Devenir pro est plus facile que tu ne le crois (et
2026-07-15 20 min
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Devenir pro est plus facile que tu ne le crois (et voilà pourquoi)

URL : https://youtu.be/eo8XN4IXLO4

Si tu ne t'es pas fait détecter à 14 ans, 16 ans ou même 18 ans, je vais te dire un truc qui va peut-être te soulager. On t'a sûrement déjà répété la même chose 1000 fois. Pour devenir pro, il faut bosser dur, il faut rêver fort, te lever à 5h, ne jamais douter et que si tu le veux vraiment, et ben tu vas y arriver. Et bien ça malheureusement, c'est faux. Ça ne suffit pas. Et c'est exactement pour ça que tu peux finir frustré. Une frustration que tu n'arrives même pas à expliquer. Tu travailles, tu fais ce qu'on dit et pourtant tu as l'impression de ne pas avancer. Et tu te demandes ? Parce qu'en réalité, on t'a vendu un mensonge. Parce que le foot oui, c'est dur. Il y a beaucoup de choses sur le chemin que tu ne contrôles pas. Ça, je vais te le prouver dans les deux prochaines minutes. Mais par contre, l'autre partie du chemin, elle, elle ne dépend que de toi. Elle est bien plus simple à mettre en action que tu ne le crois. À la fin de cette vidéo, tu vas repartir avec quatre leviers concrets et qui dépendent à 100 % de toi et de personne d'autre. Ça ne dépend pas de ton talent, pas de ton âge, pas de ton niveau actuel. Non, ça va dépendre de ce que tu vas mettre en place pour réussir. Alors si tu cherches encore une vidéo qui te dit crois en tes rêves, bosse dur et tu vas y arriver, et bien tu peux quitter la vidéo tout de suite. Maintenant si tu veux comprendre comment ça se joue réellement, et bien reste ici. Bon, commençons par la partie sombre. Tu ne contrôles pas tout. Une des premières choses qui rend inégales les chances d'un joueur à l'autre, c'est le jour de naissance. Et là, tu ne te rends peut-être pas compte, mais c'est quelque chose d'énorme. Regarde un peu ces statistiques. Sur tous les jeunes joueurs français appelés en sélection nationale dans les compétitions UEFA et FIFA en 2002 et 2003, 77 % sont nés au premier semestre de l'année et seulement 23 % au second semestre. En gros, à talent égal, tu as trois fois plus de chances d'être pris en équipe de France jeune plutôt que si tu es né entre juillet et décembre. Alors ces stats-là, elles ont un peu plus de 20 ans, mais ça reste une réalité. Et si tu te demandes pourquoi, et bien simplement parce que les enfants qui sont nés en début d'année à 10 ans, en moyenne, ils sont plus grands, plus forts, plus matures. Et donc les coachs les remarquent en premier. Par conséquent, ils intègrent les meilleures équipes, ce qui leur permettent de prendre une avance, une avance qu'ils ne perdront jamais. Donc si tu es carrément né en novembre ou en décembre, et bien statistiquement, le système, il est contre toi dès le départ. Et ça, c'est quelque chose que malheureusement tu ne peux pas changer. Enfin, normalement. Bon, blague à part, dans certains pays, ils ont compris le problème. En Belgique, la fédération a mis en place un programme qu'ils appellent les Green Bananas, les les vertes, celles qui mûrissent plus tard. C'est une catégorie spéciale pour les joueurs en retard de développement physique. L'idée, c'est de leur montrer une vraie chance de se montrer face à des joueurs qui ont la même maturité physique qu'eux, même s'ils n'ont pas le même âge, donc pas la même date de naissance. À Southampton en Angleterre, ils ont fait pareil. Et c'est comme ça qu'Alex Oxlade-Chamberlain, qui à 14 ans était bon mais trop petit, trop fluet pour un passage dans la catégorie supérieure, a été gardé un an de plus au même niveau. En gros, il a été sous-classé. Et lui-même a dit que c'était sûrement la meilleure chose qui lui soit arrivée dans son développement de footballeur. Mais malheureusement, ce système en France, au niveau amateur, n'existe pas. Si tu es né en novembre, si tu es trop petit à 14 ans, eh bien il y a de grandes chances que tu te retrouves éliminé des parcours de détection. Et personne ne va corriger ça pour toi. Personne n'ira te donner une seconde chance. Une autre chose que tu ne contrôles