Donc notre cerveau ressemble à ça après des heures de scrolling. En moyenne, les Français [musique] passent 5h20 sur leurs écrans à consommer du contenu. C'est énorme. Je suis en face de mon mari, de ma meilleure amie, de mes enfants. Je les regarde même pas. Je ne me rends même pas compte qu'ils me regardent ou qu'ils ont peut-être besoin de moi. Quelle est la détresse qu'on cause à nos enfants quand on scroll devant eux ? Et tout ce que vous nous dites, c'est super intéressant. Si je vous demandais là de regarder votre temps d'écran. Quand on étudie les neurosciences, on étudie le cerveau comme si c'était une petite boîte [musique] isolée du reste du corps qui dirige les comportements, les émotions presque de manière arbitraire. Et on fait rarement le lien entre qu'est-ce que j'ai mangé qui pourrait favoriser un sentiment de tristesse. Est-ce qu'on peut dire que le mouvement change la chimie de notre cerveau ? [musique] Quand je bouge, je favorise la synthèse dans le cerveau de petites molécules qui favorisent la neuroplasticité. On libère des endocnabinoïdes qui limitent la douleur sans fumer un joint. Le mouvement est la seule drogue qui nous rend heureux, plus intelligent, plus créatif et [musique] plus beau. C'est le brain fog. Se sentir plus lent, avoir une humeur plate, avoir du mal à se concentrer, à être attentif au trouble de la mémoire, à un moins bon sommeil. L'isolement social, c'est plus dangereux qu'il n'y paraît. La quantité des relations sociales, mais surtout leur diversité prom ce qu'on appelle la réserve cognitive. Faire de au moins deux fois par semaine est un non négociable. Ça, on nen parle jamais. Vous êtes l'une des pionnières dans le monde francophone. En fait, c'est dangereux aujourd'hui en France d'être très exposé quand on travaille dans le milieu de la recherche médicale. Pourquoi c'est dangereux ? Est-ce que vous avez reçu des pressions ? [musique] Vous êtes de plus en plus nombreux à regarder nos vidéos et je vous en remercie. Mais la majorité d'entre vous n'est pas abonné à la chaîne. Alors, je vous propose quelque chose. Prenez quelques secondes pour vous abonner. C'est un petit geste pour vous, mais ça nous aide énormément. Et moi, en retour, je m'engage à écouter vos feedback, inviter les meilleurs experts au monde et continuer à produire un show de qualité. Je compte sur vous. Merci beaucoup. Il est 3h du matin. Vos yeux sont grand ouverts, fixés sur le plafond. Vous ressentez cette lourdeur familière dans la poitrine, cette brume qui refuse de quitter votre esprit et cette question qui tourne en boucle mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Vous blâmez le stress, le manque de discipline ou cet écran scotché à votre main qui éclaire votre visage dans le noir. Pendant que vous culpabiliser, une guere biologique invisible fait rage à l'intérieur de votre corps. Sans le savoir, trois fois par jour, vous nourrissez une inflammation silencieuse qui est en train de reprogrammer votre cerveau. Anxiété, brouillard mental, saute d'humeur. Le piège moderne s'est refermé. Nous avons créé un monde qui affame les milliards de bactéries qui dictent nos pensées. Chaque jour, à chaque repas, vous avalez votre propre détresse. Pour comprendre ce phénomène, j'ai choisi d'inviter une chercheuse capable de connecter des mondes que l'on croyait totalement dissociés. Docteur en biologie intégrative et neurooscientifique, elle mène ses recherches à l'avant-garde d'une révolution médicale, la frontière exacte entre la santé de notre microbiote et la noirceur de nos pensées. Ces découvertes en neuronutrition font aujourd'hui autorité et son travail est devenu le manuel de survie de centaines de milliers de personnes. Et ce que vous allez entendre pourrait bien remettre en question certaines idées que vous pensiez évidentes sur votre propre santé. Docteur Émilie Stanback, bonjour. Bonjour et bienvenue dans le Manal Show. Je suis ravi d'être là. Ravie de vous recevoir Émilie. Comme je vous le disais juste avant, ça fait un petit moment qu'on essaie d'organiser cet entretien. Je suis vos recherches, je suis vos travaux depuis longtemps et je peux vous dire que ça m'a énormément aidé. J'imagine comme des milliers de personnes puisque vous faites un travail remarquable. Donc vraiment, c'est un honneur de vous recevoir. Et en plus, on va parler de sujets qu'on a pas encore abordé dans le Manal Show. Donc je suis ravie moi aussi et j'ai pu consulter les sujets qu'on qu'on va aborder aujourd'hui. Je les trouve très intéressant parce que c'est des sujets dont je n'ai pas l'habitude de parler et vous avez repris des mots qui font vraiment partie du discours du grand public ou en fait du discours de l'individu qui parle dans ses propres ressentis. Et je trouve que ça c'est important parce que parfois un scientifique peut avoir tendance à à réutiliser euh euh des mots qu'on retrouve dans la littérature scientifique mais qui font pas vraiment écho avec l'histoire du patient. Euh et ça je trouve je trouve génial. Donc j'ai j'ai hâte de cette interview. Je vous propose d'entrer directement dans le vif du sujet Émilie parce que souvent on entend beaucoup les gens dire "Je me sens fatigué, j'ai l'impression d'être dans le brouillard, j'ai une forme d'anxiété, j'ai même l'impression de ne plus vraiment savoir réfléchir alors qu'on a jamais eu autant de confort aujourd'hui." Comment vous vous expliquez ce paradoxe ? On on a aujourd'hui un mode de vie qui ne correspond pas euh au mode de vie dans lequel nous avons évolué et pour lequel nous nous sommes adaptés pendant des centaines des milliers d'années. Et notre mode de vie aujourd'hui est tellement différent de ce que de ce dans quoi nous devrions vivre que cela peut nous rendre malade. Comment nous sommes passés d'athlètes d'endurance ? Nous étions des athlètes d'endurance. Il fallait bouger pour trouver à manger. Et quand on trouvait à manger, ça pouvait être des tubercules très riches en fibres, pauvres en calories, des fibres qui nourrissent le microbiome intestinal. Ça pouvait être des biches en antioxydants. La viande, ça aurait été la viande maigre. On avait pas des viandes qui étaient bourrées, gavé, sans bouger, complètement sédentaire et nourri avec des aliments qui ne sont pas ce qu'elle elle-même devait manger. Enfin aujourd'hui. Euh donc notre on est très sédentaire, on a une alimentation qui n'est plus du tout frugale et celle que qu'on avait autrefois. On a perdu une sorte de confort dans un sens parce qu'on vit à un rythme totalement frénétique. Euh tous les jours, on est stressé. Et paradoxalement, même si pas aujourd'hui j'ai une journée de travail assez intense, je peux trouver à manger partout, ben j'ai pas j'ai peut-être pas toujours, c'est c'est pas le cas, mais trouver le temps de manger, le temps de manger quelque chose de qualité, le temps de prendre le temps de respirer, de de de laisser l'intestin travail. Et on vit dans un dans une situation euh qui favorise le stress chronique, euh trouble du sommeil, enfin c'est notre mode de vie entier qui est à repenser et c'est notre santé entière qui est mise à mise à feu, si on peut dire ça comme ça. Ouais, mais totalement. Et quand je vous entends parler, Émilie, est-ce qu'on peut dire en fait que est-ce que c'est notre mode de vie qui dérègle notre cerveau sans même qu'on s'en rende compte ? En fait, aujourd'hui, on parle très peu de l'impact de notre mode de vie sur le cerveau. Hm. Euh et je trouve ça assez euh euh intéressant parce que à la fois quand je parle, je parlais autrefois avant que le livre rencontre un tr de succès et même dans la recherche médicale et scientifique, donc j'ai fait des études de neurosciences et quand j'ai expliqué à mes superviseurs, mes promoteurs ou mes PI comme on dit, que je voulais me diriger vers le lien entre alimentation et santé mentale ou capacité cognitive des clins cognitifs, comment ils ont réagi ? Un peu étonnant. Et en fait, à chaque fois les stages de recherche que j'ai fait lors de mon premier master du 2uxè ou quand j'ai décidé de me tourner vers un doctorat, les personnes qui m'entouraient étaient d'abord un petit peu étonné. Quand on étudie les neuroscien, on étudie le cerveau comme si c'était une petite boîte isolée du reste du corps qui dirige les comportements euh les émotions presque de manière arbitraire. Je suis triste. Bah euh en psychologie, on va étudier ce qui s'est passé qui pourrait expliquer pourquoi on est triste. Et on fait rarement le lien entre qu'est-ce que j'ai mangé qui pourrait favoriser un sentiment de tristesse. Alors, je ne dis pas que quand je me sens triste, c'est deux fils parce que j'ai mangé quelque chose d'inadéquat. Évidemment, les traumatismes, les événements qu'on vit ont un impact. Et je dis pas non plus que les psychologues nient totalement l'impact de l'alimentation, mais dans un cursus classique, il nous les était jamais recommandé de faire un lien avec le microbième intestinal, l'alimentation. Euh j'ai vraiment dû créer des études qui n'existent pas. En fait, j'ai voyagé dans plus de quatre ou cinq pays différents pour faire mes études et à chaque fois demander presque une dérogation à mes professeurs pour faire un stage dans un domaine qui n'avait aucun lien. Mais heureusement, à chaque fois que je me dirigeais vers un nouveau chercheur pour quitter, donc par exemple, je fais un master, je veux faire un stage dans un certains sujets, la personne qui me recevait en stage était très intéressée d'avoir un profil atypique par rapport à son propre laboratoire qui va étudier ce sujet. Donc oui, on fait pas vraiment le lien entre le mode de vie et le cerveau. C'est ça. Et je pense qu'on le fait de plus en plus mais qu'on a encore plein de choses à découvrir. Et c'est ce qu'on va essayer de faire justement durant cet entretien. Je vais vous montrer quelque chose. Une vitamine pour l'énergie, des probiotiques pour la digestion, des antioxydants, un complément pour les cheveux, un autre évidemment pour la peau. Bref, prendre soin de soi peut littéralement ressembler à ça. Et je sais de quoi je parle parce que chez moi, j'ai littéralement une étagère entière remplie de compléments. Alors, quand j'ai découvert qu'on pouvait prendre le problème à l'envers, bah ça m'a tout de suite intrigué. Et si on arrêtait d'ajouter quelque chose et qu'on essayait de tout simplifier, c'est l'idée derrière effet cupure de Foreo, le partenaire de cet épisode. Une seule boisson une fois par jour et à l'intérieur 85 ingrédients actifs de haute qualité, des vitamines, des minéraux, des antioxydants, des probiotiques. Une formule conçue pour accompagner les apports nutritionnels quotidiens, notamment pendant une période de perte de poids. Comment ça fonctionne ? C'est très simple. un verre d'eau, une dose, on mélange et c'est prêt. Personnellement, j'ai pris fruits des bois. Je vous le conseille parce que c'est très bon. Ce que j'ai là dans ce verre équivaut à 21 compléments individuels. En plus, la formule est végane sans sucre ajouté et sans gluten. Et c'est ce que j'aime vraiment dans l'idée de FQ pur. prendre soin de soi sans transformer sa routine en un job à pleintemps. Si vous avez vous aussi envie de simplifier votre routine, vous avez 30 % de réduction avec mon code 30 manal valable sur le coffret Effet Cupur et sur de nombreux autres produits Foreo. Je vous mets évidemment toutes les informations en description et merci à Foreo de nous accompagner sur cet épisode et de soutenir notre travail parce que vous savez derrière chaque entretien, il y a énormément de recherches de tournage, de post-production et ce sont aussi ces partenaires qui nous permettent de continuer à vous proposer des épisodes de qualité, exigeants, longs et totalement gratuits. Mais vous l'avez dit, vous avez voyagé, vous avez fait beaucoup de recherches dans tout ce que vous avez observé. Qu'est-ce qui vous a le plus surprise ? C'est l'impact de notre mode de vie sur notre nos capacités cognitives et le déclin cognitif, le risque de développer des maladies comme la maladie d'Alzheimer. Ça on en parle jamais. Or, ce que je mange influence le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Ce que je mange peut déclencher la maladie d'Alzheimer. On observe pour de très nombreuses maladies que le mode de vie a un rôle clé. Par exemple, la maladie d'Alzheimer ou certains cancers sont attribu enfin sont attribuables pour environ 4 cas/ 10 plutôt à des facteurs du mode de vie enfin que queautre chose. C'est important. 