"J'ai REPROGRAMMÉ mon MINDSET pour le SUCCÈS et j'
2026-07-14 67 min
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"J'ai REPROGRAMMÉ mon MINDSET pour le SUCCÈS et j'ai battu Djokovic !" | Valentin Vacherot

URL : https://youtu.be/iOrq-8VOOO8

Sur des matchs les plus faciles que j'ai eu à jouer. Pour le match, il a dû durer 1 h 15,

1 h 20 et j'ai battu. Je suis en finale

d'un Master Smith, ça va être. Tout n'avait aucun sens et on va dire qu'à partir de là,

il y a eu un switch dans la tête. J'ai battu un mec top quinze, ma place est dans le top 50

et même pas juste dans le top 100. Elle est dans le top 50

et je ne vais pas m'arrêter là. Un peu Ce qui apprend le tennis,

c'est l'importance de la résilience. Est ce que tu penses qu'il y a beaucoup de gens

qui abandonnent avant leur Shanghai ? C'est ça ? Je pense que c'est le pire. Et j'envoie des joueurs qui ne sont pas dans ce fameux

que des qualifs de Grand Chelem, ou je dis

ou tu commences un peu plus gagner, qui enchaîne les tournois tout seul et tu perds au premier tour,

tu es tout seul et tu ranges. OK, tu gagnes un match,

tu perds au deuxième tour et là tu peux partir dans un

dans un engrenage. C'est terrible. Quand tu étais dans des moments comme ça où sans ton classement,

malgré tes efforts, c'était pas forcément où tu voulais être

et où tu pensais que tu méritais être. Est-ce que des moments où, par exemple,

tu as pu te demander si ça valait le coup de continuer tout ça ? Si je fais les choses bien,

tu vas être récompensé. Quoi ? C'est

la grande phrase qui assure sur le court Philippe Chatrier C'est La victoire

appartient aux plus opiniâtres. Pour tous les joueurs qui sont au tennis. 200ᵉ, 300ᵉ place de toujours y croire

et que que l'éclosion. Si on fait tout

ce qu'il faut, elle arrive. Les gars, avant de commencer l'épisode,

j'aimerais vous demander de vous abonner. C'est très important pour nous

en ce moment, on est en train d'exploser. Si vous abonnez, vous raterai plus

aucun épisode. On est encore 80 % à regarder les épisodes

sans être abonné. On peut réduire ce chiffre ?

Abonnez vous les gars. Merci encore à ceux qui le font. Grâce à vous on casse tout en ce moment. Je reprends l'épisode. Valentin. Je suis super content de t'accueillir

sur le podcast aujourd'hui. Aujourd'hui les gens tu vois,

il voit beaucoup ton classement, Il voit aussi

ce que tu as fait à Shanghai. Il peut se dire que d'un coup

tu as vu à la changer. Mais est ce que tu as l'impression

que les gens ils voient cette semaine miracle ? Mais ils voient pas forcément les dix

ans de travail qu'il y a eu derrière ? Ça peut être une bonne définition

mais mais oui, absolument. Il y a dix ans et il y a même

j'ai commencé le tennis, je suis casino avec une raquette,

J'ai commencé à jouer quatre ou cinq ans et on va dire dix ans. Ouais, voilà dix ans on va dire. À partir du moment où j'ai vraiment cru

en moi pour le tennis, j'ai vraiment voulu faire le tennis,

mon métier. Et au bout de dix ans comme ça,

on va dire quand un peu avant Shanghaï, ta carrière,

avec quels objectifs personnels ? Est ce que quand tu vois

la suite de ta carrière. C'est vrai que j'ai une carrière, donc Shanghai, on est, on est,

on est en septembre 2025. J'ai vraiment commencé ma carrière. Ma première année complète,

c'était en 2022, donc j'étais en train de finir ma ma ma quatrième année

sur le circuit professionnel. C'est allé assez vite. Au début, je passais de non classé à A à 200ᵉ en même pas un an, et je suis resté très longtemps

entre entre 200ᵉ et 300ᵉ. J'ai eu un gros pic à presque près dans le top

100 en 2024. C'était un petit peu voilà le moment,

le moment que j'attendais, qui aurait dû se passer

un petit peu plus tôt. Enfin, il se passait en 2024,

où je passe de la 300ᵉ place à la 110ᵉ en quatre mois. Et voilà, mon grand objectif, c'était

de finir la saison dans les dans les 100. Malheureusement j'avais. Là, c'était plus mon classement

à l'arrivée à Shanghai de 104ᵉ qui était qui était pas vraiment

là où je devait être, qui était pas. Pas non plus

du tout là où je voulais être. Et même même par rapport à la blessure,

le fait d'être 260ᵉ en. Mais j'aurais vraiment déjà voulu

en septembre être proche des 100, donc j'étais 200ᵉ,

j'avais toujours cet objectif avec ça va dire que je que je gagne

encore trois ou quatre tournois Challenger pour rentrer dans les 100

voir la fin de l'année. J'y croyais, j'y croyais plus. Je l'avais clairement dit, j'en parlais. On en parle un petit peu moins

avec mon coach, de ses objectifs de classement, tout ça. Nous on est un petit peu plus vraiment

sur tout ce qui se passe sur le terrain. On va dire qu'une personne comme comme ma copine, c'est plus une personne

à qui je parle un petit peu des choses, un petit peu plus, on va dire,

moins importante sur un, sur une carrière

qui est vraiment un marathon et Mais elle me disait tous les jours, elle croyait,

il y croyait toujours et c'est peut être peut être la seule personne au fin fond

qui qui croyait. Et au final après

après Shanghai c'était pas le top 100, mais même même directement

le top 50 et 40ᵉ. C'est dingue mais est ce que

quand tu étais dans des moments comme ça où sans ton classement,

malgré tes efforts, c'était pas forcément où tu voulais être,

où tu pensais que tu mérites d'être ? Est-ce que des moments où par exemple,

tu as pu te demander si ça valait le coup de continuer tout ça ? Non, non, je ne suis jamais allé jusqu'à

me dire est-ce que ça vaut le coup ? Est ce que j'ai encore

envie ? J'ai toujours eu envie. Il y a eu ce qui m'a beaucoup aidé

l'année dernière, même si j'ai pris énormément de coup derrière la tête,

des résultats que que je ne voulais pas. L'année d'avant. En quatre mois,

j'avais gagné trois tournois challengers. On était en septembre,

j'en avais toujours pas gagné un, mais c'est vraiment le fait. En fait, j'ai été blessé sept mois l'année

d'avant et j'étais juste tellement content d'enchaîner les tournois,

de ne pas avoir de soucis de de jouer, de quand même peut perdre au premier tour,

d'enchaîner les matchs. Et je me disais toujours

que ça allait arriver. Il fallait juste que je reste calme

et c'est un peu drôle. C'est un peu le moment où j'étais le moins calme parce que j'étais

le moins calme sur le court. Les on va dire le mois et demi

d'avant Shanghai ou en fait, j'étais frustré de mes résultats

parce que je sentais que je jouais de mieux en mieux,

mais les résultats suivaient pas et et les défaites, c'est j'étais fou. Après, après, après les défaites. Alors que le tennis, un sport où on a tellement de tournois,

faut pas, faut pas une défaite. Même quand une défaite comme une victoire, faut pas aller trop,

faut pas descendre trop bas. Et moi je me rappelle être vraiment,

vraiment très frustré après beaucoup de défaites

sur les derniers tournois d'avant et parce que ouais,

je sentais que je jouais mieux, que je jouais de mieux en mieux,

que j'étais de plus en plus solide, que j'ai quand même eu un petit peu,

j'avais un petit peu le nez, j'avais le bon nez quand même

avant Shanghai. Mais comment expliquer que justement,

si malgré le fait que tu jouais bien, que tu trouvais

que tu jouais de mieux en mieux, tu arrivais comme avoir des effets ?

Est ce que tu es nice ? C'est vraiment une question de timing,

une erreur qui peut te. Parce que il y a aussi juste le fait

que tout le monde, tout le monde joue bien, les gens voient,

les joueurs voient semaine après semaine les joueurs du top 50,

ceux qui font toutes les semaines les Grands Chelems, les Masters 1000 qui

rentrent sans faire les qualifications. Voilà, ils voient tous vivier de joueurs

qui voit tout le temps. On va dire que c'est un petit peu bête,

mais le tennis, on va dire qu'il

y a une quinzaine de joueurs qui font vivre, qui font vivre le tennis,

pour qui, on va dire vraiment, les foules se déplacent, à part certains

joueurs à domicile sur certains tournois et on va dire tout le

tous les autres joueurs qui sont un peu. Qui font un peu, on va dire, le reste et et et les gens connaissent beaucoup

ces joueurs du Top 50. Mais dire à quel point on va dire

jusqu'à moi, voilà, quand j'arrivais sur les tournois de Challenger,

si je jouais un joueur classé dans les 400, il n'y a pas un monde

où je me dis ok, ça va, c'est un bon tour. Si j'arrive et que je joue pas mon mon bon niveau de jeu

moyen, ça ça va, ça ça va pas passer. Ça soit au premier tour

en quart de finale. Et c'est ça pour moi la première raison,

c'est ça, c'est quand, Voilà, je j'avais des défaites en demi finale,

quarts de finale, deuxième tour de Challenger

face à des joueurs classés 150ᵉ mondial. C'est ça aussi

la raison, c'est que c'était de très bons joueurs en face

et que ça, je pense, beaucoup de monde. Beaucoup de gens s'en rendent pas compte,

même si au milieu de ça, j'avais beau pour arriver

en quart de finale, bah déjà deux joueurs 150 rejoint un troisième

et fallait en bas de cinq pour gagner le tournoi. J'étais à. Des fois, je me rends compte que presque

l'impression que le circuit secondaire, la deuxième division,

les challengers, est presque plus dur que que d'enchaîner certaines victoires

sur le circuit ATP, tellement mentalement, les joueurs en challenger, ils ont envie de passer

et passer ce step quoi. Mais tu vois, par exemple au basket,

quand tu es jeune, tu rêves de NBA, puis quand tu avances, tu te rends compte que c'est peut être plus compliqué

