Pourquoi votre cerveau fabrique des angoisses (et
2026-07-13 53 min
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Pourquoi votre cerveau fabrique des angoisses (et comment les arrêter)

URL : https://youtu.be/b6gtPnvZ8Ns

ces formes de d'attaque de panif peuvent commencer à tout âge et j'en ai vu jusqu'à l'âge de 65 ans des gens qui qui partaient à la retraite et qui d'un seul coup bah se mettait à pouvoir déclencher ce type de phénomène. L'objectif et je vais vous montrer comment c'est de berner nos détecteurs d'aler d'alerte pour qu'ils ne perçoivent plus de danger et arrêtent de nous faire des shoots d'adrénaline. Là, quand vous rentrez dans ce processus où vous acceptez vos inconforts psychologiques pour vous engager dans ce qui compte pour vous, vous êtes en plein dans la maîtrise psychologique. Nous les anxieux, nous avons un gros défaut, c'est que nous avons une tendance à toujours imaginer le pire. Et bien, à chaque fois que nous imaginons le pire, habitons-nous à imaginer les alternatives. Bonjour, c'est Anne Gekier. Bienvenue dans cette nouvelle série de routines et rituelles consacrées à l'anxiété avec le docteur Philippe Prêel, psychothérapeute et auteur de Guérir de vos angoisses en six séances aux éditions Albin Michel. Nous verrons pourquoi l'anxiété est un bug du cerveau et comment reprendre la main sur nos peurs. Pour écouter ces quatre épisodes en format podcast, rendez-vous dès maintenant sur votre plateforme d'écoute préférée. Routines et rituelles, le rendez-vous métamorphose du vendredi qui transforme le quotidien. Non, vous n'êtes pas fou ou folle. Le bug de la peur. Si l'angoisse vous enveille sans raison apparente, ce n'est pas vous le problème, mais votre cerveau qui croit au danger là où il n'y en a pas et qui déclenche des shoots d'adrénaline à répétition. Mais comment tout cela fonctionne précisément ? Docteur Prê, je vous laisse la parole. C'est à vous. Merci beaucoup. Et tout d'abord, je tiens à dire que je suis ravi de participer à cet atelier sur euh euh nos angoisses car ben nous sommes très nombreux à souffrir euh de nos anxiétés, que ça soit des des attaques de panique ou des troubles paniques, là des crises d'angoisse comme on dit tout simplement, que cela soit des phobies de toutes sortes, des avions, des araignées, des ascenseurs et cetera, que cela soit des troubles anxieux généralisés où on imagine les pires catastrophes qui peuvent peuvent arriver à notre entourage ou à nous-mêmes ou que cela soit encore des troubles obsessionnels compulsifs où là on va masquer nos angoisses si possible par des pensées et puis par des rituels. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que derrière toutes ces formes d'anxiété on retrouve le même mécanisme et que ce mécanisme c'est celui de la peur. Mais sauf que cette peur dans le cadre des angoisses est très particulière car elle est elle a trois caractéristiques. Elle est imaginaire, inutile et insupportable. Elle est imaginaire mais par exemple, prenons la peur de parler en public que nous avons pratiquement tous et bien elle est imaginaire parce que nous nous imaginons que ceux qui vont nous écouter notre auditoire va avoir des pensées bizarres sur nous, vont nous juger et et donc c'est très pénible comme situation mais néanmoins, elle peut être utile si cette peur nous aide à mieux nous préparer et à être plus performant. En revanche, dès lors qu'elle devient insupportable et que nous n'arrivons pas à faire notre prestation comme il faut, et bien il s'agit d'une angoisse très profonde et invalidante. Alors, maintenant que vous avez bien compris ce que sont les angoisses, ces peurs euh imaginaires inutiles et insupportables, pour l'illustrer un peu, j'aimerais vous parler de mon histoire parce que avant d'être moi-même médecin et psychothérapeute et bien j'étais un cran angoissé. Euh je suis rentré dans cette maladie euh au cours de mes études de médecine. Un jour, j'étais en train d'ouvrir une boîte de conserve et puis euh d'un seul coup, j'ai senti une odeur bizarre et je me suis fait un film donc l'imaginaire et j'ai cru que c'était du beauulisme et que j'allais donc mourir. Euh évidemment, c'était complètement imaginaire parce que il faut manger le contenu de la boîte pour attraper le botulisme, pas juste une odeur. Euh et bien donc néanmoins, ça a suffi. J'ai démarré tout de suite une crise de panique, j'ai couru aux urgences et là on m'a fait bah une électrocardiogramme. On m'a dit que tout allait bien et puis on m'a donné une gé tranxène et puis je me suis retrouvé dehors. Et ça c'est quelque chose qui arrive à beaucoup d'anxieux au début de leur maladie. Et dans ces cas-là, on se dit "Mais qu'est-ce qui se passe ? Je suis je suis fou finalement ou alors il y a je dois quand même avoir quelque chose Alors, on se met à consulter des cardios et des gastros, enfin toutes sortes de spécialistes. Et moi, en plus, comme j'étais étudiant en médecine, euh grâce à mes livres, j'avais énormément d'exemples pour alimenter mon hypochondrie. Donc, je me suis mis à développer toutes sortes de maladies de manière imaginaire. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que on rentre dans à ce moment-là dans un cycle d'érance thérapeutique qui en moyenne va durer 4 à 8 ans chez beaucoup de gens, ce qui est extrêmement long. Et pour ma part, j'ai pas je n'ai pas échappé du tout à la règle. Alors, à un moment donné, peut-être après euh 4 5 ans, je me suis dit "Mais écoute Philippe, ça suffit maintenant, tu vas passer toute ta vie à courir de spécialiste en spécialiste, de service en service." Et donc euh j'ai commencé une psychanalyse. Euh, j'ai fait une psychanalyse de 5 ans parce que je pensais que c'était tout était dans ma tête. C'est un problème en moi. Je voulais vraiment en guérir et retrouver une vie normale. Malheureusement, ça n'a pas ça n'a pas suffi pour m'aider à m'en sortir et on le verra dans un autre atelier. Euh j'ai trouvé finalement d'autres méthodes qui m'ont permis de guérir et maintenant de passer de l'autre côté. Et euh c'était j'ai trouvé ça tellement intéressant que j'en ai fait une vocation à un métier et que je suis devenu euh médecin et psychothérapeute. Donc vous avez bien compris ce mécanisme dans lequel les personnes anxieuses vont tomber qui ce mécanisme d'érance thérapeutique et on se retrouve d'ailleurs toujours les trois mêmes pièges. un on essaie de comprendre ce qui nous arrive de on essaie de soulager le plus possible peut être par des médicaments, par de l'alcool, par beaucoup de travail, par toutes sortes de choses. Et puis on va chercher à éviter et l'évitement, on va on va éviter toutes les situations qui nous génèrent de l'angoisse et on va les ascenseurs, les sorties et cetera et on va finir par se retrouver complètement enfermé chez soi au final et on aura plus du tout une vie normale et agréable. Donc c'est quelque chose de qui est essentiel de de bien comprendre. La bonne nouvelle, car dans cet épisode, il y a une très très bonne nouvelle, c'est que vous n'êtes pas fou et vous n'êtes pas folle, de même que moi je ne l'étais pas. Parce que derrière ces angoisses sont oxiété, vous avez compris que c'est le même mot, et bien il y a un bug. Le bug c'est que notre cerveau ne sait pas faire la différence entre réel d'un côté imaginaire, fictionnel et virtuel de l'autre. Euh ce qui fait que il il va pouvoir se piéger lui-même. Par exemple, si je lis un article sur un nouveau traitement de l'infarctus du myocarde, une pensée va pouvoir me traverser l'esprit et si je me faisais un infarctus du myocarde. Rien que cette pensée qui est strictement imaginaire va être détectée par mes détecteurs d'alerte. Ces deux petits organitmes dans notre cerveau qu'on appelle les amidales cérébrales dont le rôle est de détecter les menaces autour de nous et en nous. Elles vont donc détecter cette phrase : "Et si tu faisais comme un infarctus, comme une menace ?" Et à ce moment-là, elles vont déterminer un déclenchement de d'un shoot d'adrénaline. Le pourquoi ? Parce que l'adrénaline en cas de danger, c'est l'hormone de l'action, ce qui nous permet de fuir ou d'attaquer. Alors, dans le cadre d'un danger réel, c'est absolument fondamental. Par exemple, si une voiture me fonce dessus, une