40 % éviter une maladie à 40 % c'est énorme c'est énorme. Et ça on en parle je trouve jamais. Pourquoi selon vous ? Pourquoi on en parle pas suffisamment ? Ça c'est un une croyance personnelle. Euh c'est c'est pas la scientifique qui parle, c'est plutôt Émilie. Je pense que dans la recherche médicale et scientifique euh on s'intéresse bien plus à la manière dont on peut soigner des maladies une fois qu'elles sont déjà là plutôt qu'à la prévention. euh à cause du fonctionnement de notre société. Euh parfois, j'ai l'impression que c'est c'est l'ancienne médecine vraiment c'est moi qui parle, mais les anciens des anciennes générations trouvent plus prestigieux d'étudier une maladie qu'on peut soigner et on l'impression que ça ne sert presque à rien d'agir sur la sur la prévention qu'en fait je pense que c'est encore méconnu le fait que beaucoup de maladies se préviennent. Hm. J'ai jamais entendu un médecin généraliste me dire euh expliquer à mes parents euh ou à moi plus jeune que le manque de sommeil ou l'alimentation ou l'activité physique pouvait avoir un impact sur autre chose que le risque de prendre du poids ou pas. Est-ce que la médecine moderne n'a pas intérêt à prévenir les maladies ? Est-ce que justement il faut faire un travail de fond sur le système ? Évidemment, parce qu'en fait si on prévient les maladies, c'est des milliards d'euros qui sont économisés au niveau de la société. Donc nos politiques, je trouve auraient tout intérêt à agir euh pour sauver la peau de nos systèmes de santé. En fait, nos systèmes de santé sont totalement saturés. On n pas intérêt à tomber malade aujourd'hui mais il y a des forces puissantes en face qui elles n'y trouvent pas leur intérêt. Et donc ni nous Oui, peut-être oui [rires] ni nous disons les choses hein. Euh peut-être oui mais en tout cas nos politiques et nous les êtres humains aurions intérêt à faire bouger les choses pour maximiser la prévention. Et je trouve qu'un sujet récent et qui est assez alarmant cette histoire sur le cadmium qui est un un métal c'est un toxique cumulatif qui est extrêmement toxique pour à plein d'égard. À peu près 23 % je crois c'est je suis correct des fractures chez les femmes de plus de 55 ans qui souvent de l'ostéoporose sont attribuables à au cadmium. Waouh ! Ça représente plus de 2 milliards d'euros pour la société française. Ben si on ne parle que de ce problème là, mais il y a aussi les cancers, les troubles neurodéveloppementaux, le cadmium est un toxique. Vraiment ces sujets sont alarmants. Je pense que les Français, je ne sais pas qui, devraient faire bouger les choses pour enfin, je ne sais pas qui, je je vais dire personne, mais devrait faire bouger les choses pour économiser beaucoup de charges à la fois pour l'État, mais aussi pour les individus. Euh et ce sont des choses qui sont tout à fait évitables et qu'on pourrait prévenir et qui nous semblent tellement évidente en réalité. Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples d'aliments dans lequels on peut retrouver le canum ? les abas, les crustacés ou le chocolat noir. Sauf que moi Émilie, je ne me nourris pas quotidien d'abas de crustacé, un peu de chocolat noir. Noir euh [rires] voilà, ça dépend pour qui, mais c'est du chocolat noir. On parle pas de chocolat au lait ici. Euh et en fait, quand on regarde ces aliments qui sont une source de calmium très importante, il ne participe pas à la charge euh il contribue pas de manière majeure à la charge en calmium de par exemple Émis Senbach. et euh toutes les personnes qui regardent peut-être cet épisode, ce qui pose problème, c'est le fait, c'est la monotonie alimentaire, le fait qu'on mange énormément de pain, de pommes de terre, de riz et le fait qu'on ne varie pas et qu'on ne diversifie pas les sources euh et que ces aliments sont également sources de calum et problématique. En fait, les conseils c'est varier et diversifier. Si je ne mangeais pas que du pain, des pommes de terre et du riz, mais que je mangeais beaucoup plus de légumineuses, par exemple, je réduirai euh le risque toxicologique parce que les légumineuses sont très pauvres en cadmium. Donc le piège, et c'est la première fois que j'entends ce terme, hein, c'est la monotonie alimentaire. Ouais. La monotonie alimentaire est problématique euh à plein d'égards, un risque de carence. Euh le rien que par rapport aux fibres, le fait de de d'avoir une monotonie alimentaire peut être problématique. Euh et en plus de cette monotonie alimentaire, je dirais ce le fait de manger tout blanc comme une personne âgée ou un bébé est problématique aussi. Du pain, des pommes de terre, du riz euh ou des légumes qui ont poussé dans des ces qui sont très inintéressants d'un point de vue nutritionnel. Parlons de la salade iceberg que beaucoup de gens consomment en pensant bien faire. C'est très c'est inintéressant d'un point de vue nutritionnel. Pourquoi pas acheter de la vraie salade pourpre et c'est pas parce qu'elle croustie forcément elle est bonne la salade iceberg. Et donc il faut vraiment varier, diversifier les sources. Peut-être qu'on qu'on en parlera plus tard mais alors moi je consomme beaucoup de salades. Donc juste pour savoir laquelle choisir la prochaine fois notamment en salade César ou des choses comme ça. Vous me conseillez laquelle ? celles qui sont plus colorées. Alors, de manière générale, quand on choisit des aliments du rène végétal, on cherche donc la variété, la diversité. Donc je Oui, c'était français. Pas que des épinards, pas que duquel, non, on varie tout le temps. Mais essayer de chercher des aliments qui ont des par rapport aux légumes à feuilles vertes et crucifères, des aliments qui ont des couleurs très vibrantes, euh du vert foncé, du pourpre, ce genre de choses. C'est assez intéressant. Donc euh cela témoigne d'une plus haute teneur notamment en polyphénol et je vais pas citer des noms de certaines molécules mais qui ont des euh qui sont considérés comme des antioxydants puissants. Donc si demain au supermarché où j'espère dans un producteur qui rassemble des producteurs de qui travaill en circuit court, vous trouvez des salades violettes pourpres très vert foncé, mais prenez une pourpre et une très verre foncée plutôt que celle qui est dans une barquette en plastique, dans du plastique, sous les lumières très intenses du supermarché qui vous attend là 25 jours. [rires] Voilà. Exactement. Très bien. Bon, pour en revenir au cerveau, comment vous Émilie vous avez fait ce lien entre alimentation et santé mentale ? Est-ce que vous avez expérimenté quelque chose à titre personnel qui vous a amené sur ce terrainlà ? Hm hm. Euh ben je je souffrais mais aujourd'hui je vais dire juste que je présente un trouble de l'attention et hyperactivité d'autres troubles de l'apprentissage. Et à l'époque euh la seule manière de me traiter c'était de donner des médicaments euh du méthylphénidate. Vous appelez cela la ritaline en France souvent concerta en Belgique plutôt de la riz latine. Euh et vous avez pris ça dès le plus jeune âge pendant des années. C'était c'était ma cocaïne légale, je pense, de mes de mes 12 à 18 ans. Ah ouais quand même. Dans une période de vie très importante pour le développement. Oui, mais sans ce médicament, je le dis, je le redis, je ne pense pas que je serai ici aujourd'hui. Ah je serais peut-être pas vivante. Ça m'a permis de de finir ma scolarité. Ça m'a permis de prendre confiance en moi, tisser mes premières amitiés. Euh il y a eu j'ai souffert d'effets secondaires importants. Euh ce médicament euh a favorisé enfin dans notre société en tout cas enfant en prenant ce médicament, j'avais l'impression que j'étais quelqu'un d'anormal qui devait prendre un médicament pour avoir une place pour être aimé en fait même. Oui. Pour être aimé. Et donc j'ai souvert de stigma lié au TDH et au traitement euh de de voilà plein d'effets secondaires. Mais j'ai découvert de manière assez intuitive. J'ai eu des changements de d'alimentation, de mode de vie qui m'ont, je crois vraiment fortement aidé à l'époque. Et c'est beaucoup plus tard dans mes études que je me suis rendu compte que ce que je faisais avait un fondement scientifique et j'ai bénéficié de l'encadrement d'une neurologue brillante qui m'a vraiment qui qui a dessiné ma carrière en fait parce qu'elle m'a fait lire des articles qui parlent de ce sujet-là. Elle m'a fait rencontrer des chercheurs qui étudiaient le lien entre ce que je mange et la manière dont je me sens ou mes capacités cognitives. Et là, je je me suis dit que j'allais en faire ma carrière. Donc, j'ai totalement bifurqué. J'ai été étudié au Pays-Bas, euh en Angleterre et j'ai fait des voilà, on en a parlé plus tôt, mais Ouais. Donc, c'est une rencontre très importante pour vous. Mais aujourd'hui, avec votre bagage scientifique, euh qu'est-ce que vous auriez fait à l'époque à la place de ces médicaments ? Jamais. les connaissances que vous avez aujourd'hui. J'aurais je pense très certainement que j'aurais pris le médicament parce que et en fait je pense que euh être antimédicament c'est pas très sérieux. Aujourd'hui, on peut vivre jusqu'à 83 ans en France en moyenne. C'est aussi et très série grâce au vaccins, grâce aux antibiotiques, à la médecine moderne. Et ça, je pense que beaucoup de personnes le nient aujourd'hui et c'est vraiment dommage et c'est presque même prétentieux. Je sais que des personnes qui s'intéressent à mes travaux, je rassemble aussi des personnes qui sont euh parfois sceptique h de de comme si en fait on on refusait les traitements. Et ce que j'aimerais dire aujourd'hui, c'est si je souffre de dépression, si je souffre d'un trouble anxieux qui altère ma qualité de vie, si je souffre d'insomnie, si je traverse la périménopause, que je ne dors plus, que je suis anxieuse et que j'ai perdu confiance en moi, aller voir un médecin expert de mon trouble de santé parce que c'est pas un manque de contrôle de soi, de souffrir d'obésité, de dépression, d'anxiété. C'est même si on veut s'en sortir, ce sont des maladies extrêmement complexes, multifactorielles, il faut chercher de l'aide. Prendre un médicament, que ce soit un analogue du GLP1, un antidépresseur ou un anxiolitique peut aider à mettre en place des stratégies euh autres pour améliorer son mode de vie et sauver sa peau, retrouver une excellente qualité de vie. Le piège, c'est de devenir dépendant de ces médicaments. Vous vous avez arrêté à l'âge de 18 ans, puis vous avez une carrière scientifique qui vous a permis de découvrir autre chose. Exactement. Le souci, c'est quand les gens deviennent accros, deviennent dépendants et ne peuvent plus se sortir en fait de cette bulle. Et je dirais plutôt que le souci, c'est quand un expert de santé donne le médicament et aucun autre conseil avec. Ah, vous souffrez de dépression h voilà un antidépresseur. Mais en fait, c'est normalement c'est censé être rarement le cas. Cela dit, pendant mon doctorat, j'ai traversé des périodes extrêmement difficiles d'un point de vue santéal. D'ailleurs, je pense que je ne l'ai jamais abordé euh sur un podcast, mais j'ai vraiment eu des moments où j'ai totalement perdu la boule à des des insomnies chroniques, une anxiété morbide. Euh me réveiller en plein milieu de la nuit en ne pensant que à mes recherches, avoir des sueurs, réveiller mon mari en disant "Oh, j'ai un congrès de main." J'étais je pense cette cette envie de c'est mon perfectionnisme, l'envie d'exceller, l'envie de prouver aux autres mais surtout à moi-même parce que j'ai vraiment besoin de ça dans la vie. Sans doute à cause de ce de tout ce que j'ai vécu dans l'enfance. On m'a dit "Tu n'arriveras jamais à rien. J'ai besoin de prendre ma revanche." Vous aviez une pression supplémentaire. Oui, ma maman m'a dit "Je te souhaite une seule chose, c'est que tu enfin ma dit plus mais elle me disait "J'espère que tu tu vas enfin te rendre compte que ça suffit de de te prouver que tu es à la hauteur." Je pense que tu l'as prouvé à tout le monde et en fait il y a plus que toi qu'il faut convaincre. C'est mignon. Je suis depuis que j'ai accouché, je suis tout le temps émotivé. J'ai