que prévu. Tu rêves de reliques

et même pour certains, au final, tu te rends compte que même le monde pro

ça devient compliqué. Est ce que au tennis, toi

tu as dû traverser ça de que mentalement tu te retrouves à t'enfermer

dans un niveau de jeu et ou alors est ce que tu as réussi

à croire, à toujours croire ? Pour aller plus haut, C'est quoi là

le tennis ? Un petit peu différent par rapport à ça,

au basket, Parce que on va dire que même si on va dire, entre parenthèses,

si tu dis bon bah tu vas être en Euroligue, au basket, on peut un petit peu prendre ça

comme le circuit Challenger au tennis, mais ça, entre parenthèses,

ça ne tient qu'à toi. Si tu veux passer au step supérieur,

on va dire rentrer dans la première division qui est le

le top 100 170 ATP, il n'y a pas de règle, il y a le dernier, il y en a 1 à 36 ans

qui vient de rentrer dans le top 100. Pour la première fois de sa carrière. Il a 36 ans, il a battu le record. Donc entre, voilà, entre parenthèses,

il y a pas de règle. Mais mais non, je ne me suis jamais perdu, ce qui est ça

que je me rendais toujours compte. Je me suis jamais perdu dans mon jeu. Aussi du fait que, comme je le disais,

que c'était ma queue entre parenthèses. Ma quatrième année

sur le circuit professionnel du fait d'être

allé aux États-Unis avant en université et que je me sentais encore, encore frais

que la différence. Si tu commences à 18 ans,

le circuit professionnel, tu as 27 ans, ça fait déjà presque dix ans, c'est

pas la même que finir ta quatrième année à 26 ans

l'année dernière. Il y a ça aussi qui m'aidait vraiment. Et aussi le fait d'avoir,

d'avoir la chance d'avoir une superbe équipe autour de moi qui m'a toujours,

qui toujours voulu le meilleur de moi, même en moi, même quand ça n'allait pas,

d'essayer de progresser tout le temps. Mais donc tu te sens prête

à une bonne équipe ? Mais quand je travaille le matin,

c'est quoi qui te pousse vraiment à vouloir

progresser au tennis ? C'est au final c'est la passion. La passion c'est c'est surtout ce que c'est toujours ce que j'ai voulu rêvé faire d'être des joueurs de tennis

sur le circuit professionnel. Alors avec les années qui passent,

avec les objectifs, l'envie de toujours faire mieux

quand je me réveille et que je suis 200ᵉ, j'ai pas envie,

j'ai plus envie d'être 200ᵉ. Mais si le petit gamin de dix ans

s'était réveillé 200ᵉ, ça aurait été plus qu'un rêve. J'aurais jamais pensé une fois dans ma vie

être 200ᵉ mondial. Mais c'est comme tout le monde,

une fois Tyler c'est sympa pendant pendant une semaine

et envoyer tu as envie d'avancer. Donc imaginons que à Shanghai de sortie

au premier tour, tu serais. Tu penses que tu serais au même endroit

actuellement ? Toujours avec la même mentalité ? On sait pas, mais me connaissant

je m'en connaissant, Me connaissant, je pense et j'espère

au moins un an plus tard, au moment où on arrivera à Shanghai,

que j'aurai trouvé un moyen de rentrer dans les dans les 100 premiers

sans sans avoir gagné Shanghai. J'aime bien qu'on

retourne un peu à ton enfance maintenant. Est ce que tu penses que enfant, tu avais déjà ce talent jeune

ou ça vient surtout de ton travail ? C'est vrai que c'est une bonne question,

on me l'a. On me l'a pas beaucoup

posée celle là, mais on va dire que que j'ai un. J'ai un talent qui est arrivé sur le sur

le au fil du temps, à dix ans, pour moi, il n'y avait pas un monde de penser

que j'allais être de tennis professionnel. Oui voilà, je sors d'une

famille de tennis, je jouais au tennis parce que voilà, j'ai commencé

parce que toute ma famille jouait tennis, mais moi on m'a jamais poussé. J'ai adoré, j'ai adoré ça. Donc on va dire jusqu'à jusqu'à mes mes

quatorze quinze ans, même si j'ai toujours fait un petit peu partie

des des meilleurs de la région, des meilleurs joueurs,

meilleurs joueurs du club. ICI pour mon âge à Monaco. Mais j'étais

pas du tout un talent générationnel. Voilà, je faisais partie de voilà

de 20 joueurs qui jouaient très bien en France,

à peu près sur le classement français. Et c'est plus avec le temps aussi. Avec mon gabarit, j'ai beaucoup grandi. On sait qu'avec le tennis,

la taille ça peut, ça peut aider. On voit maintenant les joueurs, les joueurs d'une certaine taille,

d'un certain gabarit. Ça, ça aide quand même vraiment. Et tout ça ensemble commence

un petit peu à se développer physiquement et plus avec mon jeu aussi,

qui se développer à quinze, seize, 17 ans. Beaucoup plus de monde se disait

que tu peux faire quelque chose, tu peux faire quelque chose

dans le tennis. Donc à quel moment tu t'es dit, au delà d'être professionnel, que tu pourrais être

parmi les meilleurs du circuit ATP ? C'est venu,

C'est venu un petit peu plus tard. Donc à 18 ans, quand j'ai eu le bac, je suis allé, je suis allé en entier

aux Unis en université. Je commençais là bas à 18 ans, j'ai fini,

j'ai fait quatre ans et demi, j'ai fini quand je suis sorti, je sais plus si

j'avais 21 ou 22 ans et et je suis tombé. En fait, je suis parti là bas,

J'ai rejoint mon cousin Arthur que tout le monde connaît

maintenant aussi, et ça faisait déjà trois ans qu'il y était. Il avait bien progressé. On avait un petit peu assez le même profil avant de partir,

c'est pour ça que je le fais confiance. C'est pour ça aussi qui m'a vraiment poussé à venir

le rejoindre dans cette université là. On avait un très bon

coach, Steve Denton, qui a qui un dans voilà un petit peu plus vieux

dans les années 80, a fait des finales de Grand Chelem,

était environ 10ᵉ mondial et il me dit franchement, ce serait bien

pour toi, je pourrais beaucoup. Il aime vraiment beaucoup le coach, un peu le même gabarit que nous

quand il était joueur à l'époque. Je le jeu vers l'avant, vraiment,

ce qui était bien pour moi. J'étais vraiment très bien formé sur terre

battue du fait d'être ici au Monte-Carlo Country Club toute ma jeunesse,

mais il me manquait ce vraiment jeu dur et on va dire pendant cinq ans,

je suis allé me former sur Dur et et Steve, notre coach, croyait vraiment

en moi et me le disait tous les jours. Il me fait mes études. Tu le vois ? Pas encore mais mais mais moi je le vois

Tu Tu vas être fort, tu vas être vraiment un très bon joueur de tennis. Et c'est, on va dire, autour

de ma troisième, quatrième année sur cinq que j'ai vraiment pris conscience

avec moi, avec la maturité, Tututut maturité aussi le fait que la fin,

on va dire là bas se rapprocher. Donc mon début sur le circuit. Je savais que je voulais commencer

le circuit professionnel, après il fallait que j'arrive prêt au possible

et donc on va dire que j'ai un peu

un switch de mindset, de dire tout faire. Et c'est drôle,

certains de mes de mes emails de l'époque, on en parle encore de ce petit changement

que j'ai eu ? Même eux ils l'avaient vu sans me le dire

à ce moment là. Et je suis très content,

un peu de très content de l'avoir eu assez tôt quand même. C'est quand des joueurs de tennis,

Si c'est c'est la folie, c'est la folie américaine. Déjà de faire partie d'une cité,

faire partie d'une équipe, ils ont réussi. Voilà. Si tout le monde connaissait un peu

pour le football américain, pour le basket qui quand même aussi, surtout très

développé pour la natation ou même au gym. Quand tu regardes

les JO, énormément de nageurs qui prennent des médailles font partie

d'une cité. Parce que Parce que ouais, 19

20 ans en natation, tu. Même si tu. Même si tu es en. Si tu peux faire les JO au tennis,

tu peux. Tu peux aussi. Si il n'y a pas un monde

ou où tu fais les. Ou tu fais les JO et et. Mais en tennis a énormément explosé environ dans les années 2010-2000, 2010, 2015. Et beaucoup plus de monde. Maintenant il va. Et donc donc c'est pour ça aussi

que je suis allé, je suis arrivé dans un moment où c'était

déjà bien développé et ils ont réussi, les Américains, à à faire du tennis

un sport d'équipe en fait. Et ça, ça que j'ai trouvé génial

pendant cinq ans pour progresser, juste de faire partie

d'une équipe, de s'entraîner. J'ai eu la chance de m'entendre

parfaitement, d'avoir on avait une cohésion d'équipe

de fou pendant mes cinq années, même avec certains

qui finissaient, d'autres qui arrivaient, qui se mettait directement dans le

dans dans le bon bout de l'équipe. Et ça aide énormément à progresser,

à aller s'entraîner dans le dans la bonne humeur

tous les jours et et à se battre. Et c'est de jouer sur meilleur tennis

en fait. Au final,

pour avant toi même, pour tes potes quoi. C'est pour l'université, pour tes potes. Et si on te rendre

compte, ça te fait progresser jusque là bas jusqu'à ici pour un peu

poursuivre ce rêve. Mais à quel moment tu dirais que un rêve ça devient un objectif,

voire même une obsession ? Je pense que ça devient vraiment

une obsession avec le temps, avec une fois que tu prends la

un peu le goût, le goût et travail, J'ai un peu voyager un peu à l'américaine,

j'ai un peu ce prix pris pris le go travail à l'américaine. La muscu,

les heures sur le court qui fasse qu'il fasse cinq degrés ou 40 degrés,

il allait quand même ça. Voilà, c'est un peu les côtés, les côté américain qu'on connaît tous,

mais il y a une petite part de réalité, tout ça, des fois des moments, des

des choses que tu vas chercher, que te qui aurait pas forcément chercher

si tu restais un peu dans ta zone de confort

et et un peu voilà. Et que le boulot, le travail, cet esprit

un peu de travail que j'ai, que j'ai gagné là bas, comme j'ai pris un peu à 19

20 ans, quand j'ai eu un peu ce switch. Après quand arrive le circuit,

un peu cette obsession de. Voilà, comme je disais là, l'année dernière, quand

je sentais vraiment que je jouais bien, ça passait pas. Mais Mais six jours plus tard, tu es reparti sur un autre tournoi

et de tournoi en tournoi et Et je pense que si il n'y a que ceux

qui qui qui essayent pas, qui réussit pas, qui ont tort à la fin quoi,

je sentais un peu essayer avec Shanghai. Est ce que tu peux

me ramener à ce moment là ? Déjà quand tu arrives au tournoi, tu me dis ouais tu étais 204ᵉ mondial,

tu arrives dans quel état d'esprit ? Bah il y a un peu cette cette histoire,

un peu un peu drôle. Il y a quand Quand j'atterris à Shanghai,

le mercredi soir avant le tournoi qui commençait le lundi, donc

pour avoir quatre jours pour me préparer avec un petit peu le décalage horaire,

l'énorme chaleur qui avait là bas. Officiellement

je fais pas encore le tournoi, je ne suis pas rentré dans le dans le

dans la liste des qualifications, je suis encore cinq ou sixième

sur la liste d'attente, mais dans ma tête, je sais qu'il y a quatre 20 10 % de chance

que que que je rentre parce que les à ce moment là de la saison, Shanghai

qui est un peu loin, une ou deux, les un peu plus de blessure en fin de saison. Donc je sais que ça peut passer à Paris

quand même quand même un petit Paris et Et c'est vrai que deux semaines avant,

même si voilà, j'ai été inscrit, mon mon mon coach m'a dit

Tu es sûr qu'on prend le. Était sûr qu'on prend le risque.