détection par les détecteurs d'alerte, shoot d'adrénaline, je m'écarte. Donc c'est extrêmement efficace. Mais quand il s'agit d'une pensée imaginaire et bien je vais me prendre mon chou d'adrénaline et si je suis assis dans mon fauteuil comme maintenant l'adrénaline va devenir l'hormone de l'angoisse. Concrètement qu'est-ce qui se passe dans l'action ? L'adrénaline va prendre le sang dans les organes où il a qui sont peu utiles à l'action comme le système digestif ou la peau pour emmener ce sang dans les organes de l'action comme les muscles, le cœur, les poumons et le cerveau. Alors ça donne quoi ? dans l'action, pas de problème. Le sang est où il faut, l'oxygène où est il faut et je peux fuir ou attaquer. Donc tout va bien. Mais quand il s'agit d'une peur imaginaire et que l'action est inutile, cela devient l'hormone de l'angoisse. Pourquoi ? Mais parce que le sang quitte le système digestif, donc boule au ventre, nausé, vomissement, va quitte la peau, donc picotement, transpiration, va dans les muscles et donc on va avoir des des spasmes, des tremblements, des des jambes qui flagolent. euh va dans le cœur. Donc on aura des palpitations euh dans le le le poumons, donc suffocation oppression thoracique et dans le cerveau euh donc là on va on pourra avoir des vertiges, des sensations d'irréité et ce jusqu'à la peur de mourir. Donc vous voyez que ça concerne les tous les ce que je viens de vous décrire c'est tous les symptômes de l'angoisse que l'on va retrouver derrière toutes les maladies que ça soit le le trouble panique bien sûr ou qui on aura un certain nombre mais aussi les les anxiétés généralisées, les phobies et puis le le toc également le trouble obsessionnel compulsif. Donc vous avez compris que l'anxiété est une peur imaginaire, inutile et insupportable. Et quand elle survient, elle est détectée par nos détecteurs d'alerte comme une menace qui déclenche des chou d'adrénaline et que ces choux d'adrénaline, comme il y a pas de danger réel, et bien vont nous faire vivre tous les symptômes de l'angoisse. C'est essentiel de bien comprendre ce mécanisme parce que ça veut dire tout simplement qu'il s'agit d'un bug. Alors, me direz-vous euh quand j'explique ça aux gens, ils me disent souvent "Oui, mais écoutez docteur, j'ai quand même une histoire, j'ai eu des traumatisme, cette peur, elle doit bien venir de quelque part." Oui, c'est tout à fait exact. Et euh ce qu'il faut bien comprendre, c'est que vos traumatisme, votre histoire a pu dérégler vos détecteurs d'alettes qui vont qui vont devenir plus sensibles et vont être davantage sur le pont et donc s'enclencher plus facilement. Et ça c'est effectivement euh gênant le en néanmoins euh si bien entendu vous avez tout intérêt à soigner vos traumatismes en thérapie par exemple, vous aurez toujours à à apprendre à gérer vos angoisses teles ses peurs imaginaires de manière à sortir des crises et et ne plus en souffrir comme cela peut vous arriver maintenant. Maintenant, pour illustrer cela, j'aimerais vous décrire ce qui arrive et ce que l'on observe très souvent lors d'une première crise d'angoisse. Elles surviennent généralement chez des la plupart du temps chez des jeunes entre 15 25 ans. Et c'est souvent suite à un épisode où il y a eu une grosse fatigue. Par exemple, suite à une grosse fête où le jeune s'est beaucoup chargé en alcool ou d'autres substances. Il rentre chez lui tard et fatigué. Le lendemain matin, il doit reprendre les cours au lycée ou à la fac. il se dépêche, il court, il saute dans le bus et et là ben d'un seul coup son il se rend compte que son cœur se met naturellement à battre davantage. Il a une taquicardie, ce qui est tout à fait normal. Mais sauf que son cerveau perçoit cette cardie comme une menace de faire une crise grave, un infarctus. Et donc cela déclenche l'alerte euh les décharges d'adrénaline et à ce moment-là un autre jeune se met à étouffer une sensation de de nos mort imminente qui devient affreuse va demander à ce que l'on l'emmène aux urgences et c'est ainsi que va commencer sa première crise de panique. Ça c'est vraiment tout à fait classique. Euh maintenant il y a d'autres formes de début d'angoisse. Alors ces formes de d'attaque de panif peuvent commencer à tout âge. Et j'en ai vu jusqu'à l'âge de 65 ans des gens qui qui partaient à la retraite et qui d'un seul coup bah se mettaient à pouvoir déclencher ce type de phénomène. Pour les phobies, ça va être la même chose. C'est que on est tranquillement on est tranquillement dans un dans son avion, dans un train et puis j'allais dire comme d'habitude et puis d'un seul coup une idée nous traverse par exemple je me souviens une personne qui m'avait dit j'ai vu à l'aéroport la personne qui chargeait les valises et je me suis dit mais s'il ferme mal la soute. rien que cette petite idée l'a perturbé et du coup elle s'est elle a déclenché une crise de panique et ensuite elle elle est restée avec une anxiété permanente et qui a duré longtemps jusqu'à ce qu'on puisse la guérir. Donc vous voyez c'est ça commence souvent par ce genre de de phénomène. Sinon, ben dans les anxiétés généralisées, on va voir une mise en place quelquefois plus progressive mais au cours de l'enfance ou qui voir un enfant qui a été anxieux pour diverses raisons et cette anxiété va se développer mais toujours des peurs imaginaires parce que quand j'imagine des catastrophes par exemple qui puissent arriver à mon entourage, à ma mère, à mon fils, à mon frère, à moi-même et cetera, en fait c'est toujours imaginaire et ce qu'il faut bien comprendre Et j'aimerais vraiment que vous reteniez ça, c'est que nos pensées n'ont aucun pouvoir. Si j'ai envie par exemple là au cours de cet atelier, j'ai envie de je me sens en hypoglycémie, j'ai envie de manger quelque chose, je peux prendre un stylo, je peux penser me concentrer dessus et me dire "Ben, j'aimerais bien qu'il se transforme en chocolat. Mes pensées n'y arriveront jamais. Nos pensées n'ont aucun pouvoir." Et ça, c'est vraiment fondamental à comprendre. pour arriver justement à s'enguérir ce que nous verrons dans les prochains épisodes. À ce stade de cet épisode, j'aimerais que vous commenciez à observer euh vos angoisses, à vous dire tiens, en quoi sont-elles imaginaires ? En quoi sont-elles utiles ou inutiles ? En quoi sont-elles supportables ou insupportables ? Vous verrez que cette petite analyse est tout à fait précieuse pour vous rendre compte de l'impact sur votre vie et puis pour vous dire finalement mais est-ce que je veux que ma vie soit dirigée par toutes ces anxiétés et angoisses ou est-ce que je veux m'en libérer ? C'est extrêmement important de faire cette prise de conscience de manière à pouvoir s'engager dans des thérapies ou des démarches efficaces. Merci beaucoup et j'ai hâte de vous retrouver dans l'épisode suivant. Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience. Comment berner nos détecteurs d'alerte et arrêter de nous prendre des choux d'adrénaline sans danger réel ? C'est ce que nous allons voir dans cet épisode avec le docteur Philippe Rê qui va nous en dire plus aujourd'hui. Bonjour, je suis ravi de vous retrouver dans ce nouvel épisode sur nos nos troubles anxieux et nous allons voir maintenant quelle est la solution pour arriver à gérer ce bug que nous avons vu, le bug de la peur qui déclenche nos crises d'angoisse et toutes nos anxiétés. Donc vous l'avez compris, nous n'avons pas besoin de danger réel pour être angoissé. Tout se passe dans notre tête et ça c'est plutôt une bonne nouvelle dans notre monde intérieur car à partir de là nous allons pouvoir agir et changer notre vécu. Pourquoi le nos détecteurs d'alerte enclenchent-il de telles réactions ? Tout simplement parce que notre cerveau, donc on l'a vu, ne fait pas la différence entre réel, imaginaire, fictionnel et virtuel. et il fusionne avec ce que nous sommes en train de vivre. Alors, c'est souvent très utile et pratique. Par exemple, quand je quand nous regardons un film euh une vidéo, un jeu ou que nous lisons un livre, notre cerveau plonge dedans et ce qui nous permet de vivre euh cette expérience à fond. Donc c'est plutôt formidable. Mais initialement, notre cerveau était pas du tout conçu pour ça. Il a été conçu il y a il y a 200000 ans pour Homo