens qui sont pas forcément au courant de ce que c'est vraiment et à quel point c'est un sport dingue. Moi perso, j'adore vraiment. J'ai j'avais trop kiffé en faire. Et euh souvent les écrivains de haut niveau, ils décrivent ça comme un un jeu d'échec physique à 200 km/h. Euhh pour toi, c'est quoi les clés essentielles pour performer en escrime ? Hm conscient de ses forces et de ses faiblesses. Et euh tu vois, il y a des gens euh ils savent pas faire grand-chose mais ils le font tellement bien et ils mettent tout leur euh atout là-dessus que bon ben tu vois, ils arrivent à performer. Donc dans le sens où savoir ce que tu sais faire et le faire bien et que ta stratégie soit tournée autour de ça. Après, moi je pense qu'il faut être vraiment stratégique. Enfin, moi je vois ça comme vraiment une un jeu stratégique énorme. euh rapidement lire l'adversaire, comprendre ce qu'il veut faire, déjouer ça, le piéger et euh bien sûr, normalement, s'il est euh fort, il va essayer de changer ça pendant le match ou de proposer autre chose et donc de lire, essayer de lire le plus rapidement possible et ensuite d'avoir l'outil pour pouvoir le contrer. Donc donc moi c'est ce que j'aime. Et des gens, ils vont, tu vois, ils vont imposer leur leur leur style, ils vont imposer leur physique et ils vont pas du tout réfléchir comme moi. OK ? Donc tu vois ça, je me rends compte par exemple par équipe où euh on se coach entre nous et moi je vais coacher d'une certaine manière qui ne va pas du tout parler à d'autres et là tu te dis "Ah oui, on est enfin c'est fou, on fait le même sport mais hm h en vrai, il se passe pas du tout la même chose dans ta tête et dans ma tête." Donc euh donc je trouve ça intéressant. tu as les preuves par équipe parce que du coup tu apprends à comment parler à quelqu'un d'autre, qu'est-ce qui lui euh euh lui convient et donc aussi de comprendre que bah il y a tu vois chacun réfléchit différemment, chacun a son style, les gens qui vont s'imposer, les gens qui vont euh au contraire enfin tu vois donc c'est hyper intéressant. Moi j'aime beaucoup analyser, j'adore analyser et après contrer ton jeu et je considère que tu vois si si je te bloque dans tes dans tes forces, bon bah c'est c'est déjà pas mal. Hm hm. OK. Donc je pense ta force et arriver à analyser ton adversaire entre autres. Ouais, je pense. Après, je j'aime bien aussi m'imposer mais tu vois, ça dépend du mode. OK, tu peux tout faire. Et justement, bah tu as besoin d'analyser, tu as besoin de réagir rapidement donc tu as besoin de rester lucide. Tuentraînes un peu ton esprit, ton mental à à rester lucide dans l'effort comme ça ou pas ? Ouais, on essaie de faire, tu vois, sous fatigue. Euh quand tu es sous fatigue, en fait, ça ressemble à quand tu es sous stress. Donc tu vois, on essaie de faire des entraînements, des matchs sous fatigue, des cardios ou euh tu vois au moment où on arrive à la fin du cardio, bah il peut avoir des des trucs cognitifs, tu vois, pour qu'en fait on s'entraîne à ce moment-là de où c'est le au moment le plus charnière, quoi. Mais clairement, le mental c'est euh c'est c'est extrêmement important parce queen fait pour pouvoir t'exprimer librement et pour pouvoir faire des screams comme tu veux, réfléchir comme tu veux par moi pour ma stratégie, si mon cerveau il est stressé, si je suis pas je me sens pas bien ou que j'ai peur, tu vois, je pourrais pas réfléchir correctement. Mais mes pensées vont être parasitées par des émotions, par des peurs, par [ __ ] mais je vais perdre et cetera. Et tu vois genre à ce moment-là, tu es plus à 100 % de tes capacités. Donc là, le mental il est primordial. Si je pense au grand championnat, au Jo, je dirais que à partir du moment où tu as géré le mental, où tu as géré tes émotions, après tu peux te concentrer sur l'escrim. Mais tu vois, si ça c'est pas géré, bon bah là tu seras au moment de réfléchir à l'escrim, tu seras pas à à 100 % de tes capacités. Et tu et j'ai déjà perdu une nombre de fois quand j'étais plus jeune, j'avais perdu parce que tu sais tu le stress t'envah le stress t'envahit, tu es inhibé, tu ces blackout trop noir, tu sais plus ce qui s'est passé et et d'un coup tu juste tu as perdu quoi. Dans ces moments-là où c'est dur, tu tu te rends compte que tu arrives pas à à faire ce que tu veux. L'escrim c'est un sport individuel donc tu es très seul finalement. Est-ce que tu la ressens cette solitude globalement ? Euh c'est marrant, il y a pas longtemps, on m'a dit "Ouais, les sportifs de vous êtes euh vous êtes tous euh dans une solitude." Et je dirais pas ça. Je dirais que en fait on est beaucoup dans une euh dans une analyse, dans une remise en question, dans une euh tu vois, on essaie de toujours comprendre pourquoi pourquoi on a pas pourquoi on est dans un échec, pourquoi on a pas réussi. Donc en fait, c'est vrai que cette réflexion, moi je la fais seule. H donc oui, tu vois, il y a beaucoup de moments qui sont seuls, il y a beaucoup de de temps passés où la réflexion est seule. Il y en a qui le font pas, il y en a qui le font accompagner. Moi, je sais que je l'ai toujours fait seul. Euh même, tu vois, l'analyse vidéo, tout ça, je la fais seul. Mes stratégies, souvent, je les fais seul. Euh parce que je me fais confiance et que tu vois je fais pas confiance à quelqu'un d'autre autant qu'à à moi et que surtout à la fin du match et ben je préfère que ce soit moi qui a fait l'erreur et m'en prendre à moi que potentiellement tu vois j'ai j'ai tu vois j'ai écouté quelqu'un ou quoi et après je veux pas en en vouloir à mon coach ou quoi. Je veux être après il mettent bien sûr dans mes dans les dans les plans de match mais il y a du il y a du moment seul mais pas d'un point de vue négatif tu vois. Moi, je le vois pas comme quelque chose de négatif, je le vois comme une introspection qui est euh qui est intéressante, qui est importante et qui fait avancer. OK, je te comprends pour la vidéo. Moi aussi au basket après le match, je commencer la vidéo, j'ai je détestais ça. Je sais pas, j'ai envie de regarder tout seul et pas que toute