Il y a quand même. Il y a des challengers aux États-Unis

et petit tourné aux États-Unis qui est sympa et Et en fait, le but

c'était aussi, après Shanghai, d'aller, de continuer de faire trois autres

challengers en Chine et un autre au Japon. C'était un peu aussi pour ces bêtes,

mais je n'étais jamais allé là-bas. J'étais aussi content de partir

découvrir un peu d'un nouveau pays. Et quand même, tu es sûr ? Je suis sûr. Dit au pire des cas, si ça passe pas, on est on est à Shanghai,

on est sur le site d'un Master Smile, On s'entraîne une semaine avant avant

le gros challenge que je devais faire après et j'aurai j'aurais huit jours dans les pattes en Chine, tout ça et. Et je sais pas pourquoi,

avec des amis aussi j'en parlais

et j'ai toujours parlé à Shanghai. Le mois avant je faisais que

parler de Shanghai, je faisais que parler. Ouais je vais

je vais jouer Shanghai dans un mois. J'avais que ça en tête alors que j'avais

trois challengers avant entre ça. Mais j'en parlais

pas du tout de Challenger, j'avais que Shanghai en tête et

et c'était un peu j'étais toujours un peu et depuis aussi

un peu, depuis que j'étais rentré dans le cœur des qualifs de Grand Chelem

en 2024, quand j'avais un peu fait mon mon trou au classement, que je dirais

que j'étais rentré dans les environ 110ᵉ. Et j'ai toujours un peu ces quatre,

quatre Grands Chelems en tête, ces quatre qualifs de Grand Chelem,

que tous les challengers, C'était un petit peu

une préparation pour ce Grand Chelem. Alors que que gagner un match

sur une qualification Grand Chelem et ou alors gagner un challenger, ça,

ça vaut, ça vaut dix fois

plus de points de gagner un challenger. Mais j'ai toujours un peu les toujours

les gros tournois en tête, un peu voilà, se fait de la passion

tennis. Les tournois que je regardais,

la télé du fait de les jouer et et du fait voilà j'étais 200ᵉ,

je savais que je pouvais rentrer en qualifs à Shanghai, pas sur tous les

Masters 1000 en 200ᵉ tu peux rentrer. Et du coup je faisais un

mois que je l'avais énormément en tête et je sais pas si c'est si c'est ça aussi

qui a qui a fait que je suis arrivé en peu en mort de faim à Shanghai aussi, du fait

qu'il y avait un petit peu pas trop de chance, il y avait

peu de chances que je joue pas le tournoi. Voilà, du fait,

à partir du moment où je suis rentré dans le tournoi,

j'étais sûr que j'allais jouer. C'est parti quoi. Au final,

tu tu tu peux participer au tournoi, les qualifications se passent,

mais est ce qu'il y a eu un moment où tu as senti

que c'était un point de bascule ? À quel moment le tournoi

il a basculé dans une autre dimension ? Déjà les qualifications. J'ai joué, j'ai cravaché 2 h 20 au premier

tour des qualifications et 2 h 45 au deuxième tour des qualifications

pour me qualifier deux fois en trois sets. Je passe à deux points de la défaite

au deuxième tour même des qualifications, et je suis passé à 1.1 point d'être mené un set et un break

au premier tour des qualifications. Donc déjà pas un rescapé. Mais je me qualifie. Je me rappelle de la balle de match,

j'étais comme un fou quoi. C'était. Je me qualifie

pour la première fois de ma vie dans le tableau final, en passant

par les qualifs d'un Master Smile. Le tournoi est franchement

il est incroyable. La balle. Souvent en Asie,

les tournois sont. Les tournois sont fous, super bien

organisés, ils adorent le tennis là bas. Voilà, même les matchs de qualif,

il y avait beaucoup de monde qui regardait donc je crois. Là je prends un plaisir fou,

Mon coach est là, ma copine elle était venue,

ma copine est venue aussi. Arthur mon cousin était là bas aussi

parce que lui il était déjà 50ᵉ mondial. Donc tous ces tournois, il les faisait

sans même passer par les qualifications. Donc donc un peu on était là bas,

un peu en famille, petit groupe, c'était sympa,

on voit, je me qualifie. On se retrouve enfin avec Arthur

dans le même, dans le même tournoi parce que c'était aussi ce petit truc

depuis trois quatre ans, j'avais qu'une envie c'était

de le rejoindre dans les dans les 100 et. Et voilà le premier tour

je joue de gérer qui est 90ᵉ mondial. Je dis pas que j'étais sur que j'allais gagner,

mais comme je disais aussi, depuis quelques temps

je sentais que je jouais bien, je savais qu'il revenait de blessure,

ça faisait quatre mois qu'il revenait de blessure, je savais que c'était un bon tirage

et c'est là, c'est mon. C'est mon moins bon match

des deux semaines et j'ai gagné six,

trois, six, trois sans trop être gêné. Donc. Donc voilà, ils vont dire que mon tournoi

il commence vraiment. Il y a un deuxième tournoi

qui commence vraiment à partir du deuxième tour du tableau

final. Donc déjà mon mon quatrième match

face à face à public qui était 14ᵉ mondial à ce moment là, et on va dire que c'est peut être le match avant le avant

le match, que peut être peut être je croyais le moins à la à la victoire

ou alors la victoire c'était un peu la liesse

on va dire assez folle parce que jusqu'à jusqu'à ce moment là dans ma carrière,

c'est en 2025. L'année dernière,

j'ai battu trois mecs dans les dans les 50, classés dans les 50,

mais c'était à peu près 40ᵉ, 45ᵉ Et là voilà, je joue un mec 14ᵉ, Ça m'était pas trop arrivé,

je crois que j'avais joué, J'ai joué une fois Dimitrov ici à Monte-Carlo,

quand il était neuvième. Donc voilà, c'est quand même un step

au dessus, surtout qu'il est une énorme. Il faisait une énorme saison et et je fais je suis un super match. Après avoir perdu le premier set,

je gagne, je gagne,

je gagne six quatre au troisième set et on va dire qu'à partir de là,

il y a eu un switch dans la tête ou. Voilà, j'ai eu cette fameuse

victoire à Top quinze Top 20 Que des joueurs de tennis

peuvent avoir, jamais, ne jamais avoir. Voilà, déjà en gagner une c'est fait et je l'ai pris plus dans le sens où ok j'ai battu un mec top quinze, maintenant je suis ma place. Voilà c'est bien comme je pensais. Ma place, Ouais ma place

elle est dans le top 50, elle va pas juste dans le top 100

et dans le top 50 et. Et je vais pas m'arrêter là. Et comme ça peut arriver

beaucoup de joueurs où tu as une énorme victoire

sur un tournoi, la décompression, tu profites un peu de la victoire

et hop ça passe pas au tour d'après. Et moi en fait j'ai pris ça

complètement dans l'autre sens et autour d'après, je suis allé jouer machin qui était 25ᵉ

et je les ai, je les ai détruit comme si comme si c'était la 30ᵉ fois que je joue

un mec, 25ᵉ que je savais exactement comment jouer

alors que non, pas du tout. C'était la cinquième fois peut-être de ma vie que je joue

un mec à ce classement là et c'est bon. Mais personne n'en parle de ce match

parce que il est un petit peu lambda

dans le tournoi au final, parce que c'est le troisième tour,

il a abandonné en fin de match mais il a abandonné à six zéro. Il y avait six zéro quatre un pour moi

et je ne pouvais pas faire une erreur. Je fermais les yeux, je faisais

ce que je voulais et on a pris le tournoi. On en a presque rigolé de ce match là

parce que c'est les fameux match où il y en a,

Il y en a deux ou trois dans l'année, on peut même pas les prendre

comme référence tellement tellement ça

sert à rien parce que tout rentrer quoi. Il y a ce troisième tour

et pour moi en fait mon tournoi est pas aller se terminer mais mais je suis en huitième de finale

et je joue le vainqueur de de Ciné Gris. Pour moi il fait chaud à ma copine. Bah pour moi on va dire mon premier

gros tournoi sur le circuit, on va dire mon premier gros tournoi

où je traverse un peu le tableau. Là à ce moment là, si je me trompe pas, je

je remonte, je remonte déjà. Ouais, 140, 150ᵉ, juste avec, juste avec

ça, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Je vais jouer ciné, on va jouer sûrement. Night session sur le central. Le central, il est il fait,

il fait 20 000 15 000 places. Ouais ça c'est bon. Cerise sur le gâteau,

ça va être génial. Je profitais du match, 90 % de chances

que ça passe pas mais mais on sait jamais, je vais faire, je vais faire de mon mieux

et je vais voir le premier set de ciné. Sinon, pour un peu pour juste même pas

pour regarder comment ça joue parce que sinon je l'ai tellement vu jouer. De plus, pour prendre un peu l'atmosphère

du central, ça joue en natation. C'était deux jours avant,

Avant le jour où on devait jouer parce que il y avait un jour de repos, J'étais là,

on peut, je kiffais quoi. Je kiffais le moment, je regardais Ciné

jouer sur le central, c'était plein. Et il gagne le premier set sept six. On va dîner, on va dîner, on rentre