Saptiens, notre ancêtre. Et là, on ne vivait que dans la nature. Il y avait pas toutes ces vidéos, films, livres et cetera, tout ce toute cette création imaginaire. Et donc notre cerveau s'est beaucoup développé dans l'imaginaire et je pense que c'est une réelle source de bienfait, on l'a vu, mais aussi d'anxiété car on peut se faire piéger. Donc, vous l'avez compris, le bug c'est que notre cerveau fusionne avec des euh des peurs imaginaires inutiles et insupportables. Alors, qu'est-ce que nous allons faire pour guérir ? tout simplement mais nous allons défusionner c'est mettre cette peur à distance l'objectif et je vais vous montrer comment c'est de berner nos détecteurs d'aler d'alerte pour qu'ils ne perçoivent plus de danger et arrêtent de nous faire des chous d'adrénaline. Ce que nous allons voir dans ce cet épisode c'est donc les différentes manières de défusionner de ces peurs. La première, la plus simple à mettre en œuvre, la plus efficace, c'est de donner un nom à nos peurs et de parler avec elle. Dès lors que nous devenons capable de parler avec elle et donc on les met à distance pour pouvoir dialoguer, et bien nos détecteurs ne perçoivent plus de menaces et arrêtent de nous faire ces choses d'argine. Pour vous donner un exemple, je vais parler de mon cas particulier. Donc moi, ce une des choses qui m'a beaucoup dérangé euh pendant toute cette période où j'étais euh un cran anxieux, ça a été euh mes attaques de panique en avion parce que je pour mon travail, je voyageais beaucoup et à chaque fois c'était un véritable calvaire. Alors ce que je faisais, je faisais une séance de cohérence cardiaque dans la salle d'embarquement puis à ma place. Ensuite, je prenais un livre, je me concentrais dessus pour mettre la panique le plus loin possible et puis finalement elle finissait par arriver. Alors, j'arrêtais de lire, je refaisais une séance de cohérence cardiaque et comme on peut pas à la fois être stressé et angoissé, bah je finissais par me calmer et toutes les demi-heures, je refaisais une séance et tentait si bien qu'il arrivait que l'hôesse de l'air me réveille à l'arrivée tellement j'avais réussi à me relaxer. Mais c'était quand même pas agréable comme voyage. C'était un pisal. Et puis un jour, j'ai découvert la diffusion et j'ai donné un nom à ma peur. J'ai tout simplement appelé panique. Et comment ça s'est produit la première fois ? Et bien en fait, j'ai j'étais à ma place dans l'avion donc j'ai commencé à lire mon livre comme d'habitude et comme d'habitude Panique est arrivé et donc au lieu de me forcer et de me concentrer dans ma lecture, je me suis arrêté, j'ai posé le livre et puis j'ai dit "Coucou panique, oh ça me fait plaisir de te voir. Je savais que tu allais venir parce que bah nous sommes dans un avion. Donc alors écoute, aujourd'hui on va changer. Voici mon cœur, voici mes poumons. Alors vas-y, lâche-toi, fais tout ce que tu as envie de faire et moi pendant ce temps-là, je vais te regarder tranquillement. Et quand tu auras fini, et bien je reprendrai mon livre et ma lecture comme je le faisais avant. Euh et bien le fait d'avoir fait cette diffusion, d'avoir mis panique à distance, d'en avoir fait une amie, de d'avoir discuté avec elle a eu pour effet que mes détecteurs d'alerte ont arrêté de l'apercevoir comme une menace et donc ils ont arrêté de m'envoyer des choses d'adrénaline. Et ceci se sent très très vite parce que l'adrénaline, c'est une hormone que notre organisme n'aime pas. Nous avons pas une mais deux enzymes pour la détruire. Et si euh nos surénales arrêtent de fabriquer de l'adrénaline dans dans de nous en injecter dans le sang, et bien au bout de 2 minutes, la purge est faite, il y a plus d'adrénaline. Et pour moi, c'est ce qui s'est passé. Les symptômes se sont calmés et j'ai pu reprendre tranquillement ma lecture. Et ça a été ma dernière crise de panique en avion. je nai plus jamais refait et depuis je voyage toujours avec panique qui est devenue une grande copine. Alors maintenant que vous commencez à voir euh comment ça fonctionne, je vais vous montrer un deuxième exemple parce que c'est quand même contreintuitif parce que euh finalement on se dit "Oui, alors maintenant j'ai peur d'une chose et je peux en faire une copine, parler avec elle, c'est pas tout à fait naturel. On a plutôt envie de lui dire loin "Allez, va ailleurs, laisse-moi tranquille." Euh et ben non, on va faire exactement l'inverse. Alors, j'aimerais vous parler euh du cas de ma première patiente euh euh celle avec qui je me suis lancé. Elle vient me voir et me dit "Écoutez docteur, j'ai 40 ans mais euh je fais du cheval en compétition et c'est franchement euh très pénible pour moi. Je suis très stressé. Alors, on gagne des courses parce que mon cheval est bon, mais moi je suis un véritable sac à patate. Donc si vous me guérissez pas, je vais arrêter la compétition." Alors bon, c'était un vrai challenge pour moi et je lui ai dit, je lui ai fait décrire sa peur et j'ai vu que ça commençait par la tête, ça continuait par les poumons, ça descendait sur les intestins et je lui ai dit "Écoutez, je de d'après tout ce que vous me dites, j'ai l'impression que c'est comme une colle qui vous coule sur la tête puis sur les poumons, sur les intestins et qui vous serrt à chaque fois. Euh et donc la tête qui tourne, les poumons, vous avez une oppression, les intestins, vous vous avez envie de de vous vider, d'aller aux toilettes, vous avez mal. Donc c'est cette la peur que vous me décrivez ressemble à de la colle. Est-ce que ça vous irait si on l'appelle gluante ? Elle me dit non. Oui, c'est bien gluante. Et là dans la au cours de la consultation, nous avons commencé à faire de gluante un personnage. Alors, gluante vous fait c, gluante vous fait ça, gluante apparaît à tel moment. Et donc nous parlions de Gulan tranquillement. On a fait ça un petit quart d'heure et je lui ai dit euh à la fin de la consultation à la prochaine fois prochaine euh prochaine compétition 1 heure avant. Mettez-vous de côté et appelez Gluante et dites à Gluante écoute Gluante cette fois-ci on va changer. On va faire la course ensemble dès le début. Alors, installe-toi en moi et tu vas mettre de la colle partout dans toutes les branches, euh dans tous les intestins, partout, partout comme ça, on sera près tous les deux et nous nous réussirons à faire cette course. Et donc c'est ce qu'elle a fait et euh je l'ai je l'ai revu euh une semaine après et elle m'a dit "Écoutez, c'est fantastique. Mo je mon stress a été nettement diminué, ma ma peur je la sentais plus et j'ai vraiment fait une course avec beaucoup de plaisir." Donc elle avait réussi alors qu'avant elle fusionnait complètement avec gluante et là elle se prenait des shoots d'adrénaline. Et bien elle avait réussi avant de faire sa compétition à défusionner d'avec gluante à en faire une amie à discuter avec elle et ce qui fait que ses détecteurs d'alerte se sont calmés et qu'elle a pu faire sa course dans de très très bonnes conditions. Alors vous avez compris ce principe de donner un nom à nos peurs et de dialoguer avec elle. Alors, ce que je voudrais bien préciser, c'est la chose suivante. Quand je dis que Panique ou gluante deviennent nos copines et que l'on va parler avec elle, ce sont des scénettes. Ce sont des scénettes qui ont pour but de berner nos détecteurs d'alerte. Le but n'est pas de parler avec panique pour parler ou de parler avec lande pour parler. C'est vraiment de berner nos détecteurs d'alerte. Je le dis parce que souvent quelquefois il arrive que des gens me disent "Oui, moi je parle souvent avec panique, je parle souvent avec luante, je parle souvent avec d'autres peurs et puis bon finalement ça revient." Oui, parce qu'ils se sont mis dans une logique de dialogue avec leur peur alors qu'en fait c'est une logique de scénette. C'est un jeu que l'on fait et ce jeu a pour but de berner nos détecteurs d'alerte. Donc vous avez compris qu'il est important de pouvoir donner des noms à nos peurs et surtout il est important là de se lâcher complètement et de vraiment avoir de l'imagination. Vous pouvez vous aider. Chat CPT est excellent pour trouver des noms ou d'autres d'autres IA Google Enco, tout ça. C'est vraiment bien. Par exemple qu' a quelqu'un c'est une peur