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2026-08-10 78 min
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« La vérité brutale derrière l'ascension des créateurs de contenu ! » | Hugo Philip

URL : https://youtu.be/h8u0kgmniQE

Être entrepreneur, c'est être libre. Je suis absolument pas d'accord avec ça. Tu deviens enchaîner à un truc qui ne dépend plus que de toi. J'ai jamais été angoissé quand j'étais en CDI. Je m'en suis rendu compte aussi avec des gens que j'ai côtoyé notamment à Dubaï qui sont multi multimiliadaires. Je les trouve pas plus heureux que les autres. Les gens que je vois plus heureux dans ma vie, c'est des gens justement qui sont beaucoup plus dans une sorte de simplicité, de liberté, qui sont capables d'être présents que des gens qui ont des empires mais qui en fait qu' on le cerveau qui bouillonne en permanence. Pour moi, c'est pas ça être heureux. Tu vois pourquoi tu continues à être prisonnier ? J'essaie de de me dire que je joue au jeu de la vie et que ça mérite pas en fait de pas dormir de la nuit. Et de temps en temps, c'est le problème des entrepreneurs. On prend tellement à cœur notre truc, il y a des choses beaucoup plus graves et plus importantes dans la vie que un business. Quel rôle elle a la la souffrance dans ton bonheur ? Tu cultives ce cet inconfort au quotidien pour faire en sorte que le jour où un vrai gros inconfort arrive, je suis capable de le gérer. Il y a un moment en particulier qui t'a aidé à relativiser, à prendre du recul sur la vie, c'est justement le le cancer de Caroline. Vous êtes confronté un peu à la possibilité de que tout ce que vous avez construit, vous pouvez le perdre. Est-ce que c'est une peur que tu as encore aujourd'hui ? C'est une bonne question. Euh depuis un an, on a ramené chaque semaine des invités exceptionnels sur le podcast, des athlètes, des entrepreneurs, des artistes, des acteurs et on a vu que ça vous plaît. Votre engouement a explosé et petit à petit, on se rapproche grâce à nos efforts et grâce à votre soutien de un de mes rêves qui est d'obtenir 100000 abonnés sur la chaîne du podcast. Donc si vous avez ressenti que nos efforts paient, que le podcast vous plaît, abonnez-vous. Ça nous permettra de nous rapprocher petit à petit un peu plus de ce rêve d'atteindre les 100000 abonnés. Et j'aimerais encore vous remercier une dernière fois pour votre soutien sur ces dernières semaines. La décision de s'abonner, c'est quelque chose qui vous coûte pas grand-chose mais qui a vraiment beaucoup d'importance et beaucoup d'impact pour moi. Donc merci à ceux qui s'abonnent, merci à ceux qui sont déjà abonnés et on continue avec le podcast. Hugo, je suis très content de t'acquir sur le podcast. Merci aujourd'hui dans un endroit un peu particulier. On est on est à Saint-Tropé. Ouais. Voilà, c'est l'été. Ça ça fait plaisir d'être là. Il manque juste le bruit des cigales. Exactement. Après, on a voulu s'en préserver pour les auditeurs du podcast, ça sera mieux. Hugo, ce qui m'impressionne chez toi, c'est que dans une industrie où les gens deviennent très vite connus mais aussi disparaissent très vite. Toi, au bout de 10 ans, tu es encore là. H J'aimerais bien savoir, tu peux me dire c'est quoi ton ton super pouvoir ? C'est quoi qui a fait que tu as pu durer aussi longtemps ? Ah c'est une très bonne question. D'abord, on va pas se mentir, il y a le fait que quand j'ai démarré, si tu veux, au départ, j'avais 10000 followers sur Instagram et j'ai rencontré ma femme Caroline receveur, du coup, qui avait à l'époque 4 ou 5 millions déjà euh et elle était une des pionnières de l'industrie, tu sais, sur Instagram notamment. Hm hm. Et donc elle l'avait connu à ses tout débuts et finalement elle était là pour dans cette petite ascension en terme de communauté et Instagram qui qui commence à arriver. Forcément au départ, tu as plein de sollicitations dans tous les sens pour tout et n'importe quoi, tu vois, pour des couches pour Marlon quand on a eu notre enfant pour devenir ambassadeur de trucs qui faisaient pas du tout sens avec mes valeurs et ce que je voulais incarner. Et c'est des sommes qui quand tu viens du milieu normal, enfin tu vois, j'étais en CDI avant dans une boîte dans la tech, bah peuvent vite te faire tourner la tête et te dire je prends tout. Et heureusement, j'avais elle à côté qui me disait "Non, non, no fais-moi confiance. Euh l'important c'est pas de briller, c'est de durer, grosso modo, tu vois." Et ça déjà ça a été hyper bah hyper important et ça m'a clairement aidé. Et après, c'est surtout, je pense de rester fidèle à mes valeurs, tu vois, et d'avoir je suis plus dans cette recherche si tu veux de notoriété absolue. Je veux juste avoir de l'impact euh maintenant que je deviens vieux euh et me dire en fait j'ai une dimension entre guillemets un peu positive sur les gens que j'inspire et pour ça bah ça nécessite forcément de faire des choix, des concessions, dire oui, il y a des choses qui font sens et non à des choses qu'ils ne le font pas. Et c'est je pense ce qui fait que aujourd'hui bah je suis toujours là et qu'en fait les gens me reconnaissent toujours comme depuis le day one tu vois. Hm hm. Et tu penses du coup c'est quoi le le plus goriste ? C'est quoi qui au contraire tue la carrière des créateurs ? Qu'est-ce qui tue la carrière des créateurs ? Euh ouais c'est c'est je pense c'est véritablement c'est en fait de pas faire ce travail un peu d'introspection et de se dire qu'est-ce que je représente qui je suis et d'avoir une vision de se dire où je veux être dans 5 10 15 20 ans. Qu'est-ce que je veux représenter ? Et c'est et il y en a beaucoup notamment, tu sais, un peu toute cette génération TikTok, on peut pas leur en vouloir parce que beaucoup sont très jeunes. Et moi des fois je me dis si ça m'était tombé dessus à 17 P, est-ce que j'aurais réagi de la même manière ? Sûrement pas. Et je pense que j'aurais fait les mêmes choix que certaines personnes qui partent dans tous les sens où tu te dis il y a aucune ligne éditoriale. Euh mais je pense que c'est vraiment ce qui change, c'est euh pour toi c'est la même chose, c'est d'être capable de dire bah voilà mais vecteur c'est je viens du monde du sport, bah je reste dans cet écosystème, dans le business, dans tu vois, tu as différentes thématiques et tu restes là-dedans. Euh malgré les sollicitations qui des fois vont dire "Jen sais rien moi, viens on crée une musique, une chanson." Je suis pas sûr que demain tu dises oui tu vois parce que ça correspond pas à ce que tu représentes. Eux ils ont ce truc ceux qui se perdent. de vouloir tout prendre. Et le problème, c'est que quand tu veux tout prendre, c'est la même chose dans toutes les industries, bah tu finis par te perdre toi-même. Et si tu te perds toi-même, bah on te reconnaît plus. Et les gens bah forcément perdent ce lien et se disent "Bah en fait, je suis en train de suivre quelqu'un qui est pas ancré." Tu vois, je pense que l'ancrage il est assez important. Maintenant, c'est devenu tellement compétitif que c'est important un peu de garder garder ça. Ouais. Mais euh se créer une carrière aujourd'hui uniquement avec les réseaux sociaux, c'est possible ou alors il faut quelque chose à l'extérieur qui est soutenu par les réseaux sociaux justement. Je pense aujourd'hui alors je t'aurais pas tenu le même discours il y a il y a 3 ans, mais là on voit quand même qu'il y a un vrai shift et que tu sais on est plus sur ce qu'on appelle des keyol, tu sais, des key leader opinion qui commencent à émerger, des gens qui ont vraiment quelque chose à dire. Tu le vois bien, on va avoir même des beaucoup d'artistes, des cuisiniers, des tu vois des gens qui ont vraiment quelque chose de particulier de base et qui vont céder si tu veux des réseaux sociaux pour émerger et là les gens vont s'y retrouver plus que des gens avec des trends. On voit que tout est éphémère quand tu arrives à péter avec une danse ou avec une trend, j'en ai pas vu beaucoup à part Kabi peut-être qu'on réussi à tenir sur le long terme, tu vois. Donc je pense qu'il y a un vrai shift maintenant. il faut avoir un pas forcément avoir un talent mais avoir quelque chose de particulier de base qui va être exacerbé par les réseaux sociaux et plus euh faire tout et n'importe quoi et réussir à péter parce que les réseaux sociaux le permettent. Hm hm. Tu penses que parce qu'aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui veulent péter sur les réseaux sociaux justement, tu penses c'est quoi la chose que que les gens comprennent le moins sur cette industrie toi qui est dedans depuis 10 ans maintenant ? Bah que justement faut pas essayer de vouloir péter sur les réseaux sociaux. si tu veux réussir, c'est d'avoir en fait ta niche entre guillemets, d'avoir ton truc, de te spécialiser entre guillemets, là-dedans, de réussir à vraiment à masteriser ton ton truc, ton sujet et après de te servir des réseaux sociaux comme dans tremplin. Mais en fait, c'est pas du tout la bonne idée de dire "Demain, je vais être connu sur les réseaux sociaux." En fait, on voit où ça mène. En plus, la plupart des gens sont en plus de ça pas prêts quand ça arrive parce que c'est un tumulte, il faut être capable de le gérer. Les commentaires négatifs, tu vois, les gens un peu rageux, tout ce que ça entraîne, c'est quelque chose, tu vois. Si tu es pas euh ancré et que tu as pas quelque chose de plus solide à côté, tu peux vite te perdre. Et c'est ce qui se passe, c'est qu'on voit que ceux qui restent, c'est des gens qui ont euh tu leur enlèves les réseaux sociaux demain, leur vie, elle est toujours la même. Moi, je sais que demain tu m'enlèves Instagram, il y a pas de souci. Je suis je sais exactement ce que je vaux, euh ce que ce que je peux faire à côté et ce que je fais. Et ça sera juste une corde de moins à mon arc, mais c'est fine, tu vois. Et le problème c'est quand il y a une dépendance complète des réseaux sociaux mecs qui tu le vois bien dans leur comportement ils se lèvent le matin ils vont sur un TikTok c'est genre c'est viscéral tu vois on a l'impression que tu leur enlèves ça tu leur enlèves leur personnalité c'est là où ça devient dangereux carrément et en étant exemple il risque de reproduire certains schémas mais du coup positif mais il y a des schémas qui pourront pas reproduire c'est un peu les hasards de la vie on a tous un moment où dans notre vie notre carrière où tout change sans qu'on se rende forcément compteou est-ce que toi tu saurais dire dans ta jeunesse puis tes tes débuts sur les réseaux C'était quoi le moment qui a un peu tout changé ? Bah sur les réseaux forcément, c'est la rencontre avec ma femme, moi, tu vois. C'est euh c'est quand on se croise dans la rue. Mais c'est pareil, c'est euh il y a il y avait eu tout un travail avant ça, c'est que j'étais incapable de d'envoyer un message à quelqu'un et j'avais cet ego qui me disait "J'enverrai jamais de message et tout." Et Caroline, je la croise, elle sortait de danse avec les stars. Moi, je sors de ma pose d'IG à midi de chez ABTI, la start-up dans laquelle je bossais. Je la croise, elle sortait du clé, tu sais, de la salle de sport rue Saint-Denis. Euh et là, on a high contact de malade. Donc on se croise et