à l'hôtel, je ne suis même pas le match. On arrive à l'hôtel,

je vous montre phone et ciné. Il abandonné

et là c'est direct en fait avec ma copine mais on est dans la chambre et je fais

en fait c'est switch direct quoi. En fait mon tournoi il est pas du tout

fini, je vais jouer pour qui est 30ᵉ. C'est reparti, il y a plus de cerise

sur le gâteau, il n'y a plus rien. C'est là le tournoi. Et le tournoi, il continue et et et par contre je vois là

je joue différence par rapport aux autres. Je jouais un petit peu sur les, sur les sur les autres cours,

j'ai joué sur le compte que j'avais joué

sur le deuxième grand court et là je joue sur le central, je passe un truc

un peu le du double de ce que je jouais. J'avais mis un peu de temps

à mettre dedans, sur sur ce match et et et je me retrouve à gagner six,

quatre, six quatre au troisième set à à ce moment là, c'était le record

d'un Monégasque en Master 1000 où mon frère Benjamin, qui est mon coach, avait fait

huitième de finale ici à Monte-Carlo. Donc il y avait un peu ce aussi fier de fier de le battre aussi

et et un peu la folie, un peu la passer. J'ai l'impression qu'un peu de passer

huitième de finale à quatre, de finale d'un, d'un Master Smile, il y a quand même

ça a commencé, OK, ça commençait vraiment

à ressembler à quelque chose. Je me rapprochais un peu plus décent. Je crois que ça faisait ça faisait 120ᵉ et

Et là, j'arrive au match où si je gagne, je suis dans

Je regarde jamais pendant un tournoi. Sauf que là, c'est là aussi où je l'ai

senti à partir du huitième de finale, c'est que les médias ont commencé

vraiment à s'en mêler,

entre parenthèses de mon parcours. Mais, mais bon, un mec de 105ᵉ

qui se retrouve en quarts de finale de Master Smile,

on va dire en huitièmes ça va, mais en quarts de finale,

c'est pas normal. Donc voilà, on va dire les médias

qui qui qui qui sont un peu plus là. Donc là, c'est le moment où je lis que si je gagne mon prochain match,

je suis dans le top 100, sinon je pense que je

l'aurais, je l'aurais pas su. Donc on va dire voilà, sur chaque match,

il y avait un extra, une petite, une petite cerise, il y a un petit, une petite carotte

comme on dit à la fin et et et je pense que c'est le match

où il a le plus d'émotion. Quand j'ai battu Rune en car, encore une fois,

un match de un match de fou de 2 h et demie

parce que je rentrais dans les. Sans quoi. Et c'est. Je pense que je crois que mon frère,

mon coach, il était. Il arrivait même pas.

Il était en larmes après. Et alors que je sais même pas

s'il a pleuré à la fin, après que après j'ai gagné le tournoi

ou peut-être si de joie, mais là c'était vraiment des larmes de

de de presse, de soulagement. C'est le enfin le enfin est ce que

est ce que j'allais en être capable ? Est ce que tu as toujours ce truc ? Est ce que. Est-ce qu'à 35 ans ce que je serai

toujours même pas dans les 135 ans et. Et c'est un peu la bouffée d'air quoi. Sans savoir que si en fait on pensait mais je pensais même pas au fait

à ce moment là, dès que j'étais en demi finale

et que j'étais à deux matchs d'un d'un titre en Master Smith

quoi, j'ai l'impression que c'était aussi loin

que quand j'étais au troisième tour quoi. Parce que devant moi, j'avais j'avais déjà Djokovic en demi finale et que bah il y avait deux matches en qui avaient deux matches

encore à aller gagner et que et qu'à chaque fois on a tellement fait un bon job

de prendre chaque match comme comme une finale presque,

qu'on ne pensait pas au match d'après et et après par contre, on on l'a fait quoi. Justement, là

j'ai envie de te poser une question que je peux pas

poser beaucoup de monde sur terre, mais comment on gagne

un match de tennis contre Novak Djokovic ? C'est vrai que c'est c'est pas comment dire, mais déjà un truc de. Il y a un truc assez fou

dont je suis fier, que je pense pas beaucoup de joueurs

auraient pu le aurait pu le faire. J'avais d'ailleurs vu en quart de finale,

il avait vu, il avait joué. C'était juste avant mon. Il avait juste avant moi, avant de

avant que je joue Rune sur le central. Donc je regardais le match évidemment, parce que j'attendais que ça se finisse

pour pour aller. Et Berg à la poignée de main et il lui dit

Faut que j'arrête, faut que j'arrête de tir au l'attrait parce que du coup

je n'arrive pas à jouer contre toi. Souvent, le souci quand les joueurs jouent

jouer Federer, Nadal, je sais que au final tu as presque ton idole

en face pour certains et c'est non,

je peux pas, je peux pas les gagner quoi. Et et truc dont je suis fier

c'est d'être me dit mais en fait, est ce qu'il y avait le fait que jo Covid

a à 38 ans en face et que j'en avais 26 du fait de me vraiment me dire

mais j'y crois moi ! Quand je suis rentré sur le court, je croyais que je pouvais gagner parce que

j'avais un truc sur lequel me rallier. C'était le fait que je pense que

physiquement je suis meilleur que lui. C'était la meilleure des choses. Même si à 38 ans,

il a encore un niveau fou physique, c'est peut être la seule chose

sur laquelle laquelle je pensais

avant de rentrer sur le court. C'est quoi qu'il arrive, même

si ça se passe mal de faire durer le truc. Il fait. Il faisait 30 degrés avec 90 % d'humidité

comme comme l'Asie, c'est bien le faire

et Et au final, quand j'y repense, c'est. C'est un des matchs les plus faciles que j'ai eu à jouer

parce que bah bon, à part Masha, comme je disais,

même à chaque c'est différent. Parce que comme je le disais,

j'avais tout, tout qui est rentré. Mais là tout s'est un peu passé

comme un match de tennis normal. Je break une fois au premier seize,

je gagne le premier set six trois. J'ai une balle de break au deuxième set à je sais pas, je sais plus à trois

deux pour moi ou à trois partout. Je la fais et d'un coup 55 minutes, 1 h de match. Je mène, je mets dans cette

un break face à. Et je suis à deux jeux de la victoire. Comme si. Alors que les deux du match d'avant,

j'avais fait deux fois trois sets pour et et ruineux en gagnant 2 h et demie

en étant trois fois à un jeu de perdre. Enfin voilà, des trucs de trucs

un peu de fou. Et là c'est le match qui s'est passé

un peu sans, sans accroc. J'ai quasi

pas eu une balle de break a sauvé et et

un peu la seule chose dont je me rallie le le le côté physique ou qui ça,

ça se passait parfaitement, j'étais pas du tout pris par le par l'événement. Pas du tout rattrapé par le stress. J'aurais pu avoir des crampes de stress

même après 1 h de marche. Dans ces conditions, tu peux avoir

des crampes de stress et non. Et voilà le seul jeu

qui a été un peu chaud sur mon service. Ça a été le dernier ou

je crois que je sauve une balle de break quand même à six trois cinq quatre

quand je sers pour le match et je pas le match. Il a dû durer 1 h 15, 1 h 20

et j'ai battu. Enfin voilà, j'ai battu JO Covid

et je suis en finale d'un Master Smith. Ça va être. Tout n'avait aucun sens. Les matchs qui devaient être

les plus durs, c'était les. C'était les plus entre parenthèses,

les plus faciles ou tout se goupiller bien. Les matchs où j'aurais

pu gagner en deux sets, si je vois bien, c'était un calvaire,

ça se passait en trois sets, des matchs de fou. Enfin voilà tout. Et j'ai battu du Covid en finale

d'un Master Smile. Et de l'autre côté,

le fil rouge aussi de ce tournoi où là aussi

les médias ont commencé à beaucoup en parler, c'est Il y a quand même

mon cousin de l'autre côté qui qui fait entre parenthèses aussi

son tournoi de. Le tournoi de son année où il avait,

je sais pas s'il avait passé les huitièmes de finale

dans sa carrière en Master Smile, et il était aussi en demi-finale

en ayant battu Zverev Auger-Aliassime les cas et en et en demie et en demies. Je vois après moi et il bat Medvedev. Il bat

trois ou quatre top dix dans son tournoi. Il fait un parcours même encore plus fou

que le mien au niveau des mecs qui qui bat et on se retrouve en finale contre. Voilà, tout n'avait aucun sens. Complètement et c'est

la première chose qu'on se disait. Mais ça n'a aucun sens

ce qui se passe quoi. C'est lunaire

comme comme rencontre surtout, Il me semble que le matin de la finale,

vous avez pris le petit déj ensemble. Bah oui, nous on est cousin

comme on est frère. Enfin on va pas, c'est pas parce que ouais, c'est pas

parce que voilà, il m'a pris sous son aile aux Etats

Unis, m'a toujours pris sous son aile, il prenait toujours des nouvelles,

il me poussait toujours à pousser, toujours à ce que je le rejoigne machin

et et c'était un peu un peu le kiff. Enfin enfin on se retrouve sur un gros tournoi

ensemble, à part ici à Monte-Carlo, on se retrouvait,

mais parce que voilà, j'avais j'avais j'avais la fameuse Walker. Les invitations qu'on donne

qui sont souvent donnés aux joueurs, aux joueurs de la nation. Et là c'était vraiment un tournoi

qu'on faisait enfin ensemble. Et enfin un tableau, grand tableau

final de grand tournoi où on était, où on était là bas, puis on était loin donc on était loin de mon

des Carlos de Roland Garros. Voilà, c'était un tournoi,

on était vraiment ensemble, tranquille, il venait voir mes matchs,

j'allais voir ses matchs parce que il n'était pas encore trop pas encore

trop connu aux grands, aux grands yeux. Donc on peut faire encore un peu,

faire ce qu'on voulait, se mettre un peu

dans les tribunes, tranquille. Et truc de malade, c'est. Voilà. Mais même pour lui qui était 50ᵉ, la finale de Master Smile, entre un joueur

qui est 50ᵉ mondial et un joueur qui était qui est 200 204ᵉ,

on va dire que s'il avait joué un Zverev ou un Joker en finale, voilà,

ça aurait été fou. Déjà fou qui un jour 50ᵉ qui se retrouve

en finale d'un Master Smith. Et là, du fait de ajoute moi et ajouter qu'on soit cousins,