qui est banale pour quelqu'un qui est à détox c'est peur de tuer tout le monde sans sans faire exprès ou pas. Et bien cette peur de tuer tout le monde, j'avais une personne qui avait très peur de tuer sa petite fille comme ça de manière malencontreuse. Et bien euh on on l'a appelé Nikita. Au début, elle l'appelait euh peur de tout le monde et puis elle disait "écoute, ça serait bien, je sens que tu es fatigué, prends des vacances". Alors évidemment ces détecteurs d'alerte quand ils entendaient ça, ils entendaient plutôt loin loin. Ils entendaient la peur, ça va pas. Il lui remettait de l'adrénaline. Tandis que je lui ai dit "Écoutez, on va changer le nom, on va l'appeler Nikita. Ça vous va ?" Et ben dit oui oui très bien et elle l'a fait. Donc euh ça c'est ça c'est net. C'était par exemple ah salut Nickita, je suis ravi de te voir. Ben écoute euh aujourd'hui euh pour aller nous amuser à tuer tout le monde, qu'est-ce que tu préfères ? On prend des des kalashnikov comme ça on va pouvoir euh faire comme dans le train bleu. On va s'éclater, ça va être absolument génial. Et donc elle s'est elle est devenue elle a fait cette scénette avec Nikita qui a très très bien marché et depuis ben Nikita, il suffit qu'elle prononce son nom. Coucou Niketa et hop, ça s'arrête tout de suite. Donc laissez-vous aller avec à beaucoup d'imagination. Alors par exemple, moi j'ai des patients qui euh bon panique, certains l'appellent panica, peur peur de s'étouffer en public. Bah c'est Dark Vador par exemple ou des peurs des araignées Super Spider, il y en a même on verra qu'il les chante qu'on a trop de pensées dans la tête. Certains l'appellent Cafana, quelqu'un qui a peur de rougir, donc de devenir une peau rouge, a appelé sa peur cheyenne. Vous avez compris le principe. Alors, un petit détail, c'est que on peut s'en servir très souvent de la diffusion qu'on a compris la mécanique et en dehors des angoisses fortes. Par exemple, moi quand je n'aime pas aller chercher du vin à la cave, j'aime pas les zones sombres ou noires, et ben je vais diffusionner, je vais dire, je vais appeler Dracula, dire "Allez Dracula, viens avec moi, on va chercher du vin tous les deux. Je sais que tu aimes le rouge et puis je je parle à Dracula dans ma tête, je me fais une petite scénette et donc là mes détecteurs d'alerte restent tout à fait tranquille." Je vais vous raconter juste un autre épisode comme ça. Euh personnel, l'an dernier, on m'a fait une anesthésie générale et puis bah quand j'ai vu l'anesthésiste avec sa seringle remplie de produits blancs, je me suis fait un petit film et si je ne me réveillais pas. Bon, peur banale à ce moment-là et là je me suis j'ai maintenant je suis un pro de la diffusion, vous imaginez bien. Donc j'ai tout de suite pensé au chef indien dans Little Big Man qui chantait "Ah, c'est un bonjour pour mourir. C'est un bonjour pour mourir." Donc j'ai chanté. C'est un bonjour pour mourir. C'est un bonjour pour mourir. Et donc l' l'anesthésiste a fait son injection et je me suis allé laissé aller tranquillement. Comprendre aussi que la diffusion vous pouvez l'utiliser en de manière préventive. C'est pas la peine d'attendre que votre angoisse soit là. Par exemple, moi maintenant quand je monte dans un avion, bah je fais coucou panique, je suis place 9A tout de suite. C'est bien sûr un message pour un message pour mes détecteurs d'alerte. Coucou les copains, restez cool, tout va bien. Panier est toujours une une bonne copine, hein. Alors, il existe d'autres méthodes euh de diffusion. Une que j'aime beaucoup, c'est chanter nos peurs. Par exemple, quelqu'un qui avait peur des araignées, on avait elle défusionnait en les appelant Super Spider et puis un jour, elle a dû vider un grenier et donc je lui ai dit "Mais écoutez, chantez-les." Et donc, elle chantait en vidant son grenier : "Super Spider ! par Spider comme une enfant comme ça et ça marchait très bien. Mais sinon, on peut aussi quelqu'un qui a peur de faire un infarctus qui va pouvoir chanter infarctus petit infarctus infarctus je t'échapperai et cetera et cetera. Vous comprenez, on peut toujours faire en mode chanson enfantine. Nos détecteurs d'alerte ne du coup ne perçoivent plus du tout de menace et vous avez obtenu une bonne diffusion. Une autre méthode qui est intéressante quand vous avez des pensées obsédantes, c'est de les traduire en plusieurs langues. Alors, vous allez chercher les traductions sur internet, mais par exemple quelqu'un qui était obsédé par idée de se faire virer, on l'avait traduit en hawyen, ça donnait à coup aanou. Donc il répétait sans arrêt à un coup à coup àanou à coup à coup à nous et hop claque ça cassait complètement la la menace et la les les choux d'adrénaline s'arrêtaient et pouvaient enfin passer à autre chose. Une dernière technique de diffusion que je vous propose, c'est de comme vous avez compris, tout se passe dans notre monde intérieur et ben se considérer qu'il existe un majord d'homme à votre service dans votre monde intérieur et vous pouvez faire appel à lui par exemple. Moi je vais l'appeler Norbert, pourquoi pas ? Et bien si une pensée me dérange, ben je vais appeler Norbert, je dire Norbert cette cette pensée me convient pas maintenant. Est-ce que vous pouvez lui donner un rendez-vous demain à 15h par exemple ? Un autre exemple, moi quand je si je dors pas bien une nuit, le lendemain, je sais qu'il y a une pensée qui va venir que j'appelle cha et qui me dit "Dors vite, sinon demain tu vas être KO." Évidemment, quand cette pensée arrive et bien elle m'empêche de dormir. Donc à chaque fois qu'elle est là, je défusionne tout de suite. Ah K, je savais que tu allais arriver. Ça fait plaisir de te voir mais j'ai j'ai prévu Norbert, il va te il va s'occuper de toi donc et tu vas passer une une nuit sympa avec lui et je te dis à la prochaine et hop, je me remets dans mon dans mon processus de de de sommeil. J'aimerais maintenant que vous avez compris la diffusion vous que vous expliquez que ce que vous avez fait concrètement vous avez fait quelque chose de très important. Vous avez compris que tout se passe dans notre mode intérieur et à partir de là, vous avez pu faire un arrêt sur image. OK, il y a mon angoisse qui est là, je suis en train de fusionner avec elle. Et bien, je vais diffusionner avec tous les les les jeux que nous avons vu. En cas de crise, je vais vous donner une méthode que j'aime beaucoup. Moi, quand un patient fait une crise dans mon cabinet, c'est ce que je fais à chaque fois et vous pouvez l'utiliser pour vous-même ou si quelqu'un fait une crise à côté de vous. Euh et donc moi je leur dis "Ah chouette, formidable ! Une crise dans mon cabinet, c'est formidable. Comme ça, vous allez vraiment apprendre ça." Et je leur dis "Bah écoutez, on va se mettre en position tour de contrôle." Alors, un tour de contrôle, allez-y. Si vous voulez un tour de contrôle, dites-moi comment va le cœur. OK, il tape comme ça. Comment vont les poumons ? OK, il respire comme ça. Et les intestins, comment vont-ils ? et les muscles et le cerveau et la personne se concentre sur ces symptômes, les décrit. Donc elle est complètement en diffusion et la crise s'arrête. Vous verrez c'est ça prend même pas 30 secondes, c'est extrêmement efficace. J'aimerais pour conclure cet épisode vous proposer une petite métaphore et qui est vraiment importante à intégrer. Vous prenez prenons un avion de 300 places. Dans ces cet avion, il y a trois trois paniqueurs, trois personnes qui sont susceptibles de faire euh ce type d'épisode. Si vous êtes euh paniqueur ou paniqueuse, regardez les autres autour de vous, ils sont en train de de discuter tranquillement, euh de rigoler, de lire, donc pour eux, tout va bien. Mais vous dans votre tête, vous avez comme une montagne et vous vous dites "Oh là là, ça va être pénible tout ce voyage, c'est comme si vous deviez gravir cette montagne." et vous vous quand vous cherchez des solutions pour vous soigner, vous cherchez des outils pour gravir cette montagne. Et bien l'image que j'aimerais que vous reteniez, c'est que avec la diffusion, ce n'est pas un outil pour gravir cette montagne, c'est un outil pour aplatir les montagnes et vous serez de nouveau comme tout le monde, plus de montagne dans la tête et tout sera beaucoup plus simple. Je vous remercie beaucoup pour cet épisode et j'ai hâte de vous retrouver au suivant. Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience. Et si toute notre vie se jouait dans notre monde intérieur, un film que nous pouvons mettre sur pause, interroger puis modifier car face à une même situation, nous restons les réalisateurs de notre propre scénario. Alors, docteur Prê, c'est à vous aujourd'hui. Je suis ravie de vous retrouver dans ce nouvel épisode sur nos anxiétés et la façon de les gérer. Nous avons donc vu dans le premier épisode que nos angoisses étaient des peurs imaginaires, inutiles et insupportable ce qui entraînait tous ces symptômes. Pourquoi ? Parce que nous nous avons vu que nos amidales cérébrales, nos détecteurs d'alerte les repéraient comme des menaces et à ce moment-là pouvait nous déclencher des chou d'adrénaline hormone de laxio qui en cas de danger réel mais permet de fuir ou d'attaquer. Mais dans le cas des angoisses, comme il s'agit de de danger imaginaire et bien le cette adrénaline n'est plus l'hormone de l'action mais devient l'hormone de l'angoisse avec tous les signes de l'angoisse. Donc la boule au ventre, les nausées, les vomissements, les picotements dans les mains, la transpiration, les palpitations, les suffocations, oppression thoracique, le ver les vertiges, les sensations d'irréalité jusqu'à la peur de mourir. Donc tous ces symptômes, si vous êtes anxieux, vous les connaissez, vous en éprouvez certains d'entre eux régulièrement. Vous avez donc compris qu'il s'agit d'un bug, que notre cerveau ne sait pas faire la différence entre réel d'un côté imaginaire, fictionnel et virtuel et et que donc il se faisait piéger par lui-même et déclencher des alertes sur de simples faits imaginaires. Une fois que vous avez compris cela et on avait conclu cet épisode ainsi, ben premièrement, ça veut dire que vous n'êtes pas fou, pas fol et de même que moi je n'étais pas fou quand quand j'ai compris cela. Et vous avez compris que bah ça sert plus à rien de chercher à comprendre d'où viennent nos peurs, à chercher à les soulager, à chercher à les éviter, mais il faut vraiment trouver des solutions pour casser euh cet engrenage. C'est ce que nous avons vu au 2e épisode. Au deuxième épisode, nous avons compris que donc ce qui se passait dans le cas de crise d'angoisse ou toute forme d'anxiété, c'est que notre cerveau fusionnait avec nos pensées imaginaires et donc il était complètement dans son film et il se prenait il provoquait des shoots d'adrénaline. Et ce que l'on a vu c'est qu'il était possible de défusionner, de mettre la cette peur à distance. Euh et nous avons vu plusieurs méthodes dans ce but. par exemple, le simple fait de donner un nom à sa peur. Moi, ma peur de ma panique en avion, je l'appelais tout simplement panique. Je discutais avec elle et à partir de ce moment-là, notre nos détecteurs d'alerte ne perçoivent plus ces ces peurs comme des menaces. Ils sont ils se font berner par les scénettes que nous imaginons et ils arrêtent de nous envoyer des shoots d'adrénaline. C'est extrêmement efficace et nous avons vu toutes sortes de manières de donner des noms à nos peurs et de jouer avec elle de manière à berner nos détecteurs d'alerte. Nous avons vu aussi d'autres méthodes de diffusion comme le fait de chanter nos peurs. Euh nous avons vu que nous pouvons aussi les les traduire en diverses langues. Tout ça c'est ça ça crée une déconnexion au niveau de notre cerveau. Et nous avons vu que nous pouvons imaginer que nous avons un un majord d'homme dans notre tête. Par exemple, ça peut être Alfred comme celui de Batman et que on peut appeler Alfred à tout moment pour le dire de s'occuper de telle pensée et cetera. Donc on peut l'intégrer dans nos nos solutions. C'est ce que donc nous avons vu dans ce épisode. Ce qui était ce que j'aimerais vous faire comprendre lors de ce 3è épisode, c'est que cette pratique de la diffusion vous a permis de faire ce que j'appelle un arrêt sur image, c'est-à-dire que tout notre vécu se passe dans notre monde intérieur. fondamental à comprendre et à partir de là être capable de faire des arrêts sur imag et c'est ce que vous faites quand vous diffusionnez vous dites "Ah tiens la panique je vais la diffusionner je vais je vais faire telle scénette avec elle vous faites un arrêt sur image et vous choisissez une action un petit scénario qui vous permet d'échapper à l'angoisse. Et bien cette pratique de l'arrêt sur image, on peut l'intégrer dans toute notre vie et ce qui va nous permettre de changer nos perceptions, nos rôles et même nos émotions. Alors là, quand je dis ça, beaucoup me disent "Mais écoutez, écoutez, on comprend pas franchement les émotions, on n'y peut rien, ça nous tombe dessus, on est triste, en colère et qu'est-ce qu'on peut y faire ?" Et bien en fait, c'est vraiment une notion euh qui est complètement fausse et parce que nous sommes humains et conscients. Et je vais vous l'expliquer avec un exemple. On va imaginer trois personnes qui sont dans un ascenseur et cet cet ascenseur monte et on va le bloquer entre deux étages. On va mettre tout ça dans le noir et on va on va observer ce qui se passe. Mais ce qui se passe c'est qu'il y a une des personnes qui va se mettre à hurler de peur, l'autre va se mettre en colère et la troisième va rester zine tranquillement. La même situation peut engendrer trois émotions complètement différentes de la peur, de la colère et de la sérénité. Pourquoi ? Pour comprendre ce qui se passe, il faut aller dans la tête de chacun. La première personne se dit "Oh là là, je suis claustrophobe, je vais étouffer dans ce petit espace, je vais mourir." Et donc, elle fait une crise de panique. OK ? La deuxième se dit "Oh là là, depuis le temps qu'on dit au syndique qu'il y a des problèmes avec cet ascenseur et il ne fait rien pour les réparer, c'est insupportable." Et donc il se met en colère. Et la troisième se dit "Oh bah de toute façon, ça sert à rien de s'énerver, autant rester zen. Tôt ou tard on va venir nous chercher et et ça se passera bien. C'est pas la première fois qu'il y a une panne d'ascenseur et les tout ça est bien rodé maintenant. Donc vous voyez que ce sont nos pensées qui déclenchent nos émotions et c'est tout à fait fondamental à comprendre. Euh et c'est ce que disaient les les les philosophes Grecs, l'histoicien, ce sont pas les situations qui font le malheur des hommes et des femmes, mais l'idée qu'ils s'en font. Et si vous êtes capable et alors un exemple simple, quelqu'un envoie un SMS à à son sa sa copine ou son copain, il répond pas assez vite, il dit "Il est en train de m'oublier, tout de suite ça déclenche une colère. Si la pensée était tout simplement bah il est occupé le pauvre, il doit il doit être surchargé de travail et bien c'est au contraire, c'est de la compassion que l'on ressent et on on renvoie un petit SMS cool et sympa." Donc vous voyez, nos émotions sont vraiment complètement euh sensibles au discours que nous faisons euh dans notre tête. Et ça c'est fondamental pour arriver à à construire les films que l'on veut euh vivre réellement. J'aimerais vous donner un un autre exemple pour que vous compreniez bien ce mécanisme de maîtrise psychologique car c'est bien ce que nous sommes en train de voir. Imaginons qu'on vous confie un enfant et on vous dit euh mais je te remercie de de le garder. Il a 6 ans et euh il a il a le droit qu'à une demi-heure de tablette parce que et bien on veut qu'il soit intelligent et vous êtes d'accord avec ça ? C'est mieux qu'un enfant soit sans tablette et intelligent. Bon, au bout d'une demi-heure de tablette, vous prenez la tablette à l'enfant et l'enfant se met à hurler. Évidemment, c'est insupportable. Donc tout de suite, vous ressentez un grand inconfort psychologique. Alors, c'est quoi un inconfort psychologique ? C'est fait de penser mais pourquoi j'ai accepté ? Mais je vais le jeter par la fenêtre. C'est fait d'émotions, bah là pour le coup de colère, c'est fait de de sensations pénibles par exemple dans le ventre, dans les épaules. Donc vous vous sentiez pas bien. C'est un gros inconfort psychologique. Et là à partir de cet inconfort, il y a deux réactions possibles. La première c'est le mot de réaction. Mot