tout le temps un permis de de pleurer. Euh parce que c'est une phrase qui est forte aussi hein. Ouais. Ouais. Ça fait réfléchir quoi ce qui ou je suis dit aïe aïe, il y a que ma maman qui peut me parler comme ça. Il a tellement raison. Et du coup, j'ai été voir un psychiatre parce que je me suis dit "OK, je ne dors plus, je souffre d'anxiété et même moi je je médite, je fais du sport." Mais en fait quand on on est dans un état où ça va très mal, finalement le sport il peut glisser ma méditation aussi mon exercice de journaling. On on se trouve dans un tel état de santé mentale qu'on narrive plus à prendre soin de soi. Et donc j'ai été voir un psychiatre et lui m'a dit il y a qu'une seule chose à faire, vous arrêtez votre thèse. Voici une prescription d'Alprasolâ genre du Xanax. Euh j'ai pas arrêté ma thèse, j'ai pas pris de de Xanax. et j'ai voir quelqu'un d'autre. Mais donc parfois c'est le problème qu'on fasse face à un médecin qui va prendre des shortcuts et pas vraiment nous dire "Attends, le problème là c'est tu vas prendre un petit congé et on va remettre en place une routine d'activité physique. Je vais t'aider. On va prendre on va on va s'en sortir pour vraiment mettre des choses en place. On va changer ton alimentation et on va te remettre sur pied en plus de l'anxiolitique qui va te permettre de bien dormir. C'est très rare et moi les témoignages en tout cas qu'on reçoit, c'est effectivement beaucoup de médecins qui vont utiliser comme vous dites les shortcuts. Donc c'est pour ça aussi qu'on essaie voilà de partager toutes ces connaissances avec les personnes qui nous écoutent et pour leur donner aussi les outils nécessaires pour avancer et faire les bons choix et prendre les meilleures décisions pour leur santé. Je veux juste dire une chose. Aujourd'hui, on fait beaucoup de doc bashing. Il y a beaucoup de médecins qui sont excellents et qui s'intéressent de plus en plus à l'importance du mode de vie. Surtout dans c'est plus des histoires d'ancienne génération. Voilà, c'est ça, c'est ce que j'allais dire. Surtout les nouveaux médecins de la nouvelle génération comme vous Émilie. C'est pour ça que j'ai beaucoup apprécié vos recherches et votre travail où là on sent effectivement qu'il y a une vraie avancée. Il y a des nouveautés, il y a des sujets tabou maintenant que vous brisez, vous parlez de santé mentale, enfin vous faites énormément de choses qu'on a jamais entendu auparavant. Et d'ailleurs, bravo pour ça parce que vous êtes l'une des pionnières dans le monde francophone. Moi, j'ai entendu ces choses-là il y a quelques temps, mais plutôt dans le monde anglo-saxon. Et donc c'est pour ça que je dis dangereux aujourd'hui en France d'être très exposé quand on est quand on travaille dans le milieu de la recherche médicale. Pourquoi ça ça m'avait posé un peu problème dans le passé. On appelle ça un pseudocientifique, un scientifique très exposé. Ouais. Je pourrais passer, j'aurais pu passer 100 % de mon temps à faire de la recherche et 0 % de mon temps à être exposé. Ça aurait sans doute fait de moi un meilleur chercheur aux yeux dans notre culture française. Être exposé quand on est un médecin ou un scientifique, c'est pas c'est pas spécialement bénéfique par rapport à à notre image bah de scientifique ou de médecin. On est jugé assez négativement par nos pères. D'accord. Et ça j'en ai parlé avec beaucoup euh de médecins ou de scientifiques qui sont présents sur les réseaux sociaux. On se fout de notre gueule. D'accord. Ouais, c'est pas Mais ça doit être difficile quand même. Euh oui, c'était difficile. En fait, moi je je je me suis juste dit euh à la fin de mon doctorat, j'ai eu cette opportunité d'écrire un livre et je me suis dit en fait je ne serai jamais aussi jeune, je ne serai jamais aussi connectée aux problématiques actuelles. Je ne pourrai jamais vulgariser aussi bien qu'aujourd'hui parce qu'en vieillissant mon discours va se rigidifier. Je vais devenir plus peureuse et c'est aujourd'hui que je suis le plus capable d'avoir un impact important et faire ce qui pour moi c'est la seule mission de ma vie avoir laissé quelque chose de positif ici sur terre et écrire un livre comme celui-ci avec énormément de conseils extrêmement pratique et didactique où on vulgarise donc il faut accepter de faire des compromis pour que ce soit un message qui est bien compris par par le le grand public j'aime pas dire les disons les mol ça ça fait très c'est très plaisant de dire le grand public les mold du et les sorciers euh c'est faire des compromis c'est c'est stressant en tant que un expert de santé j'aime pas m'auto proclamer expert de santé mais c'est stressant donner des recommandations même si elles sont issues de la littérature et des dernières recherches c'est stressant et chaque fois que je quitte une interview ce soir je couché j'ai pensé à ce qu'on s'est dit et je me suis dit "Ah, j'ai dit ça" mais j'aurais dû préciser les mécanismes, j'aurais dû dire le vrai nom et cetera parce que des gens vont regarder cette interview et se dire "Quel imposteur !" Hm. Ah oui, vous vous mettez une pression énorme. Mais quand on demande à des dirigeurs des directeurs de laboratoire quand j'en rends compte, "Est-ce que vous me prendriez dans votre laboratoire avec euh mon parcours maintenant atypique où j'étais très fortement exposé notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias ? qui me disent "Ah moi oui" parce que je trouve que c'est passionnant et fondamental mais sans doute que la plupart des autres laboratoires non. Donc à mon avis peut-être que eux non plus. Mais peut-être qu'il faut essayer de lâcher prise et moins écouter ce que les gens disent plutôt se fixer sur les résultats. Parce que clairement Émilie, quand on voit le travail que vous faites et les résultats que vous récoltez aujourd'hui, que ce soit à travers votre livre ou votre exposition médiatique comme vous le dites hein, vous aidez des milliers de personnes et je pense que c'est ce qui compte le plus aujourd'hui. Clairement ou et j'en suis très contente. Ceci étant dit, j'aimerais quand même savoir Éminie, est-ce que vous avez reçu des pressions ? Non. Non, je ne pourrais pas en parler ici. J'ai reçu des formes de harcèlement à certains moments à cause de mon profil euh ben à cause de mon exposition. C'est fort harcèlement quand même. Je pense qu'on oui qualifier ça vraiment de de harcèlement. Ouais. Donc il y a encore un vrai souci aujourd'hui dans le monde médical. Être un endro parce que je ne suis pas du tout français. Je ne dirais pas que j'ai l'ura de de ce de ce chercheur ou un Matthew Walker. Les voulettes d'être c'est cool. Ouais. En France, ça peut être pour les personnes extrêmement euh enfin les vuras de laboratoire, disons. Vous recevez des pressions de la part de qui ? De personnes qui font la même chose que vous ou dans votre milieu d'académicien pur et dur ? D'académicien pur et dur. Honnêtement, j'imaginais pas que vous évoluez dans un milieu aussi difficile, sachant qu'en plus vous avez un background de santé mental. Très prestigieux. faire de la recherche académique, c'est pour moi euh le c'est une vocation. Les chercheurs dédient leur vie à la recherche académique quand ce sont des vrais académiciens. C'est un travail qui est extrêmement difficile, rigoureux, très très très mal rémunéré en France. H pendant mon doctorat, je gagnais à peu près 1300 € ou 1400 € par mois en vivant à Paris. C'est quand même pas très agréable. Ouais. Euh ce sont des postes où on reste avec un CDD pendant des années. C'est difficile d'obtenir un aux États-Unis, on peut devenir, j'ai une copine qui est maintenant professeur à Berclé. Elle a 3 ans de moins que moi, elle vient de fêter ses 30 ans. En France, on devient professeur de la et directeur de laboratoire très tard. Très tard. après avoir parfois dû donner des des coups de coudes pour s'en sortir et euh cela peut expliquer notamment le fait que quand on a un profil où à la fois on est exposé, à la fois on a fait de la recherche, à la fois euh et bien en fait on prend peut-être la place d'un autre chercheur qui consacre totalement sa vie. Donc c'est aussi compréhensible. Je pense que euh la France ne prend pas ses point soin de ces de ses académiciens, de ces de ces chercheurs. En tout cas, c'est un milieu difficile, c'est un milieu de requin. Hm hm. Faut être armé, faut avoir beaucoup de courage, j'ai l'impression, pour évoluer. Ça peut même parfois dégoûter euh de ce qu'on fait. Il faut être passionné. Faut être passionné. Ouais. Aujourd'hui, je ne travaille plus dans un laboratoire. J'y retournerai. et j'ai un tout petit bébé à la maison et je m'étais promis de ne pas avoir une position dans un laboratoire en étant maman euh parce que travailler le weekend ou avec des produits qui sont potentiellement dangereux pour ma santé, j'espère avoir plusieurs enfants. Bah euh j'ai pas envie de de d'avoir ce mode de vie et d'être jeune maman. Euh mais j'y retournerai parce que c'est le seul métier qui euh m'anime de cette manière-là. C'est c'est une passion, c'est une vocation. C'est voilà décider de faire énormément de compromis aussi d'être h de travailler dans la recherche médicale. En tout cas, moi j'espère que vous ne lâcherez jamais. Non non, je lour je lâcherai pas et peut-être que j'ai des des pas une image très sombre, mais c'est juste que c'est vrai qu'il faut reconnaître que euh la vulgarisation n'est pas très bien vue et c'est difficile d'entretenir un travail de vulgarisation aujourd'hui en France, même si les choses bougent un peu mais quand même lentement. En tout cas, merci de le faire aujourd'hui. Pour en revenir à vos études, j'aimerais savoir quelle est l'habitude moderne la plus dangereuse selon vous pour notre cerveau ? S'il s'agit de restaurer la forêt amazonienne, on va pas rajouter un insecte ou changer l'état du sol à un endroit. Il s'agit de s'intéresser à l'écosystème. C'est pareil pour notre santé. Si je veux être en bonne santé, c'est un ensemble de pratiques interconnectées qu'il faut euh euh attaquer pour se sentir mieux. Et c'est pour ça qu'en fait, j'ai écrit cette espèce de protocole de mode de vie à la fois très pratique et qui euh je m'attaque au sommeil, à la gestion du stress, à l'alimentation, à l'activité physique, l'importance des relations sociales, un ensemble de pratiques. C'est comme ça qu'on modifie son qu'on qu'on met toutes les gens de son côté. Mais on a l'impression qu'il y a tellement de choses à faire. Si on devait commencer par une seule chose, ça serait quoi ? Les deux piliers du mode de vie qui sont plus facile à attaquer. Bien que cela ne dépend pas simplement d'un contrôle de soi, c'est l'alimentation et l'activité physique. Alimentation, activité physique. Alqué et pour l'activité physique, j'aimerais bien parfois avoir un discours magique comme certains coachs autoproclamés qui vont dire "Faites du pilatreform." meure deux fois par semaine, sautez et faites du hit autant blab blabla et tout changera. En fait, non, le premier conseil limiter fortement la sédentarité. Je me lève toutes les heures et je marche tous les jours. Si on fait ça, on regarde, on commence à regarder d'autres choses. Par exemple, faire du renforcement musculaire, pratiquer du renforcement musculaire au moins deux fois par semaine est un non négociable. Mais si vous me dites que vous marchez 30 pas par jour, qu'en fait ici on enregistre je ne sais pas l'épisode de podcast dans votre maison euh que vous vivez à l'étage du dessus et que vous descendez en bas pour vous faire un café, je vous dirai la première chose à faire, c'est de marcher. Mais donc la limiter la sente arrêté, c'est la première chose. Et concernant l'alimentation, je dirais que la première chose à faire, c'est de consommer une alimentation qui est brute et puis on peut s'intéresser à d'autres facteurs. Donc on limite les aliments électransformés par exemple. Donc pour commencer limiter la sédentarité, ça c'est vrai, c'est un sujet qui revient beaucoup. On reste beaucoup trop assis. Donc on limite la sédentarité comment ? En commençant à bouger, pas forcément en comme vous dites en faisant des tonnesform des pilatesform. Même si le pilatre former c'est génial. J'adore. Ouais vous en faites ou moi aussi c'est quand même génial. Mais effectivement, la chose