enfin ça ça va aucun sens. Et est ce que mentalement

ça t'a plus impacté d'avoir quelqu'un que tu connais vraiment en face de toi ? Et peut être que ouais, tu sais tout ce qu'il a dû sacrifier

pour en arriver là. Que un complètement. C'était le plus dur. La finale peut être un début de match

que j'ai le moins bien géré. Je ne sais pas si c'était parce que

c'était la finale, ou du fait que ça soit Artur en face et qu'on s'était

déjà entraîné 50 fois ensemble et qu'on se connaît par cœur, que c'est

celui que je regarde le plus sur l'ordi quand quand il joue

en tournoi, même plus que des joueurs que j'idolâtre un peu au niveau du jeu

et que j'essaye de que j'essaye, que j'essaie, on va dire à l'époque

d'apprendre, d'apprendre. Deux parce que voilà, c'est mon cousin

et les trucs de fou et et que et que je savais aussi

que lui savait, c'est comme on joue et que voilà un peu

comment j'allais faire. Il avait regardé tous mes matchs

cette semaine, il savait un peu les trucs qui marchait bien plus que d'autres,

donc c'est mentalement. C'était un petit peu bizarre d'arriver sur cette finale et aussi

du fait d'avoir mon cousin en face en finale de Master Smith quoi. Tu vas quand même chercher la victoire ? Est ce que tu as l'impression

que les autres joueurs et te regarder différemment ? Oui évidemment. C'est sûr que peut être pas encore. Juste après

tu avais un petit peu encore ce de hockey. Bon, je pense que beaucoup de monde

après Shanghai attendait qu'une chose c'est voilà,

est ce que c'était un one shot ? C'est tout le monde attendait que ça ? Est ce que c'était un one shot ? Est ce que c'était de deux semaines, deux semaines sur un nuage

et que derrière ça va pas confirmé ? Là je suis sur un nuage. Mais au final, au moment où je gagne

Shanghai, neuf jours après, je suis au premier tour de l'ATP

500 de Bâle où j'ai eu où j'ai eu une invitation,

j'ai eu une wall car et et donc voilà, ça ça repart très vite, même si bon,

on va dire que j'arrive sur ce tournoi. Super premier tour dans moi dans ma tête

c'est pas grave, je suis encore un petit peu sur Shanghai et tirage au sort, je joue, je joue Taylor Fritz

qui est quatrième à ce moment là. Donc déjà pas super au niveau du tirage

au sort, mais il y a un peu ce côté aussi. Ouais, je suis très content d'aller jouer, de repartir sur un tournoi comme ça

et d'aller jouer Fritz qui est quatrième. Parce que si je continue comme ça,

si ça passe déjà, je mets un peu sur le côté le fait

est ce que c'est un one shot tout ça ? Et si ça passe pas ? Bon j'ai joué Fritz quoi, c'est

pas très grave et je perds, je perds sept cinq au troisième set,

je suis un super match. Donc là tout le monde se dit bon bah il est là quoi, il est toujours là

et et une semaine, une semaine plus tard presque, j'en

suis presque encore plus fier que Shanghaï et Et les gens m'en parlent

encore presque plus que Shanghai quand je fais quart de finale à Paris. Paris La Défense, autre autre

Master Smith, le dernier de la saison ou où j'ai une chance énorme, c'est

que aussi me donne une belle carte directement dans le tableau final. Parce que si avec mon classement

je serais rentré. Mais les inscriptions étaient

avant Shanghai. Il me donne une carte et et voilà,

je passe trois tours, je balaie qui est qui est 15ᵉ,

je rejoue Arthur au deuxième tour

et Norris qui est 20ᵉ en huitième et Et ouais, je pars. Je perds contre Auger-Aliassime en quarts de finale

et là, c'était un petit peu le hockey. On met sur le côté le fait,

tout le monde est un peu mis sur le côté. L'effet OK, est-ce que ça va être un one

shot ? Il vient de. Il vient d'enchaîner sur trois tournois. Là, voilà, ça m'a un peu quand même enlevé

un petit poids que j'aurais pu avoir, un peu que j'aurais pu avoir

sur cette sur toute la pré-saison, toute l'entraînement foncier,

que de novembre, décembre, de me dire comment, comment est ce que ça va

se passer l'année prochaine ? OK, je viens de. Je viens d'avoir quand même

le niveau de jeu sur trois tournois et surtout sur les deux tournois

juste après Shanghai. Dans ma tête ça va bien

se passer, c'est bon, j'ai le niveau. Et quand tu te retrouves

enfin dans le top 40, est ce que tu vois ou tu comprends quelque chose ? Que peut être un genre du top 40

à 15 jours de 100 n'a pas ? Ou alors quand tu expliquais l'écart,

il est vraiment trop infime. Voilà l'écart et l'écart est très fin. Il est pas non plus infime,

il n'y a pas non plus pas de différence. Il y a quand même

parce que aussi dans ce top 40, top 50, ces joueurs du top 20, top quinze où là

il y a encore un petit step, il y a un petit step au dessus

par rapport à un joueur top quinze. Par rapport à un joueur 30ᵉ on va dire sur une sur une année complète sur un tournoi, il peut y avoir aucune différence

sur un jour, il n'y en a aucune. Même entre un joueur cinquième

et 100ᵉ sur un jour il peut y en avoir. Mais voilà,

c'est ce qui se passe sur l'année. Mais je commence

à plus en plus voir un peu sur quoi vraiment faut que je me focalise pour que pour que ça marche,

c'est beaucoup plus dans la tactique. Chaque point est vraiment plus important

parce qu'à ce moment là, il y a joué face à face

à tous ces joueurs du top 50. Faut vraiment pas

laisser les choses à part. Et je trouve qu'il

y a vraiment l'importance dans une fois que tu rentres dans circuit, c'est

d'être vraiment à fond sur chaque match. C'était vraiment un de mes objectifs

cette année, c'était de rentrer sur chaque match et donner, donner le max

parce que il y a toujours en fait déjà

chaque victoire. C'est tellement,

tellement de points par rapport à avant. Quand j'étais en challenger,

il y a vraiment même juste à la base, voilà à chaque victoire

d'aller chercher chaque victoire. Ça aide vraiment énormément

à les défendre. Un peu

ce fait que je sois rentré dans le top 50. Et puis chaque victoire,

chaque nouveau match, c'est de l'expérience

en plus face à ses joueurs. C'est. Je trouve que c'est quand même des joueurs qui trouvent beaucoup plus

le moyen de rester dans le point. C'est moins facile

d'aller chercher un poids gagnant niveau physique des joueurs

et un tout petit peu plus haut. Je trouve que c'est là aussi

la différence. Ça sert mieux, ça retourne un peu mieux,

c'est un peu voilà, dans dans la base des points, ce qui est

dans le service, dans le retour, dans la dans le physique, que la différence

qui est quand même infime. Je parle pas d'une différence énorme,

elle se fait après, que ce soit sur un coup droit

ou sur un revers. C'est la même chose face à un joueur sur le revers moyen,

le coup droit moyen c'est voilà, c'est ça gagne pas 50 kilomètres h en face

juste parce que tu rentres dans tu joues des joueurs dans le top 50. Non, mais je trouve que voilà

ce qui se passe vraiment dans la tête, la concentration sur chaque service

et c'est servir le mieux possible. C'est vraiment d'avoir travaillé ton œil

en retour, de mieux retourner

faire jouer les joueurs au maximum et voilà. C'est peut être plus

un coup qui fait la différence, mais trois voilà, un coup ça fait les, ça

lui fait, ça fait mal aux joueurs. Le deuxième coup tu lui mets presse

la tête sous l'eau et le troisième coup tu finis le point par rapport à avant

ou un coup ça pouvait suffire. Voilà, c'est là un petit peu la

la différence, plus qu'un coup droit ou un revers. Donc finalement la différence

est dans la régularité. Voilà, dans le jeu, dans les

dans la régularité mentale, dans la régularité du de, voilà,

de tous les coups, plus que puisque voilà la vitesse des coups quoi,

qui n'est pas non plus différente. Mais par contre, c'est plus dur

de faire craquer physiquement un joueur, un joueur de cette rampe là,

parce que lui, les joueurs que j'arrive, que joue pour quelques uns, ça fait

ça fait déjà cinq ou six ans qu'ils sont dans le top 50, voire

même pour certains quand je jouais du au Covid, presque 20 ans maintenant. Est ce que tu as eu l'impression

à ce moment là que tu as toujours été un joueur top 50

mais que tu le savais pas forcément ? C'est ce que un peu Voilà, les médias, tout ça,

c'est ce que beaucoup de monde m'ont dit. C'est assez fou. J'ai l'impression que tu es là, tu es, tu joues,

c'est l'impression que c'est normal quoi. Tu es là, tu arrives, tu fais. Je faisais commencer l'année,

je fais un quart de finale en 250 un. Un troisième tour en Grand Chelem,

c'est presque normal quoi. Alors qu'en fait, alors qu'en fait, bon, j'ai quand même bien commencé

mon début de saison quoi. Je continue à confirmer. Je suis régulier,

je passe mes deux tours de tête de série, j'étais tête de série à Melbourne 30,

un truc comme ça. Je passe les deux tours

qui étaient à ma portée. Je perds un match assez serré, un bon

match face à Shelton au troisième tour. Mais voilà, plus personne s'enflamme dans les médias

parce que je crois est à sa place. Il fait sept, il fait les résultats

qu'il doit faire et moi dans ma tête, bah voilà. Ouais, je fais, je suis régulier,

je fais les résultats que je dois faire, j'ai fait le switch rapidement

et et c'est parti, Je pars pour le. Je pars pour le tournoi d'après

à chaque fois et en essayant évidemment d'atteindre les certains objectifs

quand même qu'on s'est mis dans l'année, qui sont pas qui sont pas

des objectifs de classement, mais plus. Voilà, j'ai

envie de retourner en quart de finale de Masters 1000

en d'aller dans les gagner, d'aller regagner un autre tournoi,

que ce soit n'importe, n'importe lequel. Et voilà, je sais,

je sais qui me font tenir le cap et la concentration

sur sur chaque tournoi. Et pour en arriver là, j'imagine qu'on

doit comme sacrifie certaines choses. Tu penses que c'est quoi le sacrifice

que les que les gens voient le moins pour qu'on doit faire pour devenir

un joueur de tennis professionnel ? Le sacrifice. Je pense le le moins facile qui qui Des fois

