25 ans de recherche sur l'INVISIBLE : Les révélati
2026-07-13 85 min
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25 ans de recherche sur l'INVISIBLE : Les révélations de la Directrice de l'ISSNOE (Dr Dethiollaz)

URL : https://youtu.be/G6fdRzmlJZs

Vraiment, c'est prouvé, c'est une révolution scientifique aussi grande que la découverte de l'atome. Vraiment étonnant parce que nous-mêmes, on n'y croyait pas trop. On commence l'expérience, on demande de s'allonger, d'essayer de sortir de son corps. Je vois le curseur qui affiche moins 5 et ça va jusqu'à moins 45. On va graviter là-dessus, de comprendre ce qui est prouvé, ce qui n'est pas prouvé. Quels sont les éléments qui discréditent en fait ces explications ? J'ai fait un doctorat en biologie moléculaire. Je suis parti faire la suite de mes études à l'Université de Berkeley en Californie. j'ai décidé de créer une structure pour étudier ces phénomènes hors normes de la conscience. En fait, le problème, comme ce n'est pas vérifiable, le mythomane est mis au même niveau que celui qui ne l'est pas. Le substrat même de l'univers, de la réalité, c'est la conscience. Donc c'est un renversement total de perspectives par rapport à notre modèle matérialiste. Que se passe-t-il biologiquement quand on meurt ? Mais il y a des expériences qui ont été faites où on peut communiquer avec une personne qui est dans le coma. Comment se fait-il, par exemple, que ces travaux-là n'aient pas été acceptés ? On tient un protocole qui démontre qu'il y a quelque chose et ça doit être publié. Pour quelles raisons ? Et ce qu'il m'a dit, c'est « Non, mais tu te rends compte. Si c'est vrai, jamais, jamais, j'oserais publier ça. ». Alors Sylvie, ma première question, j'ai envie de rentrer directement dans le vif du sujet, celui de la conscience, parce qu'il crée des débats, parfois houleux, dans la communauté scientifique et en dehors de la communauté scientifique. Aujourd'hui, on n'a pas réussi à démontrer comment des mouvements chimiques, des électrons dans les synapses, tout ce qui peut se passer d'un point de vue physique, on n'a pas réussi à comprendre comment ça génère de la pensée, de la conscience. Et donc, on a un petit peu deux camps. Celui qui pense que le cerveau produit la conscience et de l'autre côté, le camp de ceux qui pensent que le cerveau est un réceptacle à la conscience et que la conscience existe en supra. Toute première question par rapport à ça, on va graviter là-dessus, on va essayer de comprendre ce qui est prouvé et ce qui n'est pas prouvé, ce qu'on arrive à faire, à déterminer. Déjà, est-ce qu'on sait d'un point de vue scientifique où se situe, dans quelle partie du cerveau à peu près il y a un lien avec la conscience ? Est-ce que c'est l'ensemble du cerveau qui peut amener à de la conscience ou est-ce qu'il y a des zones spécifiques qu'on a remarquées avec des expériences scientifiques par exemple ? Non, on ne peut pas déterminer une zone. Ce que l'on peut faire, en fait, c'est qu'on établit des corrélations. En fait, on pense à quelque chose et une certaine zone du cerveau, ou plusieurs zones vont s'activer, ou on fait un travail mental, on réfléchit à quelque chose et d'autres zones vont s'allumer. Et finalement, ça s'est réparti de manière quand même assez globale. Donc, ce sont des corrélations. C'est tout ce qu'on peut dire. C'est que quand on pense ou quand on est dans un certain état mental, certaines zones du cerveau vont s'allumer. Par exemple, quand on est de manière assez intéressante, les personnes qui sont en méditation profonde, il y a beaucoup d'études qui ont été réalisées là-dessus, là, c'est tout d'un coup l'ensemble du cerveau, qui va fonctionner d'une manière particulière. Je vais essayer de ne pas employer de termes trop techniques, mais on voit qu'il y a une espèce d'uniformisation, de l'activité du cerveau. Donc on voit qu'elle fluctue en fait. Tout ce qu'on peut voir, c'est que cette activité du cerveau fluctue en fonction de nos états mentaux et nos états de conscience. D'accord. Est-ce qu'il existe... Alors vous, vous travaillez spécifiquement justement sur des recherches là-dessus. Là-dessus, on vous a connu avec Nicolas Fresse, les expériences, les tests que vous avez fait avec Nicolas Fresse, que j'ai reçus ici il y a quelques semaines. Est-ce qu'il y a aujourd'hui beaucoup, d'expertise, de cabinet scientifique, de recherche dans le monde entier qui essayent d'avoir des protocoles pour prouver des compétences paranormales, pour prouver que justement cette conscience, est produite en dehors du cerveau ? Comment ça se passe en fait ? Alors, il y en a, il y en a, je ne peux pas vous dire combien il y en a, mais c'est sûr que ce n'est pas dominant. C'est-à-dire que la recherche mainstream dans neurosciences n'étudie pas. N'essaye pas de mettre en place des protocoles pour montrer que la conscience n'est pas dans le cerveau. Ce qui est dominant, c'est plutôt ce postulat que l'activité cérébrale serait à l'origine de la conscience. Donc, tous les protocoles sont designés dans ce sens-là. Donc, on n'avance pas beaucoup parce qu'ils savent déjà ce qu'ils veulent prouver, donc le protocole est biaisé à la base. Mais il y a effectivement des laboratoires, il y en a aux États-Unis, il y en a en Europe. Il y a des gens, bien sûr, il y en a de plus en plus qui se posent cette question parce que, je veux dire, ça fait quand même des décennies qu'on traque, en fait, ce phénomène de la conscience. Et comme vous l'avez dit au début, on n'a pas le moindre début d'explication de comment quelque chose de très matériel, comme l'activité, chimique avec les neurotransmetteurs ou l'activité électrique, pourrait générer un phénomène immatériel, abstrait et totalement subjectif comme la conscience. Donc il y a quand même de plus en plus de scientifiques, notamment des très grands scientifiques, je pense par exemple à Christophe Kors, qui est à Seattle, qui dirige un institut là-bas, qui dirige un institut là-bas, qui est une sommité dans le monde, des neurosciences et qui depuis, enfin qui a passé toute sa vie dans ce paradigme bien matérialiste il a commencé ses travaux il travaillait avec. Watson, qui est un des découvreurs de la double hélice d'ADN, et ensemble, ils ont essayé de travailler sur, ce sujet de la conscience, et lui, il coupait le cerveau des petits singes en morceaux, il leur retirait des petits morceaux pour essayer de voir s'ils perdaient de la conscience, pour dire qu'il était vraiment dans quelque chose d'une démarche extrêmement matérielle. Et puis, au bout de 20 ans de carrière, il a commencé à se dire, on ne la trouve pas, et on ne la trouvera probablement jamais, et maintenant il défend, en tout cas il n'est pas forcément, et je trouve qu'il a une super démarche, c'est-à-dire qu'il ne dit pas on s'est trompé, forcément la conscience est hors du cerveau mais il dit, on a tout à gagner à essayer, d'envisager une autre voie et de se dire peut-être qu'on a fait fausse route, peut-être que la conscience n'est pas produite par l'activité cérébrale peut-être qu'elle est, partout lui c'est son modèle c'est une propriété de la matière Lui, il le voit comme ça, comme une sorte de propriété qui serait apparue dans l'univers en même temps que la matière. Et en explorant cette voie, de toute manière, même si on a tort, on va apprendre des choses. Parce que de toute façon, là, on est bloqué. Ça va des années et des années qu'il n'y a pas d'avancée dans le domaine de la conscience. Il dit qu'on n'avance pas. Donc, autant explorer une autre voie. Et quels sont les biais, justement, dans les expériences actuelles et passées, qui affirme que c'est l'activité cérébrale qui produit la conscience. Si vous voulez, quand on fonctionne dans un paradigme, qui est actuellement le paradigme matérialiste, ça biaise tout en fait. Ça biaise, comme je l'ai dit avant, la façon dont on va concevoir un protocole, ça va biaiser l'interprétation aussi des résultats. Parce que quand on voit une corrélation entre une activité cérébrale et puis un état mental, il n'y a absolument rien qui nous permet de dire que c'est l'une qui est la cause de l'autre. C'est juste une corrélation. Donc c'est de l'interprétation, par exemple, de dire « le cerveau s'allume à cet endroit-là », c'est lui qui a créé l'état mental. Par exemple, je pense à, je ne sais pas, j'imagine que je suis en train de faire, un match de tennis ou bien de boire une bière. Tiens, il y a telle zone qui s'allume, donc c'est parce que la zone s'allume que je pense à ça. Ce n'est pas très logique, en fait. On pourrait très bien dire, c'est parce que j'ai pensé à ça que cette zone s'allume et que c'est la conscience qui va créer l'activité cérébrale. C'est là où est le biais, c'est qu'on est dans l'interprétation de résultats. Et on peut tout à fait les interpréter autrement. Alors moi je pourrais dire par exemple quelqu'un qui est dans le coma ou quelqu'un qui est décédé l'activité cérébrale est réduite à néant, a priori quelqu'un qui est dans le coma n'a plus de conscience, elle ne pense plus elle ne réfléchit plus, il n'y a rien qui se manifeste de la même façon que lorsque quelqu'un est mort, alors on va revenir sur évidemment les expériences de mort imminente les sorties de corps tout ça mais, c'est juste pour, ce qui me fait réfléchir sur le fait de la corrélation qu'il y a entre les deux, ou en tout cas quelle est la cause et quelle est la conséquence si on coupe l'une l'autre se coupe aussi. Si on coupe l'activité cérébrale ? Si on coupe l'activité cérébrale, visiblement, la conscience s'éteint également. Alors déjà, par exemple, pour le coma, il y a différents stades de coma. Il n'y a vraiment plus aucune activité cérébrale. C'est ce qu'on appelle le coma dépassé. C'est la mort cérébrale. Mais dans le coma, il y a quand même une activité qui peut être vraiment très faible. Mais il y a des expériences qui ont été faites où on peut communiquer avec une personne qui est dans le coma. Donc, elle a l'air inconsciente. Elle a l'air vraiment totalement inconsciente, mais on peut, il y a des expériences qui ont été faites à Liège, où on peut poser une question à la personne, et en lui disant, pour dire oui, pensez justement à telle chose, parce qu'on sait que c'est telle zone du cerveau qui va s'allumer. Ou si vous voulez dire non, pensez à autre chose, une autre chose, où on sait quelle zone du cerveau va s'allumer. Et on peut communiquer comme ça avec une personne dans le coma. L'activité est extrêmement perturbée, est diminuée, mais on voit qu'il y a quand même une forme de conscience. Après, on va revenir aux expériences de mort imminente, c'est toute la question, est-ce qu'une personne qui a fait un arrêt cardiaque, on sait que normalement, au bout d'une quinzaine de minutes, il n'y a plus d'activité cérébrale, et qui rapporte une expérience foisonnante de détails, une expérience de mort imminente, foisonnante avec plein d'éléments, quand est-ce qu'elle s'est passée ? Et ça, c'est toute la problématique. Parce qu'après ou avant la mort. Pour les sceptiques, eux, ils pensent que c'est juste avant que l'activité cérébrale s'arrête ou au moment où elle a repris. Et c'est vrai que c'est très difficile à dire. Alors des fois, il y a des éléments, comme par exemple une sortie de corps, où la personne va, pouvoir décrire ce qui s'est passé alors que son cerveau. Était arrêté. Là, ça devient compliqué, effectivement, parce que là, il y a un timing qui est possible. Mais il n'y a pas suffisamment de cas pour que…. On puisse vraiment dire que c'est une preuve irréfutable d'un point de vue scientifique. Mais il y a quand même de nombreux cas où les gens vont décrire des choses qui se sont passées alors que leur cerveau était éteint. Mais ça n'a pas pu être fait dans un cadre monitoré, on va dire, forcément scientifiquement. Donc, pour les sceptiques, il y aura toujours le doute. Je vous coupe une petite minute pour vous faire passer un message important. Depuis les débuts du podcast, j'ai enregistré plus de 300 épisodes avec les meilleurs experts, médecins, scientifiques de leur domaine, ce qui m'a donné, au fil des années, accès à une quantité énorme d'informations et de recommandations. Des informations que je ne partage nulle part publiquement. Enfin, presque nulle part. Car depuis plusieurs années, il y a un endroit où je partage tout ce que je ne dis nulle part ailleurs. Ça s'appelle la lettre biomécanique. Et pour faire simple, c'est un petit peu la version cachée du podcast. Chaque début de mois, j'y partage les découvertes les plus intéressantes que je fais en termes de santé et de longévité, mais également les coulisses du podcast, des sujets, des prises de position, que je ne développe jamais dans les épisodes. Sans oublier mes meilleures recommandations de livres, de films, de documentaires qui m'ont personnellement marqué et qui méritent vraiment votre attention. Et c'est d'ailleurs sur ce canal que je fais certaines annonces en avant-première. C'est gratuit, ça se lit facilement. C'est moi