on se lâche pas des yeux pendant je sais pas peut-être 10 m en avançant comme ça et jusqu'au bout, on se lâche pas des yeux. Et là, je me dis waouhin là, il y a eu il s'est vraiment passé quelque chose. Je la reconnais forcément, je la suivais pas sur les réseaux, je savais pas son actu et cetera, mais je sa tête m'était familière. Je vais je vais avec un pote manger au bar un bar à salade et puis euh si tu veux je lui dis "J'ai croisé Caroline receveur et on a eu un high contact de malade [ __ ] elle est tellement belle et cetera." Il me dit "Mais envoie-lui un message" et moi je dis "Mais jamais de la vie tu vois, j'avais mon ego qui disait "Jouris pas de message comme ça, va jamais le lire." Et en fait j'ai dit "Allez, vas-y." J'étais de plus en plus dans cette phase où j'essayais de me forcer un peu à faire des choses, tu vois. et je dis "Allez, j'envoie un message." J'envoie un message et puis elle l'ouvre et puis de là, j'aurais pas envoyé ce message et je serais resté sur mes positions d'avant en me disant "Oh, moi j'envoie pas de message comme ça, je suis pas un mec comme ça, il serait jamais passé tout ce qui s'est passé après." Tu vois, tu avais peur de quoi euh quand tu hésitais à envoyer le message ? Je sais pas, d'être un peu vu comme un charot, tu sais, mec qui envoie des messages au nana de je sais pas, j'avais mon ego en mode bah si je dois la recroiser, je leur recroiserai un event ou un truc et on se parlera mutuellement. Mais euh tu vois de Lego en fait en mode j'ai pas besoin de DM, je suis pas je suis je suis pas un mec comme ça de base qui DM les nanas ou qui tu vois même célibataire, je faisais pas du tout ça. J'avais ce truc en mode, tu sais, mec qui voulait jouer un peu le playboy en mode "J'ai pas besoin d'écrire aux meufs, c'est les meufs qui viennent à moi, tu vois." C'était débile mais j'avais ce cet ego naze qui était là et en fait là, je l'ai mis de côté et bah l'arrivée, tu vois, ça va faire 10 ans là qu'on est ensemble. Tu imagines ? Incroyable. Et tu te souviens du premier message que tu t'as envoyé ou pas ? Ça Ouais, je l'avais reposté sur les réseaux. Il est sur les réseaux vous pouz le retrouver sur mon filed. J'ai dit je sais plus. Coucou Caroline, c'est pas toi que je viens de croiser rue Saint-Dis un truc un peu comme ça ? Et elle elle a répondu "Si si, c'était moi." Est-ce que tu crois au coup de foudre toi ? Euh ah c'est une bonne question. Alors le coup de foudre immédiat, non parce que tu peux avoir un tu peux pas rentrer dans l'âme de la personne en la croisant. Tu vois quand je suis quand j'ai vu Caroline, j'ai eu un un coup de foudre si tu veux physique. Ses yeux, son visage, son sourire la totale, tu vois où où elle était captivée. Mais potentiellement ça pouvait arriver le fait que après pendant les dates, je me dise "Mais ça fite absolument pas. je suis en totale inadéquation avec qui elle est et cetera. Donc le coup de foudre après sentimental, il vient dans un second temps. Mais d'avoir le même coup de foudre euh tu vois de de l'âme du cœur physique d'un coup d'un d'un seul et même ça j'y crois pas. Je crois au coup de foudre physique, sexuel entre guillemets. Enfin, tu vois ce truc très d'atome qui s'attire et où tu sens quelque chose. Mais après le vrai coup de foudre total, il vient dans un second temps. OK. Et tu l'as eu ? Ouais, bah oui, je l'ai eu. Ouais, bien sûr. Et et je l'ai et c'est ça qui est magique, c'est que je continue de la voir et on continue tous les deux à se découvrir parce que la version de Caroline il y a 10 ans, la version de moi il y a 10 ans, elle est mais plus du tout la même que celle d'aujourd'hui. Elle sera potentiellement plus du tout la même dans 10 ans parce qu'on est tous les deux dans cette quête de c'est pas du perfectionnement mais de d'évolution permanente comme devrait l'être n'importe quel être humain. parce que c'est génial en fait de en permanence évoluer, mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux comprendre l'autre et notamment via toutes les épreuves qu'on a pu connaître là. Et en fait bah je continue d'avoir des coups de foudre pour elle encore 10 ans après. Et c'est ça qui est magnifique parce que je découvre une nouvelle personne et des nouvelles facettes d'elle euh qui était plus ou moins caché euh par le passé que je je et et vice vera et elle aussi euh vis-à-vis de moi, tu vois. Je finis par me découvrir, par avoir des aspects de moi euh que j'avais renfourni et que je finis par venir explorer et que du coup elle découvre. Donc c'est ça qui est génial. Par rapport à l'amour. J'avais un débat avec mes potes il y a pas longtemps. Ouais. Euh moi je suis un gros romantique donc euh coup de foudre et cetera, je suis d'accord avec toi qu'il y a deux coups de foudre mais est-ce que tu penses qu'on tombe amoureux ou qu'on décide de tomber amoureux ? C'est une excellente question. Je pense que bah je pense qu'on décide de tomber amoureux parce que j'ai j'ai plein de potes à moi qui qui ont été traumatisés de relations précédentes qui s'autorisent plus à tomber amoureux et ils peuvent tomber et je les vois tomber de temps en temps sur des filles qui sont entre guillemets des pépites et où tu te dis mais elle a tout, elle coche toutes les cases, elle est douce, bienveillante, géniale, équilibrée et en fait ils vont te trouver euh un facteur limitant en mode "Ouais mais elle a pas ça". dit mais en fait c'est simplement parce que tu as pas fait le travail de t'autoriser à à te réouvrir et à dire "OK, là je suis prêt à tomber amoureux". Donc je pense que c'est un travail de tomber amoureux, c'est de dire en fait euh "OK, je suis prêt, OK, je OK, je suis OK de m'ouvrir pour pour tomber amoureux de quelqu'un." Et tu en as certains qui tomberont jamais parce qu'en fait parce qu'en fait il il reste bloqué sur cette position de j'ai eu peur, j'ai été traumatisé, j'ai peur que ça revienne et la personne en face elle elle aura jamais cette porte qu'on lui ouvre pour dire tu sais pour ouvrir ce ce cette nouvelle relation sentimentale et hyper amoureuse. Donc ouais, c'est un travail. Et justement entre toi et Caroline, c'est allé vite ou pas ? Tu trouves ? Est-ce que très vite ? Ouais. Et du coup, comment vous avez vous avez eménagé au bout de combien de temps ensemble ? Euh bah moi j'ai au bout de ça allait encore je crois au bout de 4 5 mois mais par contre on a fait un Marlon il a 8 ans, c'est rencontré il y a 10 ans. Donc le temps de le faire grosso modo moins d'un an après notre rencontre on a mis un enfant en route tu vois. Et du coup, ça veut dire que vite tu as comment dire, tu as un peu baissé tes barrières, tu as tu étais confiant dans dans tout ça. Et comment on fait justement pour pas avoir cette méfiance ? Sais, il y a des gens qui osent pas s'engager. Ouais. Parce que est-ce que tu penses que c'est parce que c'est pas la bonne personne ou alors que ils ont justement des barrières qu'ils arrivent pas à faire tomber ? Bah, ça dépend. Je pense qu'il y a l'âge qui joue pas mal. Moi, j'ai eu Marlon, on l'a fait quand j'avais 27 ans, donc j'étais relativement jeune. J'étais encore, j'étais pas du tout dans une dans une approche à tout conscientiser et à me dire "Est-ce que c'est on était un peu euh fougueux, tu vois, on était encore un peu jeune et fou. Euh on avait une bonne situation, notamment Caroline qui gagnait très bien sa vie et cetera. Donc en fait, il y avait pas ce truc de se dire est-ce qu'on sera capable de, tu vois, de subvenir à ses besoins ? C'était fine. Donc moi, j'étais dans une position en plus de ça plutôt safe où je me disais bah elle est super équilibrée, on a un vrai coup de foudre, on s'entend super bien, allez let's go. En fait, tu vois, c'est il y a plein de gens qui se disent qui refusent déjà ce travail d'introspection de dire "Bah ouais, en fait, je suis un une entité, je suis un individu, un humain qui a été qui a été touché par plein de choses de par depuis cette depuis qu'il est venu au monde quoi." Tu vois, il y a plein de choses qui font partie de nous et notre ADN et en fait de réussir à le conscientiser, à se dire "OK, j'ai ça qui me freine, ça qui me freine, ça qui me freine, ça qui m'empêche d'aller chercher plus d'aller" et quand tu restes campé sur tes positions disant "Je suis comme je suis et c'est comme ça." Et moi-même, je l'ai été hein. J'ai eu il y a plusieurs années, j'étais en mode on me faisait des réflexions, je disais "Bah je suis comme ça et c'est comme ça." Et maintenant, j'ai fini par comprendre qu'on peut travailler sur tous les aspects de sa vie. Tu vois, il y a plein de de techniques, de méthodes pour réussir à à bah à enlever certaines choses qui font partie de nous. Et c'est ça qui est génial et je pense que c'est ce qui manque à beaucoup de gens malheureusement, tu vois, c'est cet éveil un peu de euh qui je suis à l'instant téé ne définit pas qui je suis dans 5 ans, dans 3 ans, dans 10 ans, dans 15 ans. Je peux travailler sur plein de choses. Ouais. Donc c'est ouf. C'est Ouais. Une décision d'envoyer un message qui qui je veux pas parler pour toi, mais qui t'a permis de construire un peu ta vie de rêve. Bah ouais, des fois c'est ça qui est marrant aussi he, tu sais, c'est ces opportunités et je pense que c'est l'ouverture justement à ces opportunités qui fait qu'après tu réussis. C'est pas, tu sais, souvent on dit "Ouais, il y a des gens qui ont plus de chance que d'autres." Je suis pas d'accord avec ça. Moi, je pense que cette chance- là, on dit souvent "Tu la provoques, mais tu la provoques parce que tu t'ouvres à ce qu'elles arrivent." Tu t'ouvres à cette opportunité qui tout d'un coup arrive et je la regarde, je la saisis, j'y vais. Il y a plein de gens, ces opportunités potentiellement soit ils sont trop fermés donc elles arrivent jamais. Tu sais, cétait un il y a un mur en fer, l'opportunité elle vient, elle repart comme elle est arrivée. Ou alors quand elle vient, bah ils ont ce truc, ils ont pas ce truc de cette curiosité, tu vois, de se dire "Je vais la toucher, regarde, oh [ __ ] regarde où ça m'amène", tu vois ? H et donc en fait ça ne tient qu'à nous ça, à n'importe quel individu de travailler là-dessus et d'ouvrir la porte à dire "Tuain, il y a quelque chose qui arrive, hop, je la saisis, j'essaye, je rate, c'est pas grave." Combien de gens on connaît qui se disent "Oh là là, et si je rate ? Si tu la saisiras jamais l'opportunité si tu es dans cet état d'esprit là. Tu tu tu es déjà en train d'imaginer avant même que l'opportunité arrive et si jamais je ratais. Bah en fait laisse là de son côté hein. Si tu laisses ta fenêtre ouverte les opportunités elles rentrent et a des gens leurs fenêtres elles sont fermé. Bah c'est ça et c'est super bien comme image tu vois de voir la la porte ouverte avec des papillons qui rentrent et tu auras aussi des guêpes qui vont rentrer, des moustiques, il y aura tout mais il y a plein de choses. Il y aura un flux si la porte elle est fermée tout le temps. Il y a pas de danger he il y aura aucun flux mais il se passera jamais rien. Et tu vois quand tu étais face à cette décision d'envoyer ou non le messageou euh bah en fait tu tu le savais pas encore que c'était la décision la plus importante de ta