les gens vont pas trop comprendre pourquoi ou ou même moi dire quoi ça

je quand même je pourrais le faire, ça va pas me ça

pas me fatiguer, ça va pas me coincer. C'est dire non à même juste des fois. Samedi c'est un petit soir,

même en novembre. Décembre quand c'est la pré-saison, Dire non un samedi soir,

même juste un pote qui me dit allez viens,

on va boire un verre, que ça soit jusqu'à jusqu'à 23 h 0 h, je vais me taper,

je vais me taper 20 h sur le court. Cette semaine, je viens de me taper,

je me suis tapé dix 15 h dans la gym, d'aller boire un coup, d'aller boire

un cocktail. Ça ne va pas me faire de mal,

ça va pas me blesser. Mais il y a le fait d'y aller,

d'être pas tranquille. Moi je suis un peu aussi

un peu pantouflard à la maison. J'aime bien d'être

tranquille avec ma copine à l'appart. Jeu de dire non à ça alors que au final,

comme je dis, ça fait pas mal. Ouais

mais le temps de rentrer à la maison, le temps de me coucher,

bah ça fait 0 h, 0 h et demie. 1 h ça fait perdre un peu. Alors que alors que c'est peut être

la seule, la seule nuit où je peux faire une nuit de 11 h 12 h

parce que je peux dormir le lendemain matin

et que je sais que ça va m'aider, et pareil en semaine,

juste dire non, un petit petit resto parce que je suis mort,

Un petit resto de dernière minute parce que pareil, au lieu d'aller

me coucher à 22 h 30 23 h, il va peut être me faire coucher à 0 h,

que je dois me lever à 7 h, que je sais que le réveil à 7 h il va plus piquer,

Je vais attaquer par contre on le fera. Voilà, on le fera ce week end. Le resto, voilà c'est plus voilà, c'est plus dire oui le samedi soir

à aller faire un resto à 20 h que d'aller boire un coup

jusqu'à jusqu'à 23 h, même si ça me ferait pas de mal mais que ça me ferait passer du bon temps

avec mes potes. Des fois. Des fois faut dire non quoi. Et Et c'est cela

des fois qui sont qui sont pas faciles. Parce que comme je le dis, comme je dis au fin fond, ça ça ferait pas de mal. Ouais mais mais c'est 1 h

ou deux de sommeil en plus et c'est un peu moins de fatigue quoi. Est ce que dans des sacrifices

es aussi extrême que certains joueurs, je pense notamment à qui raconter

une anecdote ou au bout de dix ans, il a enfin

il a remporté une finale de Grand Chelem et il s'est autorisé à manger

un demi carreau de chocolat et que ça faisait dix ans

qu'il n'avait pas mangé de chocolat. Ouais non non non non. Là par contre, il a pris un autre. Moi par contre

je fais ça, je pense que ce sera plus négatif que positif. Quoi. C'est. Il a pris dans l'extrême avec son

son régime sans gluten, pas toucher au sucre machin. Mais non, je pense que je pourrais jamais

aller à l'extrême de lui. Je sais que j'ai entendu des des trucs. Il a. Il a un van qui le suit

sur tous les tournois avec un nom de matériel de récupération

de malade. Voilà,

il a il a vraiment pris la performance à un niveau supérieur. Voilà je. Évidemment que par rapport à certains joueurs, je pense que j'en fais

plus aussi au niveau de la récupération, j'en fais plus au niveau du sérieux, de

de niveau de la nutrition, tout ça. Mais,

mais je ne vais pas jusqu'à voyager avec avec douze matériel de récupération qui me suit, qui me suit dans un van

et m'autoriser un. Voilà,

je pense que si je gagne un Grand Chelem, il y aura quand même pas mal de coupes,

de pas mal de coupes de champagne et Mais tu fais quand même des sacrifices

et est ce que tu penses que le succès ça rembourse réellement

tous ces sacrifices ? Ouais ouais ouais, ça

rembourse, rembourse tout. Mais vraiment, comme je dis dans le tennis,

même s'il ne faut pas monter trop haut dans les victoires

parce que comme je dis, le tournoi, le tournoi il arrive et que si tu perds

au deuxième, au premier tour, on va dire une fois ça va,

mais deux fois d'affilée le tournoi, tu as gagné deux trois semaines avant,

il sera bien oublié dans ta tête, mais dans l'autre sens pareil, il faut quand tu perds tôt,

quand tu perds tôt dans un tournoi, pas non plus te mettre sous l'eau

parce que le tournoi il est, il est juste là, il arrive. Mais par contre quand tu as une bonne semaine, j'ai l'impression qu'elle vaut

tous les sacrifices que tu as fait dans les quatre mois, dans les quatre mois

d'avant où tu n'as pas eu un un énorme résultat. Et j'ai envie de dire, la semaine

qui m'est arrivée ici à Monte-Carlo, de faire demi finale, c'était un petit peu

le résultat que j'attendais un peu. Cette année où j'ai été régulier,

j'ai fait des des quarts de finale dans les dans les ATP 255, 108

ème de finale en Master 1000. Il manquait un énorme résultat. Voilà un énorme résultat qui. Maintenant, avec le statut, j'ai un énorme

résultat qui qui fait, qui fait parler. Donc voilà, faut parler de ça comme ça

parce qu'on va dire de fait maintenant de faire huit de finale

en master 1000, pour moi c'est normal et et voilà, c'est enfin

de faire cette demi-finale ici et voilà, surtout de la faire ici à Monte-Carlo. J'aurais jamais déjà de l'année dernière,

j'ai passé le premier tour, c'est. J'aurais jamais rêvé ça faire demi

finale ici quand j'arrive et que que les matches en demi finale,

c'est heures, qu'on se verrait premier

contre trois et Alcaraz contre Vaquero numéro deux contre. Bon à ce moment là j'étais j'étais 20 25ᵉ, je n'arrivais pas à y croire. Je suis assis, j'attends mon match

et il y a les trois premiers. Je suis autour des trois

des trois premiers mondiaux qui sont qui n'ont pas bougé là,

depuis quatre ans. Et voilà, je suis pas là à me dire

ah non, c'est bon, je suis à ma place, je suis quatrième mondial, je suis là,

Il y a un petit fait, un petit quand même, un petit coup sur ce moment là où c'est

un truc de fou et je vais rentrer, je vais rentrer sur le sur le central pour la cinquième fois sur le tournoi

face au numéro deux mondial à ce moment là, qui a déjà gagné

sept Grand Chelem, qui Alcaraz et j'ai pas encore eu

la chance de jouer signé Alcaraz. C'est un peu le enfin j'ai un peu

allez allez allez me me confronter à un des deux ogres

qui dominent le tennis en ce moment et qui plus est sur le

sur le central de mon club devant devant le central qui était plein,

il faisait, il faisait 25 degrés en plein soleil

et ça a été un kiff, un kiff maximal. Laisse moi deviner,

ça fait 40 minutes que tu regardes le podcast

et tu as peut être fait un petit oubli. Tu as peut être oublié de t'abonner. Écoute, si jamais ce podcast

a apporté quelque chose, que tu as appris

quelque chose aujourd'hui, et seulement si c'est le cas, n'hésite

pas à t'abonner, mais seulement si ça t'a apporté

quelque chose et que ça t'a inspiré. Avec Sylvain, C'est vraiment quelque chose

auquel j'essaie de m'engager, de vous apprendre un maximum de choses

et qu'on s'élève tous ensemble. Et n'oubliez pas,

si jamais vous allez faire un petit footing,

que vous avez un long trajet en voiture, on est aussi dispo sur Spotify, comme ça

vous pouvez nous écouter plutôt que de regarder. Si tu es arrivé jusqu'ici

dans l'épisode, n'hésite pas à commenter. HG J'aimais bien ce petit rituel pour voir qui sont les vrais fans des élèves à tous,

Merci à vous les gars d'être là. On reprend avec l'épisode Léo. Les sacrifices, ça te permet d'atteindre

ce genre de moment. Mais à partir de quel moment tu dirais qu'on gagne vraiment bien sa vie

en tant que joueur de tennis ? On gagne pas du tout sa vie. Si si on rentre pas dans les dans les 230,

c'est le premier step, C'est là où tu rentres

dans les qualifications de Grand Chelem, tu rentres dans les qualifications

de Grand Chelem après, après impôts,

que parce qu'il y a marqué sur le tournoi. Mais quand tu reçois l'argent avec le le, le bruit qui est enlevé par rapport

au au pays, au pays du tournoi, donc l'impôt du pays

qui est enlevé, on va dire que tu as 60 000 € assuré

si tu perds quatre fois au premier tour des quatre

Grands Chelems à l'année, c'est un énorme soulagement

Pour Pour info, tu gagnes un challenger, les on va dire les plus petits

challengers, c'est environ 10 000 €. Il faut les. Il faut y arriver pour pour gagner et tu perds au premier tour,

tu rentres avec peut être 500 € chez toi. Sachant que l'aller retour en avion

tu as probablement coûté 500 € donc. Et puis voilà, il y a toute la nourriture,

le coach, tout ça. Voilà le premier ouf où tu peux respirer

et peut être commencer

à avoir un peu de minimum de bénéfices. C'est si tu rentres

dans les qualifications de Grand Chelem aux alentours de 230. Maintenant,

je pense que tu commences à un peu gagner. Bien gagné si tu es dans les voilà

dans les dans les 130. Parce que maintenant, avec les nouveaux formats de Masters 1000,

depuis trois ou quatre ans, les gros. Il y a des gros tableaux.