de réaction. Mais écoute, ta tablette la voilà, prends-la, fous-moi la paix. Et dès que l'enfant a pris sa tablette, il arrête de nous embêter et puis on se sent mieux. Entre parenthèses, le mot de réaction, regardez autour de vous. restaurant partout. C'est ce que les parents, beaucoup de parents font avec leurs enfants pour avoir la paix, hein. Mais simplement quand vous allez rendre l'enfant à votre ami, ben vous allez pas être très fier de vous, pas très content et vous aurez raté votre objectif. Donc c'est c'est jamais satisfaisant. C'est c'est pour ça que la deuxième attitude, c'est d'accepter nos inconforts psychologiques, n psychologique, nos pensées, nos émotions, nos sensations euh de manière à nous engager dans ce qui compte pour nous. Et donc, on va dire à l'enfant écoute, ta mère ou ton père m'a dit que tu auras pas de tablette plus une demi-heure, donc tu l'auras pas. Fais ce que tu veux. Écoute, tu peux faire ça. Ah, ça te plaît pas ? D'accord. Ben fais ça, ça va durer une petite heure mais il va finir par lâcher quand il va voir que vous êtes déterminé et il va finir par s'occuper autrement. Et bien là, quand vous rentrez dans ce processus où vous acceptez vos inconforts psychologiques pour vous engager dans ce qui compte pour vous, vous êtes en plein dans la maîtrise psychologique. Et c'est pour ça que cette thérapie que je vous explique depuis le début de ces épisodes, la thérapie acte d'acceptation et d'engagement, c'est véritablement j'accepte mes inconforts psychologiques pour m'engager dans ce qui compte pour moi, dans ma vie réelle. Et c'est comme ça, c'est ce processus là qui va me permettre de guérir parce que je contrôle ma vie et je ne fusionne plus avec mes peurs mais j'arrive à en défusionner. Donc vous voyez que nous avons constaté que notre tout notre vécu se passe dans notre monde intérieur et que nous pouvons le transformer. Alors ça c'est quand même quelque chose de d'extraordinaire. Première conséquence toute simple. Quand je regarde un paysage, un tableau, quelque chose, je peux toujours m'entraîner le voir le beau dans ce que je regarde. Et c'est une attitude qui est extrêmement précieuse. Dans mon cabinet, il y a plusieurs tableaux. Je je dis à chaque fois à la personne mais qui rentre, comment vous trouvez ? Quel est votre tableau préféré ? Pourquoi est celui-là ? Pourquoi vous l'aimez pas ? Et puis je montre des choses que je trouve belles dans chaque tableau. Et effectivement, je vois que le le regard change. Donc nous pouvons travailler notre regard. Et c'est extrêmement précieux parce que par exemple quand on veut développer une amitié ou qu'on veut que l'amour dure et et bien il est important de pouvoir développer notre regard du beau et voir tout le beau dans l'autre. Et dès lors qu'on est capable de voir le beau dans l'autre, on a un regard qui va devenir transformateur, qui va aider l'autre à progresser. Et si l'autre nous regarde et nous montre le beau en nous, nous allons progresser ensemble et c'est comme ça que l'amour va durer toute la vie. Alors, on peut aussi grâce à cette maîtrise psychologique avec l'arrêt sur image et bien sortir de situations qui était mal engagé. Par exemple, je me souviens une fois où j'étais énervé, j'étais invité par un ami au restaurant, je sais plus ce qu'il fêtait, mais c'était il y avait d'autres copains, c'était sympa mais moi j'avais eu un accrochage avec ma voiture et puis je m'étais attrapé avec quelqu'un qui m'avait embêté enfin pour des histoires idiotes, j'étais plutôt agacé. Et donc du coup le restaurant me plaisait plus et puis finalement le garçon il était pas très sympa. Enfin bref, j'étais j'étais pas du tout là. Et à ce coup j'ai fait un arrêt sur image, je me suis dit "Oh oh, Philippe là, tu es dans le bon film ?" Non non, pas du tout dans le bon film. tu es en train de pourrir la soirée des potes, tu arrêtes tout de suite et tu te mets à t'intéresser à la discussion et puis tu tu rigoles avec tout le monde. J'ai changé de film instantanément, j'ai oublié tous mes petits soucis et c'était formidable comme ça. Mais il y a plein d'autres petites situations. Par exemple, je me souviens une fois je rentrais dans mon cabinet et je rentrais chez moi, pardon, et ma femme me dit tiens, j'aimerais bien prendre ces deux chaises de l'entrée et les mettre dans dans mon cabinet. Je dis oui bien sûr mais euh ton cabinet est petit, il faudrait enlever quelque chose. Par exemple la mâle là, c'est une mâle que j'aime pas. Donc rejoin ma femme qui est pas du tout contente qui je Ah z alors euh mais tu me gardes la malle mais fais ce que tu veux c'est ton cabinet. Mais enfin il faudra un peu réaménager moi. Toujours pas contente. Et là je arrête sur image. Est-ce que tu es dans le bon film là ? Non non pas du tout. Et donc j'ai immédiatement changé le film. Écoute ma chérie, il y a pas de souci. tu prends les deux chaises, c'est ton cabinet, tu fais tout ce que tu veux et c'est ça qui me fait plaisir. Et là, d'un seul coup, j'ai faim de sourire et être tout à fait contente. Donc vous voyez cette pratique de la de la maîtrise psychologique et de l'arrêt sur image, c'est quelque chose de tout à fait fantastique pour repenser notre vie. Et moi ce que j'aimerais vous dire en conclusion, c'est que c'est vraiment l'apprentissage d'une nouvelle liberté. Quand j'explique cela aux gens, la plupart du temps euh ils s'arrêtent, ils me disent "Mais vous savez docteur, jusqu'à présent toute ma vie, j'étais en mode réaction et je me faisais piéger tout le temps." Et là, ce que vous me dites, c'est que je peux faire un arrêt sur main dire "Est-ce que je suis dans le bon film là ? Est-ce que je peux accepter un inconfort pour faire vraiment ce qui est important pour moi ?" Ah bah oui, bah oui, je crois que ça va changer toute ma vie. Et je me souviens même d'un patient qui me disait "Oui, c'était un patron de supermarché et il me dit il me disait oui, je je suis très efficace, j'ai des bons scores et je disais à mon patron, ben maintenant je peux diriger deux trois quatre magasins." Et il me disait "Non, oui, oui, tu peux mais il y a quelque chose je le sens pas qui qui je crois pas que je crois que c'est il faut attendre un petit peu." Et il dit "Ça y est, j'ai compris maintenant." et et donc il s'est mis à la maîtrise psychologique et il a beaucoup il était il est sorti du mode réaction et il s'est mis à beaucoup mieux gérer ses affaires et ça a été euh très apprécié par sa hiérarchie. Euh ensuite, ça a eu des impacts sur toute sa vie, euh ses euh son couple, ses amis et en bien bien entendu. Donc vraiment, retenez euh de cet épisode euh que euh sortir de ces angoisses, guérir de ces angoisses grâce à à la diffusion, grâce à l'apprentissage de l'arrêt sur image, et bien c'est découvrir une nouvelle liberté qui nous permet d'avoir une vie beaucoup plus riche. Et c'est pour ça que je pense sincèrement que les anciens anxieux ou anxieuses sont souvent des personnes très intéressantes et c'est vraiment tout le bien que je vous souhaite. Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience. Et si le courage n'était pas de faire disparaître la peur mais d'agir malgré elle ? Alors voyons ensemble comment remettre de l'action face à l'angoisse. Aujourd'hui, docteur Prê, je vous laisse la parole. Merci Anne. Cette question est fondamentale parce que il est essentiel de comprendre que l'action est au cœur de la guérison. Ce qui nous rendait malade, ce sont les évitements. À force d'avoir peur de d'aller au supermarché, de peur de faire une crise de panique ou d'empêcher nos enfants de vivre leur vie parce qu'on a peur qu'il leur arrive 1000 catastrophes euh ou d'empêcher telle ou telle situation parce qu'on on sait qu'on va la contrôler. 