pas, c'est ta morphologie, et surtout pendant ta croissance. Si tu fais ta poussée de croissance des 12 ou 13 ans, ce n'est pas la même chose que si tu fais vers 15, 16 ou 17 ans. Et ça, c'est un peu une loterie. Ceux qui ont une poussée de croissance un peu plus tôt vont se faire remarquer avant les autres. Et celui-là va prendre de la confiance et passer les paliers les uns après les autres. Pendant que ceux qui se développeront un peu plus tard, eux vont malheureusement stagner, ou peut-être même arrêter le football. Une autre chose que tu ne contrôles pas, c'est à quel moment des yeux vont être là pour te recruter ou pas. Le jour où tu fais ton meilleur match, peut-être que personne ne le verra. Et le jour où quelqu'un est venu superviser ton match, bah tu vas peut-être passer à côté. Ou peut-être que malheureusement, tu vas te blesser. Et ça, c'est aléatoire et tu n'y peux rien. Une autre chose que tu ne contrôles pas non plus, c'est ton entourage, les gens qui vont pouvoir t'aider. Si tu as quelqu'un dans ta famille qui bosse dans un club, qui est prêt à t'emmener à droite à gauche faire des essais, voire à activer un réseau pour toi, ce n'est pas la même chose que si tu dois te débrouiller seul. Et ça, c'est une réalité. Ensuite, tu ne contrôles pas non plus ton coach. Si tu ne t'entends pas avec ton coach ou s'il te fait jouer à un poste qui n'est pas réellement le tien, il y a de grandes chances que tu te retrouves bloqué et que tu aies du mal à performer, peu importe ton talent initial. Et je suis sûr que toi ou d'autres gens autour de toi que tu connais n'ont jamais vraiment eu leur chance à cause d'une de ces raisons, pas parce qu'il manquait de talent, parce que les paramètres autour de lui ne se sont jamais alignés. Bref, tout ça, ça concerne une partie du chemin et tu n'y peux rien. Maintenant, je vais te raconter ce qui se passe sur l'autre partie du chemin. Et c'est là que ça devient intéressant pour toi. J'ai passé 6 ans au Red Star, j'ai vu des dizaines, des centaines de joueurs débarquer pour des essais, des semaines d'observation, des détections. J'ai vu tout ça de mon point de vue de préparateur physique et d'éducateur. Donc j'étais là sur le terrain, bien souvent dans les vestiaires, là où ça se décide entre les coachs. Et je vais te dire un truc qui va peut-être te surprendre, mais la décision sur un joueur, elle est rarement prise sur un match complet. La plupart du temps, une décision, ça se prend en quelques minutes, parfois même moins. ? Parce que un recruteur ou un coach, il a vu des milliers de joueurs dans sa carrière. Et son cerveau, il va scanner automatiquement sur des critères que tu n'imagines même pas. Le premier truc qu'un coach va regarder, ça va être ton placement sans ballon. Il va même pas regarder ton aspect technique dans un premier temps. Il va regarder simplement si tu au bon endroit quand le ballon n'est pas dans tes pieds. Et ça, ça se voit en 30 secondes. Et ça révèle ton intelligence de jeu beaucoup plus qu'un crochet ou un petit pont. Ensuite, ce qui va être regardé, c'est ta première touche sur le ballon. Attention, pas la touche la plus spectaculaire, mais celle qui va te permettre d'orienter la suite de l'action. Par exemple, quand tu prends un ballon dos au but, comment tu vas te retourner sur ta première ? Comment tu vas te mettre dans le sens du ? Le temps que tu vas mettre pour enchaîner ton action. Tout ça, ça se joue en 2 secondes et bien souvent, eh bien, c'est éliminatoire dès le premier ballon. Ensuite, il y a autre chose qui va être scrutée, c'est ton attitude dans les moments où ça ne se passe pas comme tu le voudrais. Quand tu te fais éliminer, quand l'arbitre siffle quelque chose de contestable. Un coach va regarder si tu lèves les bras, si tu commences à souffler ou si à l'inverse, tu pars immédiatement te replacer. Et ce genre d'attitude, eh bien, ça se décode en 5 minutes, même pas. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, c'est quelque chose de super important parce que autant le talent peut te faire briller, autant c'est ta capacité à te relever dans l'adversité qui va te permettre de marquer les esprits sur le long terme. Enfin, dernière chose et quelque chose d'extrêmement important, c'est ton intensité dès le coup d'envoi. Alors attention, pas pendant l'échauffement, pas à la 10e minute, mais réellement dès la première seconde de jeu. Il y a beaucoup de joueurs amateurs qui montent en intensité au fur et à mesure du match. C'est leur façon un peu de se mettre dedans. Sauf qu'à ce moment-là, les coachs, ils ont vu, ils t'ont déjà mis dans une certaine catégorie. Et ensuite, eh bien, la suite du match ne sert qu'à confirmer cette idée ou pas. Cette idée qu'ils ont de toi. Le cerveau humain, il marche comme ça, c'est ce qu'on appelle le biais de confirmation. Une fois qu'ils ont une première hypothèse sur toi, ils vont chercher à la confirmer plutôt que la remettre en question. Donc oui, peut-être que ce jour-là, tu vas avoir 90 minutes pour te montrer, mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'en réalité, tu as probablement 5 minutes, voire moins. Et pour que tu te rends compte à quel point tout joue sur ce genre de détail, je vais te raconter quelque chose qui m'est arrivé. À l'époque, j'étais préparateur physique sur l'équipe réserve senior au Red Star et un jour pendant une journée de détection, on m'a demandé de superviser une partie du terrain. Ce que j'ai fait pendant 10 minutes, un quart d'heure. Puis le coach principal est venu me voir en me demandant si j'avais trouvé quelqu'un qui sortait du lot. Et sur le coup, je lui dis "Bah non, pas vraiment." Donc le coach il commence à jeter un coup d'œil et là en à peine quelques secondes, il me dit "Mais tu rigoles ou ? Là-bas, il y a un super joueur." Et pourquoi j'étais passé à ? Alors déjà à ce niveau-là, je ne reste qu'un simple préparateur physique. Le coach lui avait de l'expérience en tant que joueur notamment, il a évolué en Ligue 2, ce qui n'est pas rien. Mais surtout ce joueur pendant que je l'observais, il n'a eu aucune action vraiment décisive à jouer. C'est à peine s'il avait touché le ballon. Par contre le coach lui, ce qu'il avait vu, c'était son placement sans ballon, la position de ses épaules, son attitude. En gros sur tout ce qu'il faisait pendant que l'action ne passait pas par lui. Et je peux te dire qu'il ne s'est pas trompé parce que ce joueur au final, on l'a fait signer et 6 mois plus tard, il faisait un essai aux Girondins de Bordeaux. Donc tu vois tous ces critères-là dont je t'ai parlé, ce n'est pas de la théorie. C'est ce qui se joue vraiment. Et c'est exactement ce que la majorité des joueurs amateurs ne comprennent pas. Beaucoup pensent qu'il faut se montrer avec un crochet ou une frappe de loin alors que les recruteurs eux, ils regardent autre chose. Et pour influencer les choses qu'ils vont regarder, il y a quatre piliers sur lesquels tu peux agir. Ces quatre piliers, beaucoup ne se rendent même pas compte de leur existence. Et c'est pour ça que tu peux très bien être un bon joueur en district, en R1 et passer à côté de réelles opportunités. Tout simplement parce que tu te montres sur les mauvais critères. Alors ces quatre piliers, je te les donner maintenant. Et le plus beau dans tout ça, c'est qu'ils sont tous à 100 % en ton contrôle. Donc le premier pilier, c'est ton profil. Attention à ne pas mélanger, pas ton niveau mais ton profil. Parce que quand un recruteur regarde un joueur, il ne cherche pas un joueur qui est correct ou bon à peu près partout. Il cherche un joueur dont il peut dire en 5 minutes "Ah OK, lui c'est tel profil. C'est un finisseur ou c'est un très gros physique ou c'est un cerveau ou c'est un joueur incroyable en contre-un." Bref, un profil. Le piège quand tu cherches à progresser, c'est de vouloir faire tout correctement à peu près partout. Tu te dis "Je vais bosser tous les compartiments du jeu comme ça je serai complet, on pourra rien me reprocher." Sauf que ça, eh bien ça donne exactement un joueur sans relief. Un joueur dont on ne peut rien dire "Ah là, il est remarquable." Et quelqu'un chez qui on ne trouve rien de remarquable en 5 minutes, eh bien pendant un essai, c'est quelqu'un qui va être tout simplement transparent. Alors que