Maintenant, au Masters 1000, tu. Tu rentres aussi

en Master Smith et c'est en 30 140ᵉ. Donc ça fait, on va dire des des prises

money un peu assuré en plus. Et puis si tu es 130ᵉ sur 40ᵉ,

ça veut dire que tu gagne, que tu vas, voilà que tu gagnes,

que tu as gagné deux, trois, deux ou trois challengers dans l'année. Donc on va dire que tu commences

un peu plus gagner à ce moment là, que tu es bien assuré, 100 %

sûr de faire les qualifications. Grand Chelem à dire aussi par rapport au tu perds au premier tour de Grand Chelem,

c'est 15 000 € en qualifs, super, au troisième tour

c'est environ à 45 000 50 000 €. Donc la différence les quand même énorme et Et par contre tu te qualifie,

ça monte à quatre 20 000 € direct. Donc je fais que tu fasses ça

une fois dans l'année. Voilà, donc tu auras ton retour,

tu auras du positif tout ça et après énormément Gagner

sa vie c'est dans c'est dans le top 100 parce que tu as fameux quatre 20 000 € des quatre, des quatre tableaux

de Grand Chelem assuré. Si tu perds au premier tour quatre fois,

J'ai un peu l'impression qu'être top 200, c'est beaucoup plus dur

qu'être dans le top 100. Parce que tu dois vraiment

travailler dur pour pour continuer à pouvoir

continuer à faire du tennis. Est ce que c'est vrai ça ? Ouais bah tu as voilà, quand on va dire

quand tu rentres dans les 100, j'ai pas envie de dire que c'est plus facile du fait

que bah voilà, tu es, tu es dans les 100. Il y a là un peu le point,

le point positif, la facilité de se réveiller

tous les jours. Tu tu sais que tu vas aller

faire les plus beaux tournois. Voilà, c'est sûr que si tu es 95ᵉ,

tu es un peu sur la sellette par rapport au tableau

final de Grand Chelem. Il suffit que tu perds places

et tu seras en qualifs. Mais voilà,

si tu es quatre 20ᵉ, tu es un peu safe, tu tu sais que tu vas faire

tous les plus beaux tournois, c'est c'est un peu plus facile

que quand tu es 200ᵉ et que tu cravaches et que tu fais challenger

après, Challenger Après, encore une fois, comme j'ai dit déjà,

si on m'avait dit quand j'ai pris que que je serai 200ᵉ mondial

toute ma carrière, j'aurais signé et mais et oui et surtout en fait,

quand tu es 200ᵉ, c'est tu te rends lâche un peu,

tu vas te faire passer par tu vas te faire passer

par tous les mecs derrière qui sont morts de faim,

qui ont le couteau entre les dents parce que tout le monde a envie

de rentrer dans le top 100. Je dis, je dis pas que dans le top 100, les joueurs ont un petit peu moins

le couteau, le couteau entre les dents. Mais on va dire, quand tu joues un joueur,

que ça fait six ans déjà, qu'il est dans le top 100,

dans le top même autour des 50, que tu le joues au premier tour

d'un ATP dans 150, tu tu tu dis, tu sais, voilà, tu sais que le mec il va pas mettre sa vie à couper de tout pour,

il va pas mettre sa blessure entre les entre entre les mains pour pour aller

gagner, pour aller gagner ce match là. Par contre le mec qui est 200 pour passer

un tour en 250, il va mettre sa vie. C'est des petites choses comme ça

qui sont qui sont différentes aussi avec quand tu joues en challengers

ou chaque match, à chaque match, le mec en face

il coûte trop trop les dents et blessé ou pas, le mec va y aller pour prendre

pour prendre dix points en plus, c'est Voilà, c'est la dure loi du circuit et tu saurais dire après combien

de joueurs sont en train de se battre pour entrer en Top 100. Je vais en prendre compte Jusqu'à

combien ça descend ? Dire le niveau est très homogène entre voilà, entre 110ᵉ, 120ᵉ et et. Allez, il y a peut être un. Il y a peut être une petite différence

entre un joueur qui est classé 350ᵉ et un joueur qui est vraiment 200ᵉ. Donc allez les joueurs entre 110ᵉ

et 150 et 250ᵉ, ça, ça peut. Il peut vite avoir un gros turnover

si tu as un ou deux mois ou un ou deux mois où tu joues moyen,

tu redescends, l'autre joue bien, ça remonte, il y a vraiment,

il y a du gros changement et et voilà, comme je dis, c'est

un tableau de 110. Il y a des mecs qui ont été 110ᵉ et qui sont jamais rentré dans les 100

parce que ils ont pas eu cette semaine où ils ont pris

les 50 points supplémentaires pour aller rentrer dans les 100

et ils sont jamais rentrés. C'est bête mais des fois on en rigole,

on on essaye de trouver le joueur qui a été 101ᵉ mondial

et qui est jamais rentré. Enfin ça arrive, c'est terrible. Et par contre dans l'autre sens,

il y a un joueur qui a été 99ᵉ mondial pendant une semaine

et qui est plus jamais rentré. Il y a un peu des il y a des. Il y a des joueurs qui ont fait ça aussi,

il y a eu de tout. Et pendant que. Et comme il y a qui est passé,

je sais pas combien de semaines, un numéro un mondial et il y a de tout. Et j'ai l'impression que c'est un sport

qui est assez solitaire comparé au foot, au basket, parce qu'il

y a des moments toi où tu t'es senti seul quand tu te battais

sur le circuit Challenger. J'ai eu la chance de pouvoir voyager avec au moins une personne, que ce soit

mon coach physique ou mon coach tennis. Tout le temps. Grâce à grâce un peu

toutes les toutes les aides que j'avais, j'ai pu quand même me construire

une équipe autour de moi. Donc je ne suis jamais parti tout seul

on va dire. Parce que ça, je pense que c'est le pire. Et j'envoie des joueurs qui qui sont sur, souvent ceux qui sont pas dans ce fameux

que des qualifs de Grand Chelem. Je dis ou tu commences un peu plus gagné, qui enchaîne les tournois tout seul

et tu perds au premier tour et tous les tueurs enchaînent

OK, tu gagnes un match, tu perds au deuxième tour et là

tu peux partir dans un dans un engrenage. C'est terrible et et c'est dur aussi

pour pour pour progresser entre les tournois et et d'avoir quelqu'un

qui qui qui te garde un peu, qui te fait garder le cap,

qui qui te fait rester positif. Et moi j'ai

eu la chance toujours avoir mon coach, même si c'est mon même si c'est mon frère

comme beaucoup de personnes le savent, de l'avoir vraiment comme un coach

qui me pousse tous les jours. Et tout ça a vraiment été une aide. Et voilà, J'ai aussi mon coach physique, grâce aux aides aussi que j'avais,

j'ai pu beaucoup voyager avec, même quand j'étais en challenger

avec mon physio qui s'acquiert énormément. Voilà, récupérer entre les jours et même

même d'être au moins trois au tournoi de. Voilà pour la rigolade, s'amuser,

jouer aux cartes. Voilà, c'est toujours plus plus sympa

qu'à deux d'avoir pu, même encore

j'étais en challenger, faire les choses professionnellement

et pas que maintenant. Voilà enfin quand

qu'Andy gagne super bien ma vie, je vois les gros tournois à investir

maintenant non ? Voilà, j'avais déjà une équipe qui était

là et maintenant on est là tous ensemble. On est arrivé là tous ensemble. Et je ne vais pas changer

parce que parce que voilà, c'est plus mettre un petit peu

plus les points sur les i. Maintenant

sur certaines, certains, certains points et quel quel impact. Là tu as ta copine dans cet équilibre

aussi, elle a toujours le bon mot et elle a surtout compris le fait, comme

je disais que que le prochain tournoi il est juste derrière la porte, il arrive

et que faut tourner la page, c'est pas grave, viens on va se faire un bon dîner,

on pense à autre chose et et et tu attends, tu vas t'entraîner

et le tour prochain tournoi. Il arrive donc de ce côté là, C'est sûr

qu'elle m'aide, qu'elle m'aide beaucoup. Elle est très positive

et comme je l'avais dit, c'était peut être la seule qui me disait

l'année dernière, même si moi j'y croyais plus et qu'il y avait,

j'avais presque plus le droit à l'erreur. Il fallait que je gagne

peut-être trois tournois sur six qui me restait à jouer

pour être dans le top 100. Elle, elle me disait non non, t'inquiète, tu seras encore

dans le top 100 avant la fin de l'année. Donc. Donc non, en joue joue plus un rôle

qu'on qu'on peut que certaines personnes peuvent le penser

que juste être là comme comme ma copine. Ton parcours, il montre un peu ce qui rend

le tennis, c'est que l'importance de la résilience et à quel point

ça t'a aidé à construire ta carrière. Est ce que tu penses qu'il y a beaucoup de gens

qui abandonnent avant leur Shanghai ? Ce qui est dur, c'est que certains joueurs

doivent abandonner s'ils sont 350ᵉ 400ᵉ parce que financièrement c'est l'horreur, Ils peuvent pas voyager avec des coachs,

peut être voyager, voyager tout seul. Comme je le disais, voilà, c'est peut être un système

qui doit changer jusqu'à ce classement là qui sont des très très

très bons joueurs de tennis. Mais tu penses que oui

il y a des gens qui ont est ce que niveau

mais qui ont pas ce facteur chance. Voilà, moi j'ai eu ce facteur chance. Est ce que moi

il n'y a pas que le facteur chance évidemment à Shanghai

mais j'ai eu cette explosion. Mais je pense qu'il

y a énormément de joueurs qui qui cherchent cette explosion

qui soit 400ᵉ, 300ᵉ de 100ᵉ, même 100ᵉ de cette explosion. Voilà, pour aller chercher le

le top 50, il y en a qui l'ont, il y en a qui l'ont pas. Mais au final, voilà, moi je parle, c'est

ma passion qui me fait me réveiller tous les matins. Je pense que 95 % de ces joueurs,

c'est la passion qui les fait lever le matin aussi et et ils ont pas trop besoin de se pousser

pour pour aller chercher ça. Et souvent ceux qui ont besoin

de se pousser, bah c'est ce que à qui ça va moins, qui est savoir

moins passer. Et cette chose là va va m'en arriver. Moi je suis quelque chose

qui pense vraiment à faire les choses. Si je fais les choses bien,

tu vas être récompensé quoi. Si si dans le cerveau tu es là,

tu vas faire ton heure d'échauffement le matin avant de commencer,

au lieu de faire au lieu de te dire ça va, si je fais juste 20 minutes, ça passe. Mais si tu fais si tu fais 1 h, tu peux faire les choses

un petit peu plus minutieusement, Tu peux passer un peu plus de temps

sur une raideur ou une autre. Tu peux, tu peux mieux t'activer, tu peux passer, Tu peux passer

cinq minutes de plus sur le vélo, Ça t'aide pour les premières,

pour les premières minutes, les premières dix minutes

de ton entraînement. Et c'est tout bête mais ça te fait gagner

dix minutes. Et moi,

moi je crois à ces petites choses là. Voilà, c'est peut être pas ça qui m'a fait

gagner Shanghaï en étant 200ᵉ mondial,

mais il y a peut être. Voilà surtout le fait d'y croire,

même en étant 200ᵉ, de croire que mon mon monde, mon niveau,

il était dans le top 50 même si j'avais déjà ou déjà 26 ans. Tous ces joueurs là qui sont 400ᵉ,