vie. Pour moi, en plus de ça, c'était je m'étais fait le schéma de elle ouvrira jamais le message. C'est pour ça que je l'ai envoyé. Je me suis dit mais de toute façon, elle a 5 millions à quel moment elle me suit pas sur les réseaux, elle va ouvrir mon message. Ouais, ça c'est vrai. Ça montre aussi que quand tu as une grosse décision à faire, souvent le pire qui peut arriver juste que rien ne change. Donc au final, autant le prendre. Mais du coup, ma question c'était est-ce que maintenant tu arrives à savoir quand tu es dans des des moments, des choix, des opportunités qui peuvent changer ta vie ? Je crois qu'on sait jamais. Serait trop facile sinon. Mais euh mais par contre je me quand des choses arrivent, qu'elles soient bonne ou mauvaise euh j'ai j'ai je les prends beaucoup plus avec ce prisme de OK où ça m'amène, tu vois, négatif ou positif. J'essaie de voir en fait maintenant un côté un peu favorable même dans des merdes qui m'arrivent parce que notamment avec l'entrepreneuriat où ça fait 6 ans que je suis dedans, bah tu finis par te forger et dire en fait euh euh j'ai certaines choses euh sur lesquelles je suis arrivé, euh des belles choses qui sont arrivées grâce à cette merde là qui m'est arrivé où je me suis dit je vais jamais m'en relever. C'est facile quand c'est du business, quand c'est la santé. par exemple, je me suis pas du tout dit ça avec Caroline quand elle a eu son cancer quoi, tu vois. Je me suis pas dit c'est génial, ça va être une opportunité pour la suite. Là, tu te dis c'est injuste, c'est de la merde, la vie est pourrie, qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? Tu vois ? Euh il y a plein de choses dans la vie où il t'arrive des choses difficiles et où c'est beaucoup plus difficile de penser comme ça. Mais en l'occurrence pour des trucs entre guillemets légers qui sont du business, des relations de choses, bah j'essaie de me dire tout ça arrive pour une raison et c'est si je m'ouvre et si je l'accepte, ça m'emmènera encore plus haut. Et c'est ce qui arrive, c'est que à chaque fois que j'ai des échecs, j'ai l'impression de franchir un nouveau palier. Et du coup, ça a débloqué un truc chez moi quoi. Tu vois, je suis plus du tout en train d'être, tu sais, dans dans ce truc de Je suis plus dans une démarche, je commence en plus hein, c'est le le début mais d'abondance de dire euh ce qui arrive à moi, je vais je vais créer de l'abondance plutôt que dans cette ce truc de frein et de peur. Peur que ça arrive, peur que je chute, peur que le chiffre d'affaires baisse, peur que je perds des gens en route. Non, en fait, tout ce qui va m'arriver, bon ou mauvais euh va m'élever. Exactement. Et tu m'aides parfaitement pour ma tradition. Euh j'aimis bien parler de Cruel Pancake. Cruel Pancake, c'est la marque que tu as lancé il y a 6 ans du coup à peu près. C'est ça. Donc je suis un un gros client, on va pas se mentir. Merci. Et j'aimerais bien que tu m'expliques à quel moment Cruel Pancake a vu le jour. Euh c'est alors si tu veux bah donc moi je sors du de mon CDI euh on a Marlon très rapidement Caro elle a quatre business qu'elle run en même temps plus l'influence et moi bah je suis beaucoup avec Marlon sur les notamment entre 1 an 2 ans elle est à fond dans ses business et moi je passe beaucoup de temps avec lui et puis après le reste du temps on a une nounou donc je vais à la salle de sport et je fais mes collabes et rapidement forcément il y a un écart qui se creuse où je me dis il faut quand même que je mette des choses en place elle est au four et au moulin elle arrête pas et cetera. Moi bah j'ai quitté mon job mais depuis je fais juste des photos sur Insta de temps en temps, même si on sait que ça prend du temps mais à l'époque en plus d'Instagram il y avait pas de vidéo de réel, il y avait rien, c'était que des photos. Donc ça allait très vite, tu vois. Je faisais un photo de mon une photo de mon look, j'avais une collab, je shootais dans la rue en 10 minutes, c'était c'était fait. Je mettais mes looks sur les réseaux et les gens adoraient. Puis on part plusieurs fois à Los Angeles et là-bas, je fais les frip à à comment s'appelle ? Santa Monica notamment euh et je tombe sur des fringues super cool que je ramène en France et en Europe tout enfin tout le monde me dit "Mais c'est quoi ces fringues ?" C'était des tu sais des s des gros setes de un peu type football US campus tu sais un peu avec des gros patchs brodés un peu used et cetera. Les gens me disent "Ouais, on peut avoir l'équivalent, je vois qu'il y en a aucun." Et là je me dis "Ah, il y a peut-être un truc à faire euh si je lançais ma marque de fringue un peu sur ce concept là." Et du coup, je commence l'aventure et je me dis "Allez, je crée la marque." Mais il y a eu 2 ans entre le temps où je me suis j'ai dit "Je crée la marque et où je l'ai lancé." Ça s'appelait cacahuète et citron vert au départ pour te dire et pas Cruel Pancake. Pourquoi cacahuète et citron vert ? Parce que c'était un trip avec un pote à Cann euh qui m'avait dit "Je vais te faire une on était rentré un peu aiméché d'une soirée pendant le festival de Cann et il me dit "Je te fais une sauce cacahuète et citron vert." On était mort de rire dessus. Puis le lendemain, il est allé au Portugal, il s'est tatoué CCV, cacahuète et citron vert. J'ai dit "Écoute, j'appellerai ma marque comme ça." Et après, je me suis rendu compte, je fais danse avec les star. Hm hm. À ce moment-là, je dis "Bah, je vais mettre mes freins cacahuète et citron vert sur le pendant les répètes et tout." Sauf que si tu veux, il de mettre du gaffeur sur les pour qu'il y ait pas de marque à la télé. Donc mon plan, ma stratégie marketing, elle tombe à l'eau. Et pendant ce lapse de temps, j'ai plein de gens qui me disent "Ah, ça fait un peu tartine et chocolat." Je sais pas si tu vois cette marque là qui est très enfant enfantine, tu vois. Et je dis mince, les gens coincent un peu quand je dis cacahuète et citron vert quoi. Il y avait un côté tu es un cadre sup, tu as pas envie d'avoir du cacahuète et citron vert tu vois. Et du coup long story short, je cherche un autre nom. Marlon à l'époque commence à parler et quand on lui demande comment il s'appelle, il dit pancake. Je sais pas pourquoi. Il dit "Je m'appelle Pancake." Et je dis "Bon, c'est goerie, il y a un storytelling, je marque Pancake. Je cherche un truc disruptif avec, j'essaye furiuse. J'ai plein de mots du dictionnaire, je tombe sur Cruel Pancake qui veut absolument rien dire. Euh je voulais surtout pas, tu sais ma marque, je voulais pas la prendre trop au sérieux, donc je voulais pas qu'on l'appelait Hugo Philippe, tu vois. Je détestais ça. Il y avait plein d'influx qui faisaient ça à l'époque. Je me dis cruel le pancake, ça veut rien dire. C'est what the fuck. C'est un peu américain les pancakes. Je dis allez, let's go. Honnêtement, heureusement que tu as changé. Ouais. Avec tout le respect. Et donc quand tu lances la marque, c'est quoi ta mission ? Au départ, ma mission c'est juste de m'éclater en fait. c'est d'être, tu vois, je suis en mode, je suis mais quand je vois aujourd'hui l'entrepreneur entre guillemets que je suis, quand je vois à l'époque quand je me lance dans le business du textile qui est très difficile, je me dis mais c'est complètement suicidaire d'y aller quoi. Le Hugo d'aujourd'hui au Hugo de il y a 6 ans mais n'y va surtout pas, tu es complètement fêé. C'est sûr et certain que ça va être un échec absolu et sauf qu'en fait c'est pareil encore là, j'ai de l'insouciance, j'ai ce côté un peu chien fou. Je me dis allez, je kiffe, j'y vais. J'avais aussi l'énorme avantage d'avoir mes collabes à côté qui me ramenaient de l'argent. Donc c'est un plus, je le lance en en side project si tu veux, tu vois. Donc j'ai pas de pression en soi. Je mets pas beaucoup d'argent. Je mets je sais plus, je crois que je mets 10 ou 15000 € tu vois. OK. Euh je lance une toute petite un tout petit batch de produit. Euh je shoot moi-même euh et puis là dès le premier je je lance la collection. Je j'ai un truc par contre que j'avais bien conscience, c'est que mes réseaux sociaux étaient un énorme plus par rapport à d'autres marques et le fait de pouvoir raconter un peu ma vie via les stories qui venaient d'arriver, bah c'était un un vrai facteur positif pour la marque. Et du coup, j'ai documenté toutes les galères du lancement dans l'entrepreneuriat. Et il y avait plein de gens qui lançaient leur business en même temps et qui sont dit "Trop cool, on a cette personne un peu connue qui nous emmène dans ces behind the scen et donc je montrais toutes les galères que j'ai eu d'un point de vue logistique, le site web qui était une catastrophe au début et tout et je lance et là j'ai 400000 visiteurs uniques sur le lancement sur le site et là je j'étais sur un prestashop sans serveur dédié donc ça tient pas du tout la charge." Hm hm. Euh les gens, on les faisait rentrer avec le développeur, je me souviens, euh un par un sur le site pour pas que ça crache. Donc en fait les gens il y a on les autorisait un par un, on disit, il y a une personne qui est sortie, fais-en rentrer une autre pour pas que le site crache et qu'il puisse avoir accès. Wouh ! Ouais. Et donc les gens ont eu un un une énorme frustration parce qu'ils se disent "Ça fait un an qu'on suit ton aventure, tu lances ta collection, on peut même pas l'acheter." Alors qu'on a fait partie de du truc. Et donc là le truc est soldout en je sais même pas, j'ai même pas pu savoir parce que en fait j'avais accès à rien. Je pouvais même pas avoir accès au tableau de bord et au dashboard. Mais il y a des gens qui essayent de refresh refresh et qui ont accès qu'à 2h du matin au site et tout est soldout. Frustration énorme. Et là moi je le prends pareil, c'est pour te dire à quel point c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que je au départ première réaction c'est un désastre parce que tous les gens sur les réseaux m'écrivent et me disent "C'est honteux, c'est quoi ce site de merde ? C'est quoi cette expérience client pourri ? J'ai j'ai refresh pendant 6h et quand j'ai eu accès, il y avait plus rien. C'est nul nul nul. Et je me dis "Oh là !" Je dis "J'arrête ma marque, c'est fini." J'ai déçu tout le monde. J'ai tout vendu mais tout le monde est dégoûté. Ma marque est morte. Et là en en parlant notamment avec Caro et plein de gens autour de moi, ils me disent "Mais attends, c'est une opportunité énorme parce que tu as créé de la Scar City." Ils me disent "Suprême, ces marques-là, elles fonctionnent là-dessus." Donc et après je réfléchis au truc et je dis bah en fait je vais me servir de ça. Je vais revenir potentiellement avec une nouvelle collection qui est arrivé 6 mois après. Là j'ai fait du préorder parce que j'avais pas assez d'argent pour commander autant et je savais pas où était ma limite. Euh je vais verrouiller le site en disant vous avez accès donc ces pièces illimitées. un Shopify. Donc en fait ça va pas cracher même si vous êtes un million dessus et que je fais une Kylie Jenner et et je commanderai que ce qui a été commandé. Tu ce qui a été horder et je bloque à 6h je mets un countdown et au bout de 6h le site s'éteint et c'est fini et là on fait 1 million2 de chiffres