qui la rédige personnellement. Ce n'est pas une intelligence artificielle. Et si ça ne vous plaît pas, vous pouvez vous désinscrire en un seul clic. J'envoie chaque lettre qu'une seule fois par email en début de mois généralement. Et si vous n'êtes pas déjà inscrit, vous avez déjà loupé toutes les précédentes. Alors pour ne pas louper la prochaine, Cliquez sur le dernier lien dans la description pour vous inscrire à la lettre biomécanique et rejoindre les coulisses du podcast. Je pense que ça peut être intéressant d'essayer de définir, d'expliquer ce que c'est que la conscience. Je vais démarrer avec mon idée, de ce qui me semble être la conscience. Et puis, vous allez me dire si elle est plus ou moins juste et évidemment, les tailler en fonction. Quand je pense à conscience, j'ai la sensation que c'est... Voilà, une pensée, du savoir, comme si c'était l'ensemble de toutes mes expériences passées, qui avaient un lien aussi avec la mémoire, avec les connexions que j'ai faites dans les différentes aires de mon cerveau, et qui produit une pensée, une idée, mais tout ça bâti en fait sur l'ensemble du savoir accumulé, quand j'ai du savoir intellectuel, du savoir physique, du savoir coordinateur, du savoir cognitif, etc. Ce qui fait que le mot conscience me semble très difficile à détacher du savoir, et c'est pour ça que dans ma perspective il y en a beaucoup qui vont d'ailleurs me dire que je suis trop étriqué, je suis là pour ça je pose des questions, peut-être que ça va me détriquer justement, à ma conception tout ce que je sais et toutes mes pensées et mes idées qui émergent de mon cerveau sont une résultante de tout ce que j'ai accumulé dans mes synapses, dans mes neurones et dans mes aires cérébrales, Est-ce que ça, ça vous paraît juste ? Est-ce qu'il manque un élément qui, justement, dirait « Non, là, ce n'est pas suffisant, il y a d'autres choses. » Oui, pour moi, ce que vous décrivez, c'est l'activité du mental. C'est le mental qui pense, qui réfléchit, qui se souvient, qui va chercher des informations. Et ça, c'est lié, effectivement, en partie, en tout cas, à l'activité de votre cerveau. Mais est-ce que ça ne vous est jamais arrivé ? Par exemple, vous vous réveillez le matin, vous êtes encore dans votre lit, vous ouvrez les yeux, il y a ce moment de vide c'est-à-dire que vous êtes conscient mais vous ne savez plus où vous êtes qui vous êtes et il n'y a absolument aucune pensée ça ne vous est jamais arrivé ? je pense que ça arrive quand même à beaucoup de gens, C'est-à-dire une conscience sans contenu. Ça ne vous est pas arrivé ? Non, mais je vois à peu près la sensation, mais ça va durer une fraction de seconde. Ah oui, c'est une fraction de seconde. Le post-sommeil, quoi. C'est le temps. Oui, mais ça, c'est la conscience. Ça, c'est la conscience pure. La conscience, elle n'est pas liée à un contenu. Ça, c'est comme on l'a défini actuellement en neurosciences. Mais par exemple, les gens... Enfin, moi, je fais de la méditation depuis longtemps et vous pouvez demander à n'importe qui qui fait de la méditation. En méditation, vous arrivez dans des états où vous êtes extrêmement conscient, mais où il n'y a pas de contenu, où il n'y a pas de pensée, où il n'y a pas de « je suis », où il n'y a pas de... Il n'y a pas tout ça. Ça, c'est la conscience. Et ça, c'est une expérience. Ça serait quoi ? Ça serait une espèce de fréquence, de tube vide. Les idées viendraient remplir ce tube, par exemple ? Ça serait un tube... Cette métaphore, c'est bon ou pas ? Un tube ? Moi, je ne vois pas ça comme un tube. Je vois ça comme tout, en fait. C'est plutôt notre mental qui vient obscurcir ça. C'est comme un écran lumineux, la conscience, mais qui est vide. Et puis, le mental, lui, va venir projeter des choses là-dessus. Il va venir projeter des pensées des réflexions des angoisses, des peurs, et il va l'obscurcir et la majorité du temps notre conscience on n'est pas conscient de cet état là qui est en nous, qui est en chacun de nous et qui est la conscience la. Conscience ok alors cette conscience pour savoir si elle existe ou pas est-ce qu'il y a un moyen de la mesurer on peut mesurer des idées, on peut mesurer de l'activité cérébrale est-ce que cette conscience qui est un espèce de panneau comme ça, lumineux, à 3D, il y a moyen de le mesurer. Justement, on ne peut pas la mesurer. C'est là où on voit bien qu'il y a un problème. C'est qu'avec nos instruments, on ne peut pas la mesurer. Il y a même des expériences qui ont été faites, je me rappelle, je ne sais pas comment ça s'appelait, scientifique, avec des moines en méditation profonde, mais il a mesuré ce qu'on appelle le potentiel évoqué auditif. C'est-à-dire que même si vous êtes dans un état justement, calme ou même de relaxation, si on fait sonner quelque chose près de votre oreille, il va y avoir quelque chose dans votre cerveau. Il va se passer quelque chose. S'il n'y a pas ces potentiels évoqués, c'est la mort cérébrale. C'est comme ça qu'on définit un des critères pour définir la mort. C'est qu'il n'y a plus d'activité, il n'y a plus de réaction à des stimuli extérieurs. Eh bien, des moines chevronnés, des vrais de vrais, on va dire, en méditation profonde, vous pouvez faire sonner tout ce que vous voulez près de leur oreille, il n'y a pas de potentiel évoqué. Ils ne sont pas morts. On ne peut pas dire qu'ils ne sont pas conscients, ils sont extrêmement conscients. Alors, comment on explique ça ? On n'explique pas en science. On n'explique pas. La conscience, elle est au-delà du cerveau. Le mental, oui, toutes nos pensées, mais la conscience, elle existe au-delà du cerveau. Alors, si la conscience existe au-delà du cerveau, alors déjà, dans un premier état, avant qu'on aille sur cette hypothèse-là, quelles sont aujourd'hui les preuves qu'on a, qui semblent irréfutables, qui vont dans cette... Qui approuvent cette théorie, ce théorème, cette hypothèse, pardon, qui approuvent cette hypothèse ? Il n'y a pas de preuves irréfutables actuellement. C'est tout le problème, et je ne sais même pas si on en aura un jour, parce que, comme je viens de le dire, c'est quelque chose qu'on ne sait pas mesurer, cette conscience. Ce niveau de conscience, on ne sait pas le mesurer, on n'a pas les outils pour, et on est dans un paradigme qui fonctionne uniquement sur la matière. Donc, tant qu'on est enfermé dans ce paradigme matérialiste, on ne pourra pas prouver, on ne peut pas prouver quelque chose qui réfute un paradigme en restant dans le paradigme. Il faut forcément en sortir. Il faudrait inventer autre chose et sincèrement je ne sais pas si c'est possible, moi tout ce que je constate après, 25 ans, même depuis le début, disons, près de 30 ans de recherche. C'est que les seules preuves qu'on peut avoir, c'est par l'expérience directe. C'est-à-dire que quand vous le vivez, vous vous rendez bien compte que ça n'a rien à voir avec l'activité de votre cerveau. Donc c'est des expériences de l'intérieur, et c'est ce que disent toutes les grandes, traditions spirituelles, c'est que c'est des états qu'on ne peut approcher, On ne peut pas les approcher de l'extérieur avec l'intellect, mais on peut les approcher de l'intérieur par l'expérience subjective. Mais ce n'est pas une preuve. Ce sera une preuve peut-être pour vous, mais elle est quasiment impossible à communiquer. En plus, ce sont des états qui sont très difficiles à communiquer. Donc non, je vais vous décevoir, mais actuellement, scientifiquement, on n'a pas de preuve et je ne suis pas sûre qu'on en ait un jour. Peut-être, mais il va falloir qu'on fasse un gros saut quantique au niveau de notre recherche. Dans ce paradigme où la conscience est supra, l'idée, c'est que le cerveau servirait de réceptacle pour cette conscience, d'antenne, de quoi ? De traduction pour qu'elle s'exprime ? Là, il y a différents modèles à partir de là. Là, ça devient très, très complexe. La vision où le cerveau est une antenne, simplement, ou un récepteur, je la trouve un petit peu basique, un petit peu trop simple, en fait, par rapport à l'ensemble des témoignages qu'on a. Et il y a un modèle en particulier qui est défendu par un scientifique aussi très, très réputé, qu'on, ne va jamais être traité comme un farfelu qui s'appelle Bernardo Castrop qui est ce qu'on appelle l'idéalisme métaphysique qui postule qu'en fait. Le substrat même de l'univers, de la réalité, c'est la conscience. La conscience, c'est tout. Et tout découle de la conscience. Donc c'est un renversement total de perspective par rapport à notre modèle matérialiste, qui dit que tout dans notre réalité est fait de matière ou découle de la matière. Là, c'est le contraire. Tout est conscience et découle de la conscience. Et dans ce modèle, en fait, la matière n'est qu'une autre forme de la conscience. Donc, c'est la matière, la conscience donne forme, crée la matière et ensuite peut venir l'habiter si on veut, mais c'est plus complexe que ça. On a tous été bercés, on a tous appris un petit peu le système d'évolution, le système darwinisme, la matière évolue, les plus intelligents survivent, il y a une espèce, la matière progresse avec la matière et tout organe a une utilité pour la survie. Et en fait quand on réfléchit dans ce paradigme là que la conscience est tout et qu'elle crée la matière finalement on se pose la question, à quoi sert la matière et pour quelle raison il y a eu une telle évolution, il y a une telle complexité architecturale dans la matière, si la conscience est maître de tout, il y a quelque chose où j'ai l'impression de ne pas saisir le sens. La sens ça c'est la grande question pourquoi on existe déjà, c'est quoi le sens de cet univers pourquoi il y a quelque chose pourquoi ça aboutit à la vie ça c'est des questions qui nous dépassent et de nouveau je vous renverrai à ça c'est que, certains pensent avoir eu les réponses à ces grandes questions mais justement à travers des expériences qui sont des expériences de transcendance où on accède, à cette fusion au tout et où là. Ils ont des réponses, mais malheureusement, ils ne reviennent pas avec. Mais sinon, c'est au-delà de nos capacités. Moi, je ne peux pas vous dire. Pourquoi la matière a eu besoin de se sophistiquer autant, pourquoi la conscience a amené à ça. Après, on entre dans des explications, mais là, on s'éloigne vraiment de la science. Ça devient des explications spirituelles, où la conscience, et ça vaut ce que ça vaut. Moi je pense que le problème c'est que l'homme a besoin de trouver un sens, si ça se trouve il n'y a pas de sens, à l'échelle de cette conscience universelle si ça se trouve il n'y a pas de sens, les choses sont comme ça et il y a un processus, qui s'est mis en route de cette manière-là. Après, si on cherche un sens, certaines personnes pensent que, la conscience, en étant une, ne peut pas être consciente d'elle-même et que c'est un processus qui lui a permis de se diversifier, de se multiplier pour pouvoir se regarder elle-même et faire l'expérience d'elle-même. Et là on entre dans quelque chose qui est complètement improuvable moi j'essaye de rester dans ce que vous voulez en fait c'est des explications plus ou moins scientifiques et par rapport au sens, on n'a pas d'explication moi c'est bien ça qui m'a frustrée pendant mes études c'est que moi je me suis tournée vers la science en espérant que je trouverai des réponses à toutes ces grandes questions existentielles et en fait la science n'a pas les moyens, la science explique essaye d'expliquer comment les choses marchent, mais pas pourquoi elles marchent comme ça, ou pourquoi elles se sont passées comme ça. Qu'est-ce qui empêcherait la science, justement ? Alors, sur cette histoire de conscience et de matière-conscience, effectivement, j'imagine que ça peut être plus compliqué que... Que juste comme ça. Mais sur tout ce qui est expérience de mort imminente ou les sorties de corps, aujourd'hui il semble y avoir quand même beaucoup de personnes qui ont des capacités paranormales. Je pense à Nicolas Fraisse, mais il y en a plein. Si on regarde, il y en a beaucoup qui donnent des retours, qui donnent des interviews, qui donnent leurs expériences passées, etc. Le sujet étant tellement énorme, une découverte là-dessus, ça ferait du bruit. D'ailleurs, vous allez vous-même tenter justement d'essayer d'avoir un protocole, de cadrer les choses pour essayer de faire avancer des faits, des données qui pourraient être validées par la science. Comment se fait-il que ce sujet-là, avec un potentiel aussi énorme, ne soit pas plus pris en main par des études scientifiques qui, pour le coup, sont très protocolaires, validées dans leur manière de faire, qui pourraient être publiées ? Comment se fait-il aujourd'hui que dans les magazines scientifiques, il n'y ait pas de publication sur ces choses-là ? Comme si, finalement, comme vous le dites, c'est un pan qui n'est pas étudié. Mais si c'est si énorme et qu'il y a tellement de questions, pour quelles raisons ce n'est pas plus étudié ? Parce que quand vous avez un laboratoire de recherche, vous devez faire