10 fois, 20 fois, 30 fois. À force d'évitement, on s'enferme dans notre dans nos angoisses et dans notre maladie. Euh et véritablement, nous avons vu que avec la diffusion, nous avons vu un outil tout à fait fondamental pour changer notre vécu des angoisses et nous remettre en action. Et ce que j'aimerais que vous compreniez aujourd'hui, c'est que c'est véritable véritablement l'action qui permet la guérison. Moi quand je reçois des messages de de lecteurs qui ont lu mon livre qui me disent "Ah, c'est formidable, je me suis remis à prendre le métro, je suis retourné au cinéma, au restaurant, je je suis ressorti avec mes enfants, j'ai fait telle chose." Enfin, j'ai beaucoup de messages dans ce sens-là. Je sais qu'ils sont sur le chemin de la guérison et que c'est la guér c'est vraiment véritablement l'action qui va permettre cette cette guérison stable et définitive. Ce que j'aimerais aussi que vous faire comprendre, c'est que pour aller euh dans vers cette action, il est tout à fait fondamental de pouvoir défusionner de tout. Et là, dans ce cadre-là, la peur ultime, c'est bien la peur de la mort. Euh la mort, l'enfant la découvre tout seul quand il accède à la conscience entre 5 et 6 ans. À cet âge-là, il devient capable de se projeter dans l'avenir, d'avoir des projets et c'est là qu'il découvre qu'un jour il mourra. Personne ne lui dit "Écoute, j'ai une chose à te dire, un jour tu vas mourir." Non, personne va lui dire tous les enfants le découvrent tout seul. Et de même qu'il va se projeter dans l'avenir, il va être capable de se projeter dans l'esprit des autres. Donc vont apparaître l'humour, le mensonge, mais aussi les peurs. Qu'est-ce que les autres pensent de moi ? Vous voyez ? Et puis euh il va être capable de se projeter dans le passé et donc il va être capable de se construire une histoire, une biographie. Donc c'est véritablement le le début euh de la conscience. Mais avec ce début de la conscience euh élevé des humains apparaît cette peur de la mort. Et c'est pour certains une véritable épouvante. Il y a même des enfants, vous les voyez, ils veulent plus grandir parce qu'ils savent qu'au bout ça sera la mort. Donc ils veulent rester petits, ils veulent que des petits jou et cetera. Rester tranquille et on leur dit "Oh, tu es grand toi." Non, ça leur plaît pas, ça les angoisse. Et d'autres vont se mettre à faire des cauchemars à cette occasion et cetera. Donc c'est c'est vraiment un moment éprouvant de notre vie et nous avons tous peur de cette mort d'une manière ou d'une autre. Alors, l'une des façons dont l'humanité que l'humanité a trouvé pour contourner cette grande peur de la mort, c'est de s'engager dans des choses qui nous dépassent. Ça va être la famille, l'école, l'éducation, la nation, la religion, mon métier, les œuvres d'art, tout ça me dépasse complètement. Et de ce fait, j'oublie que je suis un simple mortel. Je suis complètement engagé euh dans ma vie, dans ses actions, dans ses rituels euh et la mort repasse au second plan. En tout cas, la peur de la mort. Mais nous, en tant qu'ancieux, il faut qu'on aille plus loin que cela parce que cette peur de la mort va venir nous gêner à plusieurs moments et derrière la panique, c'est quand même bien elle qui est là. Euh ce qu'il faut comprendre et ce que je vous suggère, c'est d'aller jusqu'au bout de la diffusion, de défusionner toutes vos peurs, compris la peur de la mort. Si vous avez peur que votre fille se fasse écraser parce qu'elle est en voyage à Londres, ben imaginez qu'elle se fait écraser. Oh là là, ma pauvre, ma fille va se faire écraser. Mais alors, comment je vais la rapatrier ? Ça va être compliqué ? Est-ce qu'il faut faire une incinération sur place ? Vous voyez, je suis complètement gloque. Et mes patients me disent "Mais docteur, vous êtes glo là ?" Mais mais oui, je suis glo parce que nos pensées n'ont pas de pouvoir, je vous le rappelle. Et à partir de là, c'est pas parce que je pense qu'il va arriver un accident à ma fille qu'elle aura un accident. Mais en revanche, je vais arrêter le film dans ma tête qui devient horrible et pénible pour tout le monde. Ce qui est clé à comprendre avec cette cette peur de la mort et cette possibilité que nous avons d'aller jusqu'au bout de nos peurs, c'est que nous ne mourrons qu'une seule fois. Ce constat est quand même fantastique parce que nous les anxieux et bien nous mourons des centaines de fois voire des milliers de fois dans la vie. C'est quand même beaucoup et c'est souvent bien inutile. Quand je parlais de la peur de voir ma fille écrasé à à Londres, mais le lendemain je l'ai au téléphone, elle s'est pas du tout fait écraser. Tout se passe bien. Nos pensées n'ont vraiment pas de pouvoir. Donc défusionner toutes ces peurs, les même les plus affreuses jusqu'au bout et ce qui vous permettra de véritablement libérer votre cerveau. Alors, c'est fondamental parce que par exemple là, on vient de voir des peurs typiques d'une anxiété généralisée qui voit des catastrophes partout, mais allez jusqu'au bout des catastrophes. Si vous êtes ruiné, mais allez dans votre tête, je vais être ruiné, je vais être dans la rue et cetera. Mais pas de souci et puis vous votre cerveau finira paraliser le lendemain, le surlendemain que non ben ça continue comme d'habitude. Si vous avez des troubles obsessionnels compulsifs, vous pouvez effectivement aller jusqu'au bout de vos obsessions et et ou de vos rituels et donc là vous faire des arrêts sur les images et vous dire stop, non ça maintenant je diffusionne, je sors de là et puis il y a d'autres techniques mais cette fois-ci que je développe dans mon livre et que je vous laisse découvrir. Mais effectivement il est fondamental et extrêmement détendant de comprendre que l'on va mourir qu'une seule fois dans notre vie. Donc ça sert à rien de mourir plusieurs fois. Et comme le disait Alphonse Allé, nous nous prenons pas au sérieux. Il y aura pas de survivant. Nous nous prenons pas au sérieux. Donc tout peut être diffusionné. On peut faire des arrêts sur image surtout. Et nous les anxieux, nous avons un un gros défaut, c'est que nous avons une tendance à toujours imaginer le pire. Et bien à chaque fois que nous imaginons le pire, habitons-nous à imaginer les alternatives. Bah oui, ma fille est en faire en train de faire du shopping à Londres, elle s'amuse bien. Voilà une alternative qui qui va arrêter mon angoisse. Euh et nous pouvons faire cela pour toutes les formes d'anxiété. Maintenant que vous avez compris l'importance d'aller jusqu'au bout de vos angoisses, de les diffusionner complètement pour bien vous remettre en action j'aimerais vous que l'on s'arrête sur une autre notion qui est tout à fait fondamentale et qui va dans le même sens. Nous avec la diffusion, nous calmons nos détecteurs d'alerte qui ne perçoivent plus de menace et qui et donc nous n'avons plus de chou d'adrénaline. Mais il existe une autre façon de calmer nos détecteurs d'alerte. Il faut comprendre que plus notre tension nerveuse est élevée, plus nos détecteurs d'alerte vont être sur le pont et capable de nous faire des chauds d'adrénaline pour la moindre petite menace. Inversement, quand notre tension nerveuse est basse, et bien il ne détecte rien et nous sommes tranquilles. Par exemple, quand nous dormons, ils sont tranquilles. Tension nerveuse et basse, tout se passe bien. Et bien notre pour baisser notre tension nerveuse, nous disposons de plein de solutions. Le sport, solution numéro 1 que je conseille à tout le monde, vraiment mettez-vous au sport, mettez du sport dans votre vie tous les jours si c'est possible et vous verrez que ça fait un bien immense. Deuxièmement, toutes les activités qui baissent notre respiration vont effectivement baisser notre tension nerveuse. Par exemple, la cohérence cardiaque ou bien la pleine présence ou bien la méditation, le yoga. Toutes ces activités sont précieuses pour euh baisser notre tension nerveuse. J'aimerais développer un petit peu la cohérence cardiaque car euh c'est ce que j'appelle la méditation de poche. En 5 minutes, nous pouvons purger complètement notre adrénaline circulante, baisser notre tension nerveuse et vraiment nous mettre à l'abri de manière préventive. Il s'agit tout simplement de respirer six fois par minute pendant 5 minutes. 