l'équipe voit mes par rapport au regard des des autres. Ouais, peut-être c'était plus ça donc je pense. Mais bon, maintenant ça va mieux. Je fais des vidéos, tout le monde les regarde. Ouais. Du coup, c'est pas du tout une pression supplémentaire pour toi être seul. tu aimes bien réfléchir plus je pense que je suis de base introverti donc tu vois je me je me ressource seul quoi. OK. Ouais. Tu penses un sport collectif ça devrait moins tirer ? Après tu aimes bien les streams en équipe aussi donc Ouais. J'aime beaucoup les streams par équipe. Un sport collectif je sais pas. Hm hm. Tout le temps on se pose cette question entre nous. Ouais. Il y en a qui ont vraiment la la fibre du collectif, mais je pense vraiment quefin que j'adorerait ça, mais je sais pas euh je pense que j'avais quelque chose à accomplir seul, tu vois. Et donc c'était évident que j'ai la chance d'avoir les deux aujourd'hui. Donc euh c'est vrai. Ouais. Et du coup quand tu es dans les combats comme ça euh seul où tu fais ton introspection et que tu es dans des moments de doute, c'est quoi ton dialogue intérieur ? Tu te parles à toi-même ou tu C'est vrai ? Ouais. Non, je me parle beaucoup. Ouais. tout le temps. Je me parle tout le temps. Euh bah tu vois, pendant pendant une compétition, je vais essayer de comprendre comment est-ce que je me sens. Euh euh est-ce que j'ai peur ? Est-ce que je suis stressé ? Est-ce qu'au contraire non, pas du tout. Et dans ce cas-là, il faut essayer de tu vois, j'essaie de jaoger comment je suis. En fonction, je mets en place des outils, des machins et après au quotidien, ouais, moi je Ouais, je me parle, je me parle beaucoup. Ouais. sur parce que des fois le mental il prend le dessus, parce que des fois euh je sais pas enfin en fonction de ce qui se passe, tu vois, ça se passe bien, tout va bien, bon bah du coup tu essayes de voir plus loin, ça se passe pas bien, bah tu essayes de comprendre ce qui s'est passé. Enfin, il y a un dialogue interne qui est constant. Et justement, tu penses que à ton niveau des scream, est-ce que le plus important c'est pas le mental parce que vous devez avoir un niveau technique tous super élevé ? Est-ce que tu penses que c'est sur ça que ça ça joue essentiellement ? Je pense que je pense que je pense que oui, il y a certains matchs qui se gagnent parce que mentalement, tu vois, il y a F avec l'expérience ou parce qu'elle est plus forte. Je pense qu'il y a certains matchs qui se gagnent parce que la fille est tout simplement plus forte à l'escrim et qu'en fait les deux personnes, tu vois, elles ont un bon mental. Bon bah à ce moment-là, c'est juste l'escrim pur qui parle. Euh après quand tu commences à rentrer dans des grands championnats, tu des fois euh tu vois, tu vois, il y a des surprises, tu vois, il y a des filles qui sont toujours présentes, tu vois, il y a des euh Donc ça, je pense que oui, ça c'est une révélateur d'un mental qui est qui est fort et qui euh qui répond présent dans les gros événements. OK. Et toi, tu vois, tu as quand même eu des très bons résultats pendant ta carrière. Est-ce que tu tu as une certaine confiance quand tu commences les compétitions ou alors tu as cette remise en question qui qui revient toujours dont tu m'as parlé au début du podcast ? J'ai plus confiance qu'avant, ça c'est certain. euh par l'expérience beaucoup euh par aussi le tu as le lâcher prise et cetera et par oui par la confiance en mon niveau. Maintenant il y a toujours il y a toujours un peu de stress, il y a toujours un peu de ouais la depréhension mais euh mais je pense que c'est bien. Enfin moi ça me va parce que arriver euh tu vois arriver euh chill neutre sur un match alors que tu vas faire un combat. Enfin, tu vois, c'est un combat. Donc en fait, des fois tu peux te faire bouffer parce que la fille, elle est juste plus agressive que toi, elle met plus d'énergie et ça se joue tellement à rien que bah ce rien fait que le match se tu vois se tourne dans le sens. Donc donc non, je pense que enfin moi en tout cas, c'est important qu'il y ait toujours un peu ce ce cette envie et tu vois cette envie, tu la réveilles par soit parce que tu as pas envie de perdre parce que c'est de l'ego, soit parce que tu vois tu es motivé, il y a un titre aller chercher enfin il y a toujours une un levier, tu vois, à activer. Clair. Tu viens de dire que c'est un combat et c'est peut-être une question bête mais c'est possible de se blesser en escrime avec les épées ? Alors oui, c'est possible. C'est déjà arrivé. C'est rare mais en fait des fois tu as le sabre se casse, la lame se casse pendant une action et personne ne ne voit et en fait du coup la lame au bout devient tranchante et au moment où l'action se finit, bah là où on se touche, bah là en fait tu il peut avoir un accident. Donc c'est très rare honnêtement ça arrive très très peu souvent. Il y a eu des il y a eu des vrais il y a eu des vrais accidents. Il y a un français, j'ai plus le nom, mais qui a été transpercé tout droit en pleine poitrine. Alors, de ce que j'ai compris, heureusement, enfin c'est même sûr d'ailleurs, il va très bien. Il a il refait de l'escrime. Euh, tu il y a pas eu de danger, mais il y a eu beaucoup de mains qui se sont fait transpercer. Wou ! OK. Euh ouais, en fait la lame si elle se pète elle là, ça devient dangereux. OK. Elle devient elle devient dangereuse. Pas du tout. Tu vois le fait de nous demander c'est rare. Comme vous le voyez, on tourne l'épisode du podcast dans un cadre de dingue et ce cadre c'est l'hôtel des grands voyageurs. Il nous accueille pour la semaine. C'est un hôtel magnifique en plein cœur de Paris que je vous rencontre d'ailleurs si vous voulez séjourner à Paris. Il y a un restaurant à l'étage a-dessus de nous qui est délicieux et les chambres sont magnifiques. Merci à eux pour l'accueil parce que c'est vraiment un plaisir de tourner dans ces conditions avec un aussi bel arrière-plan. J'espère que ça vous plaît aussi. Merci l'hôtel des grands voyageurs pour l'accueil. On continue avec le podcast. Et d'ailleurs donc sur Paris, est-ce que tu