la plus importante, c'est de bouger, de marcher, euh de bouger, de faire des trajets et de pas rester assis devant son ordinateur ou sa télé, ça on est d'accord. La deuxième chose, manger des aliments bruts h au maximum, donc non transformés. Ça c'est deux choses vous pensez que les gens arrivent à faire aujourd'hui ? Non. Non, pas du tout. parce que ça semble tellement facile. Aujourd'hui euh en moyenne 23 27 % de nos calories chez les Français sont issus d'aliments ultra transformés. C'est énorme. Ça veut dire que euh sur mes 2000 peut-être calories que je consomme par jour, euh 500 je les retrouve dans des chips, dans des glaces, dans des céréales de petit-déjeuner multicolore, euh c'est beaucoup. Et si c'est la moyenne, il faut penser donc moi je me suis dû très loin ça. Je mange pas vraiment ce type d'aliment. Bien que ça m'arrive avec beaucoup de plaisir. Vous êtes humaine après tout. Euh d'autres personnes, on consomme bien plus. Euh et pour l'activité physique, la majorité des Français et même des enfants se situe bien en dessous des recommandations internationales. Donc limiter la séarité, faire on va dire 300 minutes par semaine d'activité à intensité légère ou modérée d'activité cardio, la marche, le vélo et cetera. et au minimum deux séances de renforcement musculaire qui visent à renforcer l'ensemble des chaînes du corps. Donc c'est pas juste abdopsier le samedi matin. Hm hm hm hm. Je m'intéresse aussi à mes quadriceps, à mon dos, à mes épaules, mes biceps, l'ensemble des muscles du corps, même si on a les filles qui font du pilatriformer. Et attention parce que c'est c'est c'est assez prétentieux, le dire, parce que c'est inaccessible pour la majorité des gens. Euh et c'est ça le problème aujourd'hui, c'est que pourquoi c'est inaccessible ? Ça coûte très cher de faire du budget. Oui. Euh et c'est un peu le problème je trouve aujourd'hui des réseaux sociaux, c'est qu'on perd totalement le bon sens. On voit des filles qui nous disent "What I eat in a day ? Ma routine d'activité physique en un jour." Oui, mais en fait pour la majorité des Français, on va pas faire du reformer à 4 € la session pour être en bonne santé. On n pas un personal trainer qui vient à la maison deux fois deux fois par semaine et on ne mange pas du matcha et euh un morceau de black engus enfin [rires] de pâturage de filère oméga 3 bio. Ouais. Non. Ouais. Et vous savez ce que j'ai compris c'est que souvent c'est le genre de personne qui va faire ça une journée ou deux qui va se filmer et qui va donner l'impression que c'est son mode de vie. En réalité, il faut se méfier de ce qu'on voit sur les réseaux pour être très étonné. Exement. Voilà. Et [raclement de gorge] on m'a demandé plein de fois de faire what I eat in a day. Mais en fait, c'est dangereux aussi parce que ça favorise les troubles du comportement alimentaire. Euh en fait si je montre ce que je mange moi aujourd'hui, je suis petite et ça ça se voit pas en caméra. Euh j'ai pas de je je mes os sont assez euh fins. Ça sert à rien de dire d'ailleurs qu'on a les eaux quand au laboratoire des gens disaient venez en disant oui mais j'ai les eaux lourds. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? En fait ma sauce elle peut varier euh autour de 2 kg mais j'ai jamais vu quelqu'un qui arriv avec une main sauceuse de 20 kg. [rires] Jamais. Oui oui, je les e au lourd. Oui oui monsieur, c'est surtout de la masse grasse viscérale mais je ne dirai [rires] rien. Euh je me suis perdu dans mes satises. Mais euh qu'est-ce que en tout cas oui tout ça pour dire qu'effectivement faut pas croire tout ce qu'on voit sur les réseaux. Voilà. Exactement. Et quelqu'un d'autre mangerait peut-être beaucoup plus et est en excellente santé et il faut pas essayer de manger comme quelqu'un d'autre. Juste pour rester sur cette thématique de la sédentarité parce que c'est quand même la crise, le fléo de notre siècle aujourd'hui. Le fait de d'être trop sédentaire, de ne pas bouger suffisamment, qu'est-ce que ça fait concrètement à notre cerveau ? C'est grand malade en fait. La sédentarité est un facteur de risque largeur, de mortalité, de énormément de maladies, notamment les cancers. On est câblé pour bouger et si on est réfléchi, le mouvement c'est la vie. Il y a pas de vie sans mouvement. Je trouve rien à manger et je ne me reproduis pas. Peut-être que ce sont nos deux besoins primaires, reproduire notre espèce et trouver des calories. Euh et donc depuis toujours, le mouvement a été fortement à la fois récompensé si je suis de mauvaise humeur, un petit peu grumpy, fatiguée, le moral dans les chaussettes et que je pars courir, au début je la flemme. Je peut-être mettre ma playlist préférée et très vite en tout cas moi qui parce que pour certaines personnes, le mouvement n'est jamais apprécié mais c'est quand même une minorité. très vite, je vais retrouver une confiance en moi, une sorte de clarté mentale pour utiliser un vocabulaire. Voilà. Puis je vais me sentir fière de moi. Je vais avoir des nouvelles idées. Je je me sens pousser des ailes. Et parfois quand on on dépasse un certain point dans l'activité physique, on peut atteindre ce que certains appellent le runner high qui est un état que certaines personnes associent à des états qu'ils ont pu reconnaître avec certaines drogues. D'ailleurs, un chercheur très connu a dit que c'était similaire à prendre un Xanax un verre de vin ensemble. Je l'ai jamais fait l'expérience, je ne souhaite pas mais c'est pas quelque chose qu'on considerait en tout. Quand on se met en mouvement, on libère des neurotransmetteur et hormones qui modifient totalement notre état d'esprit, notre humeur. On libère des endocanabinoïdes qui limitent la douleur sans fumer un joint. On on a aussi un plus de flux sanguin vers le cerveau, donc plus de nutriments, plus d'oxygène. Quand je bouge, je favorise la synthèse dans le cerveau de petites molécules qui favorisent la neuroplasticité. Donc je lutte contre mon déclin cognitif à chaque fois que je bouge. Euh quand je bouge, mes muscles libèrent des des euh molécules dites anti-inflammatoire. Euh le mouvement est peut-être la seule drogue parce que certaines personnes appellent ça une drogue même si ça ne l'est pas qui à la fois nous rend heureux, plus intelligent, plus créatif et plus beau. Dès que je fais du sport, je suis instantanément on est plus joli. On a du rose jouur avant un épisode de podcast, tu pourrais dire à tout le monde allit faire un tour du bloc, ils auraient leur meilleure santé. [rires] Donc ça c'est absolument essentiel. Quand je bouge, quand je cours, quand je marche, je renforce ma densité osseuse, je lutte contre contre l'ostéoporérose. Et aujourd'hui, on a l'impression qu'une femme qui a plus de 50 ans doit limiter l'activité physique et se ménager. Or, c'est le contraire. Il faut lever plus lourd, il faut sauter plus pour renforcer ses EOS. Donc vraiment le mouvement est essentiel. Euh, il est absolument essentiel de de bouger. Est-ce qu'on peut dire que le mouvement change la chimie de notre cerveau ? Oui, tout à fait. Oui, on peut dire que le quand je bouge, je libère de la dopamine, de la neuradrénaline, des endorphines, des endocanabinoïdes comme j'ai dit, le brain derived neurotrophic factors qui stimule cette neuroplasticité, le mouvement change ma perception du monde, change la manière dont je me sens, dont je réfléchis, change aussi la manière dont les autres me perçoivent. Hm. Donc ça c'est un levier très important pour changer son existence. Mais aujourd'hui, nous sommes des larves de canapé et on commande des aliments ultra transformés en bougeant uniquement les pouces tout en regardant une série et après on va manger dans une barquette en plastique des aliments ultra transformés en scrollant sur notre téléphone et en regardant un film tout en travaillant. Ouais. C'est pour ça qu'on dit que notre société moderne nous a vraiment amené à un état Ouais. très très décevant hein de l'être humain. Vous avez parlé de clarté mentale, il y a un autre terme qui est devenu très à la mode, c'est le brain fog, donc le brouillard mental. Mental. Qu'est-ce que c'est exactement le brain fog et qu'est-ce qui se passe d'un point de vue neurologique ? OK ? Donc le brain fog, c'est un terme qui est repris par un individu euh des moldu de la science, des non sorciers. C'est un disons syndrome subjectif qui est très mal défini et quand on va chez un neurologue, un neuropsychologue parce qu'on souffre de Brainfog, il va essayer quand même de clarifier les symptômes. Quand on souffre de Brainfog, les participants rapportent se sentir plus lent, avoir une humeur plate ou triste ou anxieuse, avoir du mal à se concentrer, à être attentif, peut-être que je l'ai déjà dit, un des troubles de la mémoire, parfois un moins bon sommeil, une fatigue. Donc c'est assez diffus. Mais de manière générale, lorsque on souffle souffre d'une maladie qui est généralement associée à l'inflammation de barrade, disons la dépression ou l'obésité, et bien on peut rapporter ce type de symptôme. D'accord ? C'est c'est pas une maladie, hein. Euh dans certaines périodes de la vie où on connaît des changements hormonaux, euh des maladies liées au fonctionnement de la thyroïde, euh la périménopause et la ménopause, on peut aussi rapporter ces symptômes. Et je dirais que quand on dit qu'on souffre de Brainfog, c'est pas parce que c'est mal défini que c'est pas une maladie qu'il ne faut pas aller consulter. Au contraire, il faut consulter le plus vite. Euh et parfois, évidemment, ça peut être amélioré par un changement du mode de vie. Si euh je ne suis pas médecin, mais j'étais médecin et que j'ai une jeune participante qui vient me dire qu'elle souffre de brainfog, que qu'elle est en échec scolaire, qu'elle dort en cours, qu'elle se sent anxieuse, qu'elle a perdu confiance en elle-même euh mais que je m'intéresse à son mode de vie, je pourrais par exemple observer que elle scrollle jusqu'à 2h du matin et qu'elle procrastine son sommeil ou qu'elle a une alimentation extrêmement riche. en aliment ultra transformé euh que qu'elle est extrêmement sédentaire, que elle n'a mis en place aucune pratique pour optimiser le mode de vie et on pourra commencer ainsi. Mais peut-être que avec un bilan sanguin euh les choses se préciseraient et on observera que cette jeune femme menstruée euh à une carence enfer. Or, une carence enfer peut expliquer trouble du sommeil, trouble de l'humeur, fatigue, euh un état parfois de confusion. Il s'agit d'aller consulter et de trouver quel est le problème. Et pourquoi est-ce que on en parle de plus en plus ces dernières années du brain fog ? Est-ce queil y a quelque chose justement qui a changé à ce point pour que autant de personnes se sentent dans cet état de brouillard mental ? vraiment cette ultra transformation de l'alimentation, le fait que euh les jeunes, moi aussi parfois euh passons énormément d'heures euh sur les réseaux sociaux, pas que les réseaux sociaux soient d'office mauvais, mais en fait euh quand on est dans le métro, euh quand on voit des gens partir aux toilettes dans un open space, euh quand ben tout le monde tout le monde est avec son téléphone et pourquoi est-ce que les gens passent 25 minutes aux toilettes ? mais ils sont tous sur leur téléphone et aussi que le soir dans le lit, on procrastine de plus en plus son sommeil. Moi, je sais que quand je vais commencer une série, que ce soit Young Sheldon ou lessons in chemistry pour rentrer totalement dans le stéréotype de la scientifique, je sais que je procrastine mon sommeil. Je vais pas m'arrêter avec un seul épisode de Young Sheldon quand ça s'arrête et qu' a justement un dénouement fatal avec la grand-mère. Oui, regardez un deuxième épisode. Euh et d'ailleurs j'ai honte, j'ai honte mais quand Bridgerton sort, j'adore cette série. [rires] Je sais que mon mari il me dit "Amême pas regarder ce truc là si et alors j'arrive dans le lit à 3h du matin comme un zombie et le lendemain je me plains." Oui. Bah voilà. Donc ça grignote sur le temps de sommeil. Ça grignote sur le temps de sommeil. Donc c'est pas d'office que je n'aime pas quand on dit d'office les réseaux sociaux c'est mauvais pour regarder une série c'est mauvais. Ça peut être une énorme source de plaisir. Oui, mais il faut faire attention à notre temps de