5 fois à l'inspiration, je compte 5. C fois à l'expiration, je compte 5. Et en ralentissant notre respiration, parce que notre respiration naturelle, c'est pas 6 par minute, c'est plutôt 12 à 14, et bien notre cœur, ce qu'il faut comprendre, c'est que notre cœur bat au rythme de notre respiration, suit le rythme de la respiration. Il accélère quand les poumons se remplissent parce qu'il y a plus d'oxygène et il ralentit quand nos poumons se vident quand il y a moins d'oxygène. Et si je ralentis ma respiration, naturellement mon cœur va se mettre à ralentir. Et tout cet ensemble là de phénomène de ralentissement, mais c'est ce qu'on va appeler la cohérence cardiaque, la cohérence entre le rythme du cœur et le rythme des poumons. Et dans ces cas-là, c'est le nerf vague qui prend le contrôle, qui ralentit le tout et l'adrénaline, la sécrétion d'adrénaline s'arrête et on se sent beaucoup mieux. Donc on vient vu, première façon de diminuer notre tension nerveuse, le sport. Deuxième façon, c'est tout ce qui va ralentir notre respiration, cohérence cardiaque et les autres méthodes. Troisème façon, c'est toutes nos activités qui nous permettent de nous absorber complètement dans ce que nous faisons. C'est ce qu'on Sizen Mila, un psychologue américain, a appelé le l'état de flux. Comme nous sommes dans cet état, nous sommes tellement absorbés que nous ne pensons plus à nous-mêmes, nous n'éprouvons plus d'angoisse, nous perdons la notion du temps. C'est quand nous sommes par exemple complètement absorbés dans notre travail ou dans notre dans nos photos, dans nos lectures, euh dans toutes sortes d'activités, même le sport, c'est une activité de flux évidemment. Euh et il y a beaucoup d'activités de ce genre. Donc dès lors que nous sommes bien absorbés et et que nous y sommes bien, nous nous oublions, nous passons au second plan et les angoisses disparaîtent disparaissent. Donc c'est effectivement une très très bonne méthode pour aussi baisser notre tension nerveuse. Donc ça veut dire vivre sa vie pleinement le plus souvent possible. Si vous combinez des techniques préventives comme on vient de voir pour baisser votre tension nerveuse et que par ailleurs quand une angoissé là vous avez développé votre aptitude à faire un arrêt sur image et à diffusionner donc vous allez pouvoir être de plus en plus dans l'action et plus vous serez dans l'action moins vous éviterez les conséquences de vos angoisses et plus vous verrez vos angoisses disparaître de votre vie et vous laisser tranquille. Alors quelquefois il reste quand même une difficulté euh c'est que il y a des situation où nous arrivons très facilement à diffusionner euh et euh c'est un exercice qui nous paraît simple et puis quelquefois nous sommes un peu bloqués parce que pourquoi nous avons peur et quelquefois ce sont des peurs qui peuvent être un peu physiques. Par exemple, dès que je n'ai plus pied, je n'ose plus nager euh des peurs de ce genre. Il faut quelquefois un peu de courage euh pour se dire "Bon, aujourd'hui, ce type de peur, je n'en veux plus." De manière à pouvoir supporter l'inconfort psychologique que va me générer une peur imaginaire. Et en super supportant cet inconfort psychologique, je vais devenir capable de faire mon arrêt sur image et de diffusionner cette peur et les l'adrénaline baissera ce qui me permettra de de passer le cap. Donc euh c'est important de s'entraîner sur euh toutes sortes de peurs imaginaires pour arriver à nous en débarrasser. Mais c'est aussi important euh de de se dire "Bon aujourd'hui, qu'est-ce que je suis capable de faire maintenant euh naturellement en terme d'action ? Et qu'est-ce qui me bloque encore un petit peu ?" Alors quelquefois ce que je vois régulièrement, c'est des peurs au volant de provoquer un accident. Et bien, dans ce cas, je vais imaginer le pire. Je vais provoquer le pire des accidents, mais je vais y aller, je vais le faire et je vais conduire. Et puis dès que je remarquerai très vite que dès que je serai dans l'action en train de conduire réellement, et bien cette peur va s'estomper. Je vais la diffusionner en cours de route, me concentrer sur la radio, écouter les nouvelles et tout va rentrer dans l'ordre. Donc à chaque fois se dire que j'ai besoin de courage quelquefois mais ça va me permettre d'accepter quelques symptômes de ma peur le temps de mettre en place l'arrêt sur image à diffusion pour euh tourner la page et très vite l'action va faire en sorte que la peur n'existera plus. Quand je me mets à nager un peu plus loin et que je n'ai plus pied et que j'ai pris l'habitude et ben la peur disparaît tout simplement. Et ça va être le cas dans toutes les situations, dans l'avion, dans le train, en voiture, au cinéma. Je vais devenir capable de prendre la place du fond, celle qui est bien coincée, je peux pas m'échapper et cetera et cetera. les peurs, l'action, vous comprenez et c'est ça que j'aimerais que vous reteniez, l'action permet de guérir complètement de vos angoisses et de reprendre une vie complètement normale. Nous arrivons donc au terme de ce cet ensemble d'épisodes sur la façon de gérer nos angoisses. Et j'aimerais rapidement vous rappeler ce que nous avons vu dans le premier épisode. Nous avons vu que nous pouvons que nos angoisses étaient des peurs imaginaires inutiles et insupportables qui pouvaient déclencher un bug car notre cerveau ne sait pas faire la différence entre réel imaginaire fictionnel et virtuel et que donc il va percevoir ses peurs imaginaires comme de véritables dangers et donc nos détecteurs d'alerte vont nous faire des chous d'adrénaline mais comme nous sommes pas en action parce qu'il y a pas de danger réel et bien cette adrénaline va devenir l'hormone de l'angoisse avec tous les symptômes que nous connaissons qui vont v de la boule au ventre jusqu'au vertige, palpitation et cetera. Donc nous avons vu que c'était un bug et que nous ne sommes pas fous et que il devenait possible d'arrêter de chercher à comprendre les choses, de chercher à soulager à tout prix, de chercher à éviter les situations qui nous angoissaient. il était euh ce n'est qu'un bug, il est possible d'en sortir. Nous avons vu euh dans le 2e épisode que l'une des façon de sortir de ce bug, c'est la diffusion. À chaque fois que notre cerveau euh perçoit une menace, il fusionne avec notre pensée imaginaire et nous avons vu diverses techniques pour faire un arrêt sur image et fait et défusionner nos peurs. Donc leur donner des noms, les chanter, les traduire, faire appel à un autre major d'homme. Toutes ces méthodes pour les mettre à distance et donc berner nos détecteurs d'alerte de manière à ce qu'ils ne perçoivent plus la menace et arrêtent de nous faire des chou d'adrénaline. Nous avons vu dans le 3ème épisode qu'à partir du moment où nous nous devenions capable de faire des arrêts sur image sur notre film intérieur, et bien nous devenions capable non plus d'être en de sortir du mode réaction qui nous piégeait régulièrement pour aller au mode maîtrise. Et au mode maîtrise, nous pouvons contrôler jusqu'à nos émotions. C'est ce que nous avons vu. On peut voir le beau partout et nous pouvons nous sortir de situations où nous nous faisions bêtement piégé pour choisir le film que nous voulons vraiment vivre. Et ça c'est une liberté qui est tout à fait extraordinaire qui fait partie du processus de guérison. Et nous avons vu dans ce dernier épisode que c'est par l'action euh que nous allons guérir complètement. Plus nous nous faisons ce qui nous faisaient les actions qui nous faisaient peur avant, plus nous nous engageons, ben plus ces peurs vont disparaître. Même si de temps en temps il fait un petit peu de courage, mais nous allons y arriver et c'est et c'est par l'action que la guérison deviendra définitive. Alors, j'espère que vous allez pouvoir mettre en œuvre tout ce que nous avons vu dans ces quatre épisodes et je suis euh ravi de vous avoir d'avoir pu vous transmettre tout cela. Merci d'avoir regardé cette série de routines et rituelles. Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir l'excellent livre du docteur Philippe Prê, Guérir de vos angoisses en six séances qui est disponible aux éditions Albin Michel. Ainsi évidemment que ses réseaux sociaux. À très bientôt les amis. Si vous avez aimé cette émission, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube et activer la petite cloche pour ne manquer aucun autre épisode. Et pour recevoir des contenus exclusifs et inédits, inscrivez-vous à notre newsletter sur le site métamorphosepodcast.com. C'est une newsletter qui est entièrement gratuite. À bientôt les amis. Routines et rituelles, le rendez-vous métamorphose du vendredi qui transforme le quotidien.

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