des demandes de fonds pour pouvoir mener des études et que si vous demandez de l'argent, pour dire « je vais essayer de vérifier si les sorties hors du corps ne sont pas des hallucinations et si effectivement la conscience peut aller se balader à l'extérieur », vous êtes sûr que vous n'aurez pas vos crédits de recherche. C'est pas plus compliqué que ça il y a des sujets qui sont tabous il y a des sujets qui sont sulfureux il y a des sujets qui peuvent ruiner votre réputation et votre carrière donc, la majorité des scientifiques dans ces domaines là sont frileux il y en a qui s'intéressent mais ils savent pas trop comment ils pourraient faire, donc je dis souvent la recherche dans ces domaines là elle est sclérosée parce que il y a des sujets qui sont de bon ton sur lesquels il est de bon ton de faire des recherches puis d'autres on peut pas, c'est dramatique il y a une espèce de chape de plomb là-dessus et c'est pas plus compliqué que ça ça soulèverait en fait de telles remises en question je pense que derrière tout ça il y a des enjeux, d'argent ça c'est sûr parce qu'il n'y a pas de. Il n'y a pas d'application directe pour l'instant, on ne voit pas comment commercialement on pourrait en faire quelque chose. Donc déjà, ça n'intéresse pas beaucoup parce qu'en général, les financements, c'est pour qu'il y ait un retour sur investissement. Et puis en plus, c'est plutôt ce qu'on appelle la recherche fondamentale, ça remettrait en question tout ce qui a été fait et dit jusqu'à maintenant. Donc vous voyez, il y a des carrières qui se sont construites sur ce modèle dominant. Si tout d'un coup, tout ça s'écroule, il faudrait revoir tout à la base donc, on ne veut pas que les choses changent, il y a une sorte d'inertie, mais ça c'est très humain on ne veut pas que les choses changent, on veut avoir l'impression qu'on maîtrise et qu'on connait à peu près et voilà, on a établi un modèle et pourtant ce modèle matérialiste il se fissure de toutes parts et on préfère dire, et affirmer, comme si c'était de manière assez péremptoire, que tous ces gens hallucinent, ce qui est quand même incroyable de dire qu'il y a une énorme partie de la population, alors qu'ils sont sains d'esprit ces gens ils ont une vie tout à fait normale non mais ce sont des hallucinations on préfère dire ça plutôt que de se pencher sur la question, j'ai pas. Alors j'ai étudié un peu le sujet j'ai étudié évidemment, c'est pas la première fois que j'enregistre un épisode où on parle un peu de ces sujets là je pense à Philippe Guimant, je pense à, docteur Philippe Bobola aussi, voilà on a gravité autour de ces sujets qui sont assez touchy, je me suis aussi beaucoup intéressé évidemment à ce que disent, les sceptiques, quels sont les arguments quels sont les contre-arguments il y a quelque chose que j'entends souvent c'est pas tant de rejeter en bloc, ou de dire que tous ces gens hallucinent, c'est plutôt est-ce qu'aujourd'hui il n'y a pas, Plein d'autres possibilités qui expliquent ces retours d'expérience, hormis le fait qu'il y aurait une conscience supérieure. C'est-à-dire que les explications peuvent être extrêmement nombreuses, ou en tout cas elles peuvent être multiples, et l'une d'entre elles serait effectivement que la conscience existe en dehors, que ces gens puissent effectivement faire des sorties de corps, ou puissent avoir des vrais EMI, c'est possible, mais c'est une des possibilités. Et souvent c'est ça qui en ressort parmi ces sceptiques, j'ai l'impression, qui critiquent plutôt le fait qu'on attribue ces capacités-là à uniquement le fait d'avoir qu'il existe un invisible en fait qu'est-ce que vous répondez à ça par exemple ou quelle est votre démarche par rapport à ces discours ? Moi je dirais que postuler que la conscience n'est pas produite par le cerveau ça permet d'expliquer l'ensemble de tous ces phénomènes, donc c'est l'explication qui est la plus probable. Après, moi je dis, ok, il y a peut-être d'autres explications, mais alors creusons, vous n'êtes pas d'accord ? Mais alors, étudiez le sujet, proposez. Des hypothèses alternatives, et puis testez-les. Parce que le problème, effectivement, avec, cette hypothèse d'une conscience unique qui serait partout, pour l'instant, on n'a pas les moyens de la tester, on n'a pas les moyens d'apporter des preuves mais s'il y a d'autres explications alors ok, pourquoi pas mais alors qui se donne les moyens d'aller étudier ça et puis en gros de désinguer l'une après l'autre toutes ces hypothèses, Mais ce n'est pas fait, parce que c'est facile de dire, oui, mais il y a d'autres explications. Oui, mais lesquelles ? Amenez-les. Amenez-les. On l'a vu pour les expériences de mort imminente. Moi, c'est la première chose que j'ai faite quand j'ai commencé à m'intéresser au sujet, c'est que j'ai passé en revue toutes les explications qui étaient, soi-disant, qui permettaient d'expliquer les expériences de mort imminente. Et je les confrontais au témoignage. Et quand je les confrontais au témoignage, je me disais, mais ça ne tient absolument pas la route. Il n'y en a pas un qui avait rencontré des expérienceurs. Il n'y en a pas un qui... Ça avait été présenté comme ça à la va-vide. Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la recherche. Ce n'est pas en disant, oui, mais on peut expliquer ça comme ça. Il faut effectivement après aller sur le terrain, aller se confronter, aller voir des gens et voir si ça tient la route. Ce n'est pas le cas. Donc, moi, pourquoi pas ? Moi, je dis... Le problème, c'est comme je disais avant, c'est que ce soit sclérosé, c'est qu'on n'avance pas. C'est qu'il y a d'un côté ceux qui disent non, tout est dans le cerveau. D'un autre côté, certains qui disent. On n'a pas de preuves scientifiques moi je le pense profondément mais pour d'autres raisons que la conscience est unique et partout c'est par rapport à des expériences personnelles mais scientifiquement on n'a pas de preuves donc on ne peut pas dire c'est prouvé donc, il faudrait pouvoir avancer sur le terrain mais, de part et d'autre il faudrait pouvoir collaborer et puis, pour l'instant ce n'est pas possible je reviens juste. Sur les études justement qui pourrait peut-être amener à faire progresser le débat sur le financement il m'est arrivé d'entendre des personnes dire que par exemple prouver que quelqu'un est capable de sortir de son corps et d'aller regarder de l'autre côté d'un, D'une pièce, ça demande très peu de moyens financiers. Et d'ailleurs, c'est ce que vous avez essayé de faire avec Nicolas Fraisse, c'est de le mettre dans une situation pour voir s'il arrivait à trouver des réponses. C'est ce qu'il y avait sur un écran de l'autre côté du mur. Et que ça, ça serait assez... C'est pour ça que je veux vous entendre là-dessus, je veux avoir votre réponse là-dessus. Ça serait pas très cher, finalement, de le mettre en place. Quelques enveloppes, une pièce, un détachement, un double aveugle. Peut-être, je ne sais pas, des caméras, un huissier, quelque chose comme ça, et qu'en fait, il serait... Comment se fait-il, par exemple, que ces travaux-là n'aient pas été acceptés, n'aient pas pu être publiés ? Si, en fait, tout le protocole est carré et véridique et qu'il n'y a rien à dire, on tient une preuve. On tient un protocole qui démontre qu'il y a quelque chose et ça doit être publié. Pour quelle raison ? Alors, là aussi, j'ai entendu tout et n'importe quoi. Moi, je n'ai pas essayé de publier ces résultats parce que je viens du monde de la science. J'ai publié, j'ai fait des soumissions, je sais comment ça se passe. Et je sais très bien que dans l'état actuel on n'aurait pas passé la première barrière c'est-à-dire que quand vous envoyez un article il va arriver, ceux qui réceptionnent les articles et qui vont estimer si votre article il mérite de, il est dans la ligne on va dire éditoriale du journal et ce qui intéresse le journal et s'il est accepté, là il va être envoyé à ce qu'on appelle des reviewers, c'est des gens, du domaine concerné qui vont estimer la qualité du travail il faut passer cette deuxième barrière pour que ce soit publié. Ce qu'il faut savoir du protocole, Ils ne vont pas juger si ça doit être publié ou pas en fonction des résultats, c'est en fonction du protocole. Non, de tout. Quand on écrit un article scientifique, il y a une introduction, il y a le protocole, il y a les résultats et il y a l'interprétation des résultats et la conclusion. Donc, vous écrivez un article, vous devez l'écrire déjà en fonction du journal, ça, c'est différent, vous devez le remanier si c'est un autre journal, donc il faut déjà s'adapter un peu au journal. Ces journaux reçoivent des centaines et des centaines d'articles par mois sur lesquels ils vont prendre une poignée. Donc déjà, de toute manière, les gens pensent qu'on publie comme ça. C'est difficile de publier parce qu'il y a beaucoup d'articles, il y en a très peu qui sont choisis. Et souvent, maintenant il y a des journaux qui demandent, il faut les payer pour pouvoir publier, ce qui est une aberration. Et il faut souvent avoir des soutiens dans le milieu. Des soutiens, ça devient un peu politique. Donc ça, c'est pour tout le monde. Et nous, on est un organisme complètement indépendant que personne ne connaît. On n'est rattaché à aucune université, on n'est pas rattaché au milieu académique. On arrive avec une étude qui va à l'encontre de tout ce qui est dit. On a fait ça dans notre coin, avec des résultats qui suggèrent que la conscience, elle est capable de faire des trucs qu'on estime qu'elle n'est pas capable de faire. Mais comment ? Mais c'est une bombe, mais cette bombe, elle va passer à la poubelle. Et ça, j'en ai parlé avec plein d'amis scientifiques, et je ne suis pas la seule à le dire. Je sais très bien qu'on n'aurait pas passé cette première moi je ne vais pas, gaspiller du temps mais c'est du travail c'est compliqué comme je l'ai dit après on est refusé dans un article dans un journal, il faut remodeler tout pour aller dans un autre journal et je sais très bien, chaque fois que je l'ai dit en interview j'ai eu des scientifiques en dessous qui ont dit vous avez tellement raison on sait très bien comment ça se passe donc je n'invente pas je sais que c'est. On est des outsiders on est dans un On est marginal. Donc, moi, je me suis dit, je ne vais pas aller au casse-pipe. Donc, moi, ce que je voulais, c'était inviter des scientifiques, connus, reconnus de certains labos en neurosciences, leur montrer qu'ils le voient de leurs propres yeux et ensuite leur dire « Ok, vous êtes convaincus ? Alors, soit vous nous aidez à publier, soit on publie ensemble. » Et le problème, c'est qu'on a eu ces coupures de budget, on n'a plus d'argent, la fondation qui nous soutenait arrivait au bout, il n'y avait plus d'argent et qu'on a dû arrêter. Et à un moment, moi je dis « Bon, tout est perdu. » Et puis finalement, je me dis, plutôt que ce soit perdu, on va écrire ce livre, ce sera un peu un pavé dans la mare, en espérant que ça va susciter l'intérêt d'autres chercheurs. Je ne sais pas si vous l'avez lu, le livre. Par exemple, on raconte un truc qui est quand même assez dingue, qui est en racontant l'un sur les lieux scientifiques. Voyage au confin de la conscience. Voilà, voyage au confin de la conscience. À un moment, on a fait des tests, des électroencéphalogrammes sur Nicolas à l'université avec deux neuroscientifiques qui étaient de deux départements différents. Et puis donc, on demandait à Nicolas d'essayer de sortir de son corps, puis eux, mesuraient ce qui se passait dans son cerveau. Puis nous, on s'est dit, en même temps, ce serait bien qu'on puisse valider par quelque chose. Donc, on l'a fait un peu avec les moyens du bord. on s'est dit il y a des fortes chances qu'il se balade dans l'université donc on s'était posté à plusieurs dans l'université pour voir, prendre des photos de choses qui pouvaient être incongrues et qu'il aurait pu voir. Nicolas a fait des sorties de corps, mais. Il est tout de suite sorti de l'université. Donc, il faut quand même dire que Nicolas n'était jamais entré dans cette université, on n'était pas entré par l'entrée principale, et là, il nous dit, moi, je suis passé par une porte qui est derrière, et il décrit qu'il a tourné, et qu'il est allé, il a dit, là, il y avait un fleuve, et j'ai avancé sur une cinquantaine de mètres sur le fleuve, Et là, j'ai vu une grande affiche d'un chat sur un fond violet, d'un chat noir sur un fond violet. Il revient avec cette information, le truc n'a pas marché dans l'Uni, les scientifiques, très intéressés par ce qu'ils ont vu dans son cerveau, ça, ce n'est pas la question. Mais voilà, on s'est dit, on n'a pas de validation. Et on finit nos tests, ensuite, nous, on s'en va. Et un des scientifiques, en partant, va chercher son scooter et lui, il doit passer par derrière. Donc, il passe par derrière, il prend cette fameuse route qui arrive sur le quai au bord du fleuve et là, il tourne et il voit tout d'un coup cette affiche, cette immense affiche. En fait, c'est pour un cabaret à Genève