d'affaires en 2h quoi. Et là je dis waouh exceptionnel. Et c'est parti tout ça d'un truc euh où je me suis dit de base ma première réaction c'était c'est un désastre, c'est une catastrophe. Et au final bah ça a été une énorme opportunité parce que ce trucl bah j'en ai fait un tu vois un après ce qui a été le business model de Cruel Pancake qui était des drops réguliers tous les 6 mois avec un vrai storytelling. H h comment tu te sens quand tu vois 1 million2 en 2 heures ? Ah là je te jure je me souviens encore. J'en souviendrai toute ma vie. Déjà on a ouvert une bouteille de champagne et j'ai marqué le chiffre d'affaires sur la bouteille de champagne que j'ai été chercher chez un épicier en bas de notre petit bureau qu'on avait. On était trois dans l'équipe à l'époque euh à Dubaï et moi je suis resté euh je suis resté sur le jusqu'à 3h du matin je crois sur le truc et j'ai repris un taxi pour rentrer parce que j'avais bu un verre de champagne donc j'étais pas question que je conduise et je regardais la donc le le taxi qui m'a amené chez moi et je regardais tu sais les building et la skyline à Dubaï et je te jure j'étais Marc Zuckerberg j'avais l'impression d'être le roi du monde. Je me disais ma vie vient complètement de changer tu sais alors qu'en l'occurrence pas du tout mais dans ma tête c'était genre en fait j'étais déjà à me dire bah la boîte elle va valoir 100 200 millions. Je suis le nouveau suprême tu vois je venais de monter un et puis tu sais quand c'est comme ça et que tu le dis à tes proches, ils sont en mode wou what the fuck c'est un truc de fou furieux. Et donc je regardais, j'avais des étoiles plein les yeux et j'avais vraiment l'impression que ma vie ça y est en fait il y avait un avant et un après. H sauf qu'en fait la vie entrepreneuriale elle te ramène vite à la réalité et elle te fait comprendre que OK après tu arrives à faire x 2 x 3 mais qu'après il y a un plancher et que pour tu vois que tu as des galères et que tu as plein de trucs qui font que c'est pas aussi facile que ça d'aller de devenir une licorne. Mais est-ce que il y a eu un moment où tu as eu un peu un syndrome de l'imposteur ou non ? Tu étais toujours euh Non. Euh ouais, d'un point de vue euh uniquement euh créatif parce que c'est moi qui fait toujours les designs et cetera et j'ai pas la enf c'est pas que j'ai pas la dégain mais tu sais quand tu vois les directeurs créatifs de maison, les mecs certains mecs hyper perchés qui font des croquis des trucs, je me disais qui suis-je moi ? Hugo qui vient de d'une start-up dans la tech pour m'autoproclamer directeur créatif. Par contre, d'un point de vue business, j'ai tellement bouffé de podcast, j'ai tellement fait de rencontres de cafés, je me suis tellement connecté avec des gens euh très inspirant d'un point de vue entrepreneurial que j'avais aucune frustration parce que très vite, j'ai été comprendre les codes, essayer de les imprégner, très vite, j'ai travaillé hyper dur. Euh et donc en fait ça, je l'ai complètement mis de côté sur le côté business. Je me suis, je rencontre jamais un mec d'un point de vue business maintenant où je me dis euh je suis naz à côté, je sais qu'il a de la réussite parce qu'il y a plein de choses qui font que demain tu mets Elon Musk, c'est peut-être tellement des génies que oui, j'aurais une frustration forcément. Mais sinon, des gens dans l'entrepreneuriat, peu importe leur réussite, j'ai pas ce truc de me dire euh je me sens tout petit à côté, tu vois, parce que je comprends le mécanisme et je sais ce qui peut te permettre d'avoir du succès et ce qui a fait potentiellement que ces mecs-là ont réussi. En revanche, des génies créatifs au sens artistique du terme, je peux toujours avoir cette frustration. Tu vois, si je parle avec, j'en sais rien moi, un énorme directeur artistique, j'ai pas ses codes, tu vois. Je suis je pas fait d'écoles d'art, je suis obligé il me manque une chose qui fait que je me sens encore pas encore légitime sur cette partie là. Mais justement sur l'aspect créatif, l'aspect goût, je trouve que tu as beaucoup de goût. Merci. Mais est-ce que c'est quelque chose que tu travailles ou comment tu comment on fait pour avoir du goût ? Ouais. Alors euh pareil, c'est de la curiosité, je pense, tu vois. Je c'est déjà le choix dans ton algorithme. Ça veut dire que tu peux choisir les contenus que tu vas consommer sur ton Instagram, sur Pinterest, sur Et moi euh bah plus ça va plus enfin tu vois j'ai mes goûts ils s'affinent de plus en plus avec les années en fonction aussi de ton pouvoir d'achat, de plein de choses. Et euh et forcément je cherche euh des exemples de gens que j'aime, qui ont du goût, qui ont une bonne personnalité et à travers ça, je viens faire un peu mon melting pot et réussir à tout assembler. et par rapport aussi à ma personnalité à moi, tu vois. Donc c'est plus euh Ouais, le goût, je pense que ça se travaille de part justement cette recherche et cette curiosité permanente. Tu vois où je vois quelqu'un dans la rue par exemple avec un truc un peu cool, je vais aller lui demander [ __ ] elle viennent d'où tes choses, je vais voir une montre, je vais maintenant avec chat GPT, c'est super facile, tu vois. Tu prends une petite photo, tu l'envoies, tu te renseignes, tu vas faire un tour sur deux trois apps et tu commences à créer un peu, tu vois, ton sur les voitures aussi. J'aime beaucoup le vintage de plus en plus, tu vois. Euh, tu essayes aussi, c'est ce que je fais par exemple sur notamment j'aime les Porsche Vintage maintenant, c'est mon premier prochain achat, j'aimerais que ce soit ça. Bah, je me dis pas juste l'esthétique est belle, c'est que j'essaie de rentrer dans le truc et de comprendre euh l'histoire de Porsche. Donc, j'ai acheté des livres sur l'histoire de Porsche en pareil sur les montres, l'horlogerie, tu sais, quand tu achètes une montre, pour moi, quand j'en porte une, il y a beaucoup plus de valeur quand j'ai compris d'où vient la marque, euh quelles sont ses valeurs, comment ils ont été créé. Je suis ambassadeur Paneraille par exemple. Ce que j'adore, c'est que c'était des militaires italiens de base et des commos italiens qui ont créé la marque. Et j'ai un truc, une sensibilité à ça parce que j'aime ce monde-là. Et du coup, l'objet que tu portes après, il a beaucoup plus de valeur que juste un truc esthétique où tu dis "C'est joli, j'aime bien." Il y a surtout avec les maisons un peu de luxe comme ça, il y a toute une histoire derrière qui est exceptionnelle et et ça ça tient qu'à toi en fait de t'y intéresser. Et donc je pense que c'est vraiment un travail. Ça vient pas comme ça du jour au lendemain. Moi je trouve c'est un peu un truc mystique parce que je me dis euh t'inspires de personne mais ces personnes il s'inspirent de quelqu'un qui s'inspire de quelqu'un ou c'est qui qui a le goût originel tu vois ou est-ce que il son il s'inspire de la personne du départ donc c'est un espèce de bou je sais pas un jour je comprendrai mais euh et euh justement ton goût tu l'as beaucoup amené dans la marque au début et au début elle reposait beaucoup sur ton image entre guillemets mais maintenant c'est plus vraiment le cas non moin comment tu as fait pour séparer ta ton image de celle de la marque petit à petit au départ déjà c'était moi qui faisait tous les shootings et en fait c'est marrant parce que c'est pareil, c'est ça et là je suis commencé à y revenir à reincarner la marque à fond mais de base je l'incarnais à 200 %. Après, je me suis dit si un jour je veux la vendre, bah si elle est trop dépendante de moi, personne voudra l'acheter parce que si moi je m'enlève bah la marque n'existe plus. Donc j'ai commencé à la faire exister à travers le prisme de d'autres personnes qui la marquent qui la portent et j'ai eu la chance d'avoir plein de gens notamment connus et cetera qui l'apportaient et qui l'incarnaient. Donc ça c'était cool. Euh après j'ai fait appel à des microinluenceurs notamment, tu sais que tu actives machin. Euh j'ai essayé j'ai été dans un truc où je me suis complètement dessodarisé grosso modo et où j'ai eu des collections où même moi je le portais plus. Sauf qu'en fait je me suis rendu compte que là je perdais en performance parce que dès que je porte plus les gens s'en rendent compte et l'image la marque est toujours bien incarnée par moi. Tu vois tu j'ai plein de gens qui la portent parce que c'est moi qui suis derrière. Et donc là, je suis revenu sur un truc où je la repersonnalise davantage. Je reporte et je fais vraiment maintenant des collections où si je le porte pas, je ne le produis pas. Tu as fait une levée de fond déjà pour créer le point ? Ouais, j'ai fait une mini levée de fond. Ouais. OK. qui était euh qui était relativement petite et je l'ai fait euh c'était un peu du Friends and Family mais je l'ai fait avec des mecs que j'apprécie beaucoup et avec Eddard Mendy tu connais peut-être qui est qui a gagné la Champions League qui a gagné la Cann qui est un des plus grands gardiens du monde euh et que j'ai connu il y a des années des années quand il avait pas de club et moi j'étais à Paris il venait dormir à la maison enfin on a une super histoire et on s'est recroisé après euh euh un peu par hasard par un pote Ousama qui bosse pour nous deux en même temps. Euh et du coup, il m'a dit "Putain, ça me ferait kiffer de participer à l'aventure." Et Aissa Mondy aussi qui est un gros footballeur plus grand capé en sélection algérienne qui jouait à Lille l'an dernier. Que des mecs que j'apprécie. Et après d'autres mecs, il y a Hamza qui a une à Dubaï qui a une une très belle boîte, Ousama, Olivier, c'est des mecs que j'apprécie. C'est que des mecs que je kiffe, tu vois. Tu penses que c'est bien de s'associer avec ses amis dans le business ? Moi je pense que non. OK. Et c'est pour ça que je me suis pas associé, grosso modo, tu sais. C'est des advisors que qui sont avec moi dans l'aventure, mais c'est pas des associés. Je suis pas associé, j'ai 95 % de ma boîte encore, tu vois. Donc euh Mais pourquoi tu penses que non ? Moi, je trouve ça trop tricky. Je trouve que forcément, tu vas dégrader l'amitié, quoi. Alors, il y a des très belles success stories, hein. Il y a des gens qui arrivent très très bien et où c'est magnifique. Mais euh l'association pure et dure où tu fais un fifty fifty avec quelqu'un euh je le vois forcément à un moment donné, tu arrives sur une tu arrives à un moment donné où euh où euh où il y a des des différences de vision qui vont forcément éclore, quoi. Ton pote est forcément pas ton clone. En plus de ça, vous allez avoir des trajectoires de vie qui à un moment donné, un va devenir plus casagier et vouloir avoir une nana quand l'autre va vouloir plus faire la fête et profiter. Un va avoir une crise de quarantaine quand l'autre l'aura 5 ans plus tard. Tu vois ce que je veux dire ? Et tu vas avoir un moment donné où les fréquences vont plus être alignées et forcément il va y avoir des dissonances dans la gestion de ton business et la manière dont tu veux l'opérer et où tu veux l'emmener. Jeen suis persuadé. Et si tu fais pas confiance à tes amis sur ça ou est-ce que c'est peut-être pas une histoire de confiance mais OK. C'est juste pour tu leur fais tellement