sommeil, à naissant notre sédentarité, aux aliments ultra transformé, à la gestion du stress. Et ça, ce sont des choses qui ont changé très récemment. Nos parents jamais ils auraient passé euh des heures jusqu'à 3h du matin euh à scroller sur Instagram. Et le problème avec un livre, c'est que quand je suis fatiguée, je lis trois fois la même phrase, j'arrête, je suis je suis fatiguée, je m'endors. Alors que avec Young Sheldon, c'est très difficile de résister. C'est à l'infini et au-delà. Oui, [rires] et encore plus sur Instagram ou TikTok, c'est des des fils en continu et tout est fait pour que en fait après 3h, ça j'ai fait l'expérience récente avec un sœur jumelle euh on était chercher une glace au coin habitait évidemment une rue d'écart et d'ailleurs personne sait que j'ai une sœur jumelle. Ouais, ce que j'allais dire j'avais une sœur je parce que du coup elle me dit tous les jours des gens me reconnaissent dans la rue et j'ai envie de le dire non c'est pas moi et là en fait elle vient d'accoucher donc elle a encore un léger ventre parce qu'elle vient d'accoucher obviously elle est fatiguée et tout elle m'a dit envoie des vo je suis désolée les gens vont croire que tu ne suis aucun conseil du mode de vie est-ce que je me balade avec un ventre à bière dans la rue en claquette [rires] bref on va chercher notre glace on s'ass sur un banc et on se met elle elle adore TikTok Moi, j'ai pas TikTok. Je suis je suis trop vieille. Je suis une vieille âme par rapport à elle. Elle me montre des trucs, on rigole, on rigole et en fait quand on en arrête de regarder déjà. On a les yeux et fait noirs mais en fait ça faisait 1 heure qu'on était en train de scroller. Or, on pensait que ça faisait qu'on avait regardé trois reels. Ça, c'est assez intéressant. Justement Émilie, j'aimerais savoir ce qu'il se passe d'un point de vue neurologique quand on scrollle comme ça pendant des heures sur son smartphone. Il y a des études qui sont fait avec des IRM où par exemple on fait consommer des contenus de fil d'actualité et on essaie de de d'observer si les sujets se souviennent ou pas des des reels qui ont regardé. Et en fait, plus tu te souviens de R, plus tu as une euh, tu vois, si je sais que j'ai vu le chat, la grand-mère, le truc hyper rigolo avec la fille qui se casse la figure et cetera. influenceuse qui fait du pilate, l'influenceuse évidemment qui fait du pilote former. Euh, j'ai une meilleure perception du temps. Mais par contre, si je vraiment je scrollle de manière, on appelle parfois ça du doom scrolling, tu vois, et que les gens disent qu'ils sont brainw, enfin, ils sont pourris du cerveau après c'est des termes qui sont utilisés dans le monde angloaxon pour décrire comment ils se sentent après avoir scrollé. C'est pas des scientifiques utilisent ce terme là. En fait, quand on scroll de manière totalement passive, sans vraiment l'avoir choisi et sans vraiment se souvenir de ce qu'on regarde, euh, on a une très mauvaise perception du temps. Aujourd'hui, ule se mettre à scroller de manière totalement passive et inutile, ça se fait grâce à un réflexe euh qui est inconscient. Tu vois, je vous attendrai avant cet épisode. Je sais pas quoi faire. Je prends mon téléphone et je me mets à scroller. Je vais aux toilettes, je prends mon téléphone parce que d'office, bah je vais scroller aux toilettes. Je vais me coucher, je prends mon téléphone et je vais scroller. Je me réveille, la première chose que je fais, je prends mon téléphone, je vais scroller. Je rentre dans le météo, la première chose que je fais, je prends mon téléphone et je vais scroller. Euh et ça, ce sont des associations qui sont faites et qui favorisent le fait de toujours se retrouver dans le même euh schéma. Ouais. sans avoir même la capacité de se dire "En fait, peut-être que j'ai envie de regarder par la fenêtre du métro et regarder les arbres." Euh donc je dirais si vous êtes quelqu'un parce que je pense ça sert à rien de rentrer dans les détails surtout que les études peuvent parfois être conflictuelles. Il y a des études qui montrent que des personnes qui passent 30 minutes par jour, deux fois par jour à scroller ne montrent aucun impact négatif sur le ni sur le santé mentale ni sur cognitif. Il y a des études comme ça. Euh donc je dirais juste te rendre compte quelle est ma relation avec mon téléphone et est-ce que j'en suis contente ? Parce que c'est vrai que des études rapportent que les personnes qui passent énormément de temps à scroller de manière inactive, passive, ont une moins bonne estime d'eux-même, des troubles à la fois émotionnels et cognitifs. Moi qui influenceuse soit-disant, quand je poste, quand je réponds à des commentaires, je l'ai choisi. H c'est pour le travail et donc ça c'est pas associé à à à ces sentiments négatifs. Donc pour les créateurs de contenu, ça peut être différent. Quoique pour certaines personnes, on devient une image, on se valorise pour ce qu'on a, ce qu'on possède, ce à quoi on ressemble. Là aussi, ça peut être dangereux. Heureusement, personne attend de moi d'être belle ou d'avoir des sacs de 1000 marques différentes. Donc heureusement, je suis sauvée. Euh vraiment, votre humour sarcastique, j'adore Émilie, hein. C'est quelque chose que je découvre aujourd'hui. C'est vrai que bon, je si j'étais influenceuse ou prof de pilote Tréformeur, je serais obligé d'avoir des fesses aussi hautes que mon chignon. [rires] et d'être gainé comme [souffle coupé] comme une sculpture grecque. Bon euh donc quelle est mal relation aux réseaux sociaux selon vous, combien de temps en moyenne un français passe sur euh à consommer des contenus en ligne en plus du temps qui passe ben au travail ? Donc juste pour le plaisir, moi je pense beaucoup, je dirais entre 5 et 6h par jour. Ouais, vous avez raison. Donc la moitié, la majorité des Français, la moyenne des Français passent 5h20 à consommer du contenu film, TikTok, Instagram. Euh en plus du temps qu'il passe à travailler souvent sur un ordinateur toute la journée sans se lever. C'est énorme. C'est énorme. Et en fait quand on consomme beaucoup de contenu dans ces filtres dans ces fils d'actualité infini TikTok, Instagram où en fait on a on voit pas le temps qui passe et bien les personnes qui passent plus de contenu surtout quand elles multitask ont des moins bonnes capacités d'attention de concentration. Elles sont capables de s'il euh elles peuvent avoir une perte d'estime d'elles-même parce que 5h20 c'est énorme. Toutes les choses qu'on fait pas pendant 5h20 euh et qui pourrai bénéficier à notre estime de nous-même. Aujourd'hui dans le monde anglo-saxon, quand on parle de la consommation de de ces fils infinis d'actualité TikTok Instagram certaines personnes rapportent un sentiment de brain fog, un brouillard mental. Certaines personnes disent qu'elles se sentent brain rot, qu'elles sont pourries du cerveau en scrollant comme ça longuement. Finir sa journée en se disant je vais scroller pendant des heures. On a parfois l'impression que ça peut être un état de détente, qu'on va se détendre de la sorte. Sauf que si on me met dans un lit avec un électroencéphalogramme sur la tête qui écoute le bruit de mes neurones corticaux, donc juste en dessous du cortex, qu'est-ce qu'on observerait ? Et bien, on observe que les l'activité électroencéphalographique des neurones euh devient plutôt une activité associée au stress. Scroller pendant 2 heures, c'est pas vraiment du repos. On traite énormément d'informations, on subit énormément de de d'émotions. Parfois c'est des émotions positives, mais parfois c'est des émotions anxiogènes, stressantes. Donc voilà, scroller pendant 5h20 par jour, ce qui est la moyenne des français. consommer du contenu pendant 5h20 par jour en plus du temps d'écran professionnel, ce n'est pas du repos. Et il y a plein de choses qu'on pourrait faire pendant ce temps-là. Dormir plus ou suffisamment, manger mieux et surtout bouger. On est totalement sédentaire souvent quand on scrollle. Donc notre cerveau ressemble à ça après des heures de scrolling. Vous pouvez le voir comme ça. Ça en état de de brouillard. Ce n'est pas la science qui dit, c'est ce que les personnes rapportent. Elles se sentent pourries du cerveau, de moins bonne humeur, avec une moins bonne clarté mentale, certains voilà troubles cognitifs, un manque d'estime d'elle-même et la chose sur laquelle il faut insister, c'est cela altère le sommeil. Quand on scrollle, on est aussi sédentaire. Quand on scrollle, on n'est pas en train de parler sa meilleure amie. Disons que vous êtes ma meilleure amie. On n'est pas conscient de ce qui se passe autour de nous. Et c'est plein de choses qu'on ne fait pas qui pourtant nourrissent notre estime de nous-même, notre bonheur, nos capacités cognitives. Si c'est choisi, si euh il y a des personnes qui sont passionnées par euh le cinéma et qu'elles regardent dans ce cadre-là deux fois par jour après le travail euh des films, ben c'est un choix. Mais si vous vous retrouvez dans la catégorie qui je pense est une majorité des jeunes aujourd'hui où en fait après cet épisode vous allez regarder euh je regarde la caméra après cet épisode vous allez regarder votre temps d'écran et vous voyez que vous êtes à 5h20 est-ce que vous l'avez choisi ? Est-ce que vous êtes le genre de personne qui dit "Je n'ai jamais le temps ? J'ai pas le temps moi de faire du sport. J'ai pas le temps d'aller faire les courses. J'ai pas le temps de cuisiner. J'ai pas le temps d'aller marcher pilu dans un parc. Même si je sais que ça pourrait me faire rêver ou de me m'allonger sur le sol. Là, on est euh je en septembre, les arbres sont encore magnifiques. M'allonger sous un arbre et juste contempler les feuilles qui bouge dans le vent. C'est quand même ça le bonheur d'être vivant. Je suis d'accord. Ben pourquoi pas mettre en place des stratégies pour ne pas utiliser son téléphone et ça peut être je n'allumerai plus mon téléphone dans le métro. Alors ça c'est hyper déprimant parce que personnellement quand je suis dans le métro, je suis là assise et j'ai l'impression d'être dans un monde d'alien qui ne se regarde pas, qui ne parle pas et ça j'ai vraiment expérimenté enceinte. Je rentré dans une rame de métro enceinte jusqu'au dent. Personne se lève jusqu'à ce que le seul vieux monsieur qui ne scrollle pas dit bande de plou [rires] euh vous voyez bien qu'elle est enceinte. Moi, je suis trop vieux mais dans quel monde on vit ? Et puis là tu as 50 vieux mecs qui lèvent la tête oh pardon et qui fil leur face. Donc voilà, essayer de casser des mécanismes et pour moi évidemment parce que je suis une personne normale et ces industries comme les industries agroalimentaires, les réseaux sociaux font exprès de mettre en place des mécanismes qui font que c'est très difficile de ne pas prendre de manière totalement impulsive son téléphone pour doom scroller et surtout que c'est très difficile de s'arrêter. Et bien moi, j'ai mis en place des stratégies brutales pour limiter mon temps d'écran. J'ai pas du tout de je pourrais citer l'appé, mais j'avais mis en place donc un téléphone, un écran en noir et blanc. Scroller sur Instagram avec un écran en noir et blanc, ça se fait hyper facilement dans la paramètre. C'est vraiment désagréable. Je n'ai aucune notification sur mon téléphone. D'ailleurs, certaines personnes dans mon entourage en souffrent, c'est-à-dire que il faut m'appeler deux fois pour que je réponde. Et je réponds à ma maman, mon mari, mon papa. mes sœurs, mon attaché de presse qui regarde cette vidéo [rires] mes achans. Bon, non, je rigole même pas juste mes parents, mes sœurs et mon mari. Euh voilà, pas de notification, les temps d'écran qui sont limités et finalement j'avais téléchargé quelques apps qui limitaient le temps d'écran. Mais en fait, on peut toujours dire comme une vieille addicte "I beg you." J'avais un un un bouton sur lequel je pouvais cliquer genre "I beg you," je veux continuer à scroller. En fait, je m'en foutais. D'ailleurs, mes amis manquell moi et maintenant, j'ai trouvé une app où c'est impossible de bypasser le truc. Ouais, donc en fait si je veux aller sur Instagram, c'est impossible de 21h à 10h du matin. C'est-à-dire que je ne scrollle jamais le soir, jamais le matin. Et si pour le travail, je dois aller sur Instagram, je le fais sur l'ordinateur. Et