bien souvent les joueurs qui réussissent, eux ils fonctionnent autrement. Ils ont quelque chose dans leur jeu, une arme tellement au-dessus des autres qui fait qu'on va les remarquer dès les 5 premières minutes de jeu. Et c'est après, seulement après, qu'ils vont colmater les brèches en essayant de gommer leurs erreurs, leurs points faibles, pour ne pas être éliminés à cause de ça. Et d'ailleurs, même les coachs les voient les défauts. Mais bien souvent, ils se disent que bah, ils vont pouvoir les corriger. Le plus important, c'est que le joueur a ce petit truc en plus que les autres n'ont pas. Bref, tu l'as compris, tu as plus de chances d'être recruté en étant exceptionnel dans un secteur de jeu, plutôt qu'en étant correct partout. Donc, une action concrète pour toi à faire dès maintenant, ça serait d'identifier la chose que tu fais mieux que les autres dans ton équipe, une seule chose, et cette chose-là, tu vas en faire une obsession. Et plus tu vas pousser là-dessus, plus tu vas devenir un joueur qu'on remarque. Et donc, quelqu'un qu'on veut faire signer. Maintenant, le 2e pilier, il s'agit de ton arme physique. Et là, attention, parce que c'est là où la plupart des joueurs amateurs perdent leur temps. Je préfère te prévenir, personne ne se fait détecter parce qu'il a couru 12 km dans un match. Tu te fais détecter sur des actions qui durent 3 secondes. Un démarrage explosif qui surprend ton défenseur, un freinage qui te permet d'effacer quelqu'un sur un changement de direction, un appui que tu poses devant un attaquant pour récupérer un ballon qui allait droit vers le but. Ces 3 secondes-là, c'est ce que vont regarder les coachs et les recruteurs. Parce que pendant ces 3 secondes-là, tu ne peux rien inventer, tu ne peux pas te cacher. Soit tu as des qualités, soit tu ne les as pas. Et malheureusement, c'est exactement ce que la majorité des joueurs amateurs ne travaillent pas de manière spécifique. Bien souvent, ils vont faire de l'endurance, beaucoup, en course continue, à faible allure. Sauf qu'en football, tu vas faire la différence sur tes qualités d'explosivité, comme je te l'ai dit. Et ces qualités, qui sont de la vitesse spécifique au football, c'est ce qui va se voir tout de suite. Les gens ne vont pas attendre de voir si tu es capable de répéter les efforts, surtout si tes efforts ne sont pas de bonne qualité. Si tu n'es pas explosif, ça ne sert à rien d'être capable de les répéter longtemps. Et d'ailleurs, un coach, même s'il voit que tu n'es pas capable de répéter les efforts dans le temps, à partir du moment où tu as les qualités du footballeur, il sait très bien qu'il va pouvoir faire quelque chose de toi. Il se dit qu'en bossant un peu le cardio, tu vas être capable de grandes choses. Un petit peu comme un diamant brut qu'on va venir polir ensuite. Mais pour être considéré comme un diamant brut, il faut déjà commencer par briller. Donc, action concrète pour toi maintenant, si tu fais déjà du physique en plus de tes séances club, arrête de te focaliser uniquement sur l'endurance, sur de la faible intensité, et commence à travailler ton explosivité à la salle et sur le terrain. Tes changements de direction, tes freinages, parce que c'est toutes ces qualités-là qui peuvent faire basculer une décision pendant un essai. Et d'ailleurs, c'est précisément sur ce pilier-là que je peux t'aider directement en tant que préparateur physique. Sur les quatre piliers que je te donne aujourd'hui, ce pilier-là, c'est celui que je connais le mieux. Et je viens tout juste de sortir mon dernier programme, Mission Détection. L'objectif de ce programme, c'est t'amener dans ta meilleure forme physique le jour de ton essai ou ta détection. À la fin de ce programme, qui peut aller jusqu'à six semaines, tu arriveras exactement avec les qualités physiques qui vont te permettre de te faire remarquer sur le terrain. Si tu veux accéder au programme, le lien est dans la description ou alors tu peux scanner le flash code qui s'affiche juste ici. Allez, maintenant que cette parenthèse est refermée, on enchaîne sur le troisième pilier et celui-là, c'est probablement le plus injuste, il s'agit