300ᵉ de 100ᵉ, ils se rallient plus à moi, à ce qui m'est arrivé

que qui a signé Alcaraz, qui sont numéro un mondiaux à 19 ans,

qui gagnent des Grands Chelems à 19 ans. Ça, je ne dis pas que ça sert

à rien de se rallier. Tu peux, voilà, tu peux beaucoup

apprendre de leur jeu, mais mais voilà, tu as pas, Faut pas penser comme comment sont eux

mais plus penser comment. Voilà le nombre de joueurs qui m'ont qui m'ont remercié

après Shanghai, qui sont 200ᵉ mondiaux et et qui m'ont dit mais tu me

tu me donnes un espoir de malade quand ils me disent

voilà, je m'attends pas à gagner, il me dit je m'attends pas à

gagner un master smile mais. Mais je sais que l'éclosion, si tu fais

les choses bien, elle peut arriver. Elle peut arriver à n'importe quel moment. Justement, ce serait quoi ton conseil

pour un jeune qui espère un jour atteindre le top 100 ou plus largement

un jeune qui veut réussir dans la vie ? Tu dirais que c'est quoi l'habitude qu'il doit absolument adopter

s'il veut réussir un jour ? Moi, quand j'y repense, à mon plus jeune

âge, quand je jouais au tennis, en fait, du fait d'être allé à l'école normalement,

quand je jouais quand j'avais quinze seize ans, en fait, je prenais le tennis

tellement ça comme comme ma passion, comme mon plaisir d'aller jouer au tennis plus

après l'école fait le défoulement quoi. Même si voilà, à partir,

comme je disais, à partir de quinze ans, j'ai vraiment cru en moi,

que je pouvais être un bon joueur. Donc voilà, j'avais pas juste m'entraîner,

jouer au tennis 30 minutes, 1 h, j'allais m'entraîner 2 h,

mais je le faisais ça énormément pour pour plaisir

plus que faut que j'aille jouer tennis. Non non je me suis jamais posé la question,

même s'il fallait que même si j'allais

jouer jusqu'à 20 h pendant que les meilleurs mondiaux,

ils étaient déjà à l'école, à la maison et il s'entraînait à 14 h

comme les pros, Moi, dans m'entraîner 18 h à 20 h,

j'avais aucun souci à le faire. Mais c'était surtout voilà, se fait

du plaisir que je prenais à faire ça. C'est cette folie de ne pas vraiment

réfléchir, de savoir où ça allait, mais juste voilà, de m'amuser et de voilà,

d'apprendre tout en tout en m'amusant. Et je pense que que que les gens

et les jeunes qui jouent au tennis maintenant, il y a un peu trop déjà,

ça arrive trop tôt, les parents qui qui veulent en faire

comme on entend au foot les projets Mbappé, l'enfant, ton enfant,

il joue pas mal à dix onze ans, ils veulent en faire

des heures et des Alcaraz et ils jouent. Ils jouent

sept jours sur sept, deux, 3 h par jour. Moi je pense qu'il y a plus de négatif

que de positif à faire ça et que c'est plus laisser ton enfant

aller jouer comme il veut, avec le sourire, avec ses,

avec ses amis, comme il veut et Et une fois que ça, ça doit

se mettre en place, ça se mettra en place. Et si par contre c'est vraiment ça

saute à l'œil. Qui a douze treize ans, on en douze ans,

treize ans, il est très très bon. Voilà, de façon

ça viendra naturellement qui sera très qui sera très fort et de façon

qui sera détecté par tous les tous les tous les pôles nationaux, machin, mais,

mais sinon voilà, c'est plus les fait plaisir, passion

qui doit, qui doit régner avant tout. Écoute,

on arrive à la fin du podcast et j'ai une dernière question

que je pose à chaque invité si un jour tout s'arrête, pourquoi est

ce que tu veux qu'on se souvienne de toi ? Pourquoi est ce que j'aimerais

qu'on se souvienne de moi ? J'aimerais déjà comme voilà

qu'on se souvienne de moi. Comme pour tous les joueurs qui sont au tennis. Enfin voilà, si je dois parler vraiment

tennis à tous ces joueurs qui sont dans la 200ᵉ 300ᵉ place, de toujours

y croire et que que l'éclosion, si on fait tout ce qu'il faut, elle arrive

et Mais aussi que même quand même, quand tout se passe

bien, que, que que le tennis suit de que que les médias parlent de toi,

que on va dire entre parenthèses, la la femme un peu arrive autour de toi

de rester le même et de rester le même, de rester le même avec ses potes,

de rester le même avec tout le monde. Tout cela avec ça, avec sa famille. Parce que voilà, c'est vraiment ce que les gens me disent

aussi, c'est que ça c'est vraiment cool. Tu as pas changé,

même toujours le sourire tous les jours, toujours dire bonjour et Et c'est ça,

c'est ça qui me fait plaisir aussi. J'ai envie de. J'ai envie de rester comme ça

et d'être voilà, d'être vu comme ça aux yeux de tout le monde et

et d'être aussi un joueur sur le terrain. Que les gens prennent plaisir

à me regarder jouer, pas être un petit peu, pas tomber

un petit peu trop dans dans les faits un petit peu robotique du joueur

de tennis, toujours dans le truc, toujours à fond, à fond dans le truc,

les on va dire les œillères machin. Même des fois je suis un peut dire

je suis un peu, comment dire, un petit peu expressif

des fois sur sur le terrain, négativement et positivement et des fois les mêmes. Ça m'est arrivé même là, en quatre

ou cinq mois, des gens qui ne me connaissaient pas,

qui me disent je prends quand même plaisir à te regarder

jouer, on se retrouve un peu dans toi, tu vois, là, tu t'es quand même

très expressif sur le court, C'est ça change des de certains autres joueurs

qui peut être un petit peu plus robot et Et ça, ça me fait voilà, c'est plein de choses qui me font,

qui me font plaisir, plaisir à entendre et que j'ai envie de garder,

Que ce que je sois 15ᵉ, 20ᵉ ou si un jour

je rentre dans le top dix que je garderai. Merci beaucoup. J'ai une dernière tradition

dans le podcast, j'ai un livre dans lequel je demande

à chaque invité de me donner une phrase qu'on écrit dans le livre. Ça peut être une phrase ou une citation

qui est importante pour toi, c'est que c'est la dernière, que c'est

quand même très sympa à Roland Garros. Quand je suis arrivé là, même si voilà j'étais blessé,

j'ai la sur la semaine réparation. Mon premier entraînement,

je l'ai fait avec avec Gaël Monfils sur sur le Chatrier sur la semaine

d'entraînement donc il y a du monde. C'était sympa et c'est la grande phrase

qui assure le sur le court Philippe Chatrier, c'est La victoire appartient

aux plus opiniâtres et. Et je sais pas pourquoi, toute la semaine,

là, depuis pendant la semaine, même si j'ai dû abandonner le tournoi

après mon premier tour. Mais elle m'est resté dans la tête et. Et aussi du fait que voilà, c'est

la première image que j'ai eue de mon premier Roland Garros en tant que de de série

et dans le tableau final directement. Donc je pense que c'est un beau, un beau clin d'œil sur le moment,

le moment de l'année. Voilà, merci beaucoup. J'ai juste une dark question,

je sais pas si tu vois le retour que tu as fait

contre Ben Shelton. Ouais, tu peux m'expliquer ce qui t'es

passé par la tête pour faire ce geste ? Parce que j'ai jamais vu ça clairement. Bah déjà alors il se serait jamais passé si je jouais pas

un gaucher en face avec avec l'effet surtout, sûrement pas passer si c'était

pas le service de Ben Shelton en face, parce que vraiment je rarement vu ça

a retourné. Surtout qu'en Australie

lui joue toujours bien l'Open d'Australie et c'était début de match. Je sais pas, il y avait trois partout,

40 € sur son service, donc je savais qu'il y avait plus que probablement

2 % de chance que je gagne le jeu. Et j'essaye d'anticiper son service

et j'anticipe n'importe comment et je me retrouve. En fait, si je mets pas la raquette, je pense que

je me prends la balle dans la tête. Et donc en fait. Et dernier moment après un peu l'effet ouais l'effet dernière seconde,

je sais que si je vais avoir une la balle elle vient comme ça,

si je veux qu'il y ait 1 % de chance que la balle retourne dans le court,

il faut qu'elle fasse la même chose mais dans l'autre sens. Parce que j'étais complètement excentré,

excentré du court et que j'avais la balle là,

donc je pouvais pas faire de revers. Et Et ce qui est drôle,

c'est que ce qui m'a beaucoup m'entraîner, je l'ai fait énormément de fois,

à chaque fois, ou si je l'ai mal, la trajectoire et on se marre à chaque fois

après Mais qu'est ce qu'elle a foutu ? Et je l'ai mal la trajectoire. Et souvent

quand je joue un droitier, en fait je lis mal et je me retrouve à faire

un truc comme ça. C'est pas du tout académique

et tu vois aucun joueur de tennis faire ça Et là, comme c'est un gaucher et surtout du côté avantage

où il sort du cours, bah je l'ai fait. Je l'ai fait comme ça cette fois ci et il y avait je pense pour 100 de chances que ça rentre

et plus 90 % de chances que ça finisse dans la tête de l'arbitre,

mais dans sur la chaise d'arbitre. Et c'est

elle est rentrée en pleine lucarne. Bon, j'ai quand même perdu le point mais

mais mais c'est vrai qu'elle a fait un peu le tour des réseaux

et c'est un coussin, pas vrai ? Voilà, Merci beaucoup ! Merci à vous. L'épisode est terminé, mais l'algorithme

de YouTube, qui est maintenant basé sur l'IA, est surpuissant et peut déterminer

exactement la vidéo qui te plaire. Ensuite, l'algorythme a décidé

que c'est cette vidéo qu'il faudrait que tu regardes

et qu'elle te plaira à 100 %. Avant d'aller la regarder, n'hésite

pas à t'abonner si c'est pas déjà fait et on se retrouve

pour le prochain épisode.

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