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Musculation : le mythe des répétitions et l'écoute du corps

URL : https://youtu.be/YFPmh0aqXAA

Format : Vidéo courte, ton direct


Les mythes sur le nombre de répétitions en musculation

Le problème : changements constants de tendances

On te ment. Il y a 10 ans, tout le monde disait leurs pour la force et d'autres pour l'endurance. Aujourd'hui, on te dit peu importe le nombre de rép, ce qui compte c'est l'échec musculaire, et demain, ce sera autre chose.

Je ne compte plus le nombre de fois où j'entends que pour avoir le meilleur physique, il faut faire 6 répétitions, puis une autre fois 30 répétitions. La mode change tout le temps.

Le but de tout ça, c'est de te vendre un programme révolutionnaire tous les 6 mois, une nouvelle méthode, une nouvelle tendance, un nouveau système miracle.

La vérité : il n'y a pas de réponse universelle

Combien de répétitions faut-il faire dans une série pour qu'elle soit effective ? Je te donne la réponse : il y en a pas.

La vérité, c'est que rien n'a vraiment changé. Tu peux construire du muscle avec 6 rép, 12 rép, 20 rép ou 50 rép par série. On a des milliers d'exemples de sportifs qui construisent du muscle avec différentes plages.

Arrête de suivre absolument une méthode miracle qui ne sera plus miracle dans 3 mois.

Les trois conditions pour l'hypertrophie

L'entraînement crée des microdéchirures dans les fibres musculaires. Le corps va les réparer en les rendant plus grosses et plus fortes. C'est ce qu'on appelle l'hypertrophie.

Pour que ces microdéchirures se produisent, il faut trois choses :

Les dernières reps sont les plus importantes. C'est pour ça qu'au final le nombre exact de rép importe moins qu'on le croit.

Tant que tu atteins ces trois conditions, le muscle grossit que ce soit avec 6 reps lourdes ou 20 reps plus légères proche de l'échec.

L'importance de la récupération

Le muscle va grossir avec l'entraînement, mais il grossit surtout durant ta récupération. Ne néglige pas les autres paramètres comme le sommeil ou la nutrition qui sont fondamentaux pour ta progression.

Une précision importante : les tendons

Les tendons récupèrent beaucoup moins rapidement que les muscles. Si tu ajoutes du poids alors que tu as l'habitude de faire du poids du corps, tu peux rapidement avoir des blessures.

L'importance de la variation

De mon expérience personnelle, la seule chose qui fonctionne pour moi est la variation. Arrête de vouloir absolument suivre une méthode, mais plutôt essayer plein de choses. Il n'y a que comme ça que tu vas vraiment savoir ce qui te correspond.

Par exemple, je sais que je progresse nettement plus quand je commence à me lester en traction et dips. Mais j'ai une faiblesse flagrante au niveau de mes tendons. Alors, j'écoute mon corps et j'essaie d'autres méthodes : jouer sur l'intensité, la mise en tension, la lenteur, l'explosivité.

Il y a tant de moyens de s'entraîner qu'il est bête de se cantonner à une seule méthode.

La seule question à te poser

Oui, il y a certainement des méthodes plus efficaces : aller à l'échec avec des charges lourdes, avec des longs temps de repos. Cela te permet normalement de construire du muscle plus rapidement.

Mais est-ce que cela est adapté à toi ? C'est la seule question que tu dois te poser.

Est-ce que ton corps réagit bien à ce type d'entraînement ? Est-ce que tu aimes ce type d'entraînement ?

Écoute ton corps

Écoute toi. C'est ici qu'on fait le lien avec ma dernière vidéo : pourquoi tu ne progresses pas ?

L'écoute est une conséquence directe du sens. Plus tu es impliqué, concentré, patient et régulier, plus tu comprends ce que tu fais et tu écoutes ton corps plus attentivement.

Savoir ce qui est bon pour toi, pour ta propre progression, écouter ton corps quand tu dois ralentir, prendre du repos ou quand tu dois accélérer. C'est uniquement ça qui va te faire tenir sur le long terme sans t'épuiser.

L'écoute va t'apporter une connaissance poussée de toi-même, couplé à une confiance et une capacité à avancer de l'avant. Généralement, cela évite les mauvais choix, les blessures, les doutes intempestifs, c'est-à-dire tout ce qui est négatif pour une progression saine et durable.

Les erreurs et l'apprentissage

Attention, petite nuance : cela ne veut pas dire que tu ne vas pas passer par ces étapes. Et au final, ces étapes sont aussi positives, car l'échec te fait souvent plus avancer que la réussite.

Mais je le rappelle, l'objectif sur le long terme, c'est de réduire petit à petit ce négatif avec l'expérience afin de se sentir au top toute l'année.

Exemple personnel : blessure à l'épaule

Personnellement, j'ai une tendinite et une acromioclaviculaire à l'épaule gauche depuis 8 mois parce que je n'ai pas assez écouté mon corps. J'ai continué à faire des tractions et du duplé alors que mon corps les rejetait.

Actuellement, je fais de la kiné, je suis en cours de guérison. Mais quand tu ne peux pas t'entraîner alors que c'est ta passion, ton moral est plombé. Il y a des semaines où j'étais moins bien, juste parce que je pouvais pas m'entraîner.

La morale : revenir à la base

Faire des entraînements simples, variés, qu'on aime faire sur le long terme.

Arrête d'écouter toutes ces personnes qui te disent que pour construire du muscle, tu dois absolument faire X avec Y séries.

Non. Ce qui compte, ce n'est pas le nombre, c'est l'intensité, la qualité, la progression et surtout la régularité.

Qu'est-ce que se donner vraiment ?

Si tu te donnes dans chaque entraînement en allant proche de l'échec, plusieurs fois par semaine, tu progresseras. Peu importe que tu fasses l'entraînement basique, un maximum, un circuit training ou n'importe quelle autre méthode.

Attention, ne signifie pas mourir à chaque séance. Se donner, c'est se donner à 100 % quand ton corps te le permet. C'est t'écouter au moment présent et adapter ton entraînement en fonction de tes sensations.

La clé : te connaître

Mais pour ça, il n'y a qu'une seule chose à faire.

Tu dois te connaître.