confiance que tu veux pas perd de confiance. Ouais. Bah non, c'est qu'en fait tu mets tellement de tellement de comment s'appelle de valeur dans l'amitié que tu as avec cette personne que tu veux pas prendre le risque de venir la détériorer. C'est plus ça. C'est plus de l'amour envers l'amitié que tu as pour ta ton pote. Et je trouve qu'en fait c'est un risque plus que ça va pas décl décupler ton amitié euh de lancer un business avec ton pote, c'est sûr et certain. Enfin, je je pense pas les gens tous les gens que j'ai vu qui s'étaient associés te disent "Ça a été très très difficile mais on a survécu." Ça montre pas que ça a été un long fleu trop exceptionnel. En revanche, je pense qu'on a tous des potes où il y a très peu de friction qui sont tes super potes pendant des années parce que tu partages que les bons moments, ça empêche, tu vois ? Et dans le business, tu vas forcément partager des moments de désaccord, d'inconfort. Ça va solidifier peut-être ton amitié, mais ça va la mettre à rue d'épreuve. Et donc c'est un très gros risque. Moi je vois plus de cas de gens super potes qui se lancent et qui finissent par plus trop partir en vacances ensemble que le contraire, tu vois. H h donc personnellement, je suis pas pour. OK. Mais après chacun sa vision et je sais que il existe quelques euh quelques quelques cas isolés où ça marche très bien, mais dans la majeure partie des cas, je pense que si tu fais des stats, ça finit plus en on peut plus saquer que autre chose. Bah, tu vois, bah sur le podcast, par exemple, on est que entre potes et pour l'instant ça va. Mais oui, tu sais pourquoi ? Parce que je pense que c'est différent sur le podcast où tu as quelque chose de beaucoup plus déjà chacun est à sa place. tu es le tu es la face, tu es le mec qui interview qui tu vois euh tu es tu as les mecs qui sont derrière le behind the scene qui ont leur taf et il y a quelque chose de beaucoup moins comment te dire tu sais tu es dans de la transmission dans un échange dans quelque chose de beaucoup plus léger entre guillemets. C'est vrai que quand tu es là à vouloir faire du chiffre et dépenser de l'argent pour un truc. Tu vois quand tu commences à rentrer dans c'est 100000 € qu'est-ce qu'on en fait ? lui il dit blanc, l'autre il dit noir. Là ça peut, tu vois commencer à à causer des quelques soucis. Je trouve qu'un podcast c'est plus c'est plus léger dans la manière de faire, tu vois. Même s'il y a de c'est un média, il y a il y a de l'argent derrière, il y a des choses derrière, mais enfin pour moi, je le vois moins comme un business, tu vois, où tu vends des portes-fenêtres ou euh tu vois, c'est une des menaces pour les pour les marques, c'est oui, les embrouilles entre associés. Il y en a d'autres comme par exemple les copies. Ouais, l'autre jour euh je sais plus où j'étais, mais j'ai vu quelqu'un qui avait une copie de d'un tes t-shirt le classique Justice Me Weekend. C'est une horreur. Et comment comment tu gères ça ? Il a rien à faire. Il y en a partout partout partout. J'ai pareil là Sainttropé encore j'en ai croisé deux et sur sur le réflexe au départ, je me dis "Oh, je vais lui dire cool ton t-shirt." Et je regarde et je vois la petite truc en bas où je sais que c'est pas le mien. Et je dis "Putain, c'est pas le mien." Parce qu'en fait ouais c'est cette tagline avec Just Kiss Me and Tur qui a été reprise de partout et nous qu'on a lancé il y a 3 ans et demi je crois c'était lors d'une campagne Ibiza. Bah tu l'as en plus je sais même tu l' tu la ces en débardeur et et après au départ la premiers qui l'ont copié euh c'était un truc Ky Jerry sur Instagram qu'il avait fait. Ils font que des versions de chip, c'est que des versions à 20 balles quand notre t-shirt coûte 80 € et un grammage qui est complètement différent et cetera. Donc tu le vois direct en plus quand c'est la version de chip. Et c'était une boîte immatriculé en Chine sans numéro de téléphone. J'ai dit "Oh le temps que je vais perdre à essayer d'aller les". Donc en fait j'ai laissé filer et à force de laisser filer, bah de copie en copie en copie, bah tu finis par le retrouver. Il était chez chez Zara là il y a quelques temps. Ah ouais waouh ils en ont rien à [ __ ] Il il a été chez Shiin d'abord puis après bah tu f en aiguille il était par Ouais en plus enfin j'imagine que pour protéger une phrase ça doit être très dur en plus. Donc je l'ai pas déposé. Voilà mais donc c'est comme ça ça fait partie du ça fait partie du truc. Mais c'est clair que si on avait réussi à protéger ce truc-là et tous ceux que je vois partout dans le monde de ce t-shirt là, je les avais vendu moi-même. Mais c'était l'Eldorado enfin c'était du génie. Genre à chaque fois que je mettais ce t-shirt, il y a des gens il venaient me demander "Ouais, tu l'as eu où ?" machin. C'est toujours notre besteller. On a vendu des tonnes et des tonnes et on continue d'en vendre. C'est un nos héros products. On a ce t-shirt euh un et notre parfum qui sont les Europuct all time sur le site. OK. ding et donc je listais un peu les menaces qui peuvent faire échouer une marque pour toi maintenant que tu as tu as réussi à faire survivre la tienne, pourquoi la major majorité des marques elles échouent ? Bah déjà les capex donc les les coûts fixes, ils sont énormes quand tu as une marque textile. C'est pour ça en fait moi aujourd'hui tu me demandes de relancer un business, je vais direct sur du service. J'utilise peut-être l'IA, c'est une énorme opportunité tu vois pour les gens. Mais j'essaie de trouver un truc où euh où euh j'ai des coûts fixes qui sont très faibles. Euh mais sur une marque textile en l'occurrence, c'est pour ça des fois j'ai des gens qui viennent et qui me disent "Je veux lancer ma marque." Je dis "Il faut que tu aes conscience de ce que c'est. avec les frais de logistique, de warehousing, les freins que tu vas l'immobilisation, les freins que tu vas pas vendre parce que tu vas pas toujours vendre le stock immobilisé. Euh enfin, il y a il y a plein de frais qui sont énormes. Tu dois sortir l'argent d'abord avant même de le rerentrer parce que c'est le principe même. Les usines, elles vont pas être d'accord de dire euh bah tu m'achètes la prod, on te livre et une fois que tu auras vendu, tu nous rembourseras. Ça n'existe pas. Elles aussi, elles ont un peu le couteau sous la gorge et les temps sont dures pour elles. Donc tu peux pas avoir tu peux avoir des des capacités de paiement qui sont un peu meilleures mais tu auras jamais ce moyen là. Et petit à petit, plus les années passent, plus tu accumules du stock, plus Et ça en fait le cash flow à gérer pour une marque textile, c'est un c'est un jeu d'équilibriste de malade et c'est extrêmement difficile. Et c'est ce qui fait que moi plein de fois j'ai été au bord au bord du précipice parce qu'en plus là on est dans une, tu le vois bien, il y a plein de marques qui se cassent la gueule. Mariner qui était une marque qui avait cartonné, qui a fait une campagne avec Nike, des collabes avec Nike, Copern, des super belles marques comme ça qui mettent la clé sous la porte. Et je comprends pourquoi, parce que c'est hyper difficile à opérer ce genre de business et il y en a des beaucoup plus faciles à faire. Et euh et l'autre truc, c'est d'accepter le temps long. Moi, c'est un truc que j'ai appris aujourd'hui où je me suis dit, j'étais très comme ça a monté très vite, je me suis très vite dit, je vais monter un business à des millions des millions que je revendrai dans 5 ans et il faut que ça fasse x 2 x 5 tout le temps. Et en fait, je me suis rendu compte que un vrai business fort, solide, bah c'est sur 15 20 ans que ça se construit et c'est que ça tout le temps. Tu montes tout en haut, tu redescends tout en bas, tu retrouves un peu l'équilibre, tu rebaisses, tu repars et en fait c'est tu as plein de signaux tout de temps en temps et puis c'est être capable en fait de les percevoir et d'appuyer sur un sur une opportunité dès qu'elle arrive encore une fois, tu vois. Et donc de tenter des choses. Le parfum par exemple, j'ai mis 2 ans à le faire. J'avais aucune aucune aucune enfin je pouvais pas savoir avant si ça allait marcher ou pas, tu vois. je viens pas du parfum et tout et puis bah finalement il cartonne et je suis trop content. Donc là, j'appuie un peu sur ce côté beauty parce que il y a quelque chose, tu vois. Et euh tu vois, être entrepreneur ça donne un peu cette image que ça te permet d'être libre. Ouais. Mais pour toi, c'est quoi le coût de cette liberté ? C'est quoi le coût invisible de l'entrepreneuriat ? Ah, pour moi, c'est le contraire. Ça t'enchaîne. Il y a Et c'est pour ça ce truc de être entrepreneur, c'est être libre. Je suis absolument pas d'accord avec ça. Les gens qui disent "Je veux être entrepreneur parce que je choisis la liberté". Bah non en fait parce que tu deviens enchaîner à un truc qui ne dépend plus que de toi. Et si c'est dépend pas que de toi, ça dépend des salariés que tu as embauché. Mais les salariés que tu as embauché, ils dépendent de ton management, de ta vision de la boîte, de ta manière de les embarquer, de ton travail en day pour pour les onbard avec toi. Et en fait, tu deviens totalement dépendant de ton business et donc tu viens pas forcément chercher de la liberté. Alors oui, tu choisis la liberté de te dire euh bah j'ai personne au-dessus de moi qui me demande quoi faire. Ça, je suis d'accord et ça c'est génial. Mais par contre, c'est complètement utopiste de penser que je m'achète de la liberté et ma vie sera un long fleu tranquille. En fait, tu viens de rajouter plein d'emmerdes que tu avais pas avant. Moi, j'ai j'ai jamais été angoissé quand j'étais en CDI. J'ai jamais pas dormi de la nuit pour des choses quand j'étais en CDI. J'avais une j'étais j'étais euh tranquille quoi. J'allais au taf, je faisais mes heures, j'avais des objectifs à remplir. Je les remplissais pas, j'étais pas pay j'étais pas commissionné. Je l'ai remplissé, j'étais commissionné. Euh tu vois, on me demandait des trucs mais fine, c'est pas mon business, c'est pas mon truc. Quand c'est ton business, mais tu penses mais du soir au matin, ton cerveau, il est en en perpétuelle et ébullition, quoi. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que j'ai fait le bon choix ? Qu'est-ce que je vais lui dire ? Je dois embaucher, je dois m'en séparer ? Je dois C'est dur hein. Et c'est pour ça que tu comprends que tu as plein de mecs qui freeent le burnout parce que moi j'étais à deux doigts. C'est pour ça aussi que maintenant j'ai, tu sais quand je te parlais un peu de spiritualité au départ, j'essaie d'être beaucoup plus ancré, de prendre davantage de hauteur sur les choses et de me dire "OK, c'est du business parce que quand tu commences vraiment à prendre à moi je prends très à cœur ce que je fais en plus dans tout ce que je fais quoi. Le dans le sport, dans le truc, je prends tout à cœur." Et donc dans mon business, j'ai fini par euh quand j'ai vu que je dormais plus la nuit, que je faisais plus de sport, que je mangeais n'importe quoi, que je me levais le matin euh de 7h du match jusqu'à 22h j'étais sur mon ordi, un moment donné, tu dis waouh waouh waouh mais où je vais là ? Et ça c'est pas être libre, c'est être enchaîné à ton business et tu vois et en être prisonnier. Pourquoi tu continues à être prisonnier alors ? Je le suis de moins en moins là parce que justement j'arrive à m'en défaire et notamment j'avais eu un coach mental pendant dans avec les stars qui m'avait dit une phrase qui raisonne en permanence et que j'essayie de plus en plus incarner qui m'avait dit plus de jeux que d'en jeu et aujourd'hui j'essaie de de me dire que je joue au jeu de la vie et que ça mérite pas en fait de pas dormir de la nuit ça mérite pas il y a des choses beaucoup plus graves et plus importantes dans la vie que un business alors je le run avec tout mon cœur avec mes tripes je fais en sorte que ça marche. Mais après laissons le jeu de la vie faire son tu vois faire son truc pour si ça doit faire 200 millions, ça fera 200 millions. Si ça doit stagner, ça doit stagner. Mais j'ai j'ai fait tout ce qui était entre mes mains et de pas endormir la nuit, ça fera pas aller plus vite le business, tu vois. Donc euh je j'essaie d'apprendre, j'essaie de comprendre le rouage du business, j'essaie de de le faire avancer, de faire des rencontres, de développer des choses euh et puis ce qui arrive arrive. Puis c'est un apprentissage, tu vois. Et je suis beaucoup plus apaisé depuis que j'ai fait ça quoi. Plutôt que je te dis hein, j'avais des fois il y a un an encore où j'ai dû licencier h personnes en même temps, tu vois parce qu'on était dans une phase un peu de creux où c'était dur, je dormais plus de la nuit, je me disais comment je vais leur annoncer des gens avec qui tu bossais depuis 6 ans, tu vois ? Et tu dis j'avais besoin de renouveau, tu vois. Et puis la situation de la boîte faisait que j'avais besoin de libérer du cashfow et qu'on était sur une un nouveau schéma. Et en fait euh bah quand tu es dans ces truclà, je te jure, j'étais en mode j'avais autant d'angoisse que quand Caroline avait son cancer quoi. Et c'est là où je me suis dit "Attends, attends, attends, vas-y, respire." On sauve pas des vies, je suis pas un pompier euh en train de sauver des flammes là, la Gironde, tu vois. Et de temps en temps, c'est le problème des entrepreneurs. On prend tellement à cœur notre truc qu'on arrive plus à prendre de la hauteur et se dire "Oh, tranquille les gars, regarde, on a nos deux pieds, nos deux jambes. On a une très belle vie. Viens, on kiffe d'abord et après c'est normal qu'on se prenne la tête pour des sujets mais ça doit pas rythmer notre vie au quotidien quoi. Hugo, on est à Saintropet. Est-ce que tu as un endroit où dormir ce soir ? Si jamais tu n'as nulle part où dormir, je te propose de dormir à Loupinet. C'est eux qui nous accueillent aujourd'hui pour le podcast dans un cadre vraiment magnifique. On a l'impression d'être dans un petit village. On se sent bien, c'est calme, c'est agréable, des équipes très professionnelles et vraiment si vous êtes dans la région, je vous conseille vraiment de de séjourner ici. Ils ont aussi un super restaurant qui est qui est très réputé le soir. Et pour remercier Loupinet de nous accueillir et voir qui sont les vrais fans des Elevate House, commentez LP pour l'opinet. On continue avec le podcast. Ouais, il y a un moment en particulier qui t'a aidé à relativiser, à prendre du recul sur la vie. C'est justement le le cancer de Caroline. Ouais. quand quand on vit à côté de quelqu'un qu'on aime vraiment profondément et qu'on voit traverser une telle épreuve. Ouais. Euh que comment on se sent ? Est-ce que tu enfin tu devais souffrir ? Est-ce que tu avais pas envie de prendre sa souffrance pour si ça a été mon mon premier réflexe. En plus c'est marrant parce que j'étais dans pour t'expliquer comment ça arrive. Elle fait sa biopsie. Elle a les résultats de sa biopsie. Donc si tu fais une biopsie pour savoir si les cellules sont cancérigènes ou non. et elle a les résultats de sa biopsie le jour où je suis l'aéroport à Paris et je sors de 3 jours en immersion avec le GIGN, donc avec les commando d'élite et je suis en mode, on faisait des trucs de zinzin et je suis en mode guerrier vraiment, je suis en mode je suis un soldat, tu sais, je m'imprègne de l'univers, je suis avec ces mecs soldats d'élite qui m'ont impressionné et qui sont exceptionnels et je me dis moi aussi je veux être un soldat d'élite dans ma vie, tu vois. Donc je suis en mode fight, guerre et cetera. Et là, je suis à l'aéroport et elle m'appelle en pleur en me disant que bah la biopsie est positive, donc c'est pas bon. Elle a un cancer du sein et cetera. Wou là déjà, tu prends une énorme tarte. Et ma première réaction quand je rentre en à Dubaï avec elle, c'est on est dans le fight, on est dans une guerre et on va la gagner tous les deux. Et donc moi, je me mets dans une posture de euh de guerrier et de c'est genre c'est c'est un un [ __ ] de Ouais. de une [ __ ] de maladie qu'on va exterminer. Je suis dans ce truc, dans ces mots durs, dans cette et je me mets dans une prépa Alf Iron Man. Euh je me mets mal à l'entraînement, je suis dans ce fight et elle aussi rapidement je l'embarque avec moi dans ce truclà et elle se met dans euh aller au sport, tu vois. Euh, on se met dans cette vraiment cette posture de guerrier et petit à petit, c'est notamment elle qui l'a on se rend compte qu'en fait on se fait du mal parce qu'en fait c'est là, c'est là et à un moment donné, il faut l'accepter et de le de le de le refouler comme ça et de dire non dans cette posture de de de combat en fait ça va pas la faire partir plus vite. Elle va pas se dire "Oh là là, on est en train de me combattre, il se passe rien les c'estes cellulaires, il se passe quelque chose dans ton corps." Et au contraire, Caro, elle a très rapidement pris ce p de dire "Je l'accepte, je comprends d'où ça vient, je m'éveille justement à ce qui m'arrive là aujourd'hui. Euh je vais en prendre conscience pour la suite, pour cette nouvelle vie qui s'offre à moi par la suite si je m'en sors. Euh et le vivre de manière hyper apaisée." Et ça a été beaucoup plus fluide et beaucoup plus simple, tu vois, plutôt qu'être dans ce truc de euh où tu respires pas ou et en fait on a dit "Allez, viens, on respire." Et elle, elle m'a amené à ça. Et à partir de là, j'ai elle pour la première fois, elle a lâché les armes. C'est comme ça qu'elle le dit, tu vois. Elle avait ses armes à la main tout le temps où elle fightait contre tout, contre ses angoisses, contre plein de choses dans sa vie, contre les business, contre les choses qui ont pu lui arriver. Et là, elle a dit "Vas-y, je dépose les armes, je laisse faire. C'est la vie, ça m'arrive, je vais suivre les traitements, je vais mais j'accepte." C'est comme ça. Et moi à côté d'elle, bah on était sur une différence et moi je continue à être dans le fight et à dire non. Donc j'ai dit bah vas-y, je lâche les armes avec toi. En fait ça tu arrives ça, je suis à côté, je suis accompagnant, j'en souffre aussi, c'est dur pour moi. Mais viens, on l'accepte tel que c'est tel que c'est. Et ça ça a été un vrai changement dans la vie, tu vois, fait de dire euh c'est pas what's happen mais c'est euh ce qui arrive, on l'accepte, on le comprend même s'il y a des choses qui sont plus dures à accepter que d'autres et euh on ça nous fait évoluer plutôt qu'être dans ce combat permanent. Parce qu'en fait, je le vois maintenant quand je suis dans un dans ce truc de de combat comme tu sais, j'arrive à le visualiser comme tu sais des petits bonhommes qui sont à l'intérieur de moi qui se bagarre. Mais en fait ça fait tu sais le le les flux circulent pas si tu as des petits bonhommes qui font se bagarer à l'intérieur de toi et tu finis par exploser quoi. Alors que si tu dis vas-y on ouvre les portes comme on a dit tout à l'heure viens on ouvre les portes et on et on laisse les émotions circuler elles viennent elles repartent. Bah tout est plus simple. Ça peut paraître un peu perché he pour des gens qui ont pas expérimenté ce genre de chos mais et je pense que c'est intéressant parce que toi qui viens du basket, moi j'adore les certains mecs de NBA et tout parce qu'ils ont vraiment ce tu sais ce prisme dans le basket notamment et de plus en plus chez les sportifs de haut niveau, tu vois, les Léon Marchand, Teddy Riner et tout de cette cette visualisation mentale de tu vois de tes émotions, de ton cœur, de ton corps, de ta performance, de la manière dont tu réagis même Tu sais, moi j'adore Kobe Bryan et Mamba mentality, tu sais, il y a ce il y a ce truc hein et c'est et je trouve ça magique. Quand vous êtes confronté un peu à la possibilité de que tout ce que vous avez construit, vous pouvez le perdre. Ouais. Est-ce que ça ça change votre façon d'aimer ? C'est une bonne question. Euh est-ce que ça change notre façon d'aimer ? Déjà, ça renforce à mort, tu vois, de vivre une un truc pareil parce que tu vis une épreuve, tu sais, tu sais même les stats, il y a il y a beaucoup la je sais plus ce que c'est les stats, mais elles sont stratosphériques des personnes qui partent quand son compagnon a un cancer. Ça on dit long, tu vois. Et donc forcément quand tu es là, quand tu tiens la barre, que tu es présent dans tous les moments durs, que moi en tant qu'accompagnant je vois ma femme où tu étais jamais aussi fier d'elle quand tu la vois dans des états déplorables et lamentables et que tu la vois tenir le cap et être forte et tu vois bah forcément tu as une vision de la personne qui est encore plus belle où tu dis [ __ ] je tu un vrai un immense respect pour pour elle et cetera. Donc forcément ta vision de l'amour euh ouais ça la renforce à fond. Quand tu vis des épreuves pareilles, tuen sors changer et ton lien il est encore plus indéflectible quoi. Tu sais que avant de réussir à à tout péter, va falloir y aller. Mais malgré tout euh ça a changé aussi énormément de choses parce que il y a la reconstruction derrière en tant qu'individu pour elle notamment qui a fait qu'en tant que couple on s'est on a complètement évolué. Euh on a dû se laisser de la place, on a dû se laisser du temps. J'ai dû la laisser elle de son côté aussi expérimenter ses propres choses, être moins l'un sur l'autre, euh tu vois, réussir à se comprendre mieux en tant qu'individu. Et donc c'est assez assez étrange. Mais tu vois, il y a un truc qui m'intéresse dans ton discours, c'est que j'allais te demander s'il y a des moments où même si toi tu étais en train de t'effondrer aussi, tu devais quand même rester fort pour elle, mais j'ai l'impression que c'est presque elle qui vous qui t'a aidé à à rester fort. C'est pas juste quand tu es accompagnant, tu es un support pour l'autre personne. C'est que la personne qui le vit de par sa capacité à endurer des chimio, cet état, ces états physiques où on te met au rat des pas crêtes et où tu es vidé tout ton corps et de réussir malgré tout à tenir à tenir à tenir, bah toi tu dis moi qui suis valide entre guillemets qui est toute qui suis en pleine condition, à quel moment j'ai le droit de flancher ? Tu vois, tu dis, j'ai pas le droit de flancher. Moi, si elle elle tient alors que on lui injecte des trucs qui la mett à la ramasse, comment toi tu peux te plaindre et donc tu sais c'est pareil ça, c'est c'est un peu des deux. Est-ce que tu penses qu'on revient un jour à la personne