qui s'appelle le chat noir, effectivement d'un chat noir sur fond violet. Et lui, ça l'a énormément... Parce que lui, il était très sceptique. Ça l'a complètement secoué, cette histoire. Mais il m'a téléphoné, et ce qu'il m'a dit, c'est « Non, mais tu te rends compte ? Si c'est vrai, mais jamais, jamais j'oserais publier ça. », Ça résume bien. L'ambiance qui règne actuellement en science. C'est-à-dire que même lui, s'il voit quelque chose et il constate quelque chose, il s'est dit « je suis mort ». Si je publie ça ou j'essaye de publier ça, je suis mort. Ma carrière est morte. Voilà. Est-ce que le protocole qu'il a été utilisé avec Nicolas, par exemple, ou que vous avez déjà utilisé dans des expériences, est-ce qu'il était irréprochable ou qu'il y avait des choses qui pouvaient être contestées ? Alors, celui avec les deux ordinateurs qu'on a mis au point pour les sorteurs du corps, franchement, il n'y a personne qui nous a, parce qu'on a été beaucoup attaqués, celui-ci n'a pas été attaqué. Personne n'a pu mettre en évidence une faille. La seule chose qu'on nous a dit, c'est « mais bon, vous étiez tous de mèche et c'est truqué ». C'est un dernier recours, c'est toujours ce qu'on nous dit. Mais franchement ce protocole il a été vraiment étudié c'est un double aveugle parfait nous on ne sait absolument pas ce qui se passe dans la pièce d'à côté tout est fait avec ces ordinateurs qui ne sont pas en plus, sur les réseaux qui sont des ordinateurs simplement qui sont en contact l'un avec l'autre la pièce est fermée à clé, les stores baissés on ne peut pas avoir quelqu'un de l'extérieur qui va voir quelque chose qui pourrait nous donner l'information, tout était vraiment pensé, Celui-ci, il était vraiment très béton, on va dire, et c'est dommage. Après, on a toujours été très honnête, moi j'ai dit, avec ce protocole, on prouve que Nicolas est capable d'avoir des informations dans une pièce adjacente, sans pouvoir y avoir accès par ses sens physiques ou par d'autres moyens, mais on n'a pas prouvé que sa conscience, c'est de localiser. On pourrait très bien imaginer par exemple que c'est une forme de vision à distance ou de voyance et qu'il a accès à ces informations mais sans que sa conscience se déplace. Nous ce qu'on a éliminé c'est tous les phénomènes de télépathie mais lui, lui après c'est son expérience subjective, il l'a, parce qu'il fait aussi de la vision à distance, des fois il a des phénomènes un peu de voyance, matière clairvoyance mais là il a cette sensation de s'être déplacé, de s'être retrouvé dans la pièce d'à côté. Mais c'est subjectif. Nous, objectivement, en tant que scientifiques, honnêtement, on n'a pas pu le mettre en évidence. Et ça, c'était la deuxième partie du protocole pour laquelle on avait plein d'idées, de choses qu'on aurait mises en place pour essayer de croiser différentes approches et pouvoir mettre en évidence qu'il y avait quelque chose qui s'était vraiment déplacé dans la pièce d'à côté. Est-ce que des recherches ou des tests, des études comme ça vous pensez qu'il va y avoir dans le futur suffisamment un protocole suffisamment encadré, avec des témoins je ne sais pas trop comment ça fonctionne à partir de quand on considère que là tout est carré et là ce n'est pas trop carré j'imagine qu'il doit y avoir des règles spécifiques lorsqu'on fait des tests mais est-ce qu'on va finir, par le montrer moi j'ai quand même cette conviction profonde alors peut-être que je me trompe mais c'est vrai que je pense j'ai une façon de penser plutôt, où vont les intérêts à qui profiterait le crime entre guillemets, sur une découverte en tout cas le fait de prouver que quelqu'un a vu de manière irréfutable c'est une bombe, le journal qui va publier ça, le directeur du journal qui va publier ça il sait que sa carrière va exploser en termes de popularité c'est une découverte, je m'étais noté ça probablement que le moment où on va prouver on va démontrer effectivement que la conscience est détachée, et qu'il y a des gens qui peuvent voir à distance et que vraiment c'est prouvé, c'est, je me suis noté, probablement, une révolution scientifique aussi grande que la découverte de l'atome Ah oui. Ce serait une révolution scientifique, ça remettrait en question tellement de choses, bien sûr, et moi je pense qu'on va y arriver Enfin, pas nous, parce que moi, j'ai donné, j'ai plus cette envie-là à tout prix, avec des moyens dérisoires d'arriver à ça, mais je suis convaincue que la science va vers ça. Pour moi, le changement de paradigme, il a déjà commencé. On va vers ça. Ça va prendre encore, je ne sais pas, peut-être deux décennies, peut-être trois, j'en sais rien, mais c'est sûr, c'est sûr. De plus en plus quand même de scientifiques qui s'intéressent à ça et qui se rendent bien compte qu'il y a plein de choses d'anomalies qu'on ne peut pas expliquer avec ce modèle en place, donc il y a finalement, petit à petit, il y aura les moyens il y a peut-être des chercheurs qui ont déjà des labos bien installés, qui vont peut-être faire ça en marge, mais qui ont au moins, le matériel qui ont les locaux, qui ont tout ce qu'il faut et qui pourront faire ça d'abord je veux dire, sur leur temps libre et puis petit à petit, qui vont pouvoir, qu'ils auront des noms qui seront, tellement connus, enfin il faut qu'il y en ait un qui ose en fait il faut qu'il y en ait un qui ose mais je suis sûre, bien sûr c'est, inévitable on va toujours vers le, progrès et pour moi c'est un progrès énorme le jour où on va se rendre compte que la conscience c'est bien plus qu'une sorte d'épiphénomène, de l'activité cérébrale et de la matière mais ça va avoir des implications tellement énormes que ça fait peur Ça remet en question beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Que se passe-t-il biologiquement quand on meurt au niveau du cerveau, au niveau des neurones ? Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que tout s'éteint petit à petit ? Est-ce que tout s'éteint d'un coup ? Est-ce qu'il y a un dernier sursaut d'activité ? On a entendu ça aussi où l'activité cérébrale s'arrête et puis il y a quand même un dernier sursaut avant que ça s'éteigne complètement. Est-ce que vous pouvez me l'expliquer comment ça fonctionne ? D'abord scientifiquement, ça permettra de ce qu'on sait matériellement, ça permettra de faire le pont ensuite. Déjà le cœur va s'arrêter, donc assez vite il n'y aura plus d'apport d'oxygène dans le cerveau, donc l'activité cérébrale va s'arrêter, parce que le cerveau va se mettre dans un mode survie, c'est-à-dire qu'il va essayer de pas utiliser son énergie pour des activités, pour pouvoir maintenir l'intégrité de ses cellules. Donc il y a un laps de temps où il ne se passe rien ça va peut-être durer une ou deux minutes ouais deux minutes je crois, et puis après ce qu'on a mesuré alors ça c'est des choses qui sont assez relativement assez récentes qui ont été faites sur des personnes qui étaient en. En mort cérébrale et qu'on a accompagné jusqu'à la fin, où on s'est rendu compte qu'effectivement, il va se passer quelque chose dans le cerveau, il y a un moment où en fait, c'est assez compliqué je ne voudrais pas entrer dans des termes techniques mais, les neurones vont retenir, certains, ions c'est des particules chargées, pour maintenir ce qu'on appelle le potentiel de membrane, qui est important pour la transmission électrique des messages. Et puis, il y a un moment où il y a une cellule qui va tout relâcher et ça va faire une espèce de réaction en chaîne. Et tous les neurones vont relâcher aussi, leurs particules chargées et ça va créer une espèce d'onde avec. Un pic d'activité avant que ça s'éteigne. Donc, ça commence à un endroit ou peut-être à plusieurs endroits. Donc, on voit d'abord une activité très forte, mais ensuite, après, les neurones ont tout relâché, en fait. Donc, leur potentiel d'action est à zéro. Ils ne sont plus capables de transmettre aucune information. Ils ne peuvent plus rien faire et donc là l'activité s'arrête et on, alors c'est là où de nouveau il y a des questions qui se posent parce qu'à un moment on s'est dit c'est ça, c'est là que mais en fait on ne sait pas quand vraiment ça devient irréversible parce qu'il suffit qu'on remette certaines conditions, dans le cerveau et des fois l'activité peut quand même se restaurer il y a toujours ce seuil à partir duquel c'est irréversible qu'on n'arrive pas, à déterminer et ça c'est un modèle qu'on a fait avec quelques personnes donc, à mon avis on va encore en apprendre pas mal de choses enfin pas mal de choses à ce niveau là. On ne peut pas dire, tiens, à partir de cette dernière vague d'impulsion, au bout de cinq secondes, pile poil, là, il y a la mort et puis c'est irréversible. On n'a pas ce délai universel. Moi, je trouve que ça soulève pas mal de questions. Alors, il y a des gens qui ont dit, ben voilà, ça explique les expériences de mort imminente. Les expériences de mort imminente, ce serait dans ce pic, en fait. Et puis, alors ça joue pas, parce que je veux dire, il y a des gens, là, visiblement, il y a des gens qu'on va réanimer après deux, trois minutes, mais il y a des gens qu'on va réanimer après 15, 30 minutes, après une heure. Il y a des gens qui sont revenus à eux après une NDE. Ils étaient déjà à la morgue, je veux dire, ça faisait plusieurs heures après. Alors là, on se dit, mais c'est passé quoi dans leur cerveau ? Cette honte de la mort, visiblement, elle n'était pas passée. En fait, de nouveau, ça soulève plus de questions qu'autres choses. Et on se rend compte qu'en fait, on ne sait absolument pas ce que c'est la mort. Et ce seuil, il n'est pas indéfini. Il n'est absolument pas indéfini. On ne peut pas, en plus, c'est sur quelques cas, de nouveau, on ne peut pas faire de généralité et je pense qu'on voit bien, il y a des témoignages qui contredisent totalement ça et ce n'est pas seulement des témoignages puisque les médecins ont bien vu que les gens sont revenus à eux alors qu'on les avait déclarés morts donc ça veut dire qu'il n'y avait plus rien. Et ce qui est assez curieux aussi, c'est que toutes les cellules ne meurent pas. Là, vous parlez des cellules neuronales, mais les cellules du corps, elles sont toutes variées et elles ne meurent pas toutes en même temps. Il y en a certains qui vont mourir plus vite que d'autres et il y en a certains qui vont mourir très très lentement. On pense forcément aux cellules des ongles ou des cheveux qui continuent à produire... Ça c'est une de ces légendes c'est pas vrai qu'en fait les ongles non c'est juste en fait que comme il y a une espèce de déshydratation qui va se faire, les tissus se rétractent et comme ils se rétractent on a l'impression que les ongles ont poussé que les cheveux en tout cas c'est ce que j'ai lu récemment c'est que c'est pas vrai en fait cette histoire là mais par contre ça. C'est curieux ça. Pour le coup Alors, je ne sais pas si c'est vrai aussi, mais en tout cas, c'est une information à vérifier. Il faudra demander à un médecin légiste. Moi, je ne l'ai pas fait. Donc, je ne sais pas si c'est vrai, mais j'ai entendu dire que c'était plus un effet, enfin, une impression qu'une réalité. Mais par contre, pareil, vous voyez, la barbe, elle apparaît, mais parce que les tissus se rétractent et donc les follicules pileux apparaissent plus, des choses comme ça. Mais par contre, c'est vrai que la mort, c'est un processus. Ça, c'est certain. Les systèmes ne vont pas tous s'arrêter au même moment. Les organes ne vont pas s'arrêter au même moment. Et même, on a remarqué qu'il y avait certains gènes qui pouvaient être encore activés une fois. Que la mort a été déclarée. donc c'est pour ça qu'il faut définir, la mort clinique avec l'arrêt du coeur la mort cérébrale mais après ça il y a une mort physiologique avec les fonctions qui vont s'arrêter les unes après les autres et puis après il y a la mort cellulaire et ça c'est encore quelque chose donc c'est un processus qui va prendre de nombreuses heures et c'est vrai qu'on, et même des fois certainement 24 heures ou plus donc on ne sait pas c'est toujours ce truc que, ou à partir de quand c'est irréversible. Et ça, visiblement, ça dépend des cas. Et on a un peu l'impression que les gens, justement, en tout cas, qui font des expériences de mort imminente, ils sont dans une zone où ils peuvent revenir. Justement, ce n'était pas décidé encore et ils ont pu revenir. Et puis, ils ont des pensées, ils ont des informations, ils ont une mémoire d'avoir vécu quelque chose. Et tout l'enjeu est de savoir si ce qu'ils ont vécu s'est passé après une mort et donc dans ce cas-là, étant dehors complet du matériel, et puis ils reviennent et ils ont apporté ce qui était non matériel dans ce matériel, donc là c'est comme s'ils ont apporté quelque chose d'ailleurs ou alors si tout ça s'est passé dans le matériel c'est ça l'enjeu en fait, c'est sûr si ça s'est passé. Dans le matériel, alors c'est toujours la même chose nous c'est pour ça qu'on a voulu faire cette étude sur les sorties hors du corps c'est que dans cette expérience de