la semaine en plus c'est bloqué aussi de enfin ça se rebloque de 11 à 17. Comme ça, je suis sûr que j'ai genre un créneau de 10 à 11 pour poster quelque chose ou de 17 à 18 le moment où c'est le pic. Vous pouvez nous donner le nom de cette application Opal pour les personnes peut-être qui seraient intéressé. Ouais, par qu'il y en a beaucoup qui ont du mal à détacher leurs yeux de leur écran. Est-ce qu'on peut faire un petit euh test justement Émilie parce que tout ce que vous nous dites c'est super intéressant. Si je vous demandais là de regarder votre temps d'écran, est-ce que vous serez capable de le partager avec nous ? Ouais, mais j'aurais honte. Bon, je [rires] alors mon temps d'écran, je vais aller sur l'application en question. Donc là, par exemple, si je voulais utiliser mes mes écrans, je peux parce qu'il est 18h16. Et j'ai un Ah bah oui, ça s'est débloqué là. J'ai Ouais, c'est j'ai parce que c'est souvent l'heure à laquelle il est conseillé de poster le lundi, le mardi ou le mercredi. [rires] Voilà, aujourd'hui et hier, j'ai passé à peu près 2 he sur mes écrans. Vous allez être bien en dessous de la moyenne. Tu peux le montrer à la caméra ? [rires] Je ne mens pas. Félicitations. Énorme. Mais les culprits, donc les coupables selon l'application, c'est WhatsApp. parce que j'ai dû venir ici parler à mon mari parce que comme je vois très peu mon bébé pendant 2 jours puisque j'enchaîne des interviews, ben c'est absolument essentiel que je reçoive beaucoup de vidéos de mon bébé. Et puis après c'est Google Maps parce que je dois aller à différents endroits. Vous n'avez pas vous justifié Émilie parce que 2 he c'est déjà très respectable par rapport à la moyenne des gens. Parce que vous m'auriez demandé la semaine dernière, j'étais à 46 minutes. Et alors ce qui est très marrant c'est Ouais. Cette application nous raconte combien de temps notre vie on perd. Euh là je les je sais plus comment on retrouve mais souvent elle me félicite euh au moins une fois par semaine. Ah donc il y a la petite dose de dopamine quand même. Ouais quand même parce qu'il faut son application et puis surtout c'est un jeu. Donc en fait si je ne suis pas on dirait que je vends l'application, j'ai aucun lien d'intérêt avec cette application. Tous nos amis qui ont l'application euh sont dessus et alors il y a le il y a le podium des trois personnes qui ont utilisé le moins leur téléphone cette semaine. C'est bien c'est un bon challenge qu'on peut lancer. Du coup, cette application a calculé que en commençant ce programme, j'étais j'allais perdre 18 années de ma vie. Wouh ! À être sur mes écrans. Enfin, c'est trop triste. Et là, je chaque jour je rattrape des années de ma vie. En tout cas, bravo pour ça. En dehors du fait que effectivement, on a le l'impression de perdre du temps, il y a aussi ce sentiment de de se sentir vraiment vide, épuisé. C'est quelque chose qu'on ressent beaucoup quand on scrollle comme ça pendant des heures. Comment vous vous pouvez expliquer d'un point de vue scientifique encore une fois cette fatigue du au scrolling ? Parce qu'on est même si on se sent actif, on traite énormément d'information quand on scroll euh toutes les couleurs qu'on voit, les émotions qu'on subit malgré nous. En fait, on subit des émotions. C'est parfois de la joie, parfois c'est de la tristesse. Et aujourd'hui, il y a quand même beaucoup de tristesse et d'anxiété qui circule dans les médias. Euh et je pense qu'on néglige trop en fait, plutôt que de diaboliser les réseaux sociaux, vraiment diabolisons aussi tout ce qu'on ne fait pas. Et c'est pareil pour les aliments transformés, ultra transformés, tout ce qu'on ne fait pas quand on scroll, je ne bouge pas. Je suis totalement sédentaire parfois pendant 2 3 heures le soir. Ça c'est le cas de la majorité de la population. J'ai même pas envie de dire les jeunes. Je suis en face de mon mari, de ma meilleure amie, de mes enfants. Je les regarde même pas. Je ne me rends même pas compte qu'ils me regardent qu'ils ont peut-être besoin de moi, même au restaurant. Et d'ailleurs, quelle est la détresse qu'on cause à nos enfants quand on scrollle devant eux ? Récemment dans leur rostar, j'ai vu une maman, j'avais envie de dire quelque chose, mais de nouveau, j'essaie toujours de me dire ne juge pas la situation en un instanté. Peut-être que c'est la seule fois de sa vie qu'elle fait ça. Mais donc, j'ai passé 2h et3 de train entre Paris et Londres ou je enfin plus je crois. Et pendant tout ce temps, son bébé qui devait avoir le même âge que moi était en porte bébé. Elle avait son téléphone allumé devant, elle scrollait et le bébé regardait l'écran. Ah ouais, ça c'est quand même très triste mais c'est c'est fortement déconseillé quand même de montrer des écran à ses enfants avant 6 ans pour un tas de raisons, mais rien que pour la myopie. Euh ou les parents qui utilisent et qui sont totalement plongés dans leurs écrans alors que les enfants veulent jouer, être valorisés, interagir, ça créer de l'angoisse aux enfants. Donc parlons de tout ce qui ne se fait pas quand on on scrollle. Hm hm. Euh et aujourd'hui, des activités primordiales comme manger sont devenues des activités secondaires. Il faut pas s'étonner d'avoir tout le temps mal au bide, d'avoir tout le temps faim, euh de se sentir ballonné ou d'avoir un transit à chier. Désolé. Si en fait je ne mange jamais en prenant le temps de manger et que c'est toujours une activité secondaire que je marche h ou que je scrollle. Le l'intestin, c'est on peut imaginer ça comme un cerveau. Il a besoin de comprendre qu'il va se mettre au travail, d'avoir le temps de travailler, de travailler en pleine en étant serein. Et d'ailleurs, on va parler des aliments à éviter. Mais avant ça, j'aimerais juste faire un petit rappel pour les personnes qui nous écoutent. On a reçu Serge Tisseron sur ce sujet-là des écrans qui étaient passionnants. Donc pour toutes les personnes que ça intéresse, n'hésitez pas à aller regarder cet entretien absolument passionnant avec Serge Tisseron. Je le regarder aussi. Ça va vraiment beaucoup vous intéresser, j'en suis convaincu. Bon, alors comme vous pouvez le voir Émilie, on a fait quelques courses et on a choisi des produits qu'on peut trouver dans beaucoup de foyers aujourd'hui. J'aimerais savoir ce que font ces aliments concrètement à notre cerveau. Ce sont des aliments qui ont un marketing extrêmement agicheur. Ils ont un marketing vraiment qui nous interpelle et sont souvent emballés, enfin quasiment toujours voir toujours emballés. Ce sont des aliments souvent qui ne périment pas euh et qui sont optimisés pour hijacker le fonctionnement naturel de notre cerveau et profiter de notre appétence naturelle pour des aliments très sucrés et très gras. Et ce qu'ils ont d'unique, c'est que souvent ils sont à la fois et très sucrés et très gras, ce qui qu c'est assez rare dans la nature et salé. et des ingénieurs brillants travaillent dans l'industrie agroalimentaire pour créer justement des aliments auxquels on ne peut pas résister. Quand j'ai déjà ouvert le paquet de chips, il y a une odeur qui me donne vraiment envie d'en manger. Quand j'en mange sur ma langue, au moment où je pose un chips sur ma langue, j'ai comme un sentiment de feu d'artifice. Je salive énormément, c'est délicieux, j'ai envie d'en manger toujours plus. Et quand on ouvre un paquet de chips tout seul devant un film, par exemple, je ne connais très peu de personnes, en tout cas pas moi, qui mangent un ou deux chips et qui s'arrête là. On a envie de manger le paquet en entier. Si on prend les chips, ben en fait déjà ce qui est intéressant, c'est c'est d'observer que dans la composition, vous m'avez mis ici la liste d'ingrédients des chips, on ne retrouve pas de pomme de terre et ce sont des chips avec un goût qui n'existe certainement pas dans l'aliment. Par exemple, quand on achète des chips goût fromage, c'est peu probable qu'il y ait du fromage dans les chips. Et en fait, un chips qui est fait sans pommes de terre a certainement un goût absolument effrayant. Et donc, on rajoute des exhausteurs de goût, des colorants, euh des des goûts artificiels en fonction de la forme de chip. Celui-ci n'est pas trop vicieux, mais je sais qu'il y en a qui ont une forme qui épouse parfaitement la langue et qui est vraiment faite pour profiter de ce que je vais décrire maintenant. voir d'autres qui ont en Belgique on dit des ribbel chus des petites vagues et qui qui font que c'est extrêmement croustillant et quand je prends un chips ça croustit ce qui est intéressant c'est que ma mâchoire est à côté de mes oreilles et mon cerveau perçoit ce bruit de croustance extrême comme un signe que l'aliment est frais peut-être quand je croque dans une pomme juteuse qui que je viens de cueillir d'un arbre ce qu'on fait tous les jours bien évidemment et bien cette croustillance ce bruit favorise mon envie de manger cet aliment peut-être parce que le cerveau perçoit qu'il est frais et donc il est qu'il me bénéficie. Et en fait d'un point de vue évolutionnaire, il faut pas se dire euh c'est malsin de manger ces aliments, je n'en mangerai plus. Euh, il suffit de résister parce que d'un point de vue du point de vue de l'évolution, pour survivre dans un monde où nous étions des athlète d'endurance avec une alimentation très frugale, notre cerveau a mis en place des mécanismes pour fortement récompenser les aliments très gras ou très sucrés puisqu'ils nous permettent de promouvoir la survie avec un apport calorique important. Euh, manger du miel par exemple, ça devait être récompensé. manger quelque chose de gras devait être récompensé. Il fallait que le cerveau se dise "Je vais essayer de retrouver cette source d'alimentation parce que cela bénéficie la survie." Donc par exemple les enfants qui adorent ce type de bonbon, c'est tellement sucré que c'est normal qu'on a envie d'en manger. Et c'est pour ça que dire à des personnes qui souffrent de surpoids ou d'obésité ou de trouble du comportement alimentaire de type compulsion alimentaire qu'il suffit de décider d'arrêter d'en manger. On voit ce type de réseau de de contenu sur les réseaux sociaux. C'est totalement faux parce qu'il y a des personnes, des équipes de chercheurs brillantes qui créent ces aliments exprès pour qu'elle soit irrésistible. Et si on prend par exemple le pain dei que beaucoup utilisent pour se faire des sandwichs. Hm hm. Alors le pain de mi, je ne sais pas si ce pain de mi est un pain de mi de mauvaise qualité ou pas. Ça pourrait être une brioche mais vu sa forme, son apparence, c'est pas une brioche que qu'un boulanger a fait. Je vous confirme. Il y a certains pain de mais d'ailleurs, on le voit si j'appuie euh le pain ne se déforme quasiment pas. Il reprend presque quasiment immédiatement sa forme et ça c'est notamment à cause de gluten ajouté. Et avec ce type de pain, mais d'ailleurs sent vraiment le sucre. Il sent vraiment une odeur Mou mauvais. Bref, ouais, c'est chimique. C'est bizarre de dire il sent vraiment le sucre mais il a il a une odeur Oui. Mais à la fois détestable. Euh dans ce type de pain, on retrouve parfois aussi du sucre ajouté. Donc en fait avec ce pain, je n'ai quasiment aucune source de fibre ni de protéines. Or ce sont les deux macronutriments qui prédisent le plus la satiété. Donc si je mange soit pas en petit-déjeuner, il est très probable que j'ai faim vite après. Si je mets juste la confiture ou une pâte chocolaté et en fait je pourrais manger six tranches et avoir un apport calorique important. J'aurais sans doute rapidement faim malgré un apport calorique assez important. Euh et ça c'est dommage pour nos enfants qui mangent très sucrés comme cela au petit-déjeuner. Euh des études montrent qu'en seulement 4 jours la mémoire est altéré de manière significative avec un petit- déjeuner sucré par rapport à un petit- déjeuner protéiné. Les études montrent aussi que quand on mange un petit déjeuner plus protéiné, on a moins faim tout au long de la journée et on mange moins. D'autres études montrent que quand on mange un petit déjeuner plus sucré, on est moins on tolère moins la frustration et ça pour des enfants insupportables. Ouf, on peut se demander si c'est pas de notre faute, s'ils sont fatigués, qu'ils ont des troubles d'apprentissage. Voilà. Et alors ça ce plat de