qu'on était avant ? Non, clairement pas. Nous, on n plus du tout les mêmes qu'avant, tu vois. Même dans notre couple, dans une manière de voir la vie. Euh notamment, je te dis, ouais, dans notre couple où en fait, il y a une phase, pour moi, je le dis toujours, c'est que ça a pas été le cancer en lui-même, les traitements et toute cette phase là qui a été la plus difficile, c'est l'après-cancer. Parce qu'en fait la personne et je pense que c'est valable pour beaucoup de personnes qui sont notamment en introspection et qui du coup euh quand ça leur arrive font tu sais un peu un état des lieux de leur vie et se disent voilà ce que j'ai vécu, voilà ce que je ne veux plus et ben tu as un avant un après qui est qui est drastique. Donc Caroline avant qu'elle ait son cancer, elle acceptait des choses qu'elle n'a plus du tout accepté par la suite. Donc en fait ça a obligé à repenser complètement aussi notre couple des choses qu'elle acceptait chez moi. tout d'un coup, elle a dit "En fait, j'en veux plus. C'est soit tu changes, soit ça va plus être possible tous les deux." Moi, ça m'a fait faire un énorme travail. Comme je tenais à elle, j'ai dit "OK, je le comprends, c'est dur à entendre mais je vais travailler sur moi pour faire en sorte que j'en sais rien moi, c'est ces comportements que je peux avoir et qui était des mécanismes chez moi, bah je vais faire en sorte que tu les subisses plus parce que j'ai compris que tu voulais plus, tu vois." Et euh et donc en fait ça amène à moi j'ai fait tout ce travail là sur moi pour que je reste et à partir de là j'ai pu me mettre en posture de dire maintenant pour que ça marche tous les deux toi aussi travaille sur ces points-là parce que je vais plus non plus être capable de j'ai fait tout un travail sur moi pour changer euh il y a certaines choses qui me déplaisent encore chez toi parce que c'est normal on a toujours des choses qui nous déplaisent mais s'il te plaît travaille dessus pour que et c'est ça la force pense de notre couple c'est qu'on se dit les choses et on fait le travail qui est nécessaire. Tu vois, pendant pendant le cancer, il y avait cette peur de la perdre. Est-ce que c'est une peur que tu as encore aujourd'hui ? Non. Non, parce que maintenant j'ai gagné la foi un peu, tu vois, en quelque chose de plus grand. Mais à l'époque évidemment, je me suis fait des tu te fais plein de scénarios et tu penses évidemment au pire. Surtout qu'elle avait un cancer qui était très agressif, euh que le traitement, il a pas marché du premier coup euh enfin pas à son 100 %. Et du coup forcément tu t'imagines en pas célibataire sans elle sans et ça c'est dur. Tu vois ce qui est ce qui est marquant je trouve aussi c'est Marlon qui a qui a traversé cette épreuve très jeune. Ouais. Euh comment il a réagi à tout ça lui ? Euh bah en fait, on il il a eu euh il a été il a été très touché. Alors il était encore petit et malgré tout, on s'est rendu compte après pendant le truc tu es dans tu es dans le process donc en fait bah ce qui arrive arrive et il pleurait pas, il était là et tu vois et en fait c'est après on s'est rendu compte que il avait une peur bleue de perdre sa mère. Donc qu'en fait il était accroché à elle tout le temps. Et les l'année qui a suivi le cancer, Caro, elle pouvait elle pouvait presque plus partir en voyage sans que il soit en crise de larme et et il avait trop peur qu'elle parte et qu'elle revienne pas parce que les épisodes, ça on a fait des tonnes d'aller-retour aux urgences où elle a eu plein de problèmes, le corps qui déraillait complètement. On a fait des de tr jours qui étaient pas prévus, on l'avait pas prévenu ou tout d'un coup bah désolé, je dois emmener maman à l'hôpital et on revient 3 jours après. Ça c'est traumatisant pour un enfant, tu vois. Alors, on l'appelait, on le tenait au courant, mais il a ça, c'est resté en lui. Et du coup, il y a eu ce moment où dès qu'elle partait alors que c'était fini hein, tu vois, elle était récover et tout, mais elle partait pour un une marque, un event, un truc, bah lui, il l'associait, elle va partir à l'hôpital, elle va plus revenir et donc ça ça a été difficile à gérer. C'est là où on s'est rendu compte que en fait il ça l'a vraiment impacté. Mais je crois même que une fois il a il aurait pu aller voir CR7 et il a préféré rester. Ouais. Ouais, c'était pendant cette période là justement. OK. Caro avait plus rien, ses cheveux repoussa et cetera. Et j'ai mon pote Ousse justement qui me propose bah via Edward. Edouard jouait contre CR7 à en Saudi et euh et on avait l'occasion d'y aller et accès aux vestiaires pour aller faire une photo avec CR7 et Marlon était fan de CR7 des posters partout et tout et Ous m'appelle et me dit "Frérot, j'ai une place pour toi et Marlon on va on va au match contre Alnaser et on fait une photo avec CR7 et tout et je lui dis à Marlon il a des étoiles dans les yeux et tout d'un coup je le vois déçu." Je dis "Mais qu'est-ce qu'il y a ?" Et il me dit "Je veux pas laisser maman toute seule." Et du coup, Caro va va le voir et lui dit lui dit "Mais si vas-y, tout va bien, je bouge pas, il y a rien et tout, impossible." Et il a préféré rester avec sa mère à ce moment-là qu' allait faire son truc qui était son rêve. Il me parlait de ça de Cristiano comme si et il y est pas allé, tu vois. H ça y est, maintenant c'est passé, tu vois. Maintenant, tu lui dis tu lui dis il y vaux. Mais à l'époque c'était de montrer à quel point tu vois, ça l'avait impacté quoi. Alors qu'il était encore petit. Mais tu vois, souvent à ce moment du podcast, j'aime bien demander aux gens quelle est la chose qu'ils apprendraient à leur enfant. Mais toi, j'aimerais bien te demander c'est quoi la chose que Marlon t'a appris. C'est marrant, c'est une très bonne question. Qu'est-ce que lui m'a appris pendant cette période ? Que c'était ça sa grande force et qu'il y avait même pas besoin de mots. Il y avait juste besoin d'une présence. Tu sais quand une personne vit quelque chose de traumatisant, moi j'étais beaucoup dans ma posture de coach mental avec Caro à lui parler, à lui, tu vois, à lui remonter le moral, à être là en mode un peu coach performance, ça va aller, le bout du tunnel, il est là, vois la lumière au bout du tu vois. Et en fait, je voyais Marlon qui venait, qui disait pas un mot, qui lui faisait juste un câlin et qui faisait rayonner la pièce juste de par une présence et un une caresse ou un câlin. Et je me suis rendu compte qu'en fait des fois j'avais peut-être moins besoin de parler et juste d'être là, de rien dire, d'être présent et ben ça fait déjà tout quand une personne traverse quelque chose de difficile, tu vois. Et des fois, on a l'impression nous qu'il faut euh en faire des tonnes, tu vois. En fait, juste d'être là à côté, juste une une main, tu vois, une main, une présence, euh, ça suffit. Je pense que c'est ça qui m'a appris lui euh pendant ça, c'est que je voyais le bien que ça faisait à Caro juste d'avoir un câlin de Marlon sans qu'il dise un mot ou tu vois. Et euh et ouais, ça ça m'a fait prendre conscience de ça quoi. C'est clair. Ça fait 10 ans que que tu as construit ton image, ta carrière, tu es connu par des millions de personnes. Si demain ton compte Instagram disparaît, tu m'as dit que tu seras un gr à l'aise, qu'est-ce qui resterait de toi ? Bah finalement euh un peu tout parce que c'est ça que c'est là où je suis super content, c'est que je me dis Instagram, les gens me suivent via ce réseau là, mais demain euh les gens ont tellement appris à me connaître en tant que personnalité qu'individu que euh si Instagram s'effondre et que j'en sais rien, il y a une autre plateforme qui émerge, ils me suivront sur cette autre plateforme, tu vois. Euh je pense que c'est pareil pour toi, on vient pas de trend ou de Tu vois, il y a ce truc où les gens nous apprécient en tant que tel de par notre parcours, de par les épreuves qu'on peut traverser, de par notamment les défis qu'on s'impose. Tu vois, quand on te suit faire un Iron Man, on est avec toi dans le truc, on a l'impression de l'avoir vécu avec toi, tu vois. Et en fait, ça crée un lien avec les gens qui est hyper fort. Et à partir du moment où tu as ça, bah j'en sais rien. Je peux écrire un bouquin, je peux faire des conférences, je peux tu vois, je peux que ce lienl je peux le créer de de diverses de de 1000 et une façons avec les gens. Et Instagram n'est plus qu'un un support, un moyen et c'est plus ma raison d'être ou de vivre, tu vois. Et pour te dire, je regarde même plus les likes sur mes postes, je regarde plus les vues sur mes stories. Ça c'est fort. Ouais. Tu sais, j'en suis je suis plus dans cette quête du rich. Forcément, tu regardes de temps en temps parce qu'on b avec des marques et que c'est quand même important. Il faut faire en sorte que de Mais ça n'a plus de valeur pour moi. Hm hm. Il y a un autre truc qui resteraita, c'est Cruel Pancake. Euh c'est quoi le futur pour Cruel Pancake ? Ah, c'est une excellente question. Euh moi-même, je suis en c'est tout le temps en mouvement, tu vois, parce qu'il y a tout le temps des nouvelles choses qui arrivent. J'aime j'aime tu sais le le voir un peu pas comme un incubateur mais comme quelque chose qui me permet d'expérimenter plein de choses. J'ai un peu lâché cette vision de euh marque textile purement textile qui fait que du textile. La preuve, j'ai lancé ma gamme performant sur le sur l'athlétique parce que ça me parle et que du coup c'est les fringues qui m'accompagnent quand je fais du sport et que forcément je suis un peu un enfin c'est c'est facile de l'incarner parce que c'est mon quotidien. Là j'ai lancé un parfum où j'ai pris énormément de plaisir à le lancer. Euh j'ai j'ai mis quasiment 2 ans à le faire et tu sais, il y a un côté euh très émotionnel dans le parfum. J'ai reçu un message il y a 3 jours d'ailleurs qui m'a touché d'une nana qui m'a dit euh euh "Moi et mon mari ont porté le parfum le jour de notre mariage quand on s'est marié euh il y a quelques semaines." Et il dit "E du coup euh cette odeur là, je l'auraiis toute ma vie. Ça sera quand je sentirai cette odeur, ça me ramènera à mon mariage." Et tu sais, je trouve qu'il y a un truc très noble et très beau dans un parfum quand tu le crées. Et donc du coup là, je prends beaucoup de plaisir à le faire. sur le numéro 2 euh que je suis en train de créer avec Alexis Grugon qui est notre nez qui est un nez exceptionnel et avec qui je m'entends super bien. Euh et tu sais, il y a il y a tout ce truc de travail autour de de du parfum qui est génial. Bah le textile toujours où je je m'éclate à à créer à créer des fringues et demain j'en sais rien. Franchement, je sais vraiment pas où où demain me mènera. Et il y a une phrase que j'ai écouté dernièrement qui était notamment avec Lia euh qui disait que absolument personne au monde, même pas Bill Gates, Elon Musk et cetera, est capable de prédire euh précisément là où il sera dans 5 ans. Donc en fait cette vision que j'avais avant de dire à 10 ans, c'est bien d'avoir cette cette projection mais tu as vu comme tout va trop vite maintenant avec notamment l'intelligence artificielle et cetera. Dans 5 ans, je suis incapable de te dire où je serai. Donc c'est c'est hyper