penses que le fait d'être en France dans ton public c'était un boost, au contraire une pression supplémentaire ? Tu l'as vécu comment ça ? Pour moi, c'était pour moi c'était presque plus dur parce que déjà j'ai j'ai du mal un peu quand il y a mes proches et cetera, même si maintenant ça va, mais pendant longtemps, tu vois, je j'aimais pas trop parce que parce que tu veux encore plus performer parce qu'ils sont là, ils ont fait le déplacement. Euh donc bon au Jo, ça ça a été mais euh pour moi ça a été quand même une pression parce que tu vois, j'étais numéro une mondial euh on m'attendait tu vois les médias, les partenaires, le comité olympique l'a fédé, tu vois, tout le monde te fait comprendre qu'ils attendent de toi parce que bah tu as tu as gagné énormément de compètes. Donc et tu sais moi déjà la pression, enfin c'était l'objectif d'une vie à ce moment-là. Donc la pression que moi même dit là je me mettais était énorme et quand on te rajoute ce petit truc en plus c'est trop. Enfin tu vois ça devient trop. Et des fois je me disais puré ce serait tellement plus simple si les jeux étaient à en Australie enfin tu sais loin de tout ça. Après je pense que il y a du positif partout donc c'est sûr qu'il y a eu du positif. C'est sûr que ça ça m'a aidé d'une certaine manière mais en amont de la compétition, ça a été très dur à gérer. H ça a été une pression supplémentaire. Ça a été Ouais. un stress en plus de se dire déjà qu'il faut faire performer, il faut encore plus performer parce que on est devant tout le monde parce que machin après euh après moi j'étais tellement concentrée le jour J que j'ai même pas bien sûr j'entendais le bruit c'était assourdissant. C'était impossible de réfléchir pendant ce moment-là mais dès mais tu vois, je levais pas les yeux, je regardais pas, je restais toujours concentré et quand tu as emmené le match devait être était interrompu parce qu'on entendait plus rien. C'est arrivé plein de fois. Ah ouais, vraiment c'était incroyable. Quand je dis c'était vraiment incroyable. Et ben je me disais "OK, prends ce temps pour tu vois souffler, te te ressourcer mais ne profite pas du moment, tu vois. Reste concentré." OK ? Et donc un peu frustrant parce que tu te dis "Purez quand même euh il y a euh je sais plus combien de personnes mais c'était un truc de dingue pendant au Grand Palais. Et du coup sur les preuves par équipe, je me suis dit "OK, essae un peu plus h bon c'est moi donc tu vois compliqué mais essae un peu plus de vivre le moment tu vois et de profiter de cet endroit et de des gens." Hm hm. Moi je te vois à ta place j'aurais j'aurais pété les plonges. J'aurais commencé à faire bref il y en a il y en a il y en a qui ont dit mais ils se sont fait submerger par le par par le truc. Enfin c'était tellement tu vois c'était c'était assourdissant. C'était ça te fait tourner la tête hein. Incroyable. Et pendant les giots, tu as atteint deux fois la finale et tu as perdu deux fois les finales. Comment tu l'as vécu ce ça ? Est-ce que tu l'as vu quand même comme comme une victoire parce que tu as un peu réalisé le rêve de la petite Sarah d'avoir une médaille olympique ou alors tu avais du mal à accepter tout ça ? Euh ce moment, tu vois, je me suis dit "OK, profite". Enfin, bien sûr, il y a la déception de perdre le match. Après seulement au bout de quelques minutes, j'ai réalisé, tu vois, que c'était une finale olympique, que j'avais une médaille olympique. Donc là, il y a quand même, tu as une énorme énorme fierté. Et je me suis vraiment poussée pour me dire "OK, profite de ce moment, profite du podium, profite de voilà de ce cadre, de l'instant présent parce que dans quelques minutes sera fini." Donc tu vois, moi j'ai j'ai vraiment essayé de de profiter euh même si tu vois bah bien sûr tu vois tu as envie de pleurer que que tu viens perdre un match mais ce match c'était la finale olympique enfin et tout ce que ça représente avec euh je pense que oui la déception est venue après euh donc ça ça a été en fait c'était mitigé parce que parce que c'est une médaille olympique c'est médaille d'argent tu étais en finale des gos euh tu Quoi ? Savoir répondre présent le jourg en étant attendu, en étant en enant en t'ayant préparé 6 ans 5 6 ans pour cet événement. Enfin, soit l'objectif de ta carrière et que tu réussis à répondre présent, c'est incroyable. Donc tu vois, j'ai vraiment essayé de mettre l'accent sur ça pour que tu vois, je je m'utongatule parce que parce que c'était énorme. Et en même temps, le lendemain, tu vois, ça pouvait être noir parce que bah non, tu vois, c'était pas leif que je voulais. Je voulais être championne olympique, je voulais l'or et c'est pas ce que j'ai réussi à voir. Donc tu vois, ça a été un peu comme ça pendant un moment. Et et c'est OK parce que tu vois genre je me suis vraiment dit euh vis ses émotions euh parce que pour le chemin, pour la suite, il faut tu vois il faut vivre tout ça, il faut comprendre, il faut euh faut passer par là pour pouvoir ensuite reconstruire peut-être autre chose, tu vois. Donc aujourd'hui, ça va bien, aujourd'hui ça va très bien. J'ai tu vois, j'ai réussi à trouver du positif dans cette défaite. J'ai réussi à trouver du positif dans le fait de de pas gagner à ce moment-là, de comprendre aussi pourquoi tu pas tu as pas gagné. Ça c'est hyper important pour moi. Euh et tu vois aujourd'hui ça me permet de pouvoir avancer librement et euh et d'être motivé pour la suite. C'était du coup une période bah très chargée en émotion positive comme négative et j'imagine que ça ça doit te te travailler. Et ce qui m'intéresse c'est surtout après j'ai parlé pas très longtemps, je peux pas dire qui dans dans le podcast à un athlète qui a eu été médaille d'or au JO et qui après a eu une dépression incroyable suite à ça. Est-ce que toi tu as ressenti un peu un videollympique comme les gens aiment bien dire ? Ouais. Ouais, c'est vrai. Ouais, ouais. Ouais, ouais. Bah vide parce que toi tu as quelque chose qui est en toi tu te lèves, tu manges, tu dors Jo, tu ne penses qu'à ça pendant 4 ans, 4 5 ans, tu vois ? Et en fait, tu ne te poses pas une seule fois la question de enfin c'est simple, tu vois. C'est simple, c'est le tunnel, tu sais où tu vas, tu avances tout droit et cetera. Et emmené quand ça s'arrête, quel que soit le résultat, on se enfin tu vois en discutant avec athlètes, c'est que quel que soit le résultat, il y a un vide à emmener et tu te lèves et tu te dis pourquoi je tu vois qu'est-ce que tu vas faire aujourd'hui ? Pourquoi tu te lèves ? Alors on te dit oui mais il y a les prochains JO. OK, tu vois évidemment qu'il y a toujours un truc après, mais ça a plus du tout la même résonance. C'est tu vois, ça vibre pas pareil. C'est pas du tout la cette flamme que tu avais en toi, bah elle est plus là, tu vois. Et en fait, c'est ce vide-là pour moi qui a été euh qui a été dur parce que euh parce que faut l'accepter et il faut se dire que c'est normal. Mais tu vois, au bout de x semaines, tu es en mode bon et maintenant enfin tu vois euh OK, j'ai compris euh et tu vois tu as enfin tu veux avancer quoi. Tu veux dire "OK, la suite et toi ton train de vie c'est t'entraîner tous les jours. Donc bon bah tu vas t'entraîner mais c'est plus du tout pareil. quand tu as plus cette motivation, quand tu es plus animé par un truc, c'est ça n'a rien à voir. Euh sur la piste, tu fais les mêmes choses, pourtant tu gagnes pas, tu vois, genre c'est et c'est là où c'est ouf. Et je pense que quel que soit le sport, tu vois, même si c'est un sport à chrono comme la natation de la course, bah en fait, tu vas courir un diè de mois, mais un diè de mois fait que tu passes pas en calif et que tu vois, tu es pas en finale et bah nous c'est pareil, tu avant tu passais les tours et aujourd'hui tu en passes que deux, tu vois. Et et c'est là où c'est c'est là où la période elle était dure, c'était de laisser du temps au temps, tu vois, et de et que c'est normal de vivre ça et que tu peux pas accélérer les choses. Euh si si j'en suis moi je me disais que si j'en suis encore là, c'est que j'ai encore des choses à apprendre, c'est que j'ai encore des choses à tu vois, c'est que ouais, c'est que c'est pas fini. Et euh et en fait petit à petit, tu reconstruis quelque chose, tu reconstruis un nouveau projet et euh et tu vois, tu es plus animé de la même manière mais tu es animé par autre chose. Et cette autre chose bah c'est ce nouveau c'est c'est un nouveau livre et euh et souvent en fait je suis amené à où on est amené à à comparer avant, à vouloir retrouver ce qu'on avait avant mais tu déjà de un tu peux pas et de deux bah il faut pas revenir en arrière, tu vois. Enfin faut aller faut aller de l'avant tu vois. Et aujourd'hui, je suis je suis là-dedans. C'est euh et même tu vois aujourd'hui tu me dis "Est-ce que tu veux retrouver, tu vois ce que ce que je te disais au début, c'est est-ce que tu veux retrouver comment tu étais avant ?" Et la manière dont j'étais avant, je te dirais non. Tu vois, jamais je signe pour ça. Jamais je signe pour performer comment j'étais avant parce que parce que c'est plus en adéquation avec ce que je veux faire, c'est plus en adéquation avec ce que je veux m'infliger ou ce que je veux vivre. Et aujourd'hui, je veux quelque chose de plus sain, quelque chose de plus cohérent, quelque chose de plus bienveillant. Et je suis convaincu que je peux pas former comme ça mais tu vois il faut juste reconstruire différemment et je sais plus c'était quoi ta question mais voilà c'est très bien ma question c'était est-ce que tu as ressenti le vie olympique et du coup ça me surprend pas que oui parce que même moi qui ai pas vécu un un centiè de ce que vous avez vécu les athlètes après les gos je te jure j'avais envie de rien faire j'étais j'étais abattu mais non c'est ouf he comment ce que ça a créé dans la chez les gens enfin en fait ça tous les gens étaient heureux étaient contents. Et après quand ça s'arrête bah mais j'ai discuté avec un chef d'entreprise qui disait "C'est pareil quand tu rends un projet que ça fait un an que tu bosses sur ce projet et qu'ensuite tu le tuis tu fais ta présentation, tu le remets le truc est validé à un an, tu vois genre il y a un truc à emmener qui redescend." Alors après ça prend peut-être moins de temps que nous notre projet mais tu vois c'est je pense que pour tout le monde c'est palpable ce sentiment quoi. C'est ça. Et du coup tu as dit que tu avais retrouvé une nouvelle flamme une nouvelle faim. Mais c'est quoi du coup qui te garde motivé et affamé aujourd'hui ? Bah c'est toujours les titres tu vois. C'est les titres ça c'est sûr. La médaille d'or que je n'ai pas encore. Hm hm. Euh ouais et de de pouvoir pratiquer son sport de de me prouver à moi-même que je peux que je peux performer différemment, tu vois. Euh et en fait aussi les scream c'est c'est sans fin dans le sens où tu as toujours un autre truc à progresser. Si c'est pas en attaque, c'est pas en défense, si c'est au milieu, si c'est pas en physique, si c'est en en tactique, en technique, tu vois, genre c'est sans fin. Et tous les ans en début d'année la ma liste, elle est comme ça de trucs que je veux travailler. Et à chaque fois, je me dis c'est fou tu vois en mode ça. Alors, je suis exigeante, tu vois, mais ça il y a toujours des nouveaux trucs à bosser. Et donc ça c'est tu vois, ça c'est ce que j'aime aussi dans ce sport, c'est que tu trouves toujours des choses, des endroits où tu peux t'améliorer et progresser et et les gens progressent. Donc en fait, tu vois et hm hm, on a beaucoup parlé de sport pour l'instant mais après les GIO, tu as quand même eu un tuas ça t'a permis de construire une grosse notoriété, je trouve. Enfin, je sais pas, peut-être que tu l'as ressenti. Je voulais savoir justement comment tu avais vécu cet après Joo au niveau de ta notoriété, des demandes des médias et cetera. Euh, je dirais que c'était, tu vois, moi ça a commencé en fait pendant pendant l'année d'Igio. J'étais un mondial et je pense que le titre de un mondial à l'approche des Jio fait que bon bah tous les médias, tu vois, se tournent vers les les gens qui sont, tu vois, favoris. Et