lasagne à la bolognaise bien préparé. Alors celui-ci il ne contient pas de sucre ajouté mais j'invite tout le monde quand il quand il observe un plat préparé comme celui-ci de regarder quand même la liste des ingrédients. Est-ce que j'achète un plat qui est fait à partir des aliments que je trouve ici ? Donc on s'attend à trouver des pâtes. Bah sans doute de la tomate, un peu de thint et de romarin, de la viande. On essaie de trouver de la viande de qualité, idéalement bio de pâturage. C'est plus intéressant pour le profil lipidique pour avoir des bons acides gras. Et puis qu'est-ce que je ne suis pas censée retrouver dans cet aliment ? Si je retrouve alors ne pas comprendre un additif peut pas toujours dire qu'il est mauvais pour la santé. Par exemple, l'acide citrique, enfin, il y a pas de drame. Si vous comprenez pas ce que ça veut dire, on n'est pas stressé. Par contre, est-ce que je dois trouver du sucre, du sirop de glucose fructose ? Non, en fait, dans une lasagne, je suis pas censée en retrouver. Euh et puis avec ces plats préparés, en fait, au final, un plat préparé de la sorte coûte plus cher que de manger sainement. Euh et si on équipe bien ses cuisines, sa cuisine, son frigo, ses placards, à partir d'une boîte de haricot sec, euh de légumes que j'ai dans le frigo, un c de citron ou des capres, je peux faire un repas délicieux. C'est pour ça que j'ai écrit ce deuxième livre avec plein de recettes vraiment qui sortent des placards euh qui coûtent beaucoup moins cher, qui sont plus rassasiants, qui sont meilleurs pour ma santé. Et ce que je pense aussi quand je vois ceci, c'est que c'est emballé dans du plastique qui va au micro-ondes. Quand je fais chauffer du plastique, là on le voit pas parce que le contenant est foncé. Si le contenant était transparent, je verrais en ayant fini ma lasagne qu'il est devenu totalement orange. Ça veut dire que ce qu'il y a dans ce contenant migre. Enfin oui, dans le contenant, dans le plastique. Mais l'inverse c'est vrai aussi. Quand je j'achète des plats préparés dans du plastique que je le réchauffe au micro-ondes, j'ai une partie non négligeable de plastique qui fuit dans mes aliments. Or aujourd'hui, on a des études de plus en plus affolantes qui montrent par exemple que quand on récupère des cerveaux de personnes décédées, on a une association quand même très significative entre le niveau de micro et nanoplastique dans le cerveau et la maladie d'Alzheimer. Ouais. Donc on essaie de limiter fortement le fait d'utiliser du plastique en contact avec ces aliments, particulièrement s'ils sont gras ou acides et si c'est gras et acide avec la tomate ou si c'est chauffé. Mais c'est super important comme information quand même. Des microplastiques des nanoplastiques qui sont tellement que si j'étais petite, j'aurais dit minuscropique qui sont tellement petits qu'ils sont capables de passer à travers les barrières de nos organes et donc de venir se loger dans le cerveau ou euh dans les reins, dans un placenta, dans le lait maternel, les études montrent qu'on retrouve des micro et nanoplastiques dans la maternelle. Et donc, j'invite toutes les mamans qui regardent ces épisodes et les papas évidemment, je déteste que j'ai toujours ce biais de dire les mamans. J'invite tous les papas qui écoutent cet épisode à acheter euh un biberon en verre et si vous avez des biberons en plastique et vous les stérilisez, attention attention, on le rince abondamment après la stérilisation. On évite vraiment les bibons en plastique, mais si on en a vraiment, on les rince et on change régulièrement le matériel parce qu'il se dégradent. Et d'ailleurs, ça se voit quand on se rend compte de l'impact de ces aliments sur le corps et sur le cerveau. Franchement, je vais réfléchir à deux fois avant de manger des parce que je trouve ça fascinant. C'est dingue. Le truc c'est que la qualité de l'alimentation, elle ne se fait pas sur un repas. Si vous consommez des aliments ultra transformés de temps en temps, il y a pas de drame. Ça ne sert à rien de compenser. Ça ne sert à rien d'avoir des comportement où on va essayer de de mitiger les problèmes. Non, le lendemain, on mange comme d'habitude. On se dit pas qu'on a mangé 1000 calories dans un paquet de chips, donc on saute un repas. On ne fait jamais ça. Cela favorise euh des troubles du comportement alimentaire et même le risque de prendre du poids plus tard par d'autres mécanismes notamment psy mais donc voilà je déteste les discours. J'ai l'impression que j'ai dit beaucoup récemment où euh on entend quelqu'un qui dit je me suis autorisé une glace. Non moi je mange des glaces et je mange avec beaucoup de plaisir avec ma sœur jumelle parf en scrollant sur TikTok sur un banc [rires] et en fait c'est chouette. C'est bien aussi bien. Vous avez vous avez un discours déculpabilisant et c'est ça aussi qui fait du bien. Aujourd'hui, on parlait de santé mentale au début de cet entretien. Est-ce que ces aliments peuvent favoriser l'anxiété ou les pensées négatives ? En tout cas, ces aliments peuvent favoriser l'anxiété, la dépression et ça des études d'association l'ont montré quand on étudie des grands groupes de personnes. Il y a eu plusieurs études qui ont été publiées récemment d'ailleurs et qui montrent l'association entre ces aliments et de nombreux troubles de santé. Et on observe une association forte entre la consommation de ces aliments et des troubles de santé mentale, que ce soit trouble du sommeil, l'anxiété ou la dépression. Donc oui, donc vraiment reprendre son alimentation en main h peut réellement changer énormément de choses. Chang donc je l'ai dit plusieurs fois, ce n'est pas qu'une question de volonté ou de contrôle de soi. Alors c'est quoi juste pour que euh certaines personnes comprennent euh pour moi en fait c'est essentiel que les gens comprennent enfin qu'elle racontent moins de bêtises ou qu'elles comprennent comment tout cela fonctionne pour c'est pas possible d'agir quand on comprend pas comment ça fonctionne. Peut-être que ce type de discours va permettre à certaines personnes de se dire "Ah, c'était mauvais, à ce point-là, je ne le savais pas, je vais arrêter." Pour d'autres, ça peut être beaucoup plus difficile souffrir d'addiction. Euh si on souffre d'addiction à l'héroïne ou à la cocaïne, évidemment, souffrir d'addiction aux aliments ultra transformés, c'est c'est différent, mais on va pas dire que c'est de sa faute. On sait aujourd'hui que c'est une addiction. Euh on ne juge pas euh un addicte avec certains émulcifiants. Il peut y avoir une prise de poids ou une euh une des problèmes au niveau de la régulation de la glycémie avant même l'excès calorique. Donc les petites souris ne mangent pas plus mais elles peuvent développer des troubles métaboliques malgré le fait qu'elles ne mangent pas déjà plus. D'accord. Et cela entraîne aussi l'envie de manger plus de calories. Ess de faire très simple. Mais donc il peut y avoir ce type de mécanisme comme si c'était l'intestin qui dirigeait nos comportements. H euh certaines personnes souffrant d'obésité ont un microbiome intestinal qui est capable d'extraire plus de calories à partir de l'alimentation d'une même pomme disons que d'autres qui ne souffrent pas d'obésité. Et d'ailleurs, on le voit, il y a des personnes qui disent qu'elles arrivent jamais à prendre de poids et qui sont aussi critiqués hein. Un tel est anorexique, elle dit qu'elle mange beaucoup. Il y a certaines personnes pour qui c'est le cas et c'est très difficile et certaines personnes souffrent du fait de ne pas pouvoir prendre de poids. Euh voilà, donc il y a une série de mécanisme et quand quelqu'un souffre de surpoids ou d'obésité, le gras qui normalement envoie des hormones au cerveau qui lui dit d'arrêter de manger, il devient comme malade. il peut libérer des molécules des proinlammatoires qui vont altérer plein d'aspects de notre santé et favoriser un cercle vicieux de l'obésité. Mais aussi le cerveau quand il reçoit trop d'informations du gras d'hormone la leptine qui lui dit d'arrêter de manger, le cerveau il peut comme devenir résistant à cette information et décider de fermer les portes et ne plus réagir. Une personne qui s'ouffre d'obésité peut avoir tout le temps faim, être extrêmement fatigué, pas avoir envie de se mettre en mouvement et vraiment souffrir de ça. Elle a faim, elle se sent fatiguée, c'est difficile de bouger et ça n'est pas de sa faute. Et en fait ces discours grossophobes souvent sont tenus par des personnes qui n'ont aucune expertise dans le domaine. À chaque fois que je me suis exprimé sur le sujet, ça a fait des reels qui sont malheureusement beaucoup trop vu commenté par des personnes qui qui disent que je raconte n'importe quoi. Mais pourquoi des laboratoires de chercheurs dans le monde entier s'intéresseraient à l'obésité si c'était si simple que ça ? Pourquoi d'ici quelques années la moitié de population de la population souffrira de surpo d'obésité si c'était euh euh c'est un simple manque personne n'a envie de souffrir d'obésité. Tout comme personne n'a envie de souffrir du cancer, c'est Ouais. Voilà. Et c'était important de le souligner. Merci beaucoup de l'avoir fait. C'est vrai. C'est très important. Émilie, j'aimerais beaucoup parler avec vous d'un sujet très important qui est la solitude. J'aimerais savoir l'isolement social. Est-ce que c'est plus dangereux qu'il n'y paraît ? Euh d'un point d'un point de vue purement cognitif, l'isolement sensnel peut être dangereux. Oui, parce que euh lorsqu'on interagit avec l'autre, c'est un exercice très rigoureux pour le cerveau qui demande de mobiliser un ensemble de pratique. Regardez comment vous tenez, si vous comprenez ce que je raconte, à faire appel à mes souvenirs. D'ailleurs, parfois quand je fais des interviews, je me rends compte que j'ai utilisé le mauvais mot ou raconter utiliser un mot à la place d'un autre. C'est c'est vraiment un vrai travail d'interagir avec l'autre. C'est un exercice rigoureux pour le cerveau et le fait d'être isolé peut favoriser un déclin cognitif accéléré. En fait, la quantité des relations sociales mais surtout leur diversité et aussi la qualité promut ce qu'on appelle la réserve cognitive. Donc pour aller d'ici jusqu'à toi, je peux prendre cette route. Si euh il y a un petit caillot sanguin ou un rétrécissement de vaisseau sanguin euh à un endroit et que les neurones qui nous relient ne sont plus fonctionnels et que je n'ai créé qu'une seule route, je ne peux plus aller jusqu'à toi. Je ne peux plus aller jusqu'à vous. Or, si grâce à un ensemble d'exercices, j'ai créé d'autres routes pour atteindre le même résultat et que la carte de mon cerveau ressemble plutôt évidemment on peut pas faire la carte du cerveau comme une carte mais j'essaie d'illustrer pour que tout le monde puisse suivre que j'ai créé plein d'autres routes pour accéder à la même au même résultat et bien s'il y a des embûches, je peux atteindre les mêmes résultats. Et en fait ça ça a été observé dans une étude l'étude des non où on a récolté les cerveaux de non une fois qu'elles étaient décédées et étudi l'association entre leur mode de vie et le risque de souffrir de la maladie d'Alz et mort. Et quand on récupère les cerveaux, ce qui était intéressant, je trouvais, c'est que euh les nonnes qui entretenaient plus de relations social, qui avait un tissu social plus riche malgré des lésions identiques à d'autres qui avaient un réseau social moins riche, donc qui souffrait, imagine, vous souffrez de la d'Alzheimer, vous aviez différentes euh euh relations sociales de qualité, mais aussi vous jouez aux échecs, vous avez appris plein de choses. Nous avons toutes toutes les deux la maladie d'Alzheimer et moi j'entraîne et moins mon cerveau notamment avec les activités sociales. Et bien malgré le fait que notre deux cerveaux soient malade à la maladie d'Alzheimer, j'aurais pu montrer des symptômes très graves et vous quasiment pas de symptômes voir pas du tout parce qu'en fait votre cerveau est capable de contourner et là cette réserve cognitive vous pouvez aussi l'imaginer. J'essaie de donner différentes images mentales mais comme un compte en banque qui est extrêmement plein chez vous parce que vous avez je vous le souhaite bien que ça ne rende pas heureux. Vous avez créé plein de routes différentes et