difficile, d'autant plus pour une marque avec tout ce qui se passe, les marques qui popent, les marques qui tombent, d'être capable de situer précisément où je serai. Ce que je sais, c'est que je veux continuer à vibrer et que je continuerai à faire une marque qui me donne le smile quand je me lève le matin et me donne envie de de mettre de mettre de l'intensité, de l'intention. Ouais, parce que voilà, tu sais tu sais pas où tu seras dans 5 ans, mais où tu voudrais être dans 5 ans ? Euh, je te dirais je suis hyper heureux dans ma vie actuelle. peut-être continuer à faire des choses qui me fassent kiffer. Là, j'ai déjà réussi à enlever plein de poids qui me qui me tirait un peu vers le bas, tu vois, ou qui m'empêchait, entre guillemets de de m'élever. Là, j'ai une vraie vocation à je te dis à aller chercher plus de sagesse dans ma manière d'être, tu vois, d'être de d'être beaucoup plus en maîtrise et en conscience de qui je suis et de mes réactions aux événements et aux choses. Je prends encore des choses trop à cœur, tu vois. J'ai j'ai trop de trucs notamment sur Crel Pancake où il va arriver des des merdes et cetera et je vais trop le prendre à cœur et ça d'essayer de travailler pour en fait me dire "OK, ça fait partie du processus, tu vois ? Et devenir un quelqu'un de beaucoup plus éveillé là-dessus et potentiellement, j'en sais rien, peut-être un un autre business que je lancerai. Mais à partir du moment où j'aurais hacké ce truclà, de me dire de vraiment incarner ce plus de jeux que d'en jeu et de me dire que mon business est les business peu importe ce que je fais dans la vie, l'argent que je gagne, c'est un jeu en fait. C'est le jeu de gagner d'argent, de gagner beaucoup beaucoup, d'en gagner un peu moins, tu vois. C'est ça. Ça ne conditionne pas mon bonheur. Mon bonheur, il est à l'intérieur de moi, il est à travers le moment que je passe avec mes proches, ma femme, mon fils, dans la transmission que j'ai avec mon enfant. Ça c'est des vrais moments de bonheur dans l'instant présent. Là, l'instant que je passe avec toi pendant ce podcast, c'est un moment de kiff et de bonheur si je suis pleinement présent, tu vois. Et ça doit pas être un nombre sur un Shopify qui doit conditionner mon bonheur ou de l'argent sur un compte en banque parce qu'en plus de ça, je m'en suis rendu compte aussi avec des gens que j'ai côtoyé notamment à Dubaï qui sont multi multimilliardair millionnaires voire milliardaires. je les trouve pas plus heureux que les autres et c'est rarement je vois souvent les gens que je vois plus heureux dans ma vie c'est des gens justement qui sont beaucoup plus dans une sorte de simplicité de liberté et qui sont capables d'être présents là ici et maintenant quand ils sont dans un moment que des gens qui ont des empires et qui en fait qu' on le cerveau qui bouillonne en permanence où tu prends un café avec eux le téléphone il sonne six fois ou ils réfléchissent à un autre truc en même temps qu'il te parle. Pour moi, c'est pas ça être heureux, tu vois. Et quel rôle elle a la la souffrance dans ton bonheur ? Parce que je sais que ton père, il disait beaucoup il faut souffrir pour être beau. Ouais. Euh toi aujourd'hui, j'ai sens que tu as tu as pas mal réfléchi à ce sujet, mais la souffrance, est-ce qu'elle a un rôle dans dans ton bonheur, dans ta Ouais. Et il y a une phrase d'ailleurs que j'ai j'ai il y a il y a quelqu'un que j'adore suivre là et je suis sur son dojo, c'est Step Gentis. Je sais pas si tu vois euh tu regarderas mais pareil c'est un un je sais pas un mentor mais j'aime beaucoup écouter regarder des choses sur lui. Il est justement sur l'éveil pleine conscience et cetera. Il a fait un podcast Antoine Fontbon que tu connais sûrement et avec Antoine et ils disent tous les deux dans le sur le podcast ils disent une phrase qui est il vaut mieux être un guerrier dans un jardin euh qu'un jardinier sur un champ de bataille. Et la souffrance, je la vois comme ça aujourd'hui. Ça veut dire que si tu veux la souffrance que je vais me mettre entre guillemets au quotidien, surtout de par mes efforts physiques et sportifs, et ben en fait c'est un bagage pour moi euh pour être capable d'être prêt le jour où ça arrive euh pour avoir comment dire d'avoir en fait si tu veux le le bagage nécessaire pour pour bien appréhender toutes les les potentiels des contenus qui peuvent m'avoir m'arriver dans la vie. Et donc c'est plus de la souffrance pour de la souffrance. C'est de la souffrance d'une pour me rendre fier et parce que j'ai été élevé dans cette souffrance là et que j'en ai besoin. Elle est même viscérale. J'en ai, tu sais, j'ai du mal à me dire j'ai fait un bon entraînement si j'ai pas été me mettre dans le dur. Mais c'est plus une souffrance pour me sanctionner, c'est une souffrance pour me dire je cultive comme le le bain froid, les gens qui font du bain froid, c'est tu cultives ce ce cet inconfort au quotidien pour faire en sorte que le jour où un vrai gros inconfort arrive, je suis capable de le gérer parce que c'est mon quotidien, parce que j'ai l'habitude de me mettre dans du froid, j'ai l'impression j'ai l'habitude d'aller chercher ce cet inconfort à l'entraînement, j'ai la j'ai l'habitude d'aller chercher cet inconfort relationnel avec des discussions pénibles et pas faciles avec des gens que j'aime et que j'aurais euh normalement mis sur le côté. Bah, c'est plus dans cette démarche là que j'appréhend la souffrance désormais et plus dans ce truc de me faire mal mais plus de me dire je le cultive pour être prêt le jour où tu vois c'est complètement différent comme pris carrément. Bah écoute, c'est c'est la fin du podcast et je vais te poser une dernière question avant de peser de tradition. Maintenant, tu es tu es plus le même Hugo que le Hugo qui venait de redoubler sa 6e qui en souffrait. Ouais, j'espère. Si au moment où il retourne pour son premier jour de 6e, tu pouvais apparaître devant lui et lui dire quelque chose, tu voudrais lui dire quoi ? Ah, c'est une super question. Qu'est-ce que je lui dirais ? Euh bah je lui dirais déjà que tu as pas besoin de l'approbation des gens pour être qui tu es parce que c'est ce que j'ai cherché du coup pendant toutes ces années après. En ayant eu l'impression d'être dévalorisé, j'ai été chercher l'approbation dans le regard des gens et je me suis formé toute ma vie sur le regard des autres alors que c'est un très mauvais indicateur. J'ai pas besoin de la prouvale des gens pour savoir qui je suis personnellement. Donc déjà, je dirais de pas se former par rapport à ça, d'avoir confiance en qui il est, ce qui représente, en ses capacités humaines et physiques euh que j'ai depuis tout petit. Euh de voir ma sensibilité comme euh comme une qualité et pas comme une faiblesse alors que j'ai eu tendance dans le milieu dans lequel j'ai été et de part aussi les générations d'avant où notre sensibilité, elle a été davantage vue comme une faiblesse tu vois. en fait de le dire bah non, en fait c'est génial d'être sensible, d'être d'être ouvert à plein de choses. Euh et ouais, je pense que déjà ça serait pas mal. Mais mais c'est marrant parce que ce Hugo là de 6e, tu sais queil est il est il a pas complètement disparu. C'est juste que je dois faire un travail, une sorte d'hygiène quotidienne si tu veux mental pour faire en sorte qu'il revienne pas. Mais si demain j'arrête de faire ce travail, c'est pour ça que c'est un travail. Ça met pas tombé du jour au lendemain en disant euh par la tu vois, il y a une une auréole qui arrivé audessus de ma tête et qui a dire "Coucou Hugo, tu n'es plus le Hugo de 6e ?" Non, c'est un travail quotidien jour après jour pour ces schémas de pensée. Tu sais, j'aime bien voir dans la tête en fait depuis que je suis tout petit, il y a comme une énorme forêt avec des chemins que j'ai construit, des schémas mentaux. Et à chaque fois que quelque chose arrive, bah il y a le chemin le le chemin qui est tout tracé depuis que Hugo il était en 6e qui est tracé et mon cerveau tout de suite il prend ce cheminlà parce que je l'ai pris pendant 20 ans de ma vie. Et donc après le travail c'est de réussir à faire des créer des nouveaux petits chemins dans mon cerveau et qu'à terme le cerveau il se disent "Ah mais regarde, il y a ce chemin là qui est très cool aussi et qui te fait peut-être moins de mal que l'autre." H donc c'est tu vois et c'est un vrai travail quotidien quotidien quotidien et c'est demande de la discipline de la rigueur. Et c'est là où moi le sport mide beaucoup parce que la discipline et la rigueur que j'ai dans le sport maintenant j'essaie de le mettre là-dedans aussi. En fait, c'est comme des étirements. Si tu t'étires tous les matins, un jour tu pourras toucher tes pieds. Si tous les matins tu réfléchis sur toi, un jour tu pourras devenir la personne que tu veux être. Exactement. Et vraiment, c'est la même chose, c'est qu'en fait c'est ce travail quotidien régulier qui fait qu'un jour tu as des résultats. Et il y a plein de gens, ils ont pas conscience de ça où ils ont la flemme de le faire et ils se disent "Oui, je veux changer." Ils vont essayer un truc euh hyper hyper fort comme aller essayer de guérir d'un trauma via, j'en sais rien moi, une retraite de 2 jours, ça fonctionne pas et ça fonctionnera jamais parce que le travail, ça doit être un travail quotidien. Merci Hugo. Avec grand plaisir. Écoute, je je vais je vais mettre à travailler quotidiennement sur certaines choses, certain certains problèmes que j'ai, mais on a une dernière tradition dans le podcast. Il y a un livre où je demande à chaque invité d'écrire une phrase, une citation qui est importante pour lui. Ça te dérange pas de le faire ? Non, avec grand plaisir. Allez ou là. Et du coup, est-ce que tu peux partager avec nous la phrase que tu as écrite dans le livre ? Ouais. Bon, j'ai j'ai pas été très original. J'ai p j'ai gardé la même phrase que je garde depuis des années et que je cite tout le temps, c'est de Churchill et c'est le succès consiste à aller d'échec en échec sans jamais perdre de son enthousiasme. Moi, je l'adore parce que tu peux la comprendre de plein de façons différentes mais moi, elle me caractérise bien, quoi. C'est à partir du moment où tu gardes de l'enthousiasme dans le développement de l'être humain, de tout ce que tu veux et cetera, et ben euh les échecs en fait, ils vont venir les uns après les autres, mais ils t'amèneront inexorablement vers le succès. Je comprends comme les abonnés euh même si les podcasts ils sont nuls les uns après les autres, qui gardent de l'enthousiasme à suivre le podcast. Donc mais celui-là, j'espère qu'il a été bien. Merci Hugo. C'était un régal de toi et euh impatient de voir ton futur suite Cruel Pancake et suite de ta famille aussi. Il ne sera que lumineux. Allez, let's go. Merci. L'épisode est terminé, mais l'algorithme YouTube qui est maintenant basé sur Lia est surpuissant et peut déterminer exactement la vidéo qui te plaira ensuite. L'algorithme a décidé que c'est cette vidéo qu'il faudrait que tu regardes et qu'elle te plaira à 100 %. Avant d'aller la regarder, hésite pas à t'abonner si c'est pas déjà fait et on se retrouve pour le prochain épisode.

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