de la visibilité. Tu peux être un joueur extraordinaire en district, si personne ne te voit, tu n'existes pas, c'est mathématique. La grande majorité des joueurs attendent passivement qu'un coach les détecte. Ils espèrent, ils croisent les doigts, ils se disent si je joue bien, ça va finir par savoir. Sauf que si tu arrivais à un âge où on t'a pas remarqué plus tôt, et bien malheureusement dans la plupart des cas, et bien ça ne va pas se faire tout seul. Personne ne va venir te chercher au fin fond de ton club. Les joueurs qui arrivent à passer des paliers dans le football, eux savent se créer des opportunités. Et ça, c'est pas un secret que personne ne connaît. Ce sont des choses simples à mettre en place que beaucoup de joueurs ne font pas. Et ça passe par filmer ses matchs, prendre les meilleures actions pour en faire un montage, pour avoir une vidéo prête à être envoyée à un recruteur ou à un coach. Et c'est aussi écrire à des clubs de niveau supérieur. Beaucoup n'osent pas, mais c'est comme ça que ça marche. Prendre contact avec des coachs, avec des membres du staff d'un club d'un niveau que tu vises. Et même si la plupart ne vont pas te répondre, et bien parfois il arrive que certains te disent oui. Et ça, ça passe aussi par discuter avec son coach actuel pour qu'il te recommande à son réseau quand l'occasion se présente. Et ça passe aussi par la construction d'un CV, un CV sportif bien présenté, qui soit facile à lire, où toutes ses infos sont là pour que quelqu'un en 30 secondes puisse décider. Ces infos-là, ça va être ton poste, ton niveau, tes statistiques, ton contact, l'accès à ta vidéo. Bref, ça a l'air simple, mais bien souvent je vois des CV où on a même pas accès à ces informations ou en tout cas, il y a des informations manquantes. Donc tout ça, ce n'est pas de la chance, c'est juste de l'organisation. Et c'est probablement le pilier où tu peux perdre le plus de points si tu ne le prends pas au sérieux. Surtout que ça, ça ne dépend même pas de ton niveau de jeu, mais seulement de ton sens de l'initiative, de ta capacité à prendre les devants. Donc, une action concrète à mettre en place tout de suite, maintenant, enfin dès que c'est le moment, tu vas te filmer sur au minimum deux de tes matchs. Tu vas faire un montage de 3 minutes en prenant les meilleures actions qui te mettent en valeur, et tu vas mettre ça en ligne, prêt à être envoyé à n'importe qui. Allez, on arrive maintenant au 4e pilier, le plus dur. Et celui-là, c'est probablement celui qui élimine le plus de monde. Il s'agit de la constance. Alors, je te parle pas de ta motivation au mois de juillet quand tu arrives chaud bouillant après tes vacances, mais je te parle d'une constance sur deux, trois, quatre saisons. Parce que le talent, oui, c'est ce qui va te permettre de t'ouvrir à des opportunités, mais c'est la constance qui va vraiment te permettre de les saisir ces opportunités. Et je vais te raconter un truc précis pour que tu comprennes bien. Au Red Star, j'ai vu un joueur qui était au club depuis tout petit. Il a évolué au club catégorie après catégorie, et pendant plusieurs saisons, il était même dans les équipes B. Mais ça ne l'a jamais empêché de s'entraîner avec sérieux. Il a toujours pratiqué son sport avec plaisir. Il n'a jamais boudé par rapport à sa situation. Et au fur et à mesure, saison après saison, eh bien, il a progressé. Progressé à tel point qu'il a fini en équipe première du club, au niveau N1. Alors qu'à 14-15 ans, quand il était plus jeune, il voyait tous ses coéquipiers partir en centre de formation pendant que lui il restait au club. Bref, il n'était pas le plus talentueux à 16 ans. Il n'a pas eu de gros coup de chance. Il était juste là, saison après saison, à sa place, à faire les choses comme il le fallait. Et c'est ça qui a fini par payer, la régularité. Et ceux qui arrivent à percer dans le football et y rester, eh bien, bien souvent, ce sont des joueurs comme ça, des joueurs qui simplement continuent à travailler là où les autres s'arrêtent. Qui continuent à travailler quand d'autres abandonnent parce que les coachs ne l'ont pas sélectionné pour tel ou tel