donc là, tu vois, à ce moment-là, c'est vraiment là, ça s'est vraiment décuplé, on va dire, au niveau des sollicitations euh au niveau des partenariats aussi. Donc, donc non, il a fallu gérer la ce moment-là qui était, tu vois, en même temps, tu veux bah répondre présente et profiter de cette ascension et en même temps bah il y a quand même l'objectif. Donc il a fallu gérer ça. L'année dernière, tu vois, c'était une année où j'ai fait une pause, donc j'ai pu, tu vois, mettre en avant plus ça ou en tout cas plus me me consacrer à ça. Et aujourd'hui, c'est de trouver un équilibre, tu vois. C'est 95 % du temps l'entraînement et 5 % le reste. Euh aujourd'hui, c'est les partenariats qui qui me font vivre. Donc, tu vois, c'est quelque chose qui est très important pour moi. Euh et voilà, c'est cool en vrai, c'est cool. Je fais plein de choses sympas. J'ai des partenariats qui me plaisent. Euh j'ai des entreprises qui sont, tu vois, qui qui te soutiennent même au-delà euh des résultats, même ils sont pas que là qui étaient pas que là pour Paris, tu vois, que pour l'image de Paris. C'est ben non, on est là pour la suite, on est là pour pour te soutenir toi dans ton projet de d'olympiade et si c'est pas Paris et ben c'est LF, tu vois. Et donc ça c'est cool quand tu construis des relations de confiance, tu vois. CL parce qu'il y a beaucoup d'athlètes qui a peur de ça que après les GO tous les sponsors disparaissent. Bah c'est sûr qu'il y en a qui qui étaient venus que pour que pour Paris et qui repartent. À partir du moment où tu le sais, tu vois, c'est c'est OK. Je comprends. Je comprends que les gens ne viennent que pour ça. Euh après, si les gens promettent autre chose, c'est différent. Mais euh moi je tu vois, j'en étais consciente donc tu vois, j'ai pas eu de déception, tu vois. C'est vrai qu'après les yeux, tu sais, il y a beaucoup de sports qui retombent un peu dans une certaine discrétion pour pas dire oubli. Est-ce que tu as ressenti que c'était le cas avec l'escrim ? Et si oui, comment tu l'as vécu ? Bah l'escrire, c'est toujours un peu la même chose. C'est trop c'est trop bizarre. C'est l'escrire le plus médiatisé pendant les Jo. C'est tu vois, on a fait Soldout en premier, le grand palais, c'est le plus grand pourvoyer de médailles. Tout le monde nous dit qu'ils adorent les scream et en fait on le voit que pendant les Jo. Donc c'est tu vois, il y a ce truc où tu comprends pas pourquoi est-ce que c'est que là. Après euh c'est pas énormémentisé. Euh des fois les championnats du monde sont sur tu vois Eurosport ou sur euh je sais pas si je peux citer les marques, c'est les noms mais euh BeINSport Eurosport tu vois, mais pas toujours. Il y a plein de gens qui nous disent qu'ils aimeraient bien suivre les championnats mais que ils savent pas où les voir. H h donc euh donc voilà. Après, je sais pas si c'est parce qu'on est encore poste Jo, mais il enfin il y a plein de monde qui sont quand même intéressés par les scrim. Euh je pense c'est quand même un sport populaire en France mais ça reste un sport populaire des JO, tu vois. Ça c'est sûr. Je pense que dans quelques mois ça ça sera aux oubliettes comme d'habitude et puis ça ça va revenir devant sur le devant de la scène pendant les JO comme d'habitude, tu vois. C'est comme ça. Et tu penses qu'on pourrait faire quoi pour améliorer un peu la visibilité de l'escri ? H moi je trouve qu'avec des bons commentateurs qui expliquent bien qui te tu vois qui te font comprendre ce qui est en train de se passer parce que ça va très vite donc c'est sûr que c'est pas facile à comprendre. Mais moi une fois, je me suis retrouvé fan d'un match de curling mais juste parce que le gars était trop fort dans les commentaires dans les commentaires et il expliquait tu vois la tactique qui était mis en place et bon bah moi fan de sport genre je suis tu vois alors que jamais enfin c'est pas un c'est pas le sport que que j'aurais regardé en premier donc je pense vraiment que tu vois si tu mets des des gens qui expliquent bien peut-être quelque chose un peu plus visuel avec des ralentis pour que les gens comprennent tu vois grave c'est vrai que ça va tellement vite que tu vois en fait tu mets tu mets des ralentis les gens voient ou alors avant il y un je crois c'était un japonais qui qui avait créé, tu vois, des lames qui étaient colorées. Hm hm. Et en fait, du coup euh pareil, tu vois, ça rendait plus visuel. Tu voyais la trajectoire de la lame qui est Nous, enfin à l' nu pas mais en fait la lame, elle bouge dans tous les sens parce que elle est assez flexe. Donc tu vois, c'est c'est hyper beau, c'est hyper visuel. Donc je pense vraiment que ça pourrait plaire. C'est certain. Toi aujourd'hui, est-ce que tu penses que c'est important d'être, j'ai pas envie de dire influenceuse, mais d'être très présente sur les réseaux en plus d'être une athlète ? Alors, je pense enfin c'est pas indispensable, c'est pas tu vois je pense que tu peux faire ta carrière sans ça. OK. Moi je suis présente sur réseau mais parce que déjà avant toujours parce que j'aime ça depuis toujours, j'ai Instagram depuis toujours, tu vois, je partage et j'adore et c'est facile pour moi. Donc en fait, j'ai la chance que ce soit facile et que du coup ça ça demande pas d'efforts. Voilà, ça me demande pas d'effort. Euh ça, tu vois, les marques sont intéressées par ça. Donc, tu vois, après c'est un c'est un cercle, tu vois, virtueux qui fait que bon bah, tu te retrouves avec des partenariats, mais c'est euh moi aujourd'hui, c'est important. Hm hm. Euh encore une fois pour ses partenariats et même pour moi, je me sens bien, j'aime bien partager. Alors c'est sûr qu'il y a des fois où il se passe des semaines où il y a rien parce que tu tu es tellement focus, tu es tellement concentré, des fois tu as plus de temps, bah tu partages. H h euh et aussi j'ai la chance, c'est que aujourd'hui tu vois, ça reste que du positif, tu vois. J'ai j'ai quasiment pas ou très peu de tu vois de commentaires négatifs de de trucs comme ça. Donc je vois que du positif à ça pour moi, tu vois. Mais