donc votre cerveau est plus résilient face à des difficultés de la vie. Donc ça c'est une manière dont la solitude peut être problématique mais la solicitude évidemment peut favoriser la dépression. Euh euh donc souffrir de solitude évidemment c'est c'est tabou dans la société. Hm. On n'ose pas dire qu'on souffre de solitude et pourtant de personnes souffr beaucoup de personnes souffrent de solitude. Donc si vous souffrez de solitude, consultez. Peut-être qu'un psychologue va vous permettre de mettre en place des choses pour souffrir moins de solitude, vous aider à oser chercher le rapport avec d'autres personnes. Peut-être qu'il y a des choses qu'on peut traiter pour souffrir moins de solitude, oser rompre cette solitude. Mais j'invite surtout parce qu'on pourra en parler pendant des heures, les personnes qui regardent cet épisode à peut-être on a parlé des écrans aussi être un petit peu plus altruiste et empathique personnellement dans le métro. Évidemment que ça m'arrive de scroller mais parfois je scrollle pas. Et je parlais à la vieille la vieille dame, c'est pas sympa de dire ça comme ça. [rires] Euh la personne âgée à côté de moi, une personne âgée, on sait pas ce qu'elle vit, peut-être qu'elle a plus d'enfants, qu'elle a plus d'amis, que tout le monde est décédé et on peut avoir des conversations géniales quand je prends un taxi. Je ne travaille pas, je ne passe souvent pas de coup de fil et on papote. Euh et j'apprends des choses super intéressantes. On parle de nos enfants, parfois on rigole, parfois on a des émotions. Donc voilà, peut-être que tout le monde pourrait faire un effort pour vivre dans un monde un petit peu plus humain. Comment vous déterminez un bon équilibre de lien social ? Comment on peut le quantifier ça ? Déjà, c'est d'avoir des relations de qualité où on peut partager son bag son fardeau émotionnel, son bagage. On peut aussi, c'est pas toujours ce que l'autre fait, mais est-ce que nous on fait ? Est-ce que je suis capable d'écouter ? Où est-ce que j'ai toujours besoin de ramener mon grain de sel ? J'adore les chips. Ah oui, moi aussi j'adore les chips. Je préfère euh Non, en fait écoute euh souris et n'essaie pas toujours ou écoute pleure avec la personne mais n'essaie pas toujours de euh de tout ramener à toi. Tout ramener à toi ou de donner ta solution. En fait ta solution elle est pas toujours la bonne. Euh ben les études montrent que la diversité est importante. D'accord. Et pour les personnes il y a des personnes comme ça qui veulent juste optimiser leur santé mais qui s'en foutent de la planète. je connais euh qui veulent juste aller mieux être moins stressé mais elles s'en foutent des autres. Les études montrent que chez des personnes qui sont très stressées euh être plus connecté, avoir plus de comportement empathiques permet de mitiger les effets négatifs du stress notamment la mortalité. D'accord. Donc en fait quand je suis dans le métro, je souris à la personne en face de moi, je propose ma place ou que je suis euh bénévole pour la personne âgée qui vit a-dessus de chez moi et qu'en fait tous les lundis, je sais qu'elle va faire ses courses et donc j'ai mis une alarme pour venir euh descendre pour descendre les escaliers, l'aider à monter ses courses en haut et en plus je l'aide à mettre dans le frigo. Ça bénéficie aussi à la personne qui le fait. Donc si vous êtes obsédé par vous-même, pensez qu'aider les autres peut réduire votre mortalité dans un monde où nous sommes tous stressés. La gentillesse peut aider à rester en meilleure santé. C'est quand même une bonne chose. Heureusement, on a besoin en plus de plus de gentillesse et d'empathie dans ce monde. Oui, j'espère que ce message sera relayé extensivement et que nous vivrons dans un monde plus humain. Alors Émilie, je sais que vous êtes devenu maman récemment. Qu'est-ce que vous redoutez le plus pour votre enfant dans le monde dans lequel on vit aujourd'hui ? Assz he comme question. au-delà [toux][raclement de gorge] au-delà des guerres euh de de de problèmes économiques, même de problèmes de santé physique, ce que je redoute le plus pour mon enfance qui ne trouve pas sa place dans ce monde ou qui ne soit pas heureux, qui souffre de troubles de santé mental et ça c'est vraiment un peu le mon driver initial. Comment ma carrière peut permettre naïvement de permettre à un plus grand nombre d'être heureux ? Heureux, ça veut pas dire sourire bêtement dans un miroir, je me sens heureux, mais c'est avoir l'impression qu'on fait partie d'un système, qu'on contribue au monde, qu'on se réalise, qu'on est demandé euh voilà, trouver sa place dans le monde. Et ça, je souhaite vraiment à mon bébé et j'espère mes autres enfants de de pouvoir se réaliser de cette manière-là. Oui. En fait, ce que vous redoutez d'une certaine manière, c'est que votre enfant vive un petit peu ce que vous avez vécu étant jeune ou plein d'autres choses, plein de plein de troubles de santé mentale. D'ailleurs, je me focalise pas du tout sur le trouble de l'attention et l'hérctivité ou sur l'anxiété. C'est pour ça que je parle d'autres troubles aussi. Mais euh j'ai travaillé dans des services de psychiatrie, des services de neurologie. Oui, j'ai vu des personnes dans un dans des états de détresse inhumain et je souhaite ça à personne. Euh, ça c'est vraiment ce que je redouterais le plus pour mon enfant. H Je comprends. Ouais, ce sont deux choses qui marquent. Hm hm. Alors, Émilie, on a franchement on a abordé moins de 30 % [rires] de la trame de l'entretien que j'avais préparé. Je suis trop bavarde. Pardon parce que vous êtes passionnante surtout. Euh ce que je vous propose peut-être, c'est d'organiser un deuxième entretien si vous êtes d'accord et euh et si surtout si les personnes nous le réclament en commentaire et de cette façon, on pourra peut-être aborder d'autres thématiques, d'autres sujets. D'ailleurs, n'hésitez pas à nous dire aussi en commentaire les sujets que vous aimeriez entendre, écouter de la part d'Émilie et puis bah comme ça, on prendra le temps de vous recevoir une deuxième fois. OK ? Ça vous dit ? Je pense que je suis le une vieille âme. Parfois ma sœur jumelle quand on marche dans la rue, elle dit "Arrête, tu es hyper gênante." On dirait une vieille personne qui tient la jambe aux gens et qui leur parle. J'aime bien parler. Mais vous savez quoi ? Moi, j'aime beaucoup les vieilles âmes. Je trouve que c'est les plus intéressantes. Donc en tout cas, c'était passionnant. Mais vous le savez, ce n'est pas totalement fini. [rires] Il y a le stress qui monte. Je sais pas trop à quoi m'attendre. Donc non, je vous rassure, ça va être très fun, très sympa. J'ai l'habitude de terminer tous mes entretiens avec une série de questions rafales. Le but, c'est de répondre le plus spontanément possible sans trop réfléchir et surtout de découvrir Émilie et non pas la scientifique, mais plutôt la femme qui se cache derrière la scientifique. OK. Ça dure 1 minute 30. C'est très court. OK. Est-ce que vous êtes prêtes ? Oui. Et bien, c'est parti. Émilie, quelle est la première chose que vous faites en vous levant le matin ? Un gros câlin à mon mari. Quel est le dernier livre que vous avez lu ? Mon deuxème livre parce que je suis en train de le lire. Quelle est votre plus grande addiction ? Peut-être, je sais pas si je non, je ne souffre pas d'addiction mais je dirais sans doute les crasses les aliment ultra transformés. Si vous pouviez inviter n'importe qui à votre table pour un déjeuner, n'importe qui sans limite, qui choisiriez-vous ? mes deux grand-mères qui sont décédées. Quelle est votre dernière folie financière ? Ou dernière folie, un premier sac à main. Je n'avais pas de sac à main. Je n'ai pas beaucoup de possession matérielle. Je me suis dit j'ai beaucoup de rendez-vous professionnels avec des gens qui se prennent au sérieux. J'ai l'impression que pour être prise au sérieux, il faut que je sois parfois un peu plus femme. Qu'est-ce qui vous préoccupe le plus dans le monde dans lequel on vit aujourd'hui ? Le manque d'empathie. le manque d'ouverture, les personnes qui sont trop sûres d'elles-mêmes, qui donnent leurs avis sur tout et qui jugent les autres. Dans quel endroit aimez-vous aller pour vous ressourcer ? Dans la nature, regarder un arbre, toucher des plantes, les cueillir parfois. Quelle est la chose à laquelle vous croyez et que les autres considèrent comme une folie ? J'ai en fait j'ai pas spécialement de réponse à cette question, mais peut-être que du coup euh ce serait euh euh le fait que dans mes études, j'ai toujours cherché des liens que personne ne soupçonnait et qu'aujourd'hui en fait c'est ils sont assez clairs ces liens. Quel conseil vous donneriez à la jeune Émilie Stanbach de 20 ans ? Je m'offerai un immense câlin et je me dirai Émilie, contrairement à tout ce qu'on t'a dit, tu vas être heureuse, tu vas être reconnu, tu vas être aimée, tu vas en plus être mère d'un enfant que tu aimes comme tu pensais même pas que ce soit possible d'aimer. Selon vos proches, quelle est votre plus grande qualité ? J'aime bien quand on me dit que je suis douce parce que j'ai l'impression d'être quelqu'un d'un peu dur et souvent d'être plutôt reconnu parce que je suis drôle mais apparemment je suis douce. Ça ça me fait plaisir de le savoir. Et selon vous, quel est votre plus grand défaut ? Obstiné euh trop droit au but, pas assez nuancé, trop cache et je pense que ça peut faire du mal mais aussi me desservir dans ma carrière. Parfois, je je vais donner une réponse très courte alors qu'il aurait fallu donner une réponse très nuancée, très longue. H Et enfin, quelle est la dernière chose que vous faites avant de dormir ? Un gros câlin à mon mari. On s'endort toujours colé. Et bien merci beaucoup Émilie, vous avez vu ça s'est bien passé finalement. Ça s'est bien passé et nous ça nous permet de vous connaître davantage. En réalité, je pourrais passer des heures et des heures à discuter avec vous parce que j'adore votre humour sarcastique, j'aime beaucoup votre personnalité et vous apporter beaucoup de légèreté dans tous ces sujets qui sont profonds et super importants. Donc vraiment merci beaucoup pour ça. J'aimerais juste finir sur un mot sur le livre que vous venez de publier. Alors, après avoir écrit le premier livre qui a été quand même vendu à plus de 100000 exemplaires et qui est traduit maintenant en beaucoup de langues, même le chinois, celui-ci, j'ai reçu beaucoup de commentaires, de questions et les questions les plus fréquentes étaient des questions quant à l'alimentation, la nutrition. D'accord. Parce que aujourd'hui euh les moldus et même les non moldus qui connaissent tout à l'alimentation sont confus. Euh on a l'impression qu'on parfois ne peut plus rien manger ou ont la flemme de cuisiner euh dire qu'ils ont pas le temps de cuisiner, ils ne savent pas cuisiner. Et donc j'ai voulu écrire à la fois un livre de nutrition pour permettre de savoir comment constituer une assiette idéale mais très pratique. Qu'est-ce qu'on met dans ses placards ? Qu'est-ce qu'on met dans son fricot ? Qu'est-ce qu'on met dans son goû congé ? Plein de tips pour choisir le meilleur aliment. Quelle est la meilleure sardine ? Est-ce que c'est vrai que c'est le mieux des sardines en bo plutôt qu'en boîte ? Vous ne saviez pas ? et plein de recettes vraiment très simples euh prêtes en 5 minutes qui sont bonnes, fraîches, locales de saison parce que la santé planétaire, c'est très important pour survivre nous aussi euh pour les personnes qui s'intéressent qu'à elles-mêmes, mais pour moi, c'est important parce que je suis une amoureuse de la nature. [rires] On mettra évidemment tous les liens en description de cet épisode pour les personnes qui souhaitent aller plus loin. En tout cas, à travers cet entretien, on aura découvert une chose importante sur vous, Émilie, votre passion pour Harry Potter. [rires] n'est-ce pas ? Oh oui, c'est ça. C'est ma Madeleine de Prou. J'adore la science-fiction. Je suis fan de science-fiction. Si je vais voir Dune au cinéma et que je dois faire pipi, ça m'est arrivé. Je cours très très très [rires] vite et je vais le voir une deuxième fois. En tout cas, je vous remercie infiniment Émilie Stanbach et je vous souhaite beaucoup de succès dans tous vos futurs projets. Merci beaucoup. Je vous le souhaite aussi.