match. Qui continuent à travailler même après avoir connu une blessure et avoir dû tout reprendre de zéro. Et qui continuent à travailler même quand leur entourage commençait à ne plus croire en eux. Par contre, attention, le piège, c'est de croire que la constance, c'est travailler plus dur que les autres. Ça n'a rien à voir, c'est même contre-productif. Tu peux te lever à 5h du matin, t'entraîner deux fois par jour, si au bout de 6 mois tu es épuisé, dégoûté de ce que tu fais, eh bien, il y a de grandes chances que tu n'aies rien tiré de ce travail et que tu doives arrêter, revenir en arrière et recommencer. Autrement dit, aucune constance. Et c'est ça que beaucoup de joueurs ambitieux font. Ils en font trop, beaucoup trop, et ils finissent par craquer. Alors que la vraie constance, c'est de bosser d'abord intelligemment, sur la durée, très important, en respectant à la fois ton corps et ton équilibre mental. Tout ça sans te mettre dans le rouge, sans te blesser, sans te dégoûter de ton sport qui est censé te donner du plaisir. Parce que oui, ce qui paye au final, c'est la fréquence et pas le volume total d'entraînement. Trois séances par semaine pendant 3 ans rendra toujours quelqu'un meilleur que six entraînements par semaine pendant 4 mois suivi de plus rien du tout. Donc une action concrète à mettre en place pour toi dès maintenant. Choisis un volume d'entraînement que tu vas faire en plus de ton entraînement avec ton club, mais un volume d'entraînement que tu vas être capable de tenir pendant minimum 6 mois. Et quand je dis 6 mois, c'est 6 mois sans difficulté, sans te mettre dans le rouge, sans te mettre la pression. Bref, tu l'as compris, on ne parle pas de programme intensif, mais de fréquence régulière qui va t'amener de la constance. Voilà, tu en sais maintenant un peu plus sur ce qui peut t'aider à réaliser tes rêves dans le football. Mais il y a une chose très importante à garder en tête avant que tu décides de quitter cette vidéo. Parce que même si demain tu n'arrives pas au monde professionnel, et statistiquement, c'est quelque chose de très probable, je ne te le cache pas, eh bien les trois piliers dont je t'ai parlé précédemment, ils vont quand même te transformer. Si tu mets en place les actions concrètes dont je t'ai parlé, eh bien il y a de grandes chances que tu finisses au plus haut niveau possible pour toi. Et peut-être même que tu arriveras à jouer à un niveau que tu ne t'imaginais même pas atteindre. Si tu es au niveau district, tu vas peut-être finir au niveau R3, R2, R1. Si tu es déjà en R1, tu vas peut-être finir au niveau N3, N2. Et au passage, tu pourras peut-être même vivre du foot semi-pro pendant quelques années. Alors certes, c'est pas le monde pro, mais c'est déjà quelque chose qui fait rêver beaucoup de monde. Et puis si tu ne finis ni professionnel, ni même semi-professionnel, eh bien à la fin de ton parcours, tu seras quand même quelqu'un de différent. Tu auras développé de vraies qualités physiques, de vraies qualités mentales, une discipline d'entraînement, une capacité à t'organiser, à te projeter, à tenir un cap. Et ça, c'est des choses qui te servent dans le football, mais qui te suivront toute ta vie, dans ton boulot ou même ailleurs. Bref, quoi qu'il arrive, quand on décide de faire les choses bien, quand on décide d'agir sur quoi on a le contrôle, eh bien aucun effort n'est perdu. Ces efforts finiront toujours par t'amener quelque part, même si ce n'était pas ton objectif initial. Et ça, c'est l'inverse de ce que tu peux voir ailleurs. On essaie de te faire penser qu'il faut viser le monde pro ou rien. Parce que si tu n'y arrives pas, eh bien ça sera considéré comme un échec. Alors qu'en réalité, si tu te concentres sur ta progression jour après jour, plutôt que sur le résultat final, et bien tu auras accompli tes objectifs, quoi qu'il arrive. Bref, sois ambitieux, mais sache que c'est le chemin, et non pas la destination, qui va réellement te transformer. Je te dis à bientôt, en attendant la prochaine vidéo, et n'oublie pas un joueur qui progresse vite est un joueur intelligent.

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