imaginons que par exemple, tu vois, il y a deux athlètes du même niveau, un qui est assez suivi sur les réseaux et l'autre pas du tout. Euh lequel aura le plus de facilité à trouver des sponsors. Ah bah c'est évident du coup. Ouais. Du coup, tu penses que pour vivre d'un sport, c'est quand même un gros plus ? Je pense que pour vivre d'un sport comme les scrim, c'est-à-dire sport olympique professionnel mais sans les salaires, tu vois d'un je compare même pas au foot mais tu vois sans les salaires que peut avoir du mal en plus à trouver des exemples mais tu vois peut-être tous les sport on est c'est incomparable avec les sport et c'est incomparable avec même tu vois même le judo ils sont enfin bref les scrim il y a très peu d'argent donc moi aujourd'hui c'est indispensable et je pense que oui si on compare deux athlètes c'est certain que la personne qui aura, tu vois, plus de visibilité, bah c'est plus intéressant pour une marque. Moi demain, je suis une marque, je vais signer le mec qui a le plus de visibilité. C'est évident. Après, il y a des gens que ils aiment pas ça, ça les intéresse pas, ils veulent juste faire leur carrière et repartir et ce que je respecte tout à fait hein. Mais euh c'est enfin, ça se développe de plus de but en plus honnêtement, je vois les gens qui veulent qui ont compris que les réseaux sociaux c'était euh un tremplin pour ça. Hm hm. Est-ce que tu peux un peu raconter aux gens ta préparation, ta routine quotidienne ? C'est quoi le quotidien du numéro 1 mondiale en escrive ? Alors, je m'entraîne à peu près entre 25 et 30 heures par semaine. Donc là-dedans, il y a bien sûr, il y a les scream, il y a les leçons individuels avec l'entraîneur. Donc c'est un entraînement où je suis seule avec lui et on travaille spécifiquement, tu vois, les points forts, les points faibles, la technique, la tactique et après il y a toute la préparation physique, donc cardio, muscu, la prévention de blessures. Euh donc voilà, ça fait l'entraînement. Je fais du yoga aussi, yoga méditation. Ça c'est très important pour moi. Et après il y a tous les à côtés et dans les à côté il y a la kiné, la récupération, l'ostéo, la réparation mentale. Euh donc tu vois ça fait ça fait des semaines quand je vais à l'INCEP, tu vois, j'arrive à 9h30, je repars et il peut être 19h tu vois, très facilement. H et tu vois, je m'arrête à 12h30 et je reprends à 14h30. C'est quoi la partie de ton entraînement qui a le plus d'impact sur tes résultats à ton avis ? Ah, c'est l'escam. Ça reste l'escrim. OK. Ouais, parce que en fait c'est des sensations, c'est du feeling. C'est quand même dit avoir des sensations sur la pied. C'est-à-dire que ce que tu pratiques, tu pratiques. Ben emmener, tu commences à ressentir ton corps déjà il il va jouer tout seul, tu vois. Il va répondre tout seul par rapport à l'action qui est en train de se passer. La lecture du jeu va se faire plus rapidement. Hm hm. Euh tu vas euh tu vois c'est il y a beaucoup de stratégies d'enchaînement de touche, tu vois, tu fais A et parce que tu as fait A, tu fais B et parce que tu vois et ainsi de suite. Donc OK. Et donc tu vois, ça c'est il faut retrouver tout ça tout ça, tu vois. Et donc tu vois, l'année dernière par exemple, je pensais parce que je m'étais jamais arrêté énormément longtemps, mais je pensais que en en retirant je sais pas quelques semaines, j'allais retrouver la sensation. Pas du tout. Tu vois, l'année dernière, j'avais un vrai choc de me dire en fait non, il faut vraiment tirer, tirer, tirer, s'entraîner pour retrouver des sensations euh et euh tu vas pouvoir prétendre à au meilleur niveau quoi. OK. Donc les scrim 100 %. OK. OK. Ça me rassure, remarque. Pourquoi ? Non, si m'avais dit euh c'est grâce au yoga que j'ai une médaille d'or, j'aurais dit que grâce au yoga, j'aurais dit comprend. C'est clair. Euh et du coup là, actuellement aujourd'hui, c'est quoi tes prochains objectifs sportifs ? Bah, il y a du coup dans 3 ans. Donc ça c'est l'objectif ultime mais qui est loin. Tu moi j'ai du mal avec les objectifs qui sont loin. Donc j'aime bien voir des objectifs à plus court terme. H h donc on a des dans des champats d'Europe et champ du monde en juin-juillet 2026 et sinon on a des tables de coupe du monde. Donc la prochaine elle est dans quelques semaines. On en a une tous les mois là quasiment. Donc novembre décembre tu vois jusqu'à mai et et voilà. Donc c'est des coupes du monde qui nous permettent de de se sélectionner pour les championnats, qui nous permettent de monter dans le classement, qui nous permettent de se préparer et et voilà. Ça fonctionne comment le classement ? Ça ça revient à zéro tous les ans ça ? Non, c'est comme un peu le tennis, tu vois. Genre la compétition qui arrive à la remplacer, c'est les dernières. Donc tu vois, à chaque compétition le classement est mis à jour et à la fin de la saison euh du coup à la fin des championnats du monde, le classement final, il est figé et là tu vois tu as le titre de numéro 1 mondial. OK. D'accord. OK. OK. Et du coup tes manches de championnat du monde, c'est à chaque fois dans des pays différents. Ouais. Du coup, tu voyages énormément. En voyage beaucoup. Ouais. Et euh c'est c'est quel pays dans lequel tu as préféré aller concourir ? Hm, c'est pas mal ça. Ma préférée du circuit, c'est Séou. OK. Pourquoi ? Déjà, j'adore l'Asie, tu vois. Souvent, on fait des stages avant, soit au Japon, soit en Corée. Donc donc c'est trop cool. H C'est un pays d'escrim dans le sens où ils savent organiser les infrastructures sont super. Et euh et ouais à chaque fois tu vois c'est genre vers ma c'est le moment où tu commences à être vraiment tu vois ton jeu est vraiment mis en place tu commences à être fort et tout et donc là j'aime beaucoup après bah c'est horrible maisun par exemple Canocoun c'était c'était c'était génial mais c'était l'horreur parce que Ah ou ah non mais moi je me souviens que le matin je me suis dit mais qu'est-ce que je vais aller faire dans une salle d'escrim alors que j'ai l'eau turquoise en face de moi ciel bleu cocotier enfin vraiment