mort imminente, c'est vrai, la quasi-totalité de l'expérience, on ne peut pas la distinguer d'un rêve ou d'une hallucination, et on pourrait très bien se dire que c'est lié, malgré tout, à l'activité du cerveau, et juste avant qu'elle s'arrête ou au moment où elle reprend, etc. Mais cette phase de décorporation où des gens vous rapportent ce qui s'est passé à l'autre bout de l'hôpital ou dans la salle d'attente ou chez eux, et là, nous, on a... On a des dizaines et des dizaines, voire des centaines de témoignages qui sont venus par le personnel soignant ou même des médecins qui nous ont dit « moi là, je n'ai pas les moyens d'expliquer comment. Cette personne a pu me décrire la discussion que j'ai eue avec ma collègue à, l'autre bout du couloir alors que la personne était en mort clinique. », Donc là, ça soulève des questions. Le problème, c'est qu'on ne peut pas étudier ça sur l'instant, pour des raisons évidentes. Donc nous, on a eu cette envie de passer par les sorties du corps en disant que ce phénomène de décorporation, on peut aussi le vivre sans mort imminente. Donc essayons de voir ce qu'il en est en laboratoire. En fait, le souci, c'est la vérification. Là, si on parle juste de ces expériences de mort imminente qui sont passées dans des cadres où on ne peut pas vérifier, c'est justement qu'on ne peut pas les vérifier. Il y a tout un faisceau d'indices de témoignages, de récits qui montrent que, je le dis, je veux dire je m'impose sur un peu de neutralité mais je vois bien qu'il y a des choses qui sont très bizarres, il y a des choses qu'on n'arrive pas à expliquer qui sont très louches, mais en fait in fine pour qu'on puisse dire ça existe, scientifiquement en tout cas dans le modèle actuel scientifique qu'on puisse dire tout ça existe il faudrait pouvoir que ça soit vérifiable et sauf que, on ne le vérifie pas, on ne peut pas le vérifier c'est du témoignage, c'est du récit, quelqu'un a vu ce qui s'est passé de l'autre bout effectivement il y a vraiment moyen de se gratter le cerveau, de se dire attend là il y a vraiment un truc bizarre mais malheureusement tant que ce n'est pas vérifié, on peut très bien dire pourquoi il n'y aurait pas un truc qui aurait fuité, pourquoi il n'y aurait pas il a entendu un bruit de couloir, en fait c'est ça le souci c'est qu'on ne peut pas l'affirmer. Contrôler, ce n'est pas des conditions contrôlées donc même en tirant le truc par les cheveux on peut toujours penser que l'information est arrivée d'une manière ou d'une autre. Effectivement, que la personne était encore inconsciente et que quelqu'un racontait quelque chose devant lui. Effectivement, les... Pour la science, les témoignages n'ont aucune valeur. Ce qui est un peu dommage, parce que quand on a un témoignage, ok, mais quand c'est des centaines, voire des milliers de témoignages, ça commence à... Moi, je trouve que... Alors, je ne dis pas que c'est une preuve, mais qu'il y a suffisamment pour qu'on se pose vraiment la question, parce que ça a tellement d'implications, et c'est ça qui est étonnant, et c'est ça qui est désespérant, parce que quand on est scientifique, on devrait être curieux, Et quand on vous amène des choses pareilles et qu'on se dit, mais si c'est vrai, mais ça change tellement de choses pour tout le monde, mais pourquoi on ne se donne pas les moyens ? Parce qu'on n'a pas effectivement cette preuve, mais parce qu'on ne se donne pas les moyens de la chercher. Je veux dire, on pourrait, à grande échelle, équiper les hôpitaux avec des systèmes pour essayer de faire des validations. Ça a été fait à petite échelle par Sam Parnia, qui est un chercheur dans le domaine, qui a équipé des salles d'opération avec des cibles près du plafond. En espérant qu'une personne dans une salle équipée aurait un problème pendant l'opération, un arrêt cardiaque ferait une NDE dans sa NDE aurait une sortie de corps dans cette sortie de corps il reste baladé au bon endroit ce qui n'est pas forcément le cas verrait la cible ça l'intéresserait alors qu'en fait elle vit un truc de dingue mais, elle se serait intéressée à un truc qui en général en gros un carré sur un fond blanc enfin je dis n'importe quoi mais des choses qui ne sont pas forcément très intéressantes et la mémoriserait et en plus aurait envie de raconter ça à son retour donc. Son expérience il l'a mené pendant je ne sais plus combien d'années ça n'a pas abouti il y a eu un cas de sortie de corps, Et la personne, par contre, elle a donné des détails sur le chirurgien qui avait une calvitie et puis d'autres trucs et qui n'avaient pas de chaussons, je ne sais plus quoi, peut-être que je mélange, mais en tout cas, elle a donné des informations comme ça, mais par contre, elle n'a rien dit sur la cible. Mais si on faisait ça à très grande échelle, si on se disait, bon, allez, maintenant, il y a un truc bizarre, alors ça devient un espèce de protocole qui est en place partout, et puis au fil du temps, il y a bien une fois où il devrait se passer quelque chose. On ne le fait pas. C'est ça, c'est qu'on traite ça avec mépris, voire dérision, bon ça a beaucoup changé, depuis que l'Institut existe, depuis plus de 25 ans heureusement les mentalités ont changé mais on se donne toujours pas les moyens d'essayer d'avoir cette fameuse preuve, parce que là c'est de nouveau, en plus si on y arrivait une fois on dirait ouais mais c'est pas suffisant, ok en plus il faudrait que ce soit reproductible etc, etc, donc ça demande des moyens Et si les gens qui ont les moyens et l'argent ne le font pas, c'est compliqué. Sur les récits communs qu'ont eu les gens qui ont vécu des expériences de mort imminente, il y a souvent la lumière, le bien-être, le relâchement, se sentir presque bien, presque ne pas vouloir revenir dans le monde matériel. Il y a aussi ce qu'on retrouve, la vision tunnel, les proches, voilà certains d'ailleurs sceptiques disent on a toute un, toute une liste de choses comme ça mais c'est jamais tout le monde qui voit tout le temps la même chose c'est par-ci par-là donc en fait on a pris un petit peu le tout et puis on a combiné l'ensemble comme ça pour faire un espèce de récit, pour vous ? Ça a été fait assez sérieusement ça c'est les études d'un psychologue américain qui s'appelle Kenneth Ring qui a quand même étudié mais des centaines et des centaines de témoignages et qui a essayé de faire un schéma type, de l'expérience qu'on retrouve quasiment toujours mais en disant bien qu'effectivement on n'a pas forcément toutes les étapes et que, voilà et que selon les régions du monde aussi ça il y a des variantes mais quand même je veux dire il y a un schéma commun et après il n'y a pas deux expériences identiques, ça c'est vrai mais parce que, heureusement moi je dirais, c'est plutôt rassurant si c'était, c'est un des arguments qui va plutôt à l'encontre de, il se passe vraiment quelque chose, c'est que si c'était complètement stéréotypé, on pourrait dire, alors il y a une chaîne d'événements dans le cerveau qui est stéréotypée et qui est à l'origine du phénomène le fait qu'en même temps ça varie, c'est pas forcément quelque chose qui va à l'encontre de la véracité du phénomène. Alors sur ces schémas communs, là pour le coup on peut entre guillemets, on ne peut pas le vérifier ça parce que c'est de l'ordre du subjectif de ce qui est raconté, de ce qui a été vécu. Quelqu'un qui arrive à voir en dehors la tête du chirurgien ou quoi, ça peut se vérifier factuellement mais ça pour le coup ça ne peut pas se vérifier factuellement, on ne peut que croire. Les explications scientifiques par rapport à ça ou des explications matérielles, ont pu être par exemple le manque d'oxygène qui crée donc des hallucinations dans le cerveau, des charges de sérotonine, d'activation du système limbique, j'ai vu plusieurs choses comme ça. Également, la vision tunnel, possiblement, serait à l'arrêt du flux sanguin au niveau des rétines, ce qui provoquerait, pour ça, chez tout le monde, cette sensation d'effet tunnel. Pour quelles raisons, vous, les éléments que j'ai cités, par exemple, ça ne tiendrait pas ? Quels sont les éléments qui discréditent ces explications pour ces expériences ? C'est assez facile. Par exemple, le manque d'oxygène, il y a beaucoup d'expériences qui se produisent, alors que le cerveau n'est pas en manque d'oxygène. C'est-à-dire que la mort clinique, donc l'arrêt du cœur. C'est comme ça qu'on a défini les expériences à la base, mais après, par la suite, on s'est rendu compte qu'il y a des gens, par exemple, qui sont dans le coma ou qui sont dans, un moment d'inconscience associé avec, je ne sais pas, un choc sceptique, anaphylactique, alors qu'il y a une condition physiologique quand même assez grave, mais où il n'y a pas d'arrêt cardiaque. Et le cerveau n'est absolument pas en souffrance, il ne manque pas d'oxygène. Et les expériences sont indistinguables. Après, on a vu même qu'il y a des personnes qui ont un gros choc. Des fois, il n'y a même pas d'atteinte physique. Ça peut être un gros choc psychologique, ça peut être, je ne sais pas, on apprend le décès de quelqu'un ou une rupture affective ou alors on pense qu'on va mourir. C'est-à-dire qu'on fait une chute en montagne, en fait, on tombe miraculeusement sur quelque chose qui a amorti la chute. Dans tous ces cas, il y a des expériences, mais qui sont identiques aux expériences de mort imminente, mais vraiment. Mais il n'y a pas d'arrêt cardiaque, il n'y a pas de manque d'oxygène, donc ça ne joue pas. Il y a même des gens qui font des expériences comme ça alors qu'elles sont tranquillement assises dans leur salon ou en train de marcher dans la nature et qui font une NDE. C'est beaucoup plus rare, on en parle moins, mais ça existe, nous on en a plein des témoignages comme ça. Donc là, manque d'oxygène, non, ça ne marche pas. Et la deuxième, ce que vous avez évoqué, c'est le relâchement d'une substance, on va dire endogène, sérotonine ou autre, mais relâchement de quelque chose, d'un neurotransmetteur ou d'autre chose dans le cerveau qui va produire l'expérience. Alors là, c'est simple aussi, c'est que quand il y a quelque chose, une substance qui est relâchée dans le cerveau, il y a quelque chose qu'on appelle la demi-vie. C'est-à-dire que la substance, elle va être active un certain temps et ensuite elle va être dégradée. L'organisme va la dégrader, il ne faut pas qu'elle soit active tout le temps. Et ça, ça prend un certain nombre d'heures. La demi-vie, c'est le temps qu'il faut pour qu'il n'y ait plus que 50% active. Donc, par exemple, on a parlé des endorphines. Souvent, on dit que c'est un relâchement massif d'endorphines. Il y a des études qui ont été réalisées sur des patients cancéreux, à qui on a administré de la bêta-endorphine dans les derniers jours pour les soulager, et on a mesuré que dans certains cas. Ces endorphines étaient actives, en tout cas plus de 24 heures, mais parfois jusqu'à 72 heures. Or, les témoignages de NDA, et donc ça c'est valable pour tout ce qui serait un relâchement de substances endogènes, les gens peuvent être réanimés au bout de 30 secondes, 45 secondes, il y a des témoignages comme ça une minute et, tout s'arrête, il n'y a plus rien, il n'y a plus rien de magique de fantastique, elles retrouvent leur douleur elles retrouvent leur mal-être tout s'arrête, il n'y a pas du tout, d'état euphorique à rien, elles se retrouvent dans l'état dans lequel elles étaient avant avec toutes leurs sensations physiques et ça, ça ne s'explique pas avec ces modèles là tout simple. Le troisième c'est l'effet tunnel. Ça, c'est... En fait, c'est lié au cortex visuel où il y a beaucoup plus de cellules, qui... Comment dire ? Qui sont liées au centre de notre champ de vision qu'à la périphérie. Ce que le modèle dit, c'est qu'en fait, quand il y a un manque d'oxygène, normalement, il y a un phénomène d'inhibition. C'est-à-dire que quand on est dans le noir, on ne doit pas voir quelque chose. Les cellules ont toujours un niveau d'activité basale et là, elles s'inhibent les unes et les autres pour qu'il n'y ait pas de signal visuel. Et quand il y aurait un manque d'oxygène, eh bien cette inhibition diminuerait, il y aurait un phénomène de désinhibition, et donc il y a des cellules qui commenceraient à donner des signaux lumineux au niveau du cortex visuel, et comme il y en a plus, qui correspondent au centre de notre champ visuel, on commencerait à avoir un point lumineux qui grossirait au fur et à mesure jusqu'à occuper tout le champ. Alors ça c'est bien ça ça va pour quelqu'un on peut dire ça quelqu'un qui a vaguement lu un témoignage où la personne dit oui j'ai vu de la lumière au bout du tunnel mais. Il y a très peu de cas comme ça en général déjà le tunnel il n'a pas vraiment de lumière, il n'a pas vraiment de parois il n'est pas vraiment gris la personne elle dit j'ai avancé dedans puis finalement j'ai reculé ou j'ai regardé la lumière puis je me suis retourné j'ai vu mon corps, et puis des fois c'est un escalier, donc ce n'est pas du tout cette sensation. De nouveau, dans un cas de figure, oui, ça