mais vraiment je me suis dit "Bon Sarah, est-ce que tu vois est-ce que tu vois enfin je ça m'a vraiment moi je suis taré du soleil de la plage ça m'a un vrai un vrai ultimatum de me dire alors que tu vois je suis focus escrime ce jour-là je me suis dit qu'est-ce que je fais tu vois et en fait la compétition je me suis elle était dure parce que Ah tu pensais à la plage quand tu étais en tr en fait j'arrivais pas enfin bien sûr que si j'étais concentré sur le moment mais j'étais pas pleinement tu vois et je me souviens que j'arrive à passer comme à l'arrache et tout. Première, qu'est-ce que je fais ? Je vais direct à la plage. Je te jure, avec ma avec ma copine, on était allé directement à la plage. On avait mis les maillot de bain dans le sac. On était directement all à la plage. Ah effectivement, tu vois, genre je me suis dit, il faut jamais qu'il y ait une autre chosition là-bas. Je vais être déconcentré, tu vois. T'inquiète, j'ai passer des coups de fil. La prochaine, elle sera à Soudo, je pense. Je pense ça sera mieux. Ouais, tu vas lâcherai focus plus. Il y a pas de de OK. Et et justement, c'est quoi l'endroit que tu as le moins aimé pour une manche de coupe du monde ? Là où j'aime moins, c'est en fait, ils ess ils essayent de développer les scrims dans plein de pays. Euh donc, on va dans des endroits, tu vois, on on fait on fait des compétitions euh en Europe de l'Est, au finfond de l'Asie, au Maghreb et cetera. C'est super parce que tu vois comme dit nous ça nous fait voyager qu'on voit plein d'autres pays que ça il développent lescri mais il y a des pays qui savent pas organiser enfin tu vois on se retrouve à à tirer sur du carrelage euh enfin je pense que aucun personne ne se rend compte de l'impact que c'est l'escrim et de faire ça sur carelage tu te tu te tues les articulations. Enfin tu vois c'est comme si tu faisais du foot sur du béton quoi. Tu vois c'est des trucs ça n'a aucun sens. Donc euh donc malheureusement tu vois ce genre de compétition des fois qui sont mal organisées. Hm hm. Et c'est vraiment celle que je j'aime pas du tout, c'est par tu vois, c'est des compétitions genre Tashkent parce que c'est au fin fond de je sais pas où enfin si de l'Ouékistan, tu mets X heure d'avion avec deux correspondances après tu as encore un bus de 3h, tu as un décalage horaire qui est tu vois tu as pas 8h h entre les deux un peu mais tuas tu vois tu as 4 5h c'est le pire c'est le pire tu vois et donc voilà je dirais ça. OK comment tu envisages un peu l'évolution de ta carrière au sens au sens large ? Ça c'est une bonne question. Euh bah tu vois, c'est difficile pour moi de voir de voir tu vois après elle est j'ai du mal à me projeter après parce que déjà en fonction de comment ça se passe, tu sais pas dans quel j'ai du mal à savoir, tu vois, où est-ce que je serais du coup dans dans 5 ans. Euh je sais pas, soit je soit je serai toujours en train de faire des screams euh soit tu vois euh j'ai arrêté ma carrière et je Tu penses ça serait possible ? Ouais, je pense que tout est possible. Ouais. Ouais. Ça va tellement vite, tu vois. Enfin je sais pas demain championne olympique bah tu vois peut-être que tu OK tu tu ranges la housse et tu dis OK je passe à autre chose tu vois et en même temps ça se trouve ça va juste me donner encore plus envie pour continuer j'en sais rien mais oui c'est envisageable que qu' aller après ça s'arrête ça c'est sûr mais tu verras bien ouais je verrai bien mais imaginons que tu t'arrêtes tu sais ce que tu ferais déjà ou pas non pas encore. Pas encore. Il y a plein de choses qui m'intéressent. J'ai fait des j'ai fait des études de communication. J'ai fait des études de psycho. Euh mais en même temps euh tu vois là depuis bah du coup quelques années, je fais plein de conférences. D'abord cit pour les partenariats, maintenant tu vois c'est euh sur des sur des forums, sur des des séminaires et tout et et j'aime beaucoup j'aime beaucoup, tu vois, euh transmettre, partager, échanger. Il y a énormément de liens, tu vois, entre le je pense que tu sais bien, mais entre le sport et le monde du travail. Donc ça, j'aime beaucoup. Euh donc tu vois en fait je reste je reste ouverte je reste ouverte à à tout ce qui pourrait arriver. Non mais je te je le ressens bien à toi et je pense que tu auras pas de souci à à t'adapter à n'importe quoi. Euh oui, allons-y. C'est toi qui va m'embaucher je pense carrément. Mais tu as dit que tu aimais bien transmettre. Disons que là tu as face à toi la petite Sarah qui qui vient de commencer l'escrim qui vient de voir la médaille olympique et qui rêve de de la toucher un jour. Tu voudras lui dire quoi ? que de croire en elle parce que enfin que j'ai bien fait de croire en moi dans le sens où comme je t'ai dit, je à partir du moment où cette graine, elle été plantée de des Jos, j'ai toujours su je sais je tu vois je pourrais pas expliquer comment ni pourquoi mais j'ai toujours su que j'allais y arriver et encore une fois je sais pas je savais pas ni quand ni comment. Il y a ce truc qui me disait parce que je pense que quand j'étais plus jeune, il y a des maîtres d'armes connus, forts, il y a des gens très fort qui ont décelé, tu vois, en tout cas qui ont vu quelque chose en moi. Et ça a nourri, tu vois, ça a conforté cette idée que que oui, tu vois, je pouvais y arriver. Euh et donc j'ai toujours cru et euh et c'est et quand j'ai quand j'ai eu cette médaille, j'ai vraiment pensé à ça, à remercier cette partie de moi qui a toujours cru et qui a Ouais. qui a jamais baissé les bras, qui tu vois, je me suis fait les croiser. Il y a eu il y a eu des énormes déceptions, des énormes blessures et des défaite et et je sais pas pourquoi je tu vois tu te relèves, tu te relèves et tu continues et tuavances et avec ce truc qui te qui t'anime et et des fois tu te dis purée mais si tu fais tout ça et tu arrives pas, tu vois. Mais ce truc s'envolit quelques secondes après, je me disais non, je sais pas, je sais pas, c'était c'était il y avait une certitude et cette certitude je je la remercie parce que tu vois, enfin c'est c'est évident que j'en j'en suis là grâce à ça. Et euh et ouais, c'était c'était cette petite fille, tu vois, auquel auquel je pensais quand j'étais quand j'ai après les GIO où je me disais "OK, bah merci parce que bah parce que j'en suis en grande partie là grâce à ça quoi." Donc je lui dirais je lui dirais de continuer de croire en elle de se battre pour ses rêves et de d'être peut-être un chouille un chouille plus gentil avec elle-même, tu vois, plus bienveillante et que la vie est bien faite, que les choses les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver et que et tu vois, il faut lâcher prise des fois et voir voir plus grand, voir plus loin et se dire que OK, ça va aller quoi. Tu penses que les gens, ils devraient plus rêver ? Il devrait plus Ouais, peut-être s'autoriser à arriver. Moi, je trouve c'est surtout de h tu vois dans quand quand je discute beaucoup euh tu vois dans les conférences, c'est euh comment vous faites pour euh pour rebondir après les échecs ? Comment est-ce que vous euh vous trouvez l'énergie et cetera ? Et c'est vrai que c'est pour nous c'est notre quotidien. C'est sûr que c'est pas facile, mais en fait moi je ce qui m'a vraiment aidé c'est de trouver du positif partout et notamment dans les défaites, tu vois, et dans les moments durs parce que parce que je suis convaincu, c'est ma façon de penser, mais je suis convaincu que qu'encore une fois rien n'arrive par hasard et que si tu dois vivre ça, c'est que il fallait que tu comprennes quelque chose. Et puis des fois, tu le comprends au bout de la 4e fois malheureusement. Donc c'est au bout de la 4e claque que tu te dis "Ah, OK." Et puis des fois c'est vous de la première, tu vois. Et en fait bah voilà, c'est c'est ta vie, c'est ton chemin. Et mais il y a toujours un truc à ressortir qui va te t'amener ou en tout cas t'aider pour ton chemin. Donc tu vois, c'est un peu faire confiance, tu vois. Faire confiance. Après, on appelle ça comme on veut, la vie, le destin, tu vois. Mais c'est Ouais, c'est ça que je vois. Je t'ai pas demandé mais est-ce qu'il y a un moment où tu as quand même douté au point de penser à arrêter ou alors ton objectif ton rêve il a toujours été plus fort ? Non, je me suis jamais dit tu vois euh j'arrête un je me suis posé la question de pourquoi est-ce que je faisais ça ? parce que j'avais besoin de il y a des fois où j'avais besoin de comprendre, tu vois, parce que dans le sport du niveau, tu t'infliges des fois des choses, tu vois. C'est Ouais. Enfin, on est fou. Enfin, je pense vraiment qu'il y a une on a une part de de folie quand tu es sportif sportif de haut niveau. Donc tken donc hein, tu vas attach rien que ça euh donc non, j'avais besoin de comprendre pourquoi je faisais ça et c'est sûr que ces moments d'introspection, elles sont pas faciles parce que tu vois, tu vas tu vas dans l'enfance, tu vas voir des des failles, tu vas voir des des souffrances de tu vois qui sont pas toujours cool à remuer mais mais pour moi, tu vois, c'est important pour moi de passer par là pour et ensuite tu vois, ça a débloqué des choses. que Ouais, très bien. Et ben écoute, j'ai une dernière question que j'aime bien poser à chaque invité du podcast. Euh si un jour tu n'es plus sur terre, pourquoi est-ce que tu veux qu'on se souvienne de toi ? Bah tu vois ça va rejoindre ce que je disais tout à l'heure dans les échanges que j'aime beaucoup dernièrement, c'est bah tu vois si je peux transmettre ça à même si c'est à une personne, tu vois, ou même si c'est juste aux gens de ma famille ou tu vois cette mentalité de de voir le positif là où il est, de de lâcher prise sur certaines choses, de de voir la vie un petit peu différemment, tu vois, avec un filtre qui est qui est plus sain. Moi enfin moi ça m'a changé mon quotidien et tu vois et j'essaie de de donner ça enfin tu vois on me l'a on me l'a appris et j'essaie d'apprendre ça au aujourd'hui tu vois par exle à mes proches. Donc si juste tu vois si juste j'ai pu avoir aidé une personne ou deux déjà ce serait sympa. Hm hm. Tu t'imagines de transmettre à à tes enfants un jour ? Ouais. Ouais. Tu leur feras faire de l'escri ou pas ? Ça je sais pas. J'espère qu'ils aimeront bien le sport parce que je suis quand même très sportive mais après euh quel que soit le sport tu vois. Mais euh non, ouais, j'ess j'essaierai de transmettre ça euh après euh ça a l'air ça a l'air compliqué d'élever des enfants. Donc je pense déjà chacun fait de son mieux. Déjà chacun fait de son mieux, c'est déjà ça. Mais ouais, j'aimerais bien. Ce serait important. Ben merci Sarah. Merci. Et je pense que tu as transmis des belles choses à des gens pendant le podcast. On a une tradition pour finir. On a un livre ici où je demande à chaque invité d'écrire une phrase ou une citation qui est important pour lui. OK. Je sais pas si tu as déjà quelque chose en tête mais sinon tu peux y réfléchir. Tu as le temps. Ça te dérange pas de le faire ? Avec plaisir. Je te prends ça. Pour finir, je te demande juste est-ce que tu peux partager avec nous la phrase que tu as écrite dans le livre ? Ouais. Et j'ai dit le chemin est aussi important que l'arrivée. Ça ça j'ai entendu je sais plus il a quelques années et ça m'a marqué que tu es enfin moi qui étais tellement focus tu vois sur la médaille, le résultat et cetera que tu profites pas du chemin. C'est comme si tu fais une balade mais en fait tu regardes pas les paysages et en fait bah dommage tu vois c'est pas que tu as perdu ton temps mais ok quand tu es arrivé on va te dire et alors tu as fait quoi ? Tu as vu quoi toutes tes années ? tu vois et donc quand c'est vrai cette métaphore enfin tu vois du paysage quand on on me l'a dit je me suis dit bah ouais c'est évident c'est évident que qu'il faut profiter du chemin et que qu'en fait au final le chemin est plus important presque parce que ce que tu apprends pendant ce temps-là et bah tu vois c'est aussi important que la médaille à la fin quoi. C'est ça et je pense que ton chemin il est très beau et tu as ambil le mien aujourd'hui. C'est gentil. Merci Sarah. Merci