peut marcher, ça pourrait marcher, mais dans plein d'autres cas, ça ne marche pas du tout. Et donc, c'est ça, c'est que ça montre toujours que c'est les gens qui ont proposé ces hypothèses, ils n'ont pas pris la peine d'étudier les témoignages. Ils ne se sont pas intéressés aux témoignages. Donc non, ça, ça ne joue pas non plus. Ça ne joue pas non plus. L'histoire des 21 grammes, est-ce qu'on en entend toujours parler ? C'était un des éléments qui étaient utilisés pour expliquer que possiblement c'était le poids de l'âme. Un corps pèserait 21 grammes de moins une fois qu'il est mort et que c'est l'âme qui part et qui pèserait 21 grammes. Ça, ça aurait été complètement débanqué puisque ces 21 grammes pourraient potentiellement correspondre à des gaz qui se libèreraient du corps. Où c'est qu'on en est sur ces explications-là ? Ça serait ça ? Ben, ça n'a pas été refait, donc c'est juste… Enfin, si, ça a été refait, je crois. Là, vous faites référence à des expériences qui avaient été menées au début du siècle passé par un médecin qui s'appelait Mac Dugal et qui avait, pesé, en fait, enfin, il avait mis les lits sur des balances pour des personnes qui allaient mourir et puis il avait, je crois qu'il a fait 6 cas, il n'y en a pas beaucoup. On a retenu 21 grammes mais en fait il avait des valeurs qui étaient différentes, une fois 34, une fois 14, une fois 40 c'était des valeurs différentes et puis je ne sais pas pourquoi on s'est fixé sur le 21 grammes mais de là est partie un peu cette légende urbaine comme quoi l'âme pèserait 21 grammes, ou la conscience. Ça pourrait être la. Conscience oui l'âme, à l'époque on disait l'âme qu'est-ce que l'âme ou la conscience mais comme la conscience est immatérielle, c'est quand même difficile à expliquer. Et puis, je crois qu'il y a quelque chose qui a été… En tout cas, des tests qui ont été faits, je crois, sur des animaux en laboratoire, où on a montré effectivement que si on pesait, mais en mettant une cloche, pour qu'effectivement empêcher l'éventuel… que des gaz se dispersent, on n'avait plus cette différence de poids. Mais ça a été fait, une ou deux fois, c'est pareil, ce ne sont pas des études…, je ne sais pas si on peut vraiment en conclure quelque chose on ne peut pas vraiment quelque chose mais c'est vrai que nous ça nous a suffisamment on s'est dit, C'est drôle, enfin, c'est drôle. Si il y a une chance que... Nous, on a vraiment cet esprit curieux. C'est-à-dire que moi, j'aimerais quand même tenir à dire un truc. J'ai jamais fait mes recherches pour faire forcément avancer la recherche en général ou pour publier ou dans un esprit carriériste. Moi, j'ai toujours fait mes recherches pour répondre à mes questions. Moi, c'est ça qui m'a toujours motivée, c'est que j'avais des questionnements et j'avais envie d'avoir des réponses. Donc c'est sûr, par exemple, l'histoire de peser des Nicolas quand il était en sortie de corps, ça peut paraître très loufoque et je sais bien qu'on aurait pu être raillé par rapport à ça. Mais moi, je m'en fiche parce que je me dis, mais s'il y a une chance que ce soit possible, autant le vérifier, ça vaut la peine. Ce n'est pas compliqué, on a dû quand même trouver la somme pour acheter une balance de très haute précision qui mesurait des différences de 5 grammes. Et on a fait ce test avec Nicolas. Déjà, il a fallu l'habituer parce que chaque fois qu'on amenait quelque chose de nouveau dans le protocole et qu'on changeait un petit peu la façon de faire, lui, il fallait qu'il s'habitue, donc ça ne marchait plus. Il était électrosensible, donc la balance était reliée à un ordinateur. Donc tout ça, ça nous perturbait. C'était très compliqué. Et puis quand tout a été prêt, j'en parle parce que c'est vrai que ça nous a quand même troublés ce truc. On a fait une dizaine de tests, je crois, dix ou onze, quelque chose comme ça. Et donc, on demandait à Nicolas de s'allonger, d'essayer de sortir de son corps, toujours par ses propres moyens. Et nous, l'ordinateur retranscrivait des mesures toutes les cinq, dix secondes. On avait ce qui était mesuré, donc ça restait zéro, zéro, zéro, zéro. Et on voyait ça défilait sur l'écran tout était enregistré et on a fait les 9 premiers tests il ne se passait rien, on était toujours à zéro et au bout de, un quart d'heure, 20 minutes Nicolas revenait à lui et on lui disait qu'est-ce qui s'est passé j'ai pas réussi, j'ai pas réussi à sortir de mon corps une fois de plus, et la dixième fois il s'est passé un truc vraiment étonnant parce que nous-mêmes franchement on n'y croyait pas trop parce qu'on se disait justement la conscience c'est quelque chose d'immatériel et Nicolas. On avait vraiment l'impression que ça ne devrait pas marcher donc on n'était pas trop étonné par ces résultats et donc au dixième essai on commence l'expérience et, tout d'un coup au bout de quelques minutes je vois le curseur qui affiche moins 5, moins 5 grammes moins 10, moins 15 c'est waouh, Et puis, ça revient à zéro. Un petit peu plus tard, ça recommence. Moins 5, moins 10, moins 15. Et ça revient à zéro. Et ça fait ça trois fois. Et la quatrième fois, donc le tout, ça a duré 20, 25 minutes. La quatrième fois, on voit le curseur qui descend jusqu'à moins 15, moins 20, 25, 30. Et ça va jusqu'à moins 45 grammes. Et là, ça s'arrête. Et ça reste à moins 45 grammes. Donc là, franchement, on était... En plus, c'est énorme, moins 45 grammes. On était vraiment étonnés. Et au bout d'un certain temps Nicolas revient à lui et le curseur reste à moins 45 grammes on se dit bon il y a un bug quelque part il est là c'est absolument pas logique, et donc on dit rien à Nicolas et on lui demande simplement qu'il nous décrive ce qui s'est passé et c'est là que c'est étonnant parce que Nicolas nous dit, cette fois j'ai réussi mais c'était quand même laborieux donc, trois fois je suis sortie mais c'est comme si je ne pouvais pas aller très loin et je suis revenue je suis repartie je suis revenue et il a dit ça ne m'arrive jamais mais là parce que d'habitude Nicolas il sort et tout de suite il va il se retrouve dans un autre endroit. Et puis il dit seulement la quatrième fois comme d'habitude je suis sortie et là tout de suite je me suis retrouvée à Lyon je crois chez son compagnon enfin ou chez ses parents comme toujours les endroits où il va en général Et pendant qu'il nous raconte tout ça, moi je vois le curseur de la balance qui redescend très progressivement, moins 40, moins 30, moins 20, et j'attends, et ça revient à zéro, sur de nouveau, le temps de la discussion qui a duré peut-être 20 minutes. Je trouve ça très bizarre. Et du coup, à ce moment-là, Nicolas nous a tout raconté, on lui raconte ce qui s'est passé. Et cette histoire de curseur qui revient progressivement, alors ça, c'est son explication. Moi, je dis qu'on ne peut absolument rien conclure avec cette étude, parce que c'est un cas. Mais c'est troublant et on aurait voulu recommencer. C'est que lui nous a dit que ça ne l'étonnait pas, parce qu'en général, quand il part loin, quand il revient, il a cette sensation qu'il n'est pas complètement là. Que c'est comme s'il doit se redensifier progressivement, il y a quelque chose, qui va se réunir, se réunifier dans son corps, et que ça prend un certain temps, et que pour lui, en tout cas, ça cadre assez bien avec ce qu'on a observé, les trois premières fois où il ne part pas loin, et puis la quatrième. Mais voilà, moi je dis ça parce que je trouve que ce serait intéressant que d'autres. Le tentent, mais après, alors malheureusement, on a voulu le refaire alors Nicolas là il voulait tellement que ça marche que ce jour-là il n'a pas pu en refaire, et puis après c'est là que ça a commencé il y a eu toute cette période où on a eu ces problèmes d'argent et puis bon on n'a pas pu refaire en fait on a toujours cette balance mais on n'a pas pu le refaire, mais c'est vrai que ça nous a troublés parce que si la conscience est quelque chose d'immatériel, on ne voit pas comment elle peut être comment elle peut être pesée donc la seule explication et là on retombe sur des choses qui sont, plus on va dire de l'ordre de l'ésotérisme qui est décrite justement dans toutes les traditions ésotériques celle qui, l'existence de corps subtils, c'est-à-dire que le corps humain serait fait de l'emboîtement de différents corps qui vont en général jusqu'à sept, mais même chez les Grecs, on en parlait, eux, ils en dénombraient douze. Et. Il y aurait un premier corps qui serait le corps éthérique, qui serait un corps très lié au... Qui ne pourrait justement pas se décaler beaucoup du corps physique, parce qu'il serait très lié au corps physique. Et après, il y aurait ce fameux corps astral qui, lui, pourrait aller beaucoup plus loin. Mais ces corps, en fait, seraient faits. D'une matière différente, d'une matière beaucoup plus subtile, comme une forme d'énergie peut-être moins dense que la matière, et que la conscience, en fait, elle changerait de support. Là, elle serait dans notre corps physique, où il y aurait tous les corps, puis elle pourrait en sortir associée avec différents corps. Et quand on serait, par exemple, dans le corps astral, on aurait accès à cette dimension de l'astral, qui est une fréquence qui correspond à ce corps-là, à la fréquence de ce corps-là, etc. Donc, la seule manière d'expliquer ce résultat, ce serait de dire qu'effectivement, la conscience est ce qui correspond au témoignage, parce que nous, on a plein de témoignages. Nicolas est un cas particulier. Il a une façon de vivre ses sorties hors du corps. On n'en a pas beaucoup d'autres qui les vivent comme lui. Cette sensation quand même qu'il y a quelque chose qui sort de lui mais après, tout de suite ça ressemble plus à une expansion de conscience c'est-à-dire il est ailleurs il est dans un autre lieu où il n'est plus lui il est le lieu comme une sorte d'expansion de sa conscience à un lieu donné, donc c'est un truc très particulier donc c'est un truc, La majorité des témoignages qu'on a, les gens ont la sensation vraiment que quelque chose sort et peuvent même des fois le voir, ce corps, comme quelque chose avec une légère luminosité ou quelque chose d'un peu bleuté. Et le voient comme un corps physique. Donc ça correspond assez bien aux témoignages, et ça permettrait d'expliquer ce qu'on a mesuré là. Mais voilà, c'est très préliminaire et scientifiquement, c'est rien. Ce n'est pas une preuve de quoi que ce soit, ça c'est certain. Sur le nombre de témoignages et de récits que vous avez pu avoir, parce que j'imagine que comme vous avez les mains dedans, les mains dans le cambouis, tout le monde doit s'adresser à vous, les emails. Bon, pas facile de faire le tri forcément entre ceux qui vivent vraiment des choses, ceux qui pensent les avoir vécu, ceux qui essaient d'avoir, ceux qui essaient de prendre un peu l'attention. J'imagine quand même que dans ce milieu, on peut s'imaginer qu'il y a un nombre de personnes qui essayent de venir prendre l'attention en racontant. En fait, le problème c'est que comme c'est pas vérifiable, eh bien, le mythomane est mis au même niveau que celui qui ne l'est pas. C'est ça le souci, en fait ? Oui, alors, nous, on a vu tellement de gens, je veux dire, nous, c'est des milliers et des milliers et des milliers de témoignages qu'on a en plus de 27 ans maintenant. On arrive à les débusquer assez facilement, les mythomanes. Parce qu'il y a un moment où ils... On le sent trop qu'ils ont envie de nous éblouir. De nous époustoufler, de nous impressionner avec ce qu'ils ont vécu. Et nous, on pose énormément de questions. On les pousse à aller dans un degré de détail. Et les mythomanes, ils ont réponse à tout. Souvent, étonnamment. Alors que les gens qui ont vécu vraiment quelque chose, souvent, ils butent parce qu'ils arrivent justement dans des ressentis qui sont extrêmement difficiles, à décrire et ils sont bien empruntés, en fait, et ils essayent d'utiliser, et ils vont passer 20 minutes à essayer d'écrire un truc parce que ça leur tient à cœur, mais il y a quelque chose, après, c'est de l'ordre du ressenti. Nous, je dirais, il y a une espèce de feeling. Alors, je ne dis pas peut-être qu'une fois ou deux, on s'est fait abuser, mais on passe quand même, quand on sent qu'il y a quelque chose d'intéressant ou quand on sent qu'il y a un doute, on passe facilement 4 heures avec la personne, des fois plusieurs fois 4 heures. Surtout les gens avec qui on a travaillé. Alors là, je peux vous dire qu'on a passé tellement de temps qu'on n'a aucun doute sur le fait qu'ils ne sont pas mythomanes. Après, dans tous les témoignages qu'on reçoit, il y en a certains qui nous laissent dubitatifs. C'est vrai, des fois, on ne va pas prendre la peine de creuser. Mais quand on a la personne en face de soi. Je pense qu'on sait faire assez facilement la part des choses. Entre les gens qui ont des pathologies alors ça c'est assez facile à faire aussi, ou les gens qui simplement ont besoin d'attirer l'attention, et qui ont simplement beaucoup lu parce que entre beaucoup lire dans les livres il n'y aura jamais autant nous on a une connaissance que peu de gens ont parce que justement on a cette connaissance transversale, souvent quand les gens parlent de quelque chose ils parlent de leur expérience nous on a cette vision d'ensemble qui fait que on connait vraiment très très bien ces phénomènes donc quand quelqu'un arrive et commence à nous mélanger des trucs on voit quand c'est cohérent ou quand c'est pas cohérent. Est-ce que parmi ceux qui ont vécu, qui sont passés dans l'au-delà, dans l'après et qui sont revenus, donc expérience de mort imminente, ceux qui sont morts, qui sont revenus, est-ce qu'on observe des gens qui ont, alors effectivement, changé de comportement, ça on le voit, ceux qui, on va dire, ne mettent pas les mêmes priorités dans leur nouvelle vie, c'est des choses qu'on entend souvent. Est-ce qu'on a pu vérifier, mesurer, voir avec des examens s'il y avait eu des changements biologiques, des changements, de fonctionnement dans le cerveau suite à ce passage de l'autre côté et à ce retour ? Est-ce que c'est des choses qui existent, ça, dans des archives ? Alors, à ma connaissance, ça n'a pas été fait. Il y avait un gros projet qui devait se faire en 2006 auquel on m'avait demandé de participer, qui était un projet américain. Puis finalement, il n'y a pas eu de suite. Mais c'est un peu tout le problème, c'est qu'il y aurait beaucoup de choses qui pourraient être faites. Mais il faut savoir ce que l'on cherche, en fait. Au niveau cérébral, oui, ça pourrait peut-être être intéressant. Alors, je ne veux pas dire que ça n'existe pas. Peut-être que je ne suis pas forcément au courant parce que j'ai un peu lâché des fois il y a un journal qui s'appelle le Journal of Near Death Studies qui relate beaucoup d'études, je l'ai lu pendant des années maintenant je me tiens moins au courant s'il y a quelque chose bon je pense que ça n'a pas été quelque chose qui a été suffisamment, spectaculaire pour qu'on le relaie vraiment mais je ne dis pas que ça n'a pas été fait c'est peut-être là je ne veux pas m'avancer trop mais voilà, Mais c'est sûr qu'il faut beaucoup nuancer. En tout cas, nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a suivi beaucoup de gens qui ont vécu des expériences de mort imminente et on a relativisé beaucoup ce qui avait été dit. On dit que les gens reviennent transformés de leur expérience. On a un peu l'impression qu'ils reviennent des bienheureux du paradis. Tout est beau, tout est un peu le pays des bisounours. Et en fait, ce n'est pas ça. c'est beaucoup plus complexe que ça il y a de rares cas où les gens reviennent vraiment transformés où ils ont changé de personnalité, où ils ont réglé des problématiques qu'ils avaient avant, même des traumas ils ne les ont plus. L'expérience fait un peu comme une psychanalyse accélérée, il y en a mais c'est pas la majorité, la majorité des gens reviennent quand même, alors peut-être de moins en moins parce que maintenant on en parle beaucoup et c'est beaucoup plus facile d'en parler et connu, mais pendant un temps, nous les gens qu'on voyait, ils étaient bouleversés, déjà parce que ça remettait en question toutes leurs valeurs, souvent c'est des gens qui n'étaient pas forcément ouverts à ça, donc ça remettait en question toute leur vision du monde, de la vie, de la mort, de la réalité, enfin c'était un espèce de wow, un truc énorme à intégrer, et puis aussi parce qu'il revenait, Souvent, c'est quand même des gens assez sensibles, donc ils revenaient avec une sensibilité complètement accrue, donc ils devenaient très susceptibles, leurs relations au quotidien étaient compliquées parce qu'ils avaient envie de parler de cette expérience, puis on ne les écoutait pas forcément. Des fois, ça pouvait réactiver justement des problématiques personnelles. Des choses qui étaient plus ou moins enfouies, qui tout d'un coup éclataient au grand jour, ou c'est des gens qui n'étaient déjà pas bien avant, et ils ont vécu quelque chose de merveilleux puis ils retrouvent une vie qui ne va toujours pas donc nous on a vu quand même pas mal de personnes qui ont fait des tentatives de suicide après une expérience de mort imminente alors que c'est un truc, qui ne se dit pas dans ces milieux on dit non non, les gens reviennent la vie, c'est sacré etc oui, beaucoup, mais il y a des gens où le quotidien est devenu tellement difficile après qu'ils se sont dit mais moi j'ai qu'une envie c'est de repartir là-bas et qui ont fait des tentatives et certains qui ont réussi. C'est des cas qu'on nous a rapportés où des gens se sont suicidés après une expérience de mort imminente. Ce n'est pas la majorité, mais ça arrive aussi. Donc, il faut nuancer. C'est compliqué. C'est encore compliqué de vivre une expérience comme ça parce que ça chamboule énormément. On n'est effectivement plus le même. Il y a beaucoup de gens qui rapportent l'apparition de dons, Alors, ça n'a pas été étudié scientifiquement, de nouveau, mais c'est souvent des dons qui ne sont pas faciles. Nous, souvent, ils nous disent, mais moi, j'aimerais bien que ça s'arrête. Par exemple, ils disent, moi, je croise des personnes et je sais qu'elles vont mourir. Je fais quoi avec cette information ? Qu'est-ce que j'en fais ? Ça sert à quoi que j'ai ce don ? Ou alors, je vois, la nuit, je me réveille, je vois un crash aérien. Comment je peux ? Je n'ai pas les moyens de l'arrêter. Donc, c'est des trucs qui leur pourrissent la vie. Il faut prévenir. il faut préciser si il voit un crash là il faut prévenir. Bah oui mais prévenir qui ? ils savent pas quel avion ils savent pas la compagnie ils savent pas quand est-ce que c'est dans deux jours voilà et puis le lendemain bah voilà ils voient ça au journal et ils disent bah voilà c'est ce que j'ai vu, ou des catastrophes bon des fois ça a été des catastrophes naturelles mais, voilà donc souvent c'est compliqué c'est pas l'après il y a des gens qui nous disent mais c'est pas un cadeau quoi ça peut paraître un cadeau mais il y a toute une phase et c'est pour ça que c'est hyper important d'être bien accompagné, alors maintenant les gens peuvent plus facilement en parler, mais d'être accompagné et souvent il y a un travail psychothérapeutique parce que moi c'est ça qui m'a intéressée au début c'est vrai que je suis partie avec, cette démarche scientifique parce que c'est ma formation, Mais je me suis rendu compte que finalement, ce qui était le plus important, c'était d'aider les gens à en faire quelque chose. On s'est rendu compte qu'en fait, dans ces expériences, souvent, il y a, des clés de compréhension par rapport justement à des schémas de fonctionnement, par rapport à des traumas, par rapport à des conditionnements, et qu'on peut aider les gens à comprendre ce que cette expérience leur dit d'eux, et les aider non seulement à se transformer et ensuite à intégrer cette expérience. Et finalement c'est le travail que l'on fait depuis des années à Isnoé et qui finalement je trouve est le plus gratifiant parce qu'effectivement la recherche on se rend compte que ça stagne alors que. Ça aide concrètement les gens, c'est utile. Si on met de côté le facteur humain aujourd'hui, il n'y a pas moyen, il n'y a pas d'appareil de mesure qui permet d'essayer de voir s'il y a des mondes parallèles, des fréquences. La question peut paraître bête, mais je prends évidemment un élément de la pop culture dans les films qu'on voit, les films d'horreur. Ils sont avec des perches, avec des trucs pour mesurer. On entend des... Un coup, c'est des bruits un peu radioactifs. Un coup, c'est des bruits des ondes, des bruits d'écran, des choses comme ça. Pour essayer, en fait, de capter avec les moyens matériels que l'on a, des signaux, des fréquences, des bruits, peu importe, des signaux, quoi, qui appartiendraient à un autre monde, une autre dimension. Ça aujourd'hui, voilà, donc là pour le coup, on enlève le facteur humain, on essaie de se concentrer sur, le signal physique, la dimension physique. Il n'y a rien qui est possible de faire qui scientifiquement est validé ou en tout cas qui apporte des éléments concrets ? Mesurer des choses qui seraient dans d'autres dimensions, non, parce que déjà, on ne sait pas si elles existent et puis on n'a pas les moyens de les mesurer. Ce qui a été fait et qui continue d'être fait, c'est plutôt d'essayer de mesurer, l'interaction de ces autres dimensions dans notre monde, sur la matière de notre monde. Donc il y a, par exemple, tout le domaine de la TCI, de la transcommunication instrumentale où là, avec différents moyens, ils essayent de mesurer, d'enregistrer, Ce qu'on appelle par exemple les voix paranormales, c'est des voix de défunts qui utiliseraient, puisqu'ils n'ont plus de cordes vocales, qui utiliseraient, par exemple, c'est beaucoup fait avec les bruits blancs. Qui arriveraient à jouer sur les fréquences pour créer des syllabes, par exemple, et faire des mots, voire des phrases. Là, il y a beaucoup de recherches qui ont été faites. Par exemple, en Italie, il y a des instituts de recherche qui sont très pointus. Je ne suis pas une spécialiste, donc je ne veux pas dire de bêtises. On en parle pas mal dans notre livre Connexion, on en a parlé, mais j'ai un peu oublié parce que ça fait quand même trois ans qu'on l'a rendue. Mais il y a des études assez pointues qui ont été faites où on a mesuré que, ces voix qui ont été enregistrées, alors non seulement elles ne correspondent pas effectivement aux... On ne peut pas dire « Ah oui, mais en fait, ils ont capté c'est des émissions radio qui ont été captées, etc. Parce que c'est des sons qui ne correspondent pas à la gamme des fréquences associées aux voix humaines, par exemple. Ou dans le débit, parce que des fois il y a des phrases, il y a un débit qui est caractéristique, mais qui n'est pas celui justement qui est très aléatoire de la voix humaine qui varie, etc. Et qui est une espèce de truc très, on va s'étérer au type, mais qui est, il y a un pattern qu'on peut retrouver. Donc il y a ce genre d'études qui... Alors, pareil, ça fait sourire les scientifiques, mais c'est des scientifiques très pointus qui font ce genre de choses et qui mettent en place des choses quand même assez compliquées et qui disent simplement, ok, essayez de nous expliquer ça autrement que par l'intervention d'une autre dimension sur la nôtre. Voilà, pour l'instant, on n'a pas d'explication. Donc, ça soulève des questions quand même assez intéressantes et ça mériterait d'être pareil, d'avoir plus de moyens. C'est aussi des gens qui font ça en marge de leur recherche avec des moyens, certainement dérisoires, mais qui arrivent quand même à faire des choses intéressantes. Et là, il y a beaucoup de surrecherche quand même dans ce domaine-là. Est-ce qu'il y a moyen, je ne sais pas, avec des écrans, avec des lumières, avec des choses, de récupérer des particules, qui se manifesteraient dans la matière, mais avec une cause dont on n'arriverait pas à comprendre et qu'on arriverait à le montrer visuellement ? Oui, alors il y a l'équivalent qui est fait sur des écrans, avec pareil un bruit blanc sur un écran de télévision ou des choses comme ça, où on voit effectivement, des visages apparaître. Je ne sais pas s'il y a de la recherche aussi pointue qui a été faite, comme je l'ai dit, pour mesurer justement, est-ce que ça pourrait venir, on aurait capté quelque chose qui vient d'ailleurs ? Là, en l'occurrence, c'est des visages qui apparaissent. Des fois, les gens reconnaissent leur défunt. C'est toujours la même chose. Après, il y a l'interprétation. Il y a ce phénomène de pareille de lit où on sait que le cerveau, quand il voit quelque chose, il a tendance à essayer de lui donner du sens. Donc, il va rapporter ça à quelque chose dans sa base de données qui ressemble au niveau des sons. Justement moi souvent quand on écoute ces enregistrements moi j'entends rien alors il paraît qu'il faut se faire l'oreille mais au moins s'il y a des appareils qui les mesurent, voilà moi je fais plus confiance aux appareils que nous parce que notre cerveau il aura tendance à avoir des choses et dans ces images c'est vrai que moi ça ne m'a jamais vraiment convaincue mais je ne dis pas que ce n'est pas juste peut-être peut-être. Après je n'exclus pas que, qu'on le crée. Et ça, moi, pour moi, la conscience est extrêmement créatrice. Donc, si on veut voir quelque chose, non seulement on peut l'interpréter, mais je pense qu'on peut influencer la matière. Ça, c'est quelque chose qui pourrait être une explication aussi. Je ne dis pas que c'est ça, mais je pense que quand on fait ce genre de recherche, il faut en tenir compte. Il y a dans lesquelles je ne, sais plus auxquelles années, c'était dans les années 60, je crois, il y avait un jeune homme qui avait été étudié qui était assez étonnant on lui présentait, un appareil photo avec une pellicule vierge et il se concentrait, sur quelque chose par exemple je crois qu'il y avait un test qui avait été fait avec une locomotive donc il visualisait une locomotive et quand on. Développait la pellicule il y avait une locomotive qui était apparue sur la pellicule par exemple donc il le crée par sa volonté, alors on peut peut-être créer des choses de manière volontairement mais on peut peut-être créer des choses involontairement c'est-à-dire que quand on a trop d'attente peut-être inconsciemment on crée des choses et ça c'est un facteur dont il faut tenir compte dans tout ce type de recherche sur les phénomènes psy et paranormaux, et paranormaux ça c'est, voilà si la conscience est tout on en revient toujours à ça si la conscience est tout et qu'elle crée tout elle crée la matière mais nous à notre propre échelle on crée aussi on est créateur de notre réalité on est co-créateur de notre réalité donc dans ces phénomènes là, c'est un biais dont il faut tenir compte ça veut pas dire que tout est créé, pas du tout je pense qu'il y a des pistes de recherche très intéressantes à ce niveau là. Pour finir, quelle est votre opinion personnelle ou disons quelle est votre conviction profonde quant à l'existence, de l'au-delà, de la vie après la mort, de l'invisible et surtout la question c'est au-delà de tous les témoignages, les récits, donc le facteur humain auquel vous avez, eu accès, est-ce qu'il y a d'autres éléments qui vous ont convaincu d'une existence d'un au-delà et justement d'une conscience qui ne serait pas créée par le cerveau ? Quelle est vos convictions profondes et qu'est-ce qui vous a fait basculer sur ces 10, 15, 20, 25 dernières années, par exemple, sur ce sujet-là ? Alors, moi, j'ai vraiment douté très, très longtemps. Je pense que les 15 premières années, j'ai tout le temps remis en question. Chaque fois que je trouvais que l'explication la plus juste, c'était ça, avec une conscience indépendante du cerveau, parce que j'ai été formatée comme ça déjà. Peut-être que c'est ma nature, mais j'ai été formatée par ces dizaines, enfin plus, douze années d'universitaire, à toujours douter, à remettre en question. Donc, j'ai vraiment, vraiment longtemps douté. Mais là je vais être obligée justement pour aller plus loin dans la réponse, je retire ma casquette de scientifique je vais parler en tant qu'être humain et je ne suis pas qu'une scientifique d'ailleurs je n'aime pas dire que je suis une scientifique j'ai une démarche scientifique, une formation scientifique, mais je pense que j'ai justement un rapport au réel qui est beaucoup plus intuitif, et c'est ça d'ailleurs quand j'étais très jeune, des ressentis, des choses qui me qui me perturbaient, qui m'ont amené à des questionnements et je suis passée par la science pour y répondre. Finalement, je n'ai pas trouvé de réponse. Mais par contre, ces ressentis sont revenus petit à petit. À force de côtoyer des gens, je pense qu'il y a des résistances qui tombent. Et petit à petit, j'ai vécu moi-même certaines expériences. Soit spontanément, sans les rechercher. Moi, je n'ai jamais rien recherché. Soit à travers la méditation, avec des expériences vraiment profondes en méditation. Et là, c'est entrer dans un vécu. Et moi je dis toujours quand on est dans cette part de soi qui est vraiment le ressenti profond on n'a plus de doute après si je me remets dans mon mental il pourrait encore me dire, ouais mais là peut-être que tu t'es inventé les choses mais si je suis dans le ressenti je n'ai absolument aucun doute, Donc, par exemple, les expériences en méditation, ce serait un peu long à expliquer, mais par exemple, cette sensation d'être autre chose que ce corps, d'être autre chose que ce « je », je l'ai vécu profondément en méditation, le fait d'être en contact avec le tout, je l'ai vécu aussi, pas aussi fort que certaines personnes qui font vraiment des expériences de fusion, moi, ça n'a pas été à ce niveau-là, mais j'ai vraiment vécu des états profonds où je l'ai touché du doigt, et pour moi ça a été à ce moment-là c'est une évidence après des petites expériences j'ai eu quelques sorties hors du corps la nuit que je n'avais pas recherché, j'ai des fois eu des sensations de présence de, personnes décédées je ne peux pas imaginer que je l'ai inventé. C'est un tel sentiment une telle évidence et puis avec des messages qui sont venus qui déboulaient ou dans le fil de mes pensées qui n'étaient clairement pas à moi à ce moment-là on ne peut pas on ne peut pas en douter on ne peut pas en douter, Alors ça, plus le fait que toutes nos recherches vont quand même dans ce sens-là, même si on n'a pas de preuves définitives d'un point de vue scientifique, je veux dire, il y a une cohérence dans tous ces témoignages qu'on a, toutes ces expériences qu'on a menées, les résultats. Il y a le off aussi, ce qu'on a fait en laboratoire qui a été dit dans les livres, mais il y a tout ce qu'on avait vécu avec toutes ces personnes, notamment Nicolas, qu'on a accompagné, qui nous ont fait des trucs de dingue. Moi, je pourrais faire trois livres avec toutes les expériences qu'on a vues, qui nous ont bluffés, qui nous ont interpellés. Tout ça fait quand même une extrême cohérence et plus ces expériences personnelles. C'est plus qu'une conviction c'est un ressenti intime que notre réalité elle s'étend bien au-delà de ce monde visible qu'on peut toucher entendre, voir quelque chose de beaucoup plus grand, et que la conscience, imprègne tout ça et tout ça et ça c'est le ressenti que j'avais quand j'étais très jeune sur lequel je n'arrivais pas à mettre de mots mais ce sentiment de cette présence de cette conscience partout j'ai toujours ressenti. Même si vous êtes un petit peu refroidi sur le test scientifique, le protocole scientifique pour essayer de publier, pour essayer de faire avancer des choses, est-ce qu'il y a quand même des projets, est-ce qu'il y a quand même une orientation de votre côté, des choses qui vont venir sur 2026, 2027, pour quand même essayer de faire éclore peut-être un peu plus de vérité, d'informations ? Oui, parce que c'est vrai qu'il y a un temps, vraiment, je me suis dit, à quoi ça sert de continuer la recherche scientifique ? Il vaut mieux aider les gens à entrer, dans un vécu intime pour se faire une idée par eux-mêmes. Donc ça, je le fais aussi, j'accompagne des gens, mais mon collègue aussi, d'ailleurs. Et puis finalement cette démarche scientifique ça fait quand même partie de moi et je pense que ça peut quand même être utile quoi qu'on fasse on va être critiqué parce qu'on fait ça quand même avec, les moyens du bord mais je pense que c'est quand même un travail de pionnier je pense qu'avec notre livre Voyage au confin de la conscience on a quand même aidé beaucoup de gens qui se sont retrouvés dedans on a ouvert. Quand même l'esprit de certains et Et alors, c'est sûr que les sortants du corps, bon, Nicolas déjà n'a plus trop envie de se prêter encore à ça. Bon, peut-être que maintenant, il aurait de nouveau envie, j'en sais rien, mais on est passé à autre chose. Et on a un nouveau projet qui serait effectivement vraiment révolutionnaire, s'il aboutit, mais il va prendre un certain nombre d'années. Donc, pour l'instant, je ne peux pas en parler. Mais je le fais parce qu'effectivement moi j'en ai pas forcément besoin mais voilà, ça me plaît quand même de le faire et puis je pense que pour certaines personnes c'est important d'avoir ces d'apporter quand même ce sérieux et ce cadre scientifique dans, des sujets comme ça un peu marginaux et puis voilà, si tout va bien je pense qu'on en fera un livre publier ça va de nouveau être très compliqué, et puis on sera attaqué certainement une fois encore mais il y a d'autres gens à qui ça va ça va leur permettre peut-être de pouvoir s'ouvrir à ça parce que, pour moi au bout du compte si vous voulez. La preuve scientifique elle n'a pas vraiment de sens parce que je pense que, Il n'y aura jamais aucune preuve, même si c'est fait par des labos reconnus, il n'y aura jamais aucune preuve qui pourra complètement. Satisfaire tout le monde. Parce que de toute façon, la notion de preuve en science, elle est quand même sujette à caution, je veux dire, elle n'est jamais définitive. On prouve des choses dans un certain contexte, mais on sait qu'il y a plein de choses qui ont été remises en question par la suite. Ce n'est jamais définitif. Donc je pense qu'il n'y aura jamais aucune preuve mais par contre ce qui est intéressant moi je pense maintenant c'est mon discours c'est tout ce cheminement intérieur moi que ça m'a permis de faire et qui m'a apporté beaucoup plus dans l'ouverture, à ces possibles que ne l'aurait fait une preuve scientifique donc j'invite les gens à s'engager dans cette voie et puis à, et à voir ce que ça provoque en eux aussi est-ce que ça résonne en eux si ça ne, résonne pas du tout mais je pense que c'est plutôt ça qui est intéressant c'est tout ce chemin intérieur que ça nous fait pour approcher cette vérité quelle qu'elle soit. Pour que vous arrivez ou non à prouver via un projet via une étude, via un test l'existence de nos deux là la bonne nouvelle dans cette histoire c'est que à la fin on saura tous ce qui se passe derrière mais il va falloir attendre la fin exactement. Voilà, on s'en va tous un jour ou l'autre voilà, c'est sûr mais c'est vrai, quand on voit, la peur que suscite encore la mort dans notre société si on pouvait avoir, un peu plus de certitude de son vivant, je pense que les gens vivraient mieux, et peut-être aussi qu'on ferait moins n'importe quoi sur cette planète parce que si on envisage, que la mort c'est pas la fin de tout on peut plus se dire « Bon ben voilà, j'ai 80, grosso modo, j'ai 80 ans, 90 ans devant moi, je profite un maximum, je fais n'importe quoi, puis après je m'en fiche. » Parce que ça soulève la question de nouveau du sens que vous avez abordé au tout début. Alors c'est quoi le sens de l'existence ? S'il y a quelque chose après ? Si ça ne s'arrête pas ? Est-ce que ça est important alors ce que j'ai fait dans cette vie ? Je pense que ce serait hyper important. En fait, cette question de « Est-ce que la mort, c'est la fin de tout ? » ou c'est simplement une autre naissance sur un autre plan, elle est essentielle. C'est pour ça que je pense que si on pouvait apporter, s'ouvrir à ça, ça changerait beaucoup de choses sur le niveau planétaire. Pour ceux qui veulent mettre les mains dans le cambouis, qui veulent s'intéresser à ce que vous avez produit, ce que vous avez fait avec Nicolas, Voyage aux confins de la conscience, votre dernier livre aussi, Connexion, on les mettra en description. Merci Sylvie d'avoir participé à ce podcast, d'avoir répondu à mes questions. Ça ouvre l'esprit. Je suis toujours là pour essayer, d'en aboutir avec une vérité, d'essayer quand même d'ouvrir l'esprit, d'essayer de ne pas être trop fermé, mais de ne pas non plus se laisser trop aller à des discours qui parfois manquent de fondement. Je ne dis pas que c'est votre cas, mais dans la vie de tous les jours. Crédule, c'est bien, pas trop non plus. donc essayer de... Non mais c'est ça, c'est un peu le travail il y a des sujets sur lesquels on ne pourra pas avoir de preuves comme on a expliqué, il y a des sujets où on va être obligé d'être un peu dans la croyance, celle qui nous arrange celle qui nous fait vivre mieux et d'autres sujets on va essayer... Voilà, ce qui m'intéresse c'est beaucoup la vérité, parfois elle est difficile à aller chercher mais ça reste un peu mon objectif et ma façon de faire sur ce podcast Crédule. En tout cas pas dans ces domaines là, en plus vous avez raison il faut faire attention parce qu'il y a quand même tout et n'importe quoi et je veux dire il y a quand même des gens très perchés qui racontent des trucs incroyables. Donc, mais sceptique, mais dans le bon sens du terme, c'est une bonne attitude, c'est-à-dire, je suis ouvert, je suis curieux, mais il m'en faut un peu pour pouvoir me faire une idée. Ça, c'est la vraie démarche scientifique, en fait. Il ne faut pas tomber dans le scientisme et dans des choses où là, ça devient une fermeture, en fait. Il faut être dans l'ouverture, voilà. Mais ne pas prendre tout pour avoir genre le content, c'est la meilleure attitude, et toujours se faire une idée par soi-même. c'est pas un tel a dit alors non, c'est soi-même c'est nous qui avons les réponses au fond de nous on a les réponses. Et une certaine modestie intellectuelle je dirais et une certaine modestie de pensée chose qu'on retrouvera évidemment pas du tout dans les commentaires où les gens seront absolument certains, que ce soit d'un côté ou de l'autre d'ailleurs les plus crédules comme les absolument moins crédules, bon se dire des fois qu'on peut suspendre un peu notre jugement, et se poser des questions plutôt que asséner des réponses je pense que c'est pas trop mal on va terminer là dessus, merci beaucoup Sylvie, restez avec moi 30 secondes encore merci à tous pour vos écoutes pour votre fidélité à ce podcast comme d'habitude, merci pour vos écoutes vos commentaires, vos partages hebdomadaires, quotidiens je vous dis à très bientôt dans un